L’énigme du déluge de Noé

Posté par Benoit Hébert
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L’histoire biblique du déluge est l’une des plus fascinante pour l’imagination, mais aussi l’une des plus intrigantes pour les chrétiens qui prennent l’inspiration et l’autorité de la Bible au sérieux (c’est mon cas !).

Pendant de nombreuses années, j’ai été confronté à un dilemme insoluble. D’un côté et par bien des aspects, le texte biblique semble  décrire une inondation universelle, d’un autre côté, les données scientifiques : géologiques, archéologiques ou anthropologiques disent toutes absolument le contraire. Il n’y a pas eu sur la terre d’inondation qui ait recouvert tout le globe dans les derniers millénaires. Depuis des dizaines de millénaires, l’espèce humaine est éparpillée sur presque le monde entier et n’est pas issue d’un homme (Noé) et de sa famille (ses trois fils) dont le bateau aurait échoué dans le massif du mont Ararat. Les espèces vivantes, elles aussi ont évolué à partir d’ancêtres présents depuis longtemps sur les différents continents, et pas à partir de quelques animaux présents dans l’arche de Noé…

De quoi rendre perplexe bien des auteurs évangéliques.

Ainsi, Philippe Gold Aubert dans l’un de ses tous derniers articles s’est posé cette question : d’où vient l’eau du déluge ? Sans y apporter de réponse convaincante. Extrait :

http://www.science-foi.org/questions/q34.shtml

« D’où vient l’eau du Déluge?

Pendant de nombreuses années (dans le cadre de mes messages concernant le thème Science-Foi), j’ai toujours évité le thème du déluge qui me paraissait incompréhensible sur divers points. J’aurais volontiers abandonné le problème, mais restais insatisfait, étant donné les références que Jésus et les Apôtres nous laissent dans le Nouveau Testament.

Naturellement, je me réfugiais aussi (pour me taire) sur le fait que la date étant parfaitement calculable, si on accepte totalement la date très précisée dans le texte, et si l’on croit (comme moi) à l’inspiration du Saint-Esprit dans TOUTE l’Ecriture sainte, il doit y avoir une explication scientifique contrôlable à ce « Grand Déluge d’eau » « pour détruire toute chair ayant souffle de vie… » qu’annonça Dieu à Noé, selon une décision irrévocable qu’Il prit en Lui-même, en Genèse 6:7.

Or, même après de nombreuses recherches bibliographiques en diverses sciences, je n’ai pas trouvé trace d’un grand déluge universel qui correspondrait aux dates ci-dessus. La seule catastrophe « moderne » qui aurait pu être admissible, fut l’effondrement de la Mer Noire, qui dut provoquer un « déluge » local important et voisin de la région incriminée. Mais les quantités d’eau incriminées étaient bien trop faibles pour permettre d’imaginer une pareille montée des eaux. D’autre part, l’évacuation de l’eau indiquée par le texte biblique aurait été bien plus courte que le temps indiqué.

Je me rabattais donc (de guerre lasse) sur le fait bien scientifique que de nombreux déluges aient existé durant des millions d’années antérieures à l’homme, dont les souvenirs figurent historiquement dans de multiples traditions religieuses ou populaires, bien homologuées. En admettant alors, soit un déluge général particulièrement vaste parmi ceux-ci, ou partiel sur tout le Proche-Orient, on pouvait admettre l’immensité du phénomène, à condition qu’il ne se soit agi que d’un phénomène local de durée bien délimitée.

Mais, outre le fait qu’aucune date n’existe comportant UN déluge à cette époque en paléontologie, personne ne peut expliquer comment une si considérable quantité d’eau aurait pu recouvrir toute la Terre à cette époque.

Conclusion : Le dossier reste ouvert »

De même, Alfred Kuen dans son Encyclopédie des difficultés bibliques (p. 121) consacrée au Pentateuque ne semble pas savoir conclure après avoir présenté les arguments en faveur d’un déluge universel, et d’un déluge local.

« Telle est la grande question qui divise les évangéliques. De chaque côté, on peut aligner des arguments péremptoires. »

Qui croire, que penser ? Avoir foi en Dieu, ce n’est pas croire en même temps deux choses contradictoires ! Même si on peut vivre sa foi sans avoir de réponse à ce type d’interrogation, existe-t-il une solution qui réconcilie les données de la science et la foi dans la Parole de Dieu ?

Après bien des années de lecture, je me suis aperçu que plusieurs théologiens et/ou scientifiques évangéliques avaient fini par élaborer une solution qui m’a paru satisfaisante, même si elle bouleversait quelques unes de mes conceptions dans la lecture Genèse 1-11, notamment en matière de concordisme scientifique et historique (c’est-à-dire dans la recherche d’une correspondance entre la Bible et la science). La clé qui me manquait, et qui manque à la plupart des interprètes évangéliques dans l’étude de ce passage est le fameux principe d’ « accomodation » en matière d’inspiration. Cette solution est celle qui a été présentée très succinctement dans les trois articles de Paul Seely que nous avons déjà publiés, c’est aussi celle développée par Denis Lamoureux dans Evolutionary Creation.

L’enjeu de ce débat est très important, puisque toute la construction des créationnistes de la jeune terre repose sur l’importance qu’ils donnent au déluge pour interpréter le paysage géologique actuel. Dans un prochain article, nous nous poserons la question suivante :

Pourquoi certains croyants affirment-ils que le déluge de Noé a forcément été universel ?

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5 Commentaires

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    LeChercheur mer 27 Juin 2018 Répondre

    D’OÙ VIENT L’EAU DU DÉLUGE?

    Les versets 6 à 9 du premier chapitre de la Genèse expliquent d’où vient l’eau du déluge. On y apprend l’existence d’un firmament (voûte céleste, couverture) constitué d’eau. Au deuxième jour de création, il y eut séparation des eaux, au-dessus et en dessous. Après cette séparation, le firmament fut appelé « ciel.» Donc, à l’origine une volumineuse étendue d’eau en suspension couvrait la terre. Alors qu’une autre importante partie à l’état liquide était sur la terre. Avant le déluge, les mers étaient moins étendues. La masse de terre sèche‎ pré diluvienne était beaucoup plus importante. Notre planète n’était pas couverte comme aujourd’hui de 70% d’eau. Les montagnes étaient moins élevées, elles ne représentaient pas une barrière importante au climat tempéré dont jouissait notre planète à cette époque.

    REGARD SUR L’ATMOSPHÈRE TERRESTRE

    La présence du champ magnétique et la composition de l’atmosphère terrestre ne sont pas dues au hasard. Ces deux éléments servent d’écran protecteur et produisent un effet de serre indispensable pour que la surface de la Terre ne gèle pas. Considérons les couches atmosphériques qui entourent actuellement notre globe. Une de ces couches qui sert d’écran protecteur contre les rayons nocifs se trouve à une altitude de plus de 120 km. Cette épaisse couche qui couvre notre planète s’étale sur plusieurs centaines de kilomètres. Dans cet espace, la température y est très chaude, variant de 37 à 1 650 degrés centigrades. Elle est appelée fort justement « thermosphère. » Ce mot est issu du grec « thermos » qui veut dire « chaud ». Cette immense région du ciel possède la capacité de contenir une quantité colossale de vapeur d’eau qui est le principal gaz à effet de serre. On comprend mieux le choix de mots de la Genèse chapitre 7 au déluge qui dit « s’ouvre les écluses des cieux. » Une quantité encore plus phénoménale de vapeur thermale se trouvait dans l’atmosphère de l’époque pré diluvien. Celle-ci formait un « super » écran protecteur contre les rayons nocifs du soleil et servait d’effet de serre sur toute la surface de notre planète. À plus haute altitude, vraisemblablement sous forme de glace, peut-être il y avait une couche supplémentaire qui a disparu au déluge. Celle-ci aurait pu servir de premier rempart aux rayons cosmiques et peut être d’effet miroir à la diffusion de la lumière jusqu’aux pôles. Ce qui pourrait apporter une explication supplémentaire de la présence de forêts luxuriantes et de grandes diversités animales qui se trouvaient jadis dans les régions du pôle Nord et du pôle Sud. Ces conditions du passé ont certes eu des effets positifs sur la vie terrestre et vraisemblablement sur son champ magnétique.

    ÉCRAN PROTECTEUR

    Les rayons nocifs pré diluviens considérablement réduits, ou même neutralisés, il se peut que la durée de vie des animaux eût été plus longue, la croissance des végétaux et des animaux furent plus importante. Avant le déluge, les humains vivaient beaucoup plus longtemps. Après le déluge, la couche protectrice réduite, la vie humaine fut considérablement réduite. Le champ magnétique de la terre fut probablement modifié, car il se dégrade constamment.

    L’EFFET DE SERRE

    Jetons un bref regard sur les serres faites par l’homme. Le but est de fournir une température contrôlée à l’intérieur pour favoriser la croissance des végétaux. Le verre absorbe le rayonnement du soleil et devient chaud, la température à l’intérieur s’élève et la vapeur d’eau interne aussi. Cette vapeur contribue à élever la température de la terre au-dessous. Il se produit un échange constant des radiations avec la vapeur d’eau de cette atmosphère. La température de la surface dépend beaucoup de la chaleur de cette vapeur.

    LA VOÛTE CÉLESTE D’AVANT DÉLUGE

    La toiture d’avant le déluge qui servait de « verre chaud » contenait une quantité colossale de vapeur d’eau en suspension. Cette toiture empêchait la chaleur de s’échapper du globe terrestre et servait de « super écran protecteur » aux rayons nocifs. Cette vapeur d’eau est destinée à élever au-dessous d’elle la température à l’intérieur du globe terrestre. La température de la surface de la Terre dépend beaucoup de cette voûte qui couvre notre planète. Aujourd’hui avec une vapeur d’eau considérablement réduite la terre maintient une température moyenne de 18 c. Avant que les « écluses des cieux » se déversent sur elle au déluge, cette couche contenait une plus grande quantité de gaz à effets de serre et une capacité d’absorption du rayonnement infrarouge beaucoup plus importante. L’atmosphère terrestre était à la foi différente et plus efficace que celle d’aujourd’hui.

    On dispose de nombreuses preuves, qu’il fût une époque où la terre jouissait d’un climat tempéré uniforme ou plus ou moins tropical. Cela veut dire que l’effet de serre était total et d’une extraordinaire efficacité. Au Sahara il y a un peu moins de 6 000 ans, il y eut une période humide, avec éléphants, hippopotames et crocodiles (Science, 9 mai 2008, Le Figaro 13 mai 2008). Des régions arides comme le Nevada, Utah, Oregon (Mexique également) étaient il y a 8000 ans verdoyants et humides avec de nombreux lacs, rivières et marécages (le journal Quaternary Science Reviews de juin 2015). Dans ces conditions, il n’est pas étonnant la présence de palmiers et d’animaux ont été découvert sous la glace de l’Antarctique (même phénomène dans l’Arctique.) Par exemple dans la région antarctique en 2016 on a découvert une grande quantité de diversité animale dite de 70 millions allant des dinosaures jusqu’aux canards, oui dinosaures et oiseaux ensembles. (DailyMail du 6 mai, 2016.) Puis, en 2017, des forêts entières fossilisées dites de 270 millions d’années (National Geographic, 15 novembre 2017.) Ces forêts étaient constituées de plusieurs espèces d’arbres entiers fossilisés dits de 270 millions d’années avec souches d’arbres encore intactes. Plus remarquables encore, certains de ces arbres ne sont pas à l’état fossile et peuvent encore être brûlés. Les cernes de croissance de ces arbres seraient 10 fois supérieurs, ce qui laisse entendre qu’il y eut des conditions d’avant déluge qui favorisaient une croissance plus rapide. Puis, il y eut une destruction massive soudaine d’animaux accompagnée d’une chute de température qui a préservé ces forêts. Cet aperçu, quoique minime, dévoile clairement les incohérences et les faits qui contredisent carrément la représentation schématique et datation darwinienne. C’est de faire usage à la foi d’honnêteté intellectuelle et de logique, de remettre en cause, la théorie de l’évolution et de ses méthodes dogmatiques de datations.

    L’ATMOSPHÈRE D’AVANT DÉLUGE

    On peut imaginer que durant la formation de la terre l’atmosphère terrestre subit plusieurs modifications. Peut-être dans ces périodes très reculées avant les jours de la création, la terre n’avait pas ou très peu de protection contre le gel. Des périodes de gels et de dégels ont peut-être fait partie du processus de sa formation. Il en fut ainsi avant la séparation des eaux mentionnée dans la Genèse et après. Tous laissent croire que l’atmosphère et le champ magnétique de la terre étaient différents. En effet, le champ magnétique de la terre se dégrade constamment et cet affaiblissement s’accentue. L’examen de l’air emprisonné dans la résine de l’époque jurassique contient une plus grande quantité d’oxygène 32% que celle d’aujourd’hui soit 21%. L’atmosphère aurait été plus dense. Les cernes des arbres plus importants, la taille de certaines espèces de mammifères semblable à ceux qu’on retrouve aujourd’hui plus importants. La société de géologie américaine donne une explication concernant la grande taille des insectes préhistorique. En effet, nos libellules d’après déluge ne sont pas différentes. Quant à celles qui sont pré diluvien, elles atteignent des tailles de 70 cm. Selon l’étude, une atmosphère plus dense a permis cette croissance (Science Daily, October 30, 2010.) Selon le professeur de chimie Octave Levenspiel de l’université d’Oregon. Par rapport à leur poids, les dinosaures avaient de petits poumons et de petites narines. Une plus grande densité de l’atmosphère permettrait à ces derniers de mieux respirer et maintenir une bonne circulation sanguine. Peut-être de survivre (Chemical inovation, décembre, 2000 Vol. 30.) Dans les années 1980 et 1990, deux études scientifiques mentionnent une plus grande densité de l’atmosphère terrestre à l’époque jurassique. En 2014, selon le journal Proceedings of the National Academy of Sciences, à l’époque jurassique il y eut des mouvements de plaques tectoniques brisant des continents, activité volcanique, peut-être la densité atmosphérique était 5 fois plus. Encore un peu plus, ces évolutionnistes auraient confirmé le déluge. Qu’est-ce que cela veut dire?

    CONSÉQUENCES SUR LA DATATION AU CARBONE 14

    Le Carbone 14 (instable) et carbone 12 (stable) sont généralement utilisé depuis 1950 pour dater les organismes vivants qui ont vécus à une certaine époque. Les évolutionnistes reconnaissent que la datation au carbone 14 a ses limites, elle est plus crédible pour les 1500 dernières années moins fiables après 5,000 – 6,000 ans qui curieusement sont proches des quelque 4000 ans et plus du déluge. Ce nombre dépassé 5,000 ans, on doit apporter des correctifs et le choix et la fiabilité de ceux-ci peuvent aussi poser problème.

    Les organismes aquatiques apportent des difficultés supplémentaires au radiocarbone. Il se trouve dans ce milieu, des sources de dioxyde de carbone différentes. Cela est aussi vrai pour les animaux qui consomment des produits de la mer. Le dogme darwinien oblige de longs reculs dans le temps. Cependant, les limites du radiocarbone sont de 50,000 ans (Nature 2012 – Scientic American 2012). Mais d’autres évolutionnistes ont des avis partagés. Il pourrait rester des atomes de C 14 plus longtemps, 60,000, 70,000, 80,000, même 95,000 ans. Naturellement pour eux, plus on recule le mieux cela est. Le chimiste Willard Frank Libby (1908-1980) qui a contribué au développement de la bombe atomique était un évolutionniste, il est à l’origine de cette méthode de datation. Toute cette mesure de temps repose sur une simple supposition « l’atmosphère terrestre est toujours restée la même. »

    Comme à l’origine l’écran protecteur de la terre, son champ magnétique qui protège les rayons nocifs était plus efficace. L’atmosphère permettait un climat planétaire tempéré où l’effet des rayons nocifs sur les organismes vivants était moins important, négligeable ou absent. Il y eut une production titanesque d’organismes vivants. Quand la voûte d’avant déluge s’est ouverte, et que les écluses des cieux se sont déversées sur la terre, cela modifia considérablement l’atmosphère et le champ magnétique de la terre. Une accumulation colossale de carbone venant des végétaux fut ensevelie sous la croûte terrestre. Modifiant le taux de constance du carbone d’avant et d’après le déluge. Les organismes vivants avant le déluge daté au radio carbone paraîtraient beaucoup plus âgés qu’ils ne le sont réellement.

    Il est à noter aussi que cette méthode se base à la foi sur la doctrine uniformitarisme et sur une demi-douzaine de suppositions. Elle inclut aussi des ententes entre scientifiques évolutionnistes pour établir en 1950 des conventions. Même s’il existe depuis des mesures un peu plus précises une différence de 162 ans, beaucoup continuent d’utiliser celles de 1950. On « suppose » aussi que le niveau de carbone est semblable à celui de 1950. Les matériaux organiques peuvent aussi être contaminés ce qui faussera les résultats. Parfois, cela sert d’excuse pour rejeter une datation non conforme à leurs attentes. L’histoire de la datation au radiocarbone est remplie d’invraisemblances. La majorité de ces erreurs étaient des datations trop élevées.

    On a fait des modifications. Les derniers modèles d’appareils sont plus performants, encore faut-il qu’ils soient correctement calibrés. Comme utiliser la dendrochronologie pour faire une calibration qui s’accorde avec l’âge des arbres. C’est-à-dire faire le compte des anneaux de croissance des arbres. Cette méthode se base sur d’autres suppositions. En voici deux, que l’arbre produit qu’un anneau par année et que chaque anneau représente une année. Ces deux hypothèses sont mises en doute. La dendrochronologie ne fait pas l’unanimité. Comme, c’était le cas dans le passé entre les géologues et la paléontologue, il pourrait y avoir aussi un conflit impliquant la dendrochronologie et les méthodes traditionnelles (The Issue With Chronology par Anatoly Fomenko, chap. 14, 2016). Au sujet de cette dernière, sur un site d’un laboratoire de datation au radiocarbone, on y retrouve des mises en garde. Même en calibrant le radiocarbone aux nombres des anneaux, elle est limitée dans le temps (10e siècle). Dire que c’est cette même dendrochronologie qui avait été choisie pour régler les problèmes de calibration du radiocarbone. Le plus gros problème et cela a toujours été ainsi, c’est « l’interprétation » que font les évolutionnistes des données qu’ils reçoivent et ce qu’ils choisissent de « conserver, rejeter, dévoiler ou de cacher.»

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    Marc Fiquet mer 27 Juin 2018 Répondre

    Bonjour le Chercheur,

    voilà bien longtemps que l’on s’est aperçu que la Bible n’était pas un traité scientifique, cf l’affaire Galilée… Les suppositions que tu recopies depuis certains cercles créationnistes qui se disent « scientifiques » fonctionnent malheureusement en vase clos. Aucune de ces affirmations n’est cohérente avec les observations de ces 150 dernières années et n’est enseigné dans les universités.

    Il n’y a pas le monde corrompu d’un côté et les chrétiens de l’autre, bon nombre des scientifiques qui participent à la recherche ou qui sont professeurs de SVT, géologie ou de physique et enseignent sur la datation sont chrétiens…

    Mais je te concède qu’il faut savoir remettre les écrits bibliques dans leur contexte d’origine, ça demande un certain cheminement..

    Personnellement si j’ai eu des cours de physique et application pdt mon cursus universitaire, qui ne m’ont jamais fait douter de l’âge ancien de la terre et de l’univers, c’est plus l’étude des sources externes du Proche Orient Ancien et l’exégèse biblique qui m’ont le plus fait progresser dans ma compréhension des Ecritures et qui m’ont aider à éviter les conflits entre Bible et science.

    Concernant la datation, comme le faisait remarquer Antoine Bret, le Physicien chercheur de l’équipe Science & Foi, la question d’un univers jeune n’est plus en débat, la question est tranchée depuis bien longtemps.
    http://www.scienceetfoi.com/ya-pas-debat/

    Voici un petit article sur la datation au Carbone 14 que l’on peut facilement comprendre avec un niveau 1ere ou terminale scientifique :
    http://www.scienceetfoi.com/la-datation-au-carbone-14-ca-marche-comment/

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      LeChercheur jeu 28 Juin 2018 Répondre

      Bonjour M. Fiquet,

      Voici un sous-titre tiré de mon commentaire du 19 juin 2018 dernier. NOÉ : JOURS DE CRÉATION (la bible ne dit pas la terre a 6000 ans). Dans mon texte, j’ai bien écrit qu’il n’est pas contraire à la bible que la terre puisse être âgée de 4,5 milliards et de l’univers de beaucoup plus. La terre était là avant le premier jour de la création. Mon texte l’explique. Les jours de création n’ont pas duré 6 jours de 24 h.

      Pourquoi les évolutionnistes ont-ils le droit de citer d’autres évolutionnistes? Mais il semble que ceux qui ne croient pas au darwinisme n’ont pas le droit de citer ceux qui ne croient pas à l’évolution. Rassurez-vous, sauf pour citations, les textes sont les miens. Pour ma part, je vais où les faits sont. Quand je fais référence à des publications scientifiques comme Nature et Science America pour nommer que ceux-là, je sais très bien qu’ils sont évolutionnistes.

      L’affaire Galilée : il est vrai que pendant longtemps on a cru que la terre était plate et qu’elle était le centre de l’univers. La bible ne dit pas cela. Si l’on avait pris le temps de consulter la bible, ils auraient su que la terre est en forme de cercle :

      « Il trône au-dessus du cercle de la terre dont les habitants sont comme des sauterelles, il tend les cieux comme une toile, les déploie comme une tente où l’on habite. » Essai 40 : 22.

      Une science en vase clos. La pratique de censure est courante dans le monde évolutionniste. Les scientifiques ne peuvent pas ouvertement mettre en doute le dogme. Je ne suis pas dans leurs souliers, mais j’imagine qu’ils n’ont pas le choix.

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        Marc Fiquet jeu 28 Juin 2018 Répondre

        Non leChercheur, cette vision paranoïaque de la censure envers les thèses créationnistes ne correspond pas à la réalité, si elles ne franchissent pas les comités de lecture c’est qu’elles ne sont pas recevables du point de vue scientifique.

        Je ne dis pas qu’il n’existe pas une pression anti-religieuse dans certains milieux, mais la plupart des scientifiques adoptent une attitude neutre. La méthode scientifique se suffit à elle même pour juger de la fiabilité d’un modèle.

        Quand l’abbé Lemaître a présenté son modèle d’expansion de l’univers qui allait devenir celui que l’on connait maintenant sous le nom de Big Bang, les débats ont été virulents ! C’est quoi ce curé qui vient nous vendre Genèse 1:1 ?!!
        Or Lemaître a toujours été un modèle du genre pour séparer ses activités de recherche et ses convictions religieuses, jamais il n’a mélangé les deux dans son labo ou ses publications pour « démonter l’existence de Dieu », il a seulement fait son boulot de physicien et en qq décennies, malgré les réticences de beaucoup qui craignaient un retour en force de Dieu en science, ce modèle s’est imposé dans tout le monde de la physique moderne !
        Ensuite les spéculations métaphysiques se sont orientées dans les deux sens, théistes et matérialistes.

        La science c’est l’observation du monde, de la même manière, l’histoire de la terre révèle 5 catastrophes majeures depuis les 4,5 Ma qu’elle existe, tu sembles ne pas remettre en cause cette durée, c’est déjà une bonne chose, alors pourquoi remettre en cause le reste des observations ?
        ces catastrophes ont permis d’établir les différentes ères géologiques, aucune trace d’un déluge global n’apparait dans les archives géologiques de la terre.

        Voici pour rappel ce qu’on enseigne dans les écoles :
        http://www.scienceetfoi.com/ressources/svt-3eme-histoire-de-la-terre-evolution-de-la-vie/

        La Bible n’enseigne pas que la terre est Plate ce n’est pas son but mais elle a été écrite à un moment où tout le monde le pensait et les auteurs inspirés également, donc quand on fait bien attention, on remarque que le Saint Esprit n’a pas révélé par avance de la science moderne dans la Bible. Un cercle n’est pas une sphère.
        Les colonne de la terre etc.. ce n’est pas de la poésie, c’est comme cela qu’on concevait la structure du cosmos au Proche Orient Ancien..
        Par exemple dans la vision de Daniel, la cime de l’arbre qui s’élève est visible depuis toute la surface de la Terre, comment est-ce possible si la terre n’est pas plate ? Voir cette vidéo très instructive à ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=0TQqCOmmIpc

        Cela est donc important dans le cadre d’un récit comme Noé, pourquoi voudrait-on absolument le lire comme un récit historique, les Hébreux, se sont appuyés sur des récits mythologiques existants pour raconter leur propre histoire des origines, l’origine d’Israël, du monde en révélant le Dieu unique, le rapport au bien et au mal, les grands problèmes existentiels de l’homme, du couple de la famille, des peuples… Avant Abraham, il est vraiment très difficile d’y voir de l’histoire au sens moderne du terme, certainement que nous sommes gênés par les généalogies qui entrecoupent les différents récits, mais là, encore notre conception moderne nous joue souvent des tours et il faut faire des recherches sur ces notions dans l’histoire du Proche Orient Ancien pour être éclairé sur leurs rôles et leurs fonctions.

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    him mer 27 Juin 2018 Répondre

    Bonjour Chercheur
    Tu sembles très attaché à prouver que ce grand génocide de l’humanité a bien eu lieu et que Dieu en est l’auteur. Peut être disposes tu aussi d’arguments pour prouver le génocide des premiers nés d’Egypte a bien eu lieu et que Dieu en est l’auteur ? Peut être disposes tu aussi d’arguments pour prouver que le génocide des Amalécites a bien eu lieu et a bien été ordonné par Dieu à cause de ce que leur ancêtres avaient fait trois siècles auparavant ? Peut être dispose tu aussi d’arguments pour prouver que le génocide des Madianites ordonné par Moïse à bien eu lieu et que c’est inspiré par ce même Dieu que Moïse a tenu à ce que les femmes non vierges et les jeunes mâles n’en réchappent pas ?

    Toi même commettrais tu un génocide si Dieu te l’ordonnais ?

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