L'évolution est-elle belle ou laide ?

Complément au Livre 'Origins'

Date : sam 19 Juil 2014 Catégorie Voir le Project
Print Friendly, PDF & Email

Cet article fait partie des compléments du Livre Origins de Deborah et Loren Haarsma – Cliquez ici pour le sommaire –

Les mécanismes de l’évolution peuvent sembler laids, en particulier l’idée de « survie du plus fort », nommée plus justement « le succès reproductif différencié. »

L’évolution nous rappelle la concurrence et la souffrance, les animaux qui combattent les uns contre les autres, qui se mangent les uns les autres et « la nature, rouge de dent et de griffe [i] ». (Ce vers célèbre vient du poème « In Memoriam » de Alfred Tennyson.) Mais même ces aspects de la Création sont gouvernés par Dieu. Le psalmiste nous rappelle que Dieu est souverain sur la vie, la mort et la naissance de toutes les créatures.

or_evoluyion_belle_laide… Tous les animaux de la forêt se mettent en mouvement,

Les lionceaux rugissent après la proie

Pour demander à Dieu leur nourriture…

Tous ces animaux mettent leur espoir en toi,

Pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.

Tu la leur donnes et ils la recueillent ;

Tu ouvres ta main et ils se rassasient de biens.

Tu caches ta face : ils sont épouvantés ;

Tu leur retires le souffle : ils expirent

Et retournent dans leur poussière.

Tu envoies ton souffle : ils sont créés,

Et tu renouvelles la face du sol.

Psaume 104 :20-21 ;27-30

 

Bien que la compétition et la souffrance animales puissent donner une image laide des mécanismes de l’évolution, ces derniers sont tous sous la gouvernance de Dieu à l’égard de la création. Si on les regarde sous un autre angle, les mécanismes de la création peuvent même sembler bons et utiles.

Reculons un moment et considérons le développement extraordinaire que ces mécanismes naturels peuvent produire avec le temps.

Si une tortue de mer se rend jusqu’à une île lointaine et y dépose des œufs, sa progéniture peut y élire résidence. A leur tour, ces tortues avec des gènes qui les rendent plus aptes à trouver et à digérer la nourriture de l’île auront une plus grande progéniture. A la fin, les tortues de cette île deviendront significativement différentes des tortues du continent et seront une espèce séparée. Sans l’évolution, il se pourrait que l’espèce des tortues ne soit pas capable de vivre correctement sur cette île. Avec l’évolution, les tortues sont capables de s’adapter à un nouvel environnement et d’y prospérer. Avec l’évolution, les tortues augmentent la diversité des espèces de l’île. L’île pourrait très bien ne jamais avoir une population de tortues si les tortues n’étaient pas capables de s’adapter à de nouveaux environnements. Comme l’illustre cet exemple, c’est à travers les mécanismes de l’évolution que Dieu pourvoit aux besoins des espèces.

Les chardonnerets sont de jolis oiseaux qui ont des becs bien adaptés pour ramasser des graines, ainsi que de grandes pattes et de longues griffes adaptées pour être perchés sur des plantes faisant des grains. Maintenant, considérons ceci : comment Dieu leur a-t-il donné des becs, des pattes et des griffes bien adaptés ? L’étude scientifique de la révélation de Dieu dans la nature indique que Dieu s’est servi des mécanismes de l’évolution, mécanismes que Dieu a créés et qu’il gouverne, pour pourvoir aux besoins des oiseaux.

Les scientifiques qui étudient les écosystèmes sont souvent admiratifs devant la manière extraordinaire dont l’évolution fonctionne. Un écosystème peut avoir des centaines et même des milliers d’espèces de champignons, d’herbes, de mousses, de fleurs, de fougères, d’arbres, de vers, de coléoptères, d’araignées, de mouches, de fourmis, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères qui, tous,  interagissent dans un réseau complexe de relations et où chacun est bien adapté à sa niche écologique particulière. Dieu aurait pu choisir de concevoir chaque espèce de telle manière qu’elle soit statique et ne change jamais. Mais alors les espèces ne seraient pas capables de s’adapter et les écosystèmes ne pourraient jamais changer. Au lieu de cela, il semble que Dieu ait conçu les mécanismes de l’évolution afin que les espèces puissent s’adapter, que les écosystèmes puissent se développer et devenir encore plus complexes.

Or_couvLes mécanismes de l’évolution sont aussi directement bénéfiques aux hommes. Des gens ont trouvé des moyens intelligents d’utiliser les mutations aléatoires pour améliorer les espèces dont on dépend. Par exemple, les espèces de maïs d’aujourd’hui n’existaient pas il y a des milliers d’années. Elles descendent d’espèces de plantes qui produisaient des graines comestibles, mais ces premières espèces étaient moins productives et moins faciles à cultiver. A travers les siècles, des hommes habiles et persévérants ont surveillé l’apparition  de plantes avec des mutations qui les rendaient meilleures comme nourriture et ont choisi de cultiver ces graines. C’est cette manière de cultiver qui a conduit aux variétés actuelles de maïs. Puisque les hommes ont joué un rôle dans le succès reproductif différencié (c’est une sélection artificielle ajoutée à la sélection naturelle), cette situation est différente de la micro-évolution existant dans la nature. Mais elle illustre que la mutation aléatoire et une certaine forme de sélection peuvent causer l’adaptation des espèces à des fins utiles. Les hommes ont cultivé beaucoup d’espèces, en sélectionnant et en faisant pousser des plantes ou se reproduire des animaux, qui présentent des mutations utiles. De ce nombre sont des races de chiens qui sont d’excellents compagnons, du bétail facile à rassembler et qui produit beaucoup de lait, des cultures nourricières à fort rendement et faciles à cultiver.

 


[i] Note du traducteur : ce vers d’Alfred Tennyson a été très vite adopté dans la culture anglaise pour évoquer le processus de sélection naturelle dans un monde de prédateurs.

 

© 2007 by Faith Alive Christian Resources, 2850 Kalamazoo Ave. SE, Grand Rapids, MI 49560.
Traduction avec autorisation : scienceetfoi.com

 

 Retour

Sommaire des compléments au livre Origins (si vous venez d’ailleurs)