Réponse à Stephen Hawking sur France 5: « la science a rendu le Créateur non nécessaire »

Posté par Benoit Hébert
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France 5 a diffusé à plusieurs reprises ces derniers jours un documentaire remarquable dans sa conception et sa réalisation : « Il était une fois le cosmos ». Peut-être avez-vous eu l’occasion de profiter des images magnifiques et d’entendre ce grand physicien nous raconter la naissance et la mort des étoiles, la formation et la disparition annoncée de la terre et du soleil…Il semble pourtant que Stephen Hawking  ait voulu nous faire partager ses convictions métaphysiques à propos de l’existence d’un créateur. Pour lui, l’univers n’a pas besoin de Dieu parce qu’il s’est fait tout seul. Stephen Hawking est aussi  partisan de la théorie des multivers (non testable comme l’existence du créateur).  Ce n’est bien entendu plus de la science, et comme d’habitude, les voix sont beaucoup moins nombreuses pour « dénoncer »  cette intrusion d’un athéisme militant dans le discours scientifique sur le service public (!) qu’elles ne le sont pour « dénoncer » les déclarations de foi de scientifiques qui croient en l’existence de Dieu (cf les frères Bogdanov).  

Les idées de Stephen Hawking à propos de la non nécessité du créateur étaient déjà exprimées dans son dernier livre « Le grand dessein ». Il y déclare que la science a rendu obsolète la nécessité d’un créateur : « Parce qu’il existe une loi telle que la gravité, l’univers peut et s’est créé à partir de rien. La création spontanée est la raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, pourquoi l’univers existe, pourquoi nous existons. »

Voici la brève synthèse des réponses apportées par Philip Clayton (théologien) et Alister Mc Grath (professeur au King’s College de Londres), synthèse effectuée par l’équipe éditoriale de la fondation BioLogos. 

 

Philip Clayton

 

Dans son essai « Stephen Hawking a-t-il raison à propos du créateur ? » publié dans le Huffington Post, Clayton envisage quatre réponses possibles à l’affirmation que la physique moderne a écarté la nécessité du créateur :

  • Les partisans du Nouvel athéisme ont raison ; Hawking a asséné le coup de grâce à la place de Dieu dans la réalité physique.

 

  • Dieu a effectivement une place dans les hypothèses en physique et est nécessaire pour expliquer l’ajustement précis » (fine tuning) des constantes physiques et la régularités des lois naturelles. Plus nous étudions la physique, plus nous avons de preuves de l’existence de Dieu.

 

  • La science ne devrait pas se limiter à envisager certaines questions, et la physique ne devrait pas être contrainte par la théologie. La science ne peut pas commenter l’intention divine de créer, elle ne peut être qu’en faveur du principe anthropique faible, mais pas le principe « anthropique fort » (l’univers a été conçu pour produire la vie).

 

  • Quatrième réponse possible : la science rend difficiles les conclusions à propos de Dieu, mais elle n’a pas rendu Dieu superflu. La démarche scientifique ne devrait pas être bloquée par la religion, mais les scientifiques n’ont pas supprimé la place pour le mystère et l’inconnu. Alors que la science progresse, comme le décrit Hawking, et plus cela nous montre tout ce que nous ne savons pas.

 

La quatrième option a notre préférence, c’est aussi celle choisie par Clayton. Voici sa conclusion :

Mais ici le grand physicien va au-delà de son domaine (en affirmant que la science a chassé toute notion de Dieu). Lorsque les croyants utilisent des affirmations à propos de Dieu pour court-circuiter la science, ils agissent d’une mauvaise façon. Mais aucun conflit ne se produit quand nous reconnaissons que les grands mystères sont au-delà des limites de la science. C’est là que la foi à son origine, au-delà de frontières de la démonstration empirique. Déclarer que cette région est vide de divin est un acte de foi du même ordre que d’y trouver Dieu.

 

 

Alister McGrath

 

McGrath débute son essai “Stephen Hawking, Dieu, et le rôle de la Science”  avec l’affirmation que la science n’est ni athée ni théiste, bien qu’elle puisse être interprétée à la fois de manière religieuse et anti-religieuse. Il cite l’exemple de Richard Dawkins comme quelqu’un qui brandit la science comme une arme contre la foi. Mais il cite aussi en contre-exemple Francis Collins, qui argumente sur le fait que la foi en Dieu donne plus de sens à la science que l’athéisme.

En ce qui concerne les arguments d’Hawking, McGrath écrit que celui-ci a confondu les lois avec la notion d’agent de ces lois. Les lois, remarque McGrath, ne créent rien ; elles ne font que décrire ce qui se passe. Il illustre son propos avec l’exemple de la Joconde pour montrer qu’alors que les lois physiques peuvent expliquer comment le tableau est apparue, elles ne peuvent pas nous amener à partir des équations à écrire que Léonard De Vinci n’ était pas l’auteur nécessaire de ce tableau.

De plus, McGrath remarque que d’impliquer qu’il n’y a pas besoin d’un créateur parce que les lois physiques existent ne fait que repousser la question de Dieu d’un cran, et de se demander si l’origine des lois physiques existe encore.

Finalement, McGrath écrit que les affirmations d’Hawking à propos de Dieu débordent les limites de la science :

Le grand supporter de Darwin: Thomas H. Huxley (1825-1895) a fait une déclaration célèbre en affirmant que la science “commet un suicide lorsqu’elle adopte un credo. » Huxley avait raison. Si la science se laisse kidnapper par les fondamentalistes, religieux ou anti-religieux, son intégrité intellectuelle est subvertie et son autorité culturelle est compromise.

C’est l’une des raisons pour lesquelles tant de scientifiques sont troublés par l’agenda du Nouvel athéisme. Ils voient ce programme comme compromettant pour l’intégrité de la science, la prenant en otage pour servir les buts d’une croisade anti-religieuse.

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18 Commentaires

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    Pascal lun 03 Jan 2011 Répondre

    Le problème récurrent des cosmologistes est qu’à force d’étudier et de développer des théories du Tout, ils finissent par prendre leurs désirs pour la réalité, et quelque part à perdre la nécessaire humilité de toute démarche scientifique. Comme si la réalité se laissait écrire en pur langage humain ! Pourtant l’histoire des sciences abonde de découvertes qui ont amené à modifier de fond en comble les théories existantes.
    Alors quand des scientifiques, brillants comme Stephen Hawking, abandonnent toute prudence, et émettent d’invérifiables hypothèses au sujet de l’existence de Dieu, j’y vois plutôt la preuve que leur notoriété les a conduit à une galopante mégalomanie.

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      Benoit HEBERT lun 03 Jan 2011 Répondre

      Yogi, tu as dépassé les limites que je tolère dans ton expression sur ce blog

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        Yogi lun 03 Jan 2011 Répondre

        Désolé :-) ! Il me semblait pourtant n’avoir fait qu’un exact coupé-collé du commentaire de Pascal, dans le ton comme dans la forme.

        Deuxième essai :

        Certains croyants me semblent prendre bien souvent leur croyance au pied de la lettre, et s’attendre à lui voir un pouvoir explicatif universel alors que les confirmations tangibles dans ce sens sont encore peu probantes.

        Ne pourrait-on pas également soutenir que les croyants « prennent leurs désirs pour la réalité » ? Il convient pourtant de respecter la nécessaire humilité de toute démarche scientifique : peut-on affirmer aujourd’hui que la réalité est strictement conforme à des convictions établies au Moyen-Orient il y a 3000 ans ? Il me semble bien que plusieurs découvertes de l’histoire des sciences soient de nature à remettre en cause certaines affirmations des textes religieux.

        Alors quand des scientifiques, brillants comme Stephen Hawking, abandonnent toute prudence, et évoquent des concepts religieux dans un contexte scientifique, j’y vois plutôt la preuve que l’influence des croyants a atteint des domaines où, me semble-t-il, elle n’aurait pas lieu d’être.

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          Pascal lun 03 Jan 2011 Répondre

          Pourtant « prudence est mère de sureté » comme on dit ! Pensez-vous réellement que la science humaine du début de notre XXIe siècle soit achevée au point qu’une théorie explicative du commencement de l’Univers, avec ou sans Dieu, ait une absolue validité, ou même une validité relative ?
          Personnellement, je trouve cela prétentieux. Je connais assez bien les domaines de l’astronomie et de la cosmologie pour les étudier depuis de nombreuses années. Par contre, j’avoue avoir décroché devant la théorie des cordes, des multivers, etc… qui me semblent bien trop spéculatives. Il n’y d’ailleurs aucune expérience physique possible pour l’heure, permettant d’infirmer ou de confirmer ces théories. La science du XXXIe siècle ne sera-t-elle pas aussi différente de la nôtre, que cette dernière l’est de celle du XIe siècle ?

          Ceci n’a rien à voir avec la croyance. C’est simplement de la prudence, et une certaine connaissance de l’histoire des sciences qui me font dire que des scientifiques, en mal de reconnaissance auprès du grand public peut-être, jouent les savants ayant compris les tenants et aboutissants de la création de l’Univers et de son fonctionnement ! Je pense également que chacun d’eux essaye d’être l’Albert Einstein du XXIe siècle qui bouleversera et marquera la physique de son temps et qu’il y a là-dessous une recherche de gloire personnelle.

          Et quand bien même, les fluctuations quantiques du vide expliqueraient la création de matière à partir de rien, et sans l’hypothèse Dieu, il reste à mon sens, un grand mystère, le plus grand et qui reste sans réponse : pourquoi cet Univers a-t-il accouché d’un être (peut-être plusieurs) capable de se poser les questions que l’on se pose en ce moment sur ce site ? La conscience de ce qui nous entoure ? Voilà sans doute ce qui lie l’être humain à quelque chose de transcendant que le croyant appelle « Dieu ».

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            Yogi mar 04 Jan 2011 Répondre

            Certes non, la science humaine du début de notre XXIe siècle n’est pas achevée ! Mais elle jouit tout de même à mon sens de plusieurs longueurs d’avance en termes de « pouvoir explicatif » par rapport aux approches religieuses qui, me semble-t-il, n’ont aucun élément à faire valoir pour étayer leur prétention à la légitimité. Et si la science du XXXIe siècle sera probablement différente, je ne vois guère de raisons pour lesquelles elle se retrouverait soudainement plus proche de celle du -Xe avant JC.

            Enfin, l’apparition de la vie (c’est à dire d’entités auto-réplicantes avec mutations aléatoires) me semble bien plus structurante que l’apparition de la conscience, laquelle me paraît découler ensuite assez naturellement d’un processus évolutif / sélectif.

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    Benoit HEBERT mar 04 Jan 2011 Répondre

    @ Yogi.
    Comme vous avez pu le constater en parcourant les nombreux articles de ce blog, le Bible n’a aucun « pouvoir explicatif » en ce qui concerne la façon dont le Créateur s’y est pris pour créer puisque les textes bibliques ont été écrit avec les conceptions cosmologiques de leurs auteurs vivant au Moyen Orient il y a 3 millénaires! Nous pensons (comme vous) que la démarche scientifique est bien dans son rôle quand elle cherche à répondre à cette question!
    Par contre la Bible répond aux questions transcendantes auxquelles la science ne pourra jamais répondre parce que ce n’est pas son domaine de validité. La vie a -t-elle un sens? Vaut-elle la peine d’être vécue? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Dieu existe-t-il? s’interresse-t-il à l’homme? est -il possible d’être heureux? Comment trouver la paix intérieure? Y-a-t-il quelque chose après la mort?

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      Yogi mer 05 Jan 2011 Répondre

      La philosophie s’intéresse également à la plupart de ces questions, et ne présente pourtant aucun point de conflit avec la science. La différence, et le problème, me paraissent être que la religion, au sens où nous l’entendons habituellement, vient délibérément se placer sur le terrain de la science en ajoutant à ces questions des hypothèses concernant le monde réel, ce qui mène inévitablement au conflit.

      Ainsi, un monde où l’évolution est dirigée et dont l’Homo Sapiens est la finalité, est physiquement, scientifiquement différent d’un monde où l’évolution est soumise « au hasard et à la nécessité ». Un monde où des prières sont exaucées est différent d’un monde soumis aux seules lois de la physique. Idem s’agissant de l’existence d’un couple homo sapiens fondateur, d’une conception virginale, d’une résurrection, etc etc : la religion ne se borne pas à chercher des réponses aux questions que vous posez, elle le fait en s’appuyant sur des éléments qu’elle présente comme réels et qui sont souvent scientifiquement testables.

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        Benoit HEBERT mer 05 Jan 2011 Répondre

        Pourquoi certains scientifiques sont-ils aujourd’hui plus « darwiniens » que Darwin lui-même ?
        C’est une constatation qui ne cessera jamais de m’étonner !
        Dans un commentaire à venir, j’expliquerai pourquoi vos objections tombent à plat !

        Voici deux citations de Darwin à la fin de sa vie :

        « Une autre source de conviction dans l’existence de Dieu connectée à la raison et non aux sentiments, me donne l’impression d’avoir beaucoup plus de poids. Elle est due à l’extrême difficulté ou plutôt à l’impossibilité de concevoir cet univers immense et merveilleux, y compris l’homme et sa capacité à regarder en arrière et loin dans le futur, comme le résultat d’un hasard aveugle et de la nécessité. Quand je réfléchis ainsi, je me sens contraint de regarder à une Cause Première ayant une intelligence analogue, à un certain degré, à celle d’un homme ; et je mérite d’être appelé un théiste. »
        Dans une lettre de 1879 adressée à James Fordice, il écrit concernant ses croyances :

        « La question de ce que pourraient être mes propres croyances religieuses n’engage que moi-même. Mais, comme vous le demandez, je dirais peut-être que mon jugement fluctue souvent. Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n’ai jamais été un athée dans le sens de nier l’existence d’un Dieu. Alors que je vieillis je crois qu’ « agnostique » correspond le mieux à mon état d’esprit, mais pas toujours. »
        Pour en savoir plus http://www.scienceetfoi.com/images/fichier/Darwin.pdf

        Le « bulldog de Darwin », T.H. Huxley écrivait en 1880 :

        « Il y a environ 20 ans, j’ai inventé le mot “agnostique” pour décrire les gens qui, comme moi, confessent leur profonde ignorance sur une quantité de sujets, à propos desquels les métaphysiciens et les théologiens, à la fois orthodoxes et non orthodoxes, dogmatisent avec tant de confiance. »

        Huxley, excédé par à la fois les athées et les théistes qui faisaient des affirmations dogmatiques sur la base de preuves empiriques inadéquates, déclara que la question de Dieu ne pouvait pas se résoudre sur la base de la méthode scientifique.

        « L’agnosticisme est l’essence même de la science, qu’elle soit ancienne ou moderne. Cela signifie simplement qu’un homme ne devrait pas affirmer savoir ou croire quelque chose pour lequel il n’a pas de fondement scientifique pour connaître ou croire… En conséquence, l’agnosticisme met de côté non seulement la plus grande partie de la théologie populaire, mais aussi celle de l’anti-théologie. »

        Dans une critique d’un travail anti-évolutionniste de 1992 qui affirmait que le darwinisme était nécessairement athée, Stephen Jay Gould invoqua la mémoire de Mme McInerney, sa maîtresse de CE2 qui avait l’habitude de donner des petits coups secs sur les articulations des doigts de la main de ceux qui disaient des choses particulièrement stupides :

        « Je le dis à tous mes collègues pour la mille et unième fois…: la science ne peut tout simplement pas (par ses méthodes légitimes) trancher sur le problème du contrôle transcendant de Dieu sur la nature. Nous ne pouvons ni l’affirmer ni le nier; nous ne pouvons tout simplement pas le commenter en tant que scientifiques. Si certains parmi nous affirment péremptoirement que le darwinisme prouve que Dieu n’existe pas, alors j’irai trouver Mme McInerney pour qu’elle leur donne une correction (à partir du moment où elle traitera de la même façon ceux qui parmi nous ont dit que le darwinisme devait être la méthode d’action de Dieu). »

        Gould soulignait à juste titre que la science ne peut travailler qu’avec des explications naturalistes ; elle ne peut affirmer ou nier l’existence de Dieu. Pour Gould, le darwinisme n’a aucun rapport avec l’existence ou la nature de Dieu. C’est un fait observable que parmi les biologistes évolutionnistes, certains sont athées et d’autres théistes- il cite des exemples tels que l’humaniste agnostique G. G. Simpson et le chrétien orthodoxe russe Theodosius Dobzhansky. Ceci l’amène à conclure :

        « Ou bien la moitié de mes collègues sont très stupides, ou bien la théorie de Darwin est pleinement compatible avec des croyances religieuses conventionnelles- et également compatible avec l’athéisme. »

        http://www.scienceetfoi.com/images/fichier/Mcgrath3.pdf

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          Benoit HEBERT mer 05 Jan 2011 Répondre

          Vous accusez les chrétiens d’empiéter par leur croyance sur le terrain de la science. C’est sûrement vrai pour les créationnistes ou les partisans de l’Intelligent Design, mais je crains que vous n’ayez pas suffisamment parcouru les articles de ce blog pour constater que ces accusations s’adressent à d’autres (voir par exemple le rôle de la science dans l’interprétation de la Bible)…
          Nous reconnaissons parfaitement le rôle de la science, et nous pensons aussi que de mettre en évidence les limites de la méthode scientifique aidera à clarifier une situation confuse entre science et religion dans notre société. En adoptant une position scientiste et rationaliste, en faisant passer une posture métaphysique pour scientifique, vous brouillez sans cesse les cartes entre croyance et science, et après vous vous plaignez que certains croyants fassent comme vous !
          Pourquoi ne reconnaissez-vous pas que l’athéisme n’a rien à voir avec la science tout comme nous reconnaissons que nous avons besoin de la foi pour croire en Dieu et en son contrôle transcendant sur les mécanismes évolutifs ? Jamais nous n’avons prétendu qu’il s’agissait d’un discours « scientifique » !
          En ce qui concerne les hypothèses scientifiquement testables de la foi, je m’interroge encore sur les exemples que vous citez. Nous ne pensons pas que l’humanité soit issue d’un couple nommé Adam et Eve (monogénisme), alors où est le testable ? Comment tester scientifiquement qu’un homme appelé Jésus de Nazareth soit né par la puissance du Saint-Esprit (cas unique dans l’histoire) et qu’il soit ressuscité des morts ?
          La vraie raison qui vous motive n’est pas la défense de la science, mais celle de vos options métaphysiques !

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            DAN GERMAIN dim 03 Juil 2011 Répondre

            j ai une seule question aux chretiens qui se disent évolutionistes …( JAI ABSOLUMENT RIEN CONTRE) J AIMERAIS SAVOIR CE QUE VOUS PENSEZ DU LOBBY DU DESSEIN INTELLIGENT?
            JE NE SUIS PAS UN SCIENTIFIQUE MAIS JE SUIS QUAND MEME ASSEZ RENSEIGNER POUR SAVOIR QU IL Y A DANGER A REMETTRE LA METHODOLOGIE DE LA SCIENCE EN QUESTION PAR UNE PSEUDO SCIENCE QUI SE VEUT IDEOLOGIQUE .

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          Yogi jeu 06 Jan 2011 Répondre

          La pensée de Darwin est intéressante, mais je ne vois pas pourquoi elle constituerait l’alpha et l’oméga de la réflexion sur l’évolution ; la recherche et les travaux se sont poursuivis depuis, ne serait-ce que par la génétique. De même que l’opinion de Christophe Colomb ne structure pas nécessairement ce que nous pensons aujourd’hui de l’Amérique, de même nous pouvons avoir une vision de l’évolution différente de celle de Darwin.

          Par ailleurs je suis bien d’accord que l’athéisme n’a rien à voir avec la science, mais tout avec la psychologie humaine. Je pense que l’athéisme n’existe pas en tant que tel, il n’existe qu’en opposition à une croyance. Dans un monde idéal les scientifiques n’auraient pas à se dire athées, pas plus que les ingénieurs en aéronautique n’ont à rappeler qu’ils ne croient pas aux tapis volants. Il me semble bien que rien ne permet de fonder l’hypothèse d’une divinité agissante, et qu’à l’inverse toute l’anthropologie et toute la psychologie montrent comment la divinité émerge comme artefact de la psyché humaine : l’athéisme ne surgit que pour rappeler cet état de fait. De même les avionneurs se déclareront a-tapisvolantistes le jour où ils seront environnés de croyants.

          En terme de testabilité nous parlons bien du Dieu chrétien, ayant un dessein pour les êtres humains et une action concrète sur le monde, et non d’une « Cause Première », Dieu d’Einstein ou de Spinoza, qui lui me paraît en effet hors d’atteinte et de connaissance.

          Je vous accorde que les preuves de la conception virginale et de la résurrection ayant disparu, celles-ci, testables en théorie, ne le sont probablement plus en pratique de nos jours sauf découverte archéologique majeure. Pour le reste, je crains que vous ne pensiez « plus » que l’humanité soit issue d’un couple nommé Adam et Eve, justement parce que le test s’est avéré négatif. L’effet des prières, comme vous le savez sans doute, a été testé (négativement). L’évolution et le destin de l’homme sont « testables », mais cela sera le privilège de nos lointains descendants ! :-)

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    Benoit Hébert jeu 06 Jan 2011 Répondre

    Hier vous appliquiez le principe darwinien de sélection naturelle au cosmos tout entier (!), je vous cite: »Notre univers n’est peut-être qu’un « individu univers » quelconque au sein d’une évolution darwinienne de plus haut niveau, avec des foules de combinaisons testées au hasard », et aujourd’hui le pauvre Darwin est relégué au second plan…Il me semble qu’on fait appelle à lui quand on en a besoin!

    L’athéisme serait donc la position par défaut que devrait adopter toute l’humanité, et la communauté scientifique en particulier! Votre histoire de tapis volant m’a fait sourire. Elle serait pertinente si les scientifiques de confession chrétienne cherchaient autre chose que des explications rationnelles dans le cadre de leur recherche…

    Quant à l’efficacité de la prière, elle a été testée positivement, peut-être pas scientifiquement mais en tout cas empiriquement dans la vie de centaines de millions de chrétiens, j’en suis la preuve vivante, et je vous mets au défi d’un faire un test sincère!

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      Yogi jeu 06 Jan 2011 Répondre

      Je distingue simplement le principe de « évolution / sélection » découvert par Darwin et qui me paraît d’une portée explicative considérable, de la pensée et des opinions de l’homme Mr Charles Darwin lui-même, qui était un homme (remarquable) de son temps. Le terme de « Darwinisme » tend à amalgamer les deux et me paraît impropre.

      L’athéisme me paraît effectivement être la position « par défaut » de tout être humain face à toute hypothèse ou oeuvre de l’esprit : « C’est intéressant mais quel rapport avec la réalité ? ». Sans doute est-ce d’ailleurs l’attitude que vous même avez face à Osiris ou aux tapis volants. Cette attitude qui nous est naturelle face à l’ensemble des propositions qui nous sont soumises, ne l’est plus, de par la force de l’endoctrinement, face à la divinité particulière qui nous a été inculquée dès l’enfance.

      Quant à la prière, nul je pense n’en conteste l’efficacité sur soi-même, au même titre que la sophrologie, la méditation ou l’auto-suggestion. Mais le test de son action sur le monde selon des standards scientifiques, mené en milieu hospitalier par une organisation religieuse américaine, a donné des résultats négatifs http://sens-commun.blogspot.com/2006/04/la-prire-serait-dangereuse-pour-la.html

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        Benoit HEBERT jeu 06 Jan 2011 Répondre

        Le témoignage d’un ancien athée converti au christianisme qui suit cet article est la parfaite illustration que l’éducation religieuse, si elle oriente certainement les choix de beaucoup n’est pas un facteur exclusif!

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    Gallety Anne lun 17 Jan 2011 Répondre

     » L’univers se serait fait tout seul parce qu’il n’a pas besoin de Dieu… » je dirai: en quoi l’un empêcherait l’autre?…pourquoi ce « rien » du départ ne serait-elle pas une « conscience » (au commencement était le Verbe)qui pour avoir justement conscience d’elle-même se créee par elle-même? Pourquoi l’univers ne serait-il pas l’essai conscient d’une conscience incréee qui se prouve par elle-même pour se montrer qu’elle existe? Dieu serait alors cette conscience d’origine et l’univers sa conscience « explosée » et créee.

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      gakari1 mar 18 Jan 2011 Répondre

      La vision des Bogdanov (je ne saurais dire si elle est justifiée ou pas) est qu’avant le Big Bang, il y avait l’information, qui n’est pas matérielle. Comme un DVD enferme les informations du film que nous allons regarder ou le code génétique, celle de notre apparence ou autre pendant toute notre vie.
      Une information intemporelle qui code, pour ainsi dire, l’histoire de l’univers.
      Comment ne pas voir là, si cette vision est réaliste, la main créatrice de Dieu Lui-même, qui est hors de notre espace temps, qui sait tout, et est à l’origine de tout, même de la liberté?
      C’est difficile à concevoir, pour moi.

      Par contre, je n’arrive pas à comprendre si cela est votre cas, Anne, mais je différencie tout de même la création, du Créateur car Il est bien au-dessus d’elle.

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    abderrahim mar 10 Mai 2011 Répondre

    Ceux qui devraient être davantage sensibles à la foi se sont plutôt les scinetifiques , non pas parce qu’ils sont différents des autres hommes, mais parce qu’ils conaissent les multiples détails du parfait agencement des choses et le réglage méticuleux de tous les élements de l’univers. Cela ne peut être le fruit du hasard. Ce qui crédierait l’idée d’un monde surgi spontanément, se serait dans le cas où on serait face à un mode chaotique où ne règne nulle loi scientifique . Or ce que l’on constate, au vu de notre expérience empirique à travers les âges et les réalités du fonctionnement des êtres et de la matière c’est la perfection et l’intéligence inopuie qui préside à toute chose. la conclusion est toute évidente pour tou être doué d’ententement . mais par sa grâce Dieu ne nous a pas laisé dans la tourmente. Il nous a éclairés par ses révélations successives jusqu’aux trois religions monothéistes

  6. Avatar Auteur
    Benoit HEBERT dim 03 Juil 2011 Répondre

    @Dan Germain, pour connaître notre avis, il te suffit d’aller à la catégorie « intelligent design » sur ce blog dans la colonne de gauche!

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