Dieu, le Big Bang et le débat science/foi

Date : dim 08 Sep 2013 Catégorie Article Original
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Titre original : « God and the Big Bang and the science-faith debate » de Michael Poole, Université de Londres, publié par C.P.O., Worthing, BN13 1BW, G.B., 1996.
Michael Poole est membre de Christians in Science. Il est auteur de plusieurs livres et de 70 articles à propos des rapports entre la foi et la science. Il est actuellement un « Visiting Research Fellow » en science et religion au département d’éducation et d’études professionnelles du King’s College de Londres.

 

LE BIG BANG EST UNE DES

THEORIES LES PLUS

DRAMATIQUES DE LA SCIENCE MODERNE

Pour de nombreuses personnes, le Big Bang est une explosion cosmique qui eut lieu à un moment donné dans  l’espace noir et vide. Ceci n’est pas une explication correcte du Big Bang. Les scientifiques croient que le Big Bang fut en réalité à l’origine de l’espace et du temps lui-même (espace-temps).

Il est très difficile de concevoir que le temps fait partie intégrante de la création. Pourtant, St. Augustin lui-même eut un avis semblable au quatrième siècle ! Comprenant que la Bible enseigne un Dieu  qui transcende le temps, il dit que la création était « avec le temps » et pas « dans le temps ». Donc les premiers mots de la Bible, « Au commencement », expriment mieux cette conception que le, « Il était une fois » traditionnel.

Des Grains Insignifiants ?

Mais que sommes nous, les humains, face au  Big Bang et à cet univers immense ?

Certains disent :

Si l’univers est si grand et si vieux, ne sommes-nous pas que des grains de poussière insignifiants  dans l’énormité de l’espace ?

 

Telle est l’une des opinions concernant notre place dans l’espace-temps. Mais la grandeur et l’âge de l’univers peuvent nous raconter une histoire très différente…

Selon l’opinion scientifique actuelle, les éléments dont nous sommes formés furent fabriqués dans de gigantesques fourneaux  nucléaires, c’est-à-dire des étoiles – plus grandes mêmes que notre soleil. Puisque la gravité exerce une force faible, il  fallut plusieurs milliers de millions d’années à ces étoiles pour se former et pour produire ces éléments. Puis, les étoiles explosèrent dispersant ainsi leurs atomes dans  l’espace. (Les objets situés près de l’extérieur de l’univers s’éloignent toujours à une vitesse proche de celle de la lumière aujourd’hui. Si ce processus continue depuis le Big Bang, la grandeur actuelle de l’univers s’explique).

Quelques-uns de ces atomes éparpillés formèrent, après une certaine période de temps, de la chair et des os humains – nos corps sont formés des cendres des étoiles mortes depuis longtemps. Il semble donc que si l’univers n’était pas si immense et ancien,  les atomes dont nos corps furent formés n’existerait pas, ce qui inverse l’argument de l’insignifiance. On pourrait même dire que Dieu se donna énormément de mal pour nous créer !

Une autre raison convaincante de  l’existence de Dieu… découle de… l’impossibilité de concevoir cet univers immense et merveilleux, ainsi que l’homme et sa capacité de voir loin dans le passé et dans l’avenir, comme le résultat d’un hasard aveugle ou d’une nécessité.  Charles Darwin

Bien avant l’astronomie moderne, l’homme était déjà conscient de sa petite taille. Le Psaume 8 dans la Bible dit :

Quand je contemple les cieux… la lune et les étoiles… qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à  lui ?

Ce psaume explique la raison de notre importance – nous sommes importants pour Dieu qui nous créa pour que l’on bénéficie d’une relation personnelle avec lui.

 

 

L’Effet Boucles d’Or

Quel que fut son commencement, il semble que l’univers soit réglé avec une grande précision,  permettant  notre existence. Si certaines propriétés physiques changeaient dans les moindres détails, même d’une part sur 10 puissance 60, on n’existerait pas. Ceci est approximativement la précision nécessaire  pour viser une cible  de 6 cm² située de l’autre côté de l’univers visible,  à une distance de 20 milliards d’années lumière.

Tout comme le lit et la soupe du Bébé Ours, les constantes physiques et les lois de la nature sont « justes comme il faut » pour nous. Ceci ne prouve pas l’existence de  Dieu , mais est entièrement compatible avec un univers qui fut conçu par Dieu.

ALLIES OU   ENNEMIS ?

Beaucoup   des plus grands scientifiques de l’histoire croyaient en Dieu : Newton, Boyle, Faraday, Pasteur, Kepler, Copernic, Galilée…

 

Certains croient que la science est en opposition directe avec le Christianisme. Mais est-ce vrai ?

La “ théorie d’opposition ” est une idée relativement nouvelle, datant du 19ème siècle. Pendant la plupart de son histoire -certainement au cours des trois cents premières années- on considérait que la science moderne allait de pair avec le Christianisme. Le Docteur Geoffrey Cantor, historien et scientifique contemporain , fait remarquer que des idées d’opposition ne suffisent pas comme explications de la relation entre la science et la religion dans l’histoire…Beaucoup de recherches historiques ont invalidé la théorie d’opposition.

Mais, aujourd’hui  l’idée d’opposition est toujours bien ancrée dans le folklore populaire. Pourquoi en est-il ainsi ? Le Professeur John Brooke, historien scientifique à l’université de Lancaster (G.B.), propose la raison suivante :

Affirmer que les découvertes de la science ont progressivement miné ou réfuté les doctrines entretenues par l’Eglise est un des moyens par lequel la société contemporaine  justifie son incrédulité.

Le Docteur Denis Alexander, chef du  Laboratoire T-Cell, à l’Institut de Babraham, à Cambridge (G.B.), dit :

Il se peut bien que la question soit la suivante : Est-ce que la science peut survivre sans le Christianisme ? Il existe de fortes raisons de croire que la science et le Christianisme sont des alliés réciproques.

La science  traite de ce qui est donné… l’admiration, l’émerveillement et l’humilité sont  essentiels face à ces faits si l’homme veut vivre en harmonie à la fois avec son environnement et avec son créateur. Sir John Houghton  (ancien Directeur Général, bureau de le météorologie)

La science sans la religion est handicapée, la religion sans la science est aveugle.    A. Einstein

Les lois physiques existent parce qu’un Créateur les a créées. Sir Ghillean Prance (Directeur du Royal Botanic Gardens, à Kew, Londres)

 

 

Les scientifiques sont-ils athées ?

Les médias adorent la confrontation – elle augmente le nombre de téléspectateurs et les revenus. Quelques scientifiques bruyants réussissent souvent, grâce au temps disproportionné qu’ils occupent dans les médias, à donner l’impression que tous les scientifiques sont athées. Mais rien ne prouve que les scientifiques sont plus athées que le reste de la société.

Isaac Newton

Isaac Newton

Beaucoup des plus célèbres scientifiques de l’histoire croyaient en Dieu : Newton, Boyle, Faraday, Pasteur, Kepler, Copernic, Galilée, pour n’en nommer que quelques-uns.

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques sont des chrétiens engagés. Au Royaume Uni, l’association « Chrétien et Scientifique » compte 1500 scientifiques, membres et associés, rassemblent du personnel universitaire, industriel et scolaire. Il existe d’autres associations semblables. Mais ce n’est pas une nouvelle jugée digne d’intérêt, donc peu médiatisé.

 

LA SCIENCE ET LES PREUVES

On ne peut pas prouver

scientifiquement que Dieu existe !

Non – mais ce n’est pas étonnant. La science est l’étude du monde naturel – de la nature. Les questions que l’on se pose sur Dieu concernent la possibilité de l’existence d’autre chose que la nature (Dieu), à laquelle celle-ci doit son existence. Cela ne sert  à rien de chercher dans la science, l’étude de la nature, pour savoir s’il existe autre chose que la nature ! La science ne peut pas répondre à de telles questions .

 

 

La science est-elle la preuve ultime ?

Au début du 20ème siècle, certains scientifiques et philosophes pensaient que oui. Mais il s’avère que la science est la première victime de cette façon de penser. La raison pour cela est la suivante : En science on doit faire certaines suppositions que l’on ne peut pas prouver scientifiquement. Ce sont les suivantes :

1La rationalité : nos pensées sont, au fond, fiables. (Cette supposition  est nécessaire pour chaque aspect de la vie – même pour discuter de rationalité !)

 

2L’ordre : il y a un ordre à découvrir dans la nature – sinon, pourquoi ferait-on de la science du tout ?

 

3L’intelligibilité : on a l’habileté mentale de découvrir cet ordre.

 

4L’uniformité : faire la même expérience  deux fois de suite donne le même résultat. L’étude scientifique serait impossible sans présupposer une uniformité générale dans la nature.On ne peut pas démontrer scientifiquement ces suppositions essentielles pour la science. On ne peut donc pas conclure que la science  est la preuve ultime pour tout.

              

EXPLICATIONS

La science peut-elle tout expliquer ?

Il existe plusieurs types d’explications…

 

1Interprétative : l’identification d’un objet, par exemple, le thermomètre sert à mesurer la température.

2Descriptive : de quoi l’objet est-il fait : un détecteur, une puce électronique et une pile.

3Les raisons données (scientifiques) les changements de température dans le détecteur changent ses propriétés électriques et on peut les mesurer.

4Les raisons données (motifs) : le motif et le but du créateur pour fabriquer un appareil utile pour la médecine, la cuisine, la science, etc.

Ces quatre explications sont compatibles les unes avec les autres. Personne ne nierait l’existence du créateur du thermomètre, ni son but, simplement parce qu’on en a une explication scientifique . Pourtant, certains livres populaires sur les origines, tel qu’ « Une Histoire Brève du Temps » de Stephen

Hawking et « L’Horloger Aveugle » de Richard Dawkins, mettent en doute le besoin même de Dieu, simplement parce que nous avons des explications scientifiques.

Si, en déclarant qu’ « on n’a aucun besoin de Dieu, » on voulait dire, « Peut-on avoir une explication complète qui soit scientifique sur les origines sans parler de Dieu ? », la réponse est évidemment « oui ». Pour donner une explication scientifique de l’univers , on n’a pas besoin de parler de Dieu, pas plus qu’on parlerait d’Henry Ford dans un manuel de voiture. Mais ceci n’exclut l’existence ni de l’un ni de l’autre ! Un type d’explication n’écarte pas les autres.

 

 

Les explications scientifiques

Bien que les explications scientifiques nous informent de l’origine ou de la nature d’un phénomène, elles ne peuvent aller plus loin. Elles ne peuvent pas nous indiquer s’il y avait un créateur ou un plan.

Les professionnels se limitent souvent à un genre d’explication. Par exemple, l’explication scientifique d’un pathologiste sur la mort d’une femme assassinée pourrait être l’effet du cyanure dans le corps humain. Mais on ne sait pas qui est l’assassin et ceci n’exclut aucunement la possibilité d’une autre explication de sa mort- que son mari voulait se débarrasser d’elle. Les intentions ultimes ne font pas partie de la science, mais cela ne veut pas dire qu’elles ont moins d’importance – on se demande même souvent :

 Y a-t’il un sens à la vie ?

 

 

Est-ce que la science élimine Dieu ?

Imaginons quelqu’un qui cherche à insérer Baird, créateur de la télévision, dans les lacunes de compréhension d’une personne en disant :  « Tu ne comprends pas comment fonctionne cette partie de ton téléviseur, ça, c’est Baird, tu vois ! »

Cependant, c’est effectivement ce que font certains écrivains qui attaquent le Christianisme. Ils disent que la science a si bien rempli les « trous » dans nos connaissances qu’on n’a plus besoin de Dieu. Mais l’idée que seuls les « trous » de la connaissance scientifique indiquent l’oeuvre de Dieu (surnommé le « Dieu-bouche-trous ») est confuse.

Ce problème se crée quand on confond deux explications différentes : celle des actes d’un agent  (Baird ou  Dieu) en créant quelque chose, et celle, scientifique, qui explique le fonctionnement de l’objet créé (le téléviseur ou l’univers).

En conséquence, ceux qui croient en Dieu mais qui, malheureusement, acceptent cette idée d’un « Dieu-bouche-trous », vont probablement ressentir que les découvertes scientifiques menacent leur foi parce qu’elles comblent les trous et ne laissent plus de place pour Dieu. Etant conscients de cela, ceux qui ne croient pas en Dieu montrent quelquefois d’autant plus d’enthousiasme pour la science parce qu’ils croient qu’elle déplace Dieu.  Mais le « Dieu-bouche-trous » n’est pas le Dieu de la Bible. Là, on y apprend que Dieu est impliqué dans ce que nous comprenons déjà, aussi bien que dans ce que nous n’avons pas encore compris. Le Professeur C. A. Coulson, qui inventa l’expression le ‘ »Dieu-bouche-trous » écrit en tant que Chrétien quand il dit :

Lorsque nous nous approchons de l’inconnu dans la science, notre règle n’est pas de nous réjouir d’avoir trouvé Dieu ; mais  de devenir de meilleurs scientifiques.

 

 

« Rien que »

Les êtres humains ne sont rien qu’un mélange de produits chimiques surmontés d’ordinateurs.

De telles affirmations laissent entendre que seules les explications scientifiques des êtres humains sont valables. Ainsi le déclare le réductionnisme, la théorie qui croit qu’en réduisant les explications de l’homme aux produits chimiques dont il est formé, on a tout expliqué et on a démenti le côté spirituel des humains.

Les mots révélateurs sont « rien que », « juste », « seulement » et « simplement », et c’est la raison pour laquelle on a surnommé le réductionnisme « rien que ». D’une part, une telle opinion néglige les caractéristiques supplémentaires qui émergent en conséquence de la façon dont toutes les parties fonctionnent ensemble. Par exemple, quand les deux gaz, l’oxygène et l’hydrogène, se combinent pour faire de l’eau (H²0), une nouvelle propriété, « l’humidité » apparaît, qui n’existait pas auparavant. D’autre part, cette théorie ignore le fait que la science se limite à l’étude du monde physique et donc n’a pas d’argument pour dire qu’il n’y a rien dans l’univers qui n’est pas physique. Elle ne peut donc nier l’existence de Dieu  ou d’une dimension spirituelle chez les êtres humains.

Cela reviendrait à conclure qu’  « Il n’y a pas de poissons de moins de 2 cm de longueur » dans la mer après avoir pêché avec un filet aux  mailles de 2 cm.

 

 

Peut-on trouver une explication convaincante de la religion ?

Certains pensent naïvement qu’en nommant un phénomène ou en l’expliquant scientifiquement, on peut s’en débarrasser. Prenons la phrase suivante ; « le Christianisme est un phénomène purement psychologique ». Elle suggère qu’en qualifiant le Christianisme de « psychologique », ou en en donnant une explication psychologique, on l’a rendu inutile et on l’a ainsi réfuté.

La psychologie est l’étude du comportement et l’expérience religieuse en fait partie. Elle est donc ouverte à l’étude psychologique. Mais les explications psychologiques ne menacent pas l’expérience Chrétienne, puisque les deux explications, l’une psychologique, l’autre  spirituelle, opèrent à des niveaux différents. Ce sont deux façons différentes mais compatibles de s’y prendre. Le fait de donner une explication à un niveau ne réfute pas l’autre, pas plus qu’une explication du Marxisme nous débarrasserait de Karl Marx. Chacune des explications différentes peut être valable, comme on l’observe dans la vie quotidienne : une panne de voiture peut être due à (1) une pièce défectueuse, (2) l’ancienneté de la voiture, (3) un mauvais entretien.

Il est à noter que les explications psychologiques et sociologiques essaient typiquement d’expliquer les origines d’une doctrine sans examiner leur revendication d’être vraies.

Elles traitent des raisons pour lesquelles on croit, plutôt que des bases qui nous permettent de juger si la croyance est vraie ou fausse. Au fond c’est la question de vérité ou d’erreur qui a une importance capitale, et pas la raison pour laquelle on choisit de croire que les choses sont vraies.

 

 

LES MIRACLES

 

Les miracles « violent-ils » les lois scientifiques ?

Les lois scientifiques sont des descriptions sténographiques du fonctionnement habituel de la nature . Elles n’obligent pas celle-ci à agir ainsi. Contrairement aux  lois’ juridiques, les lois scientifiques  ne sont  pas prescriptives. Elles ne postulent pas que quelque chose doit arriver, seulement que, sur la base d’expériences antérieures, on s’attend à voir un phénomène se reproduire. Il est donc trompeur de parler des lois scientifiques qui ont été « suivies » ou « violées ». On peut considérer que les lois scientifiques reflètent le travail ordonné et régulier de Dieu – les « coutumes de Dieu ». Mais si Dieu choisit pour une certaine raison d’agir différemment, et de faire un miracle, c’est son droit. Il est libre de faire les choses différemment.

 

 

La nature n’est-elle pas uniforme ?

L’uniformité de la nature est en réalité une présupposition basée sur la  façon dont les événements se passent habituellement. On ne peut pas en faire une règle intransigeante signifiant qu’il ne pourrait jamais en être autrement. On ne pourrait savoir que la nature est totalement uniforme que si l’on était sûr qu’il ne s’était jamais produit de miracle et qu’il

n’y en aurait jamais. Donc on tourne en rond quand on essaie de postuler l’uniformité de la nature comme preuve de l’impossibilité d’un miracle ! Autrement dit… on étudie la nature depuis peu, comparé à son existence. Donc, afin de faire de la science, il faut présupposer que la nature fonctionne de la même manière, que nous l’observions ou pas . Ceci présuppose l’uniformité de la nature , plutôt que de la démontrer !

 

 

Les  miracles sont-ils importants ?

Un miracle est…

 

  • Un événement qui sort de l’ordinaire et qui attire l’attention.
  • Voulu par Dieu comme signe de son amour et/ou de sa puissance.

Les miracles ne sont pas une option du Christianisme. En effet, celui-ci est fondé sur les croyances que Dieu devint homme (l’incarnation) et qu’il a le pouvoir sur la mort, démontré par la résurrection de Jésus-Christ. Jésus dit :

Je donne ma vie afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner et j’ai le pouvoir de la reprendre.  (Jean 10 : 17-18).

 

LES ORIGINES

 

La création

Le mot signifie un  « faire exister », et ici il s’agit  de « faire exister par Dieu », quelle que soit la façon dont cela se passe. Le mot « création » fait ressortir que Dieu est l’auteur de l’univers et de la vie, mais sans en donner le processus.

 

 

La création face à l’évolution – une fausse guerre ?

Le processus d’évolution n’est pas une alternative logique à l’acte de création de Dieu, malgré l’avis de certains médias qui popularisent la science. L’acte de créer un nouveau modèle de voiture n’empêche pas l’existence d’un processus d’automatisation .

L’évolution n’est incompatible qu’avec l’idée d’actes de création distincts, ce que l’on appelle la « Création Particulière ». Charles

Darwin, qui se disait agnostique, déclara :

Dans mes fluctuations les plus extrêmes je n’ai jamais été athée au point de nier l’existence d’un Dieu.

 

 

L’évolution : une religion

Certains ont essayé de faire de l’évolution une religion, espérant  y trouver « un substitut séculier à Dieu ». De tels essais appartiennent à la doctrine de ‘l’évolutionnisme’, plutôt qu’à la théorie biologique de l’évolution. Mais l’évolutionnisme s’est infiltrée dans la pensée populaire qui l’identifie de près à la théorie biologique elle-même. Cependant, on ne peut justifier les tentatives d’extraire de la théorie d’évolution des idées philosophiques, telles que le progrès moral.  La biologie nous explique ce qui EST, pas ce qui DEVRAIT ETRE. De même, l’existence des processus dûs au hasard dans l’évolution n’exclue pas une volonté et un plan divins. « Le hasard » dans la science concerne l’imprévisible. Cela ne veut pas dire sans plan ou sans but comme on le comprend dans le langage populaire. Les plans et les buts ultimes sont en dehors du domaine de la science.

 

Quand les chrétiens ne sont pas d’accord

Certains scientifiques qui sont Chrétiens comprennent les premiers chapitres de la Genèse comme enseignant une terre jeune et des actes individuels de création pour toutes les espèces différentes. D’autres, qui ont un même respect pour l’autorité de la Bible, ne voient aucune contradiction entre le texte Biblique et un univers ancien, l’évolution des étoiles, des molécules et des êtres vivants. Les deux groupes croient que leur opinion est  en accord avec les preuves scientifiques disponibles. Malgré leurs différences, tous affirment que le monde fut créé par Dieu.

 

 

Attention à votre vocabulaire !

Dans l’avant-propos de son livre, ‘L’origine des Espèces’, Darwin utilisa la citation suivante de Francis Bacon : ‘Que nul homme…ne pense ou soutienne, qu’un homme peut chercher trop loin ou trop connaître le livre de la parole de Dieu ou le livre de l’oeuvre de Dieu.’ Bacon faisait référence à Dieu en tant qu’auteur du…

Livre des Ecritures : le Livre des Paroles de Dieu

Livre de la Nature : le Livre des Oeuvres de Dieu

Galilée  dit qu’ « il est impossible que deux vérités se contredisent. » Cependant, la Bible utilise divers genres littéraires. Il est donc important de faire les distinctions entre l’histoire, la parabole, la poésie, les lettres, les proverbes, les allégories, etc. Comme dans la science, on se sert de certaines tournures de phrase pour transmettre une idée. Ce qui est invisible, ou des idées nouvelles qui sont  difficiles à comprendre, sont comparés à ce qu’on connaît pour nous aider à mieux les comprendre. la science et la religion se servent toutes les deux de cette technique.  On dit par exemple que : « les atomes ressemblent à de petits systèmes solaires, » « l’électricité parcours un fil comme l’eau un tuyau » ; « Dieu est comme un bon père, » et ; « l’Esprit de Dieu est comme le vent ».

Mais chaque comparaison a ses limites, et devient donc ridicule d’essayer d’en extraire tous les détails. Parfois cela est fait délibérément avec l’intention de se moquer du Christianisme. De plus, Galilée nous avertit du danger de découvrir de la science moderne, qui change, dans les textes Bibliques. C’est ce que certains gens bien intentionnés cherchaient à faire, à son l’époque, de l’astronomie, mais Galilée fit remarquer que :

le Saint-Esprit a pour mission de nous enseigner comment aller au ciel et pas comment le ciel va.

Et le Livre de l’Ecriture et celui de la Nature ont besoin d’être lus attentivement, et avec un esprit ouvert à apprendre de nouvelles choses. Nos propres préjugés et préconceptions , qu’ils soient créationnistes ou évolutionnistes, peuvent fortement influencer notre compréhension.

 

 

POUR FINIR…

La valeur de la science

L’origine de la science moderne (il y a quelque 400 ans) eut lieu au sein d’une culture Chrétienne. De nombreux scientifiques clés reçurent l’ordination. Il existait souvent une attitude très positive envers la science et la foi. L’astronome, Kepler, disait qu’il ‘pensait « les pensées Dieu après lui » . Isaac Newton espérait que son célèbre ‘Principia’ encouragerait  l’homme intelligent à croire en une déité’. Les exemples sont nombreux. De plus, la Bible elle-même semblait fournir un encouragement à pratiquer la recherche scientifique, puisque…

1Dieu avait ordonné à l’homme de gérer la terre avec sérieux (Genèse 1). Il semble qu’il lui fallait comprendre son fonctionnement afin de le faire.

2On pourrait rendre gloire à Dieu en acquérant des connaissances qui aideraient à la fois à révéler sa sagesse et son pouvoir et à minimiser la douleur et la souffrance.

3La Bible enleva un obstacle  à la science expérimentale – l’ancienne philosophie du ‘panthéisme’. Les panthéistes considéraient que l’expérimentation sur la création était un sacrilège, puisque Dieu et la nature ne faisaient qu’un. La Bible enseignait que Dieu était distinct de sa création.

La science est évidemment pratiquée par des êtres humains qui peuvent se tromper, et elle n’est donc pas parfaite. Mais cela n’empêche qu’elle soit une activité valable qui peut être faite à la gloire de Dieu.

 

 

La science et l’avenir

Quand on réfléchit à la manière dont on détruit  notre planète, on peut se demander combien de temps elle pourra supporter de tels abus. Lorsqu’on observe un météore géant s’écraser sur la planète Jupiter, il est facile de s’inquiéter sur le temps qu’il reste à la race humaine. La science ne peut que postuler des hypothèses spéculatives sur l’avenir, basées sur nos connaissances actuelles. Elles ne nous offrent pas de sécurité pour  notre avenir. La Bible maintient que l’univers n’est pas un accident cosmique, mais fait partie d’un plan. Jean 1 : 3 nous dit de Jésus que, ‘toutes choses ont été faites par lui’. Le monde a une valeur intrinsèque parce que Dieu l’a crée. Hébreux 1 : 3 dit qu’il ‘soutient toutes choses par sa parole puissante’. Cela veut dire que Dieu ne déclencha pas le monde sur un chemin de son choix, le laissant se débrouiller tout seul. Non seulement est-il le Créateur, mais Il maintient également sa création en vie. De plus, ‘La création aussi sera libérée de la servitude de la corruption’ (Romains 8 :21). Quant à nous, Dieu nous aime et veut que nous partagions un avenir joyeux avec Lui. La condition est que nous recevions Son pardon, puisque Christ mourut pour nos péchés. L’apôtre Jean reçut cette vision de l’avenir :

 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu… J’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux… Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu (Apocalypse 21 : 1-4).

Faire la connaissance de l’auteur

Parfois, pour faire effet, les auteurs s’insèrent comme un personnage dans leurs propres pièces ou dans leurs romans. Ceci crée la surprise ainsi que la confusion, du fait que le monde des personnages et de l’auteur sont si différents – tout comme leurs notions du temps.

Quand Christ devint homme ce fut comme si l’auteur de la création s’écrivait un rôle dans sa propre pièce. Certains furent confus et offensés par ses déclarations. Quand Jésus dit :

Avant qu’Abraham fut, moi, je suis ! (Jean 8 : 58),

il faisait une déclaration puissante de sa divinité. Non seulement  disait-il qu’il existait avant Abraham, qui vécut quelque 1800 ans avant la naissance de Jésus, mais en plus il s’appropriait le nom Hébreux sacré de Dieu, qui signifie ‘Je suis’. Les Juifs comprenaient bien ce qu’il disait, puisqu’outragés, ils essayaient de le lapider pour blasphème !

Le verset qui est probablement le plus connu de la Bible nous explique pourquoi Jésus vint sur terre.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle (Jean 3 :16).

Une telle déclaration nécessite une réponse. Il est possible de rencontrer l’Auteur de la Vie et d’avoir une relation personnelle avec lui, qui durera au delà du temps.

Jésus lui (à Jude, un des disciples) répondit, ‘Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui (Jean 14 :23).