Science et Foi au Gordon College, clotûre du séminaire principal.


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Le séminaire « science et foi chrétienne » s’est achevé hier soir par un temps de louange et d’adoration béni.

Daniel Harrel

L’orateur de cette soirée de clôture était Daniel Harrel, pasteur dans le Minnesotta. Il a tout d’abord partagé son expérience de pasteur et la façon ceux-ci envisagent la question des rapports entre la science et la foi, la place que la science peut avoir dans l’annonce de l’évangile. Il a donné des conseils précieux à toute l’équipe BioLogos quant à la façon dont cette équipe devrait communiquer efficacement sur la forme et sur le fond avec le corps pastoral, la façon dont les pasteurs se sentent parfois un peu dépassés, voire intimidés par tous les enjeux liés à ce débat.

Il s’agit de se mettre humblement au service de l’Eglise, sans condescendance mais avec une véritable volonté d’aider et de porter ceux qui ont la charge délicate de communiquer l’évangile dans un monde  complexe dans lequel un prédicateur doit aussi bien s’informer d’éthique, de politique… de tous les sujets de société qui touchent ses auditeurs…et de science ! Il s’agit aussi de reconnaître ouvertement et humblement que la science est loin d’apporter toutes les réponses, qu’il y a encore tant de choses que nous ignorons, ce qui ne nous empêche pas de mettre notre confiance en Dieu et dans la révélation de sa Parole.

Daniel Harrel a ensuite montré comment la façon dont Dieu a choisi de créer les créatures qui porteraient son image au travers d’un processus extravagant souvent douloureux nécessitant la naissance et la disparition de millions d’espèces, correspond à la façon dont Dieu nous a aimés de façon extravagante en donnant son Fils, permettant qu’il meure pour ressusciter afin de nous donner la vie éternelle. Il attend de nous que nous l’aimions aussi de façon extravagante, comme le jour où il a accepté qu’une femme répande sur lui un parfum d’une très grande valeur, alors que les religieux voyaient là un gaspillage inutile…Nous étions véritablement saisis.

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Jeff Schloss

En remontant dans le programme, la conférence de mardi matin était animée par Jeff Schloss, docteur en biologie de l’Université de Washington, auteur de plusieurs publications et collaborateur de la Fondation BioLogos. Jeff Schloss a principalement abordé deux thèmes concernant les rapports entre évolution et vision chrétienne du monde : l’évolution et la notion de but ou de finalité, et le fait que l’homme soit par certains aspects différent des autres êtres vivants.

 

Il est resté sur un plan uniquement scientifique et philosophique.

Jeff Schloss a rappelé l’emphase mis par certains biologistes (Stephen Gould) de l’évolution à propos de la contingence, du caractère « aléatoire » des mécanismes de l’évolution, et surtout des conséquences philosophiques à propos du caractère « non dirigé » que certains en ont tiré.

 

Dans une série impressionnante de graphiques extraits de publications scientifiques reconnues, Jeff Schloss a montré qu’au cours de la vie, les contraintes exercées sur celle-ci ont conduit à certaines tendances dans l’évolution globale des caractéristiques des différentes formes de vie animale. Par exemple, on assiste inexorablement à une augmentation de la taille des formes de vie, de l’intensité métabolique, de la durée de vie, de la baisse du nombre de descendants et de l’augmentation du temps investi dans le soin de cette descendance. L’évolution parait donc d’un point de vue purement scientifique suivre une trajectoire qui suit ces tendances de fond.

Jeff Schloss, citant Polyani, souligne donc que la mise en évidence de ce fait a récemment changé significativement la vision que les scientifiques ont du récit de l’histoire de la vie.

Je n’ai pas pris beaucoup de notes concernant la spécificité humaine mise en évidence par les découvertes de la science. Je mentionnerai simplement cet exemple : celui de la culpabilité que l’homme peut ressentir en analysant les choix qu’il a parfois faits et qui nécessite cette capacité humaine unique de mettre en perspective les circonstances de sa propre histoire.

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Assis de gauche à droite: Benno Van Den Toren (Oxford U.), Paul Allen (Concordia U. Canada), Loren Haarsma (Calvin College), un pasteur de Boston, David Horn(Gordon Conwell Seminary), un pasteur de Campus à Boston, John Walton (Wheaton College)

Mercredi après-midi, plus de deux heures ont été consacrées à l’historicité d’Adam et au péché originel. J’y reviendrai plus en détail en livrant l’essentiel du contenu d’au moins deux participants à cette discussion ouverte et passionnante qui est loin d’être achevée. C’est un gros chantier théologique qui attend les lauréats qui s’atteleront à cette tâche sous des angles souvent différents mais complémentaires.

 

Marc et moi restons encore sur place afin de poursuivre notre travail, principalement sur le nouveau site internet. Nous mettrons en ligne sur ce blog une petite série de photos de différents temps forts de ce séjour intense.


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