« Foi et science », réponse à un article du site « le bon combat »

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Un article répondant à l’une de nos « questions » est récemment paru sur le site « le bon combat ». Cette section de notre site est dédiée à des questions fréquentes que les chrétiens de posent concernant les rapports science et foi. Il s’agit de traductions d’articles parus sur le site de la fondation BioLogos.

 

Cet article critique la « question » : « La science et la Bible sont-elles conciliables ? ». Je ne prétends pas que cet article soit inattaquable sous certains aspects ni surtout complet sur la question, ce qui serait très prétentieux. Pourtant je vais courtement expliquer pourquoi la critique de cet article faite par EH (je n’ai pas réussi à savoir qui c’est) me paraît  injustifiée, et surtout problématique quand on réalise au fond ce que suggère l’approche de l’auteur quant au rapport science/foi. Cela nous permettra aussi de clarifier notre propos et d’effacer certains malentendus exprimés dans cet article. En effet, l’auteur semble par moment s’opposer au contenu de la « question », alors qu’en fait nous sommes en plein accord avec lui !

 

Je vais aller à l’essentiel et à ce que je pense être le nœud du problème.

Quelle place pour la science en matière d’interprétation de la nature et de la Bible ?

 

Au fond, la différence d’approche concerne la place que nous devrions accorder à la science et à la Bible dans notre compréhension de la nature et de l’interprétation biblique. L’approche de l’auteur à cet égard me paraît contradictoire car d’une part : « Dieu a donné à l’homme les facultés mentales et physiques nécessaires à conquérir cette création, a toutes les raisons d’entreprendre avec confiance dans tout domaine scientifique dont le but est de découvrir comment le monde fonctionne et comment il peut être utilisé. », et d’autre part « par contre le chrétien ne peut pas utiliser la science pour découvrir le comment et le pourquoi de la création. »

 

J’admets fort bien que la science ne puisse me révéler le « pour quoi ? ». Les finalités ultimes ne font pas partie des objectifs de la science, bien qu’il soit très légitimes que les scientifiques, comme tout le monde, se posent des questions personnelles sur la finalité des choses. Mais les réponses qu’ils pourront trouver sortiront forcément du strict cadre de la science pour entrer dans celui de la foi ou de la philosophie.

 

Mais si la science n’est pas là pour m’expliquer le comment, même imparfaitement, alors je me demande à quoi bon poursuivre la recherche ? Serait-ce alors le rôle de la Bible ? C’est ce que EH dit clairement : « En ce qui concerne le pourquoi et le comment de la création, l’homme doit donc se tourner, non pas vers la création elle-même, mais vers la Parole de Dieu dans laquelle Dieu nous révèle le comment et le pourquoi de la création. Cette Parole nous apprend que Dieu fait toute sa création en sept jours par Sa propre Parole… »

 

Il me semble que les choix théologiques de l’auteur sont clairs : la Bible me révèle que Dieu a tout créé en 7 jours (de 24 heures ?), donc je dois répondre à cette affirmation par la foi. La science n’aurait rien à dire sur la question. Le problème est qu’aujourd’hui, elle dit tout le contraire !

 

D’un point de vue pédagogique, il est très intéressant de voir tous les amalgames et les dichotomies contenus dans ce texte. Ainsi, le « comment » et le « pourquoi » de la création sont toujours associés. Et le lecteur a donc le sentiment qu’il ne peut dissocier les deux. C’est le propre de l’amalgame : « association de deux concepts distincts en un seul concept indifférencié. » Le lecteur est donc placé devant une « dichotomie » c’est-à-dire un faux choix entre deux propositions inacceptables. Ou bien accepter ce que dit la Bible et rejeter les découvertes de la science, ou bien accepter la science et rejeter…la Bible. C’est pourquoi je considère cette approche comme une impasse pour la raison et pour la foi !

Je ne veux pas être trop long, je voudrais donc dissiper un malentendu.

  • EH pense que nous affirmons que

« Contrairement à ce que le site Science et Foi veut nous faire croire, si quelqu’un ne croit pas au Dieu de la Bible, ce n’est pas parce que les chrétiens rejettent l’évolution en dépit des évidences, mais c’est parce qu’il a un cœur mauvais qui ne se soucie pas de connaître Dieu (Ro 1:28). »

Il ne s’agit absolument pas de notre vision des choses. Il est bien évident que s’il suffisait que les chrétiens acceptent l’évolution pour que leurs contemporains se tournent vers le Christ, ça se saurait !

Le problème est très mal posé. Nous sommes complètement en accord avec le fait que la raison pour laquelle l’homme ne croit pas au Dieu de la Bible, c’est parce que son cœur mauvais ne se soucie pas de connaître Dieu ! Mais nous affirmons que les chrétiens risquent de proposer à leurs contemporains une foi complètement déconnectée de la réalité des œuvres de Dieu s’ils continuent de nier l’évidence au nom d’une interprétation littérale des Ecritures en matière de science et d’histoire. Voilà notre combat, et je crois que cela fait partie du « bon combat de la foi ». Il est bien plus modeste que d’essayer de convertir les gens au christianisme au nom de l’ »évolution » !

  • L’auteur évoque aussi un manque de l’article : « celui d’un monde sur lequel l’homme a une responsabilité, qu’il y a de la place pour examiner, réfléchir, faire preuve de créativité. » Nous sommes tout à fait d’accord. C’est un sujet que nous avons abordé ailleurs, dans les centaines d’articles qui ont été publiés.

 

  • Je trouve la vision de EH concernant la création singulièrement pessimiste. La nature me révèle avant tout la grandeur de Dieu, sa créativité, son imagination sans limite…et pas d’abord sa « colère ». Même si je suis absolument d’accord sur le fait qu’une telle révélation naturelle place chaque homme devant la responsabilité de croire au Créateur.

 

J’arrête là. Je suis complètement prêt à échanger nos points de vue avec EH sur ce blog dans les commentaires.

J’ajoute un lien vers un article fondamental de notre blog

La primauté de la science en matière d’interprétation dans les passages parlant de la structure, du fonctionnement et de l’origine du monde physique

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36 Commentaires

  1. Avatar
    Emmanuel Hechon jeu 03 Avr 2014 Répondre

    Bonjour,

    Je suis Emmanuel Hechon, l’auteur de l’article.

    Je vous remercie beaucoup de vos commentaires.

    Je vous rejoins dans le fait que nos méthodologies sont différentes. Le but de ce que j’ai écrit est de montrer que nos théologies de la révélation sont différentes et que c’est cela qui nous amène à des conclusions différentes.

    Par contre, je trouve trois choses injustes dans votre réponse :
    – mon article commence par dire que votre but est de faire réfléchir le monde évangélique sur le rapport entre la foi et la science. Je n’ai pas mal identifié votre but. J’ai peut être manqué de précision en le formulant mais en aucun cas je n’en ai fait la caricature que vous m’attribuez. La phrase que vous citez ne dit nullement que votre unique but est de convertir les gens au christianisme par l’évolution ou quelque chose comme cela. C’est une phrase qui est écrite en passant, qui reprend un des sujets qui vous préoccupe dans la position chrétienne historique. Mais je ne l’ai pas plus développé que cela et cette phrase n’exprime pas tout ce que vous lui faites dire.

    – je comprends que vous dissociez le comment et le pourquoi de la création. Mon article défend l’idée qu’il faut les unir. En simplifiant, Dieu nous donne dans la Bible le pourquoi et le comment et c’est ce qui les unit. Nous sommes en désaccord sur ce point et vous avez raison de le soulever. Les deux concepts sont distincts, je suis d’accord. Mais je ne les ai pas unis sans raisons et sans expliquer ces raisons. Ce qui est honnête intellectuellement est donc d’expliquer pourquoi mes raisons sont fausses, pas de dire que j’ai nonchalamment, sans y prendre gare, réuni ces deux concepts qui n’ont rien en commun. Mon article est même écrit en disant que vous dissociez les deux concepts sans jamais prouver que nous devons le faire.

    – je n’ai fait que commenter la confession de foi Belge, point de départ de l’article auquel je réponds, et romains 1.18 « La colère de Dieu se révèle du ciel. » J’ai expliqué, comme Paul le fait, que cela signifie que Dieu révèle sa sagesse et sa bonté, puis que la création nous révèle Sa colère. Il est encore une fois pas très convenable de limiter ce que je dis à l’aspect de la colère puisque j’ai parlé des deux. Les réformateurs, en suivant Paul, nous disent que Dieu révèle plus que son existence, il nous révèle notre culpabilité et sa colère. Ce n’est pas pessimiste, c’est réaliste.

    Que la grâce vous accompagne,

    Emmanuel Hechon

  2. Avatar Auteur
    Benoit Hébert jeu 03 Avr 2014 Répondre

    Bonsoir Emmanuel,

    merci d’avoir répondu à cette réponse :-), surtout sur un ton aussi fraternel, qui nous permet de nous exprimer sur le fond pour que nos lecteurs respectifs puissent clairement identifier nos points du vue…

    C’est difficile d’être complet dans une réponse, je n’ai pas voulu être trop long. Ces commentaires nous permettront d’être plus précis. Je te tutoie, c’est plus simple.

    – Nous concernant, tu as clairement mis en comparaison la non acceptation du christianisme pour des raisons « scientifiques » et « spirituelles ». Je ne pouvais que rectifier l’effet d’une telle affirmation pour le lecteur qui ne connaît pas notre travail. Il me semble que la phrase citée est suffisamment claire dans son intention, même hors contexte. J’aurais bien aimé être prévenu de la parution de ton article, rien qu’un petit message ;-)…

    – Le deuxième point est le plus important et c’est un thème abondamment traité sur notre site. En donnant le lien vers l’article de Denis Lamoureux, j’explique en partie pourquoi nous ne sommes pas « concordistes  » en matière de science dans la Bible. C’est à dire que nous ne pensons pas que Dieu ait révélé dans les Ecritures la science moderne et anticipé les découvertes. Le simple fait de réaliser que la Bible a été écrite avec une structure du cosmos en trois parties, ce qui correspondait à la vision physique du monde de tous les peuples du Proche Orient ancien nous paraît être l’argument le plus simple à saisir. Croire que Dieu a expliqué comment il avait créé nous amène à des conclusions en opposition flagrante avec la révélation des œuvres de Dieu dans la nature, comme semble le suggérer l’allusion à une création en 7 jours de ton article…

    – Je te rassure, je crois aussi que la nature, en nous démontrant qu’il existe bien un Créateur place chaque homme devant sa responsabilité, et son péché…mais c’est une question de priorité. Cela ne ma paraît pas être le message premier.

    Que le Seigneur te bénisse!

  3. Avatar
    Emmanuel Hechon sam 05 Avr 2014 Répondre

    Bonjour,

    J’accepte sans problème le tutoiement. De mon côté, j’ai du mal à tutoyer quelqu’un que je ne connais pas, il ne faudra donc pas donner d’interprétation particulière au fait que je vous vouvoie.

    J’ai modifié la formulation qui vous posait problème en faisant disparaître de la phrase la mention de votre site. J’espère que cela vous convaincra que mes intentions n’étaient pas celle que vous me prêtiez.

    J’aimerais formuler mon deuxième point d’une autre manière car il ne me semble pas qu’il ait été compris. Je ne vous reproche pas d’avoir cité les articles du Dr Lamoureux pour réexpliquer votre position. Je ne vous reproche pas d’avoir répondu plutôt courtement et donc de ne pas être complet. Vous êtes libre de votre temps et vous l’utilisez de la manière dont vous le voulez. Ce qui me chagrine est que dans tout mon article, je distingue le pourquoi du comment de la création. J’ai travaillé pour montrer que notre différence est notre conception du comment. Plus précisément, vous pensez que le « comment » est révélé par la création. Vous croyez aussi que la création, puisqu’elle nous révèle aussi le comment ainsi que ce que la vision du monde du proche orient ancien, nous permet de mieux comprendre l’Ecriture. Je ne crois simplement pas que la création ait été conçue pour nous révéler le comment, mais que c’est l’Ecriture qui nous révèle cela.

    Nous pouvons être en désaccord, cela ne me pose aucun soucis. Mais je trouve au minimum maladroit, j’espère sincèrement que ce n’est que cela, de dire que j’ai créé une dichotomie en unissant le comment et le pourquoi sans les distinguer. J’apprécierais que vous rectifiez donc ce point dans votre article pour corriger cette erreur. Il est vrai que nous sommes en désaccord sur ce que la création dit du comment, mais il est faux de dire que je n’ai pas distingué le comment du pourquoi.

    Je trouve cela d’autant regrettable que vous me faites dire ensuite ce que je n’ai pas dit et que je ne veux surtout pas dire. Je démens formellement que le choix que je laisse devant mon lecteur soit de rejeter ou la Bible ou la Science. Cela est complètement faux. Pour arriver à une telle conclusion, vous en arrivez même – ce qui est ironique compte tenu de ce dont vous m’accusez – à ne pas séparer les données de la science de l’interprétation de ces données en appelant le tout « découverte scientifique. »

    Dans ma position, la Bible est un guide pour l’interprétation des données scientifiques que nous accumulons. Un guide qui va lui permettre de ne pas essayer de répondre à partir des données de la création à des questions auxquelles elle n’a pas été créée pour répondre. La Bible est plus claire que les données que nous accumulons, parce que les données que nous accumulons sont un langage sans parole alors que la Bible utilise la Parole.

    Ma position donne aux chrétiens toute liberté pour explorer comment fonctionne la création et pour utiliser son intelligence pour, en quelque sorte, apprivoiser cette création. Cela est même nécessaire pour accomplir le mandat donné à l’homme à la fin du chapitre 1 de la Genèse.

    Par contre, quand le scientifique formule des hypothèses, des modèles pour expliquer comment les données que nous avons peuvent nous raconter l’histoire de la création, il doit le faire en prenant en compte le cadre biblique qui lui donne des limites.

    Ceci n’est pas une restriction, mais une aide. Si vous me permettez d’être un peu facétieux et un brin provocateur, il y a tellement de données à accumuler, à intégrer, ces données sont liées à tellement de disciplines qui peuvent devenir tellement complexes, que l’homme pourrait même en arriver à croire que tout ce monde a été créé graduellement et que nous sommes le produit d’une évolution complexe qui a débutée il y a plusieurs milliards d’années à partir de simples cellules. Dieu, pour nous garder de tels égarements, nous déclare qu’il a créé le monde en 7 jours ;-). Puisque Dieu s’est abaissé à nous dire cela, il nous épargne de mauvaises conclusions et nous permet de mieux intégrer ces données.

    Puis-je vous poser une question ? Vous nous invitez à séparer la science de l’époque du message que Dieu nous a donné. Ce qui est la science de l’époque est ce qui diffère de nos « découvertes scientifiques ». J’ai essayé de chercher dans votre site la méthodologie pour faire cela, mais je ne l’ai pas trouvée.

    Je sais que vous défendez une résurrection historique et ce qui suit n’est pas une insinuation que ce n’est pas le cas. La question qui suit est donc méthodologique. Vous lisez les évangiles et vous croyez à la résurrection, mais je ne comprends pas comment vous pouvez savoir que la résurrection ne fait pas partie de la science de l’époque. Qu’est-ce qui m’empêche de dire : « Matthieu, Jean, Luc, Marc, ou qui qu’ils soient, faisaient partie d’une communauté qui croyait que la résurrection était quelque chose qui était possible. Ils croyaient que les morts vivaient sous la terre, donc il était logique pour eux de penser que dans certaines circonstances certains pouvaient revenir de ce monde sous-terrain. La résurrection n’est que l’utilisation, par Dieu, de la science de l’époque pour nous donner un message important pour notre vie, mais il ne faut pas la prendre littéralement, ce n’est que le véhicule de Dieu pour son message » ? Qu’est-ce qui m’empêche d’arriver à une conclusion identique pour chaque miracle de la Bible, quelques soient leur nature ?

    Que la grâce vous accompagne,

    Emmanuel

  4. Avatar Auteur
    Benoit Hébert sam 05 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Emmanuel,

    ça va être difficile de te tutoyer si tu continues à me vouvoyer…J’apprécie énormément le ton apaisée de cette conversation. Je crois que c’est tout à l’honneur de la foi qui nous est commune. Trop souvent, la passion l’emporte, et je ne suis pas exempt de ce genre d’écart…donc je suis très heureux que l’on puisse échanger dans l’amour fraternel sur des sujets aussi sensibles.

    Je reviens au nœud de notre discussion, la place de la révélation biblique dans l' »interprétation » des données scientifiques. J’ai moi aussi besoin d’explications. Je ne crois pas qu’il soit possible d’affirmer simultanément

    « Je ne crois simplement pas que la création ait été conçue pour nous révéler le comment, mais que c’est l’Ecriture qui nous révèle cela…. Dieu, pour nous garder de tels égarements, nous déclare qu’il a créé le monde en 7 jours.  »

    Et

    « Je démens formellement que le choix que je laisse devant mon lecteur soit de rejeter ou la Bible ou la Science. »

    C’est un fait, aucun géologue reconnu par ses pairs aujourd’hui ne pense que la terre a quelques milliers d’années, et que le monde a été créé en 7 jours (est-ce ta position?), et aucun biologiste ne récuse l’évolution. Sur ces sujets, je t’invite à suivre la série d’Antoine Bret, en particulier son dernier article

    http://www.scienceetfoi.com/peut-on-se-fier-aux-publications-scientifiques-1/

    Donc de fait, que ce soit ton intention ou pas, tu obliges les gens, et en particulier les membres de la communauté scientifique ou les étudiants en science à choisir entre la Bible et les découvertes de la science.
    Il y a un point sur lequel je suis d’accord avec toi:

     » il y a tellement de données à accumuler, à intégrer, ces données sont liées à tellement de disciplines qui peuvent devenir tellement complexes, que l’homme pourrait même en arriver à croire que tout ce monde a été créé graduellement et que nous sommes le produit d’une évolution complexe qui a débutée il y a plusieurs milliards d’années à partir de simples cellules. »

    C’est précisément le rôle des scientifiques professionnels d’accumuler, d’intégrer ces données. Il me paraît très dangereux de les remettre en question si on ne les maîtrise pas…

    Il y a toutefois une nouvelle encourageante, sans être spécialiste, tu peux aussi comprendre la nature et la puissance de ces preuves si vraiment tu le souhaites. Je suis physicien de formation et non géologue ou biologiste. Pourtant, à un moment donné de mon parcours, j’ai voulu comprendre les preuves de la macro évolution par moi même. J’y suis allé progressivement. J’ai lu des manuels de biologie de terminale D (ancien svt), pour comprendre la structure de l’ADN, le code génétique, les gènes…c’est pas compliqué, il n’y a que 4 lettres…puis j’ai lu des biologistes et des généticiens chrétiens, et même des athées, jusqu’à des livres spécialisés.

    Même si tu penses que la Bible a autorité sur toute forme de découvertes scientifiques, tu comprendras au moins pourquoi les scientifiques pensent ce qu’ils pensent parce que tu auras saisi ces preuves du grand âge de la terre et de l’univers et de l’évolution. Tu verras que tu ne peux simplement pas affirmer que Dieu a créé le monde en 7 jours et l’homme directement, et en même temps que cela est compatible avec les données de la science.
    Ton attitude risque fort d’être interprété par bcp comme : »ça ne sert à rien de faire de la recherche, la Bible nous explique comment Dieu s’y est pris pour nous créer. » ou bien, cela revient à remettre en cause la bonne foi des chercheurs à chaque fois qu’ils trouveront une explication rationnelle qui ne cadre pas avec une lecture biblique littérale…Cela ressemble fort à la conception du « Dieu des lacunes » (God of the gaps)

    Donc même si tu sépares à priori le comment et le pourquoi de la création, tu les associes puisque tu penses qu’ils sont tous deux révélés par la Bible, et de fait, tu places tes lecteurs devant un « amalgame » de ces deux notions, et une « dichotomie », choisir la science ou la foi en Jésus.

    Oui, je crois aux miracles, en particulier à la résurrection, et je juge que ce n’est absolument pas incompatible avec tout cela! En effet, nous ne pouvons pas mettre la Genèse et les évangiles sur le même plan en ce qui concerne le rapport à l’histoire. Luc, Matthieu, Jean…s’appuyaient sur des témoignages oculaires ou des événements qu’ils avaient vécus. la Genèse a été écrite des centaines d’années après les « événements » qu’elle relate, à une période dominée par la tradition orale.

    Ces deux livres sont bien sûr inspirés par le Saint Esprit, mais on ne peut pas les aborder de la même manière. Sauf, bien sûr, si on dogmatise sur l' »innérance historique et scientifique » des textes bibliques, une notion que je ne trouve pas dans la Bible. Pour moi, la Bible fait autorité en matière de vie et de foi, pas de science et d’histoire…et c’est sûrement l’origine de notre désaccord.

    Soit béni
    benoit

  5. Avatar
    rodolphe (posta01) sam 05 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Emmanuel Hechon,

    Vous aurez noté que le site Science & Foi défend l’idée que science et foi sont « compatibles » et que par conséquent, s’il est illégitime de subordonner la science à la foi, il est tout à fait possible de faire une lecture des textes sacrés qui soit conforme avec ce que la science nous enseigne.

    Moi-même de formation scientifique et sans confession, mes différentes interventions sur ce site n’ont d’autre objectif que de montrer en quoi cette « compatibilité » apparente n’est en fait rien d’autre que la conséquence de l’opposition méthodologique qui caractérise les deux magistères.

    Quand vous dîtes:
    « Dans ma position, la Bible est un guide pour l’interprétation des données scientifiques que nous accumulons. un guide qui va lui permettre de ne pas essayer de répondre à partir des données de la création à des questions auxquelles elle n’a pas été créée pour répondre. La Bible est plus claire que les données que nous accumulons, parce que les données que nous accumulons sont un langage sans parole alors que la Bible utilise la Parole. »

    Votre « position » est certes respectable mais relève de la simple opinion, bien éloignée des considérations objectives sur le monde réel que nous suggère la science moderne.

    Voici par exemple quelques faits scientifiques :
    – C’est la Terre qui tourne autour du soleil et pas l’inverse (Copernic et l’héliocentrisme)
    – la Terre est âgée d’environ 4,5 milliards d’années.
    – l’Univers observable est âgé d’environ 13,7 milliards d’années
    – la vie est apparue sur Terre il y a plus de 3,5 milliards d’années (les premiers organismes multicellulaires il y a plus de 2 milliards d’années, les premiers bilatériens il y a plus de 540 millions d’années, Homo Sapiens il y a environ 200 000 ans)
    – l’évolution est un fait biologique. (Darwin, Mendel et la théorie synthétique de l’évolution – TSE)
    Pour info, suivre ce lien du magazine La Recherche:
    http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/a-quoi-ressemblait-premier-animal-moderne-01-03-2009-89045

    « Ma position donne aux chrétiens toute liberté pour explorer comment fonctionne la création et pour utiliser son intelligence pour, en quelque sorte, apprivoiser cette création »

    Le problème, voyez-vous, c’est qu’une saine démarche d’investigation du réel ne donne que peu de liberté à l’observateur pour comprendre COMMENT fonctionne l’Univers.
    Par ailleurs, penser que l’Homme puisse, je cite « apprivoiser » la création me semble bien présomptueux.

    « Quand le scientifique formule des hypothèses, des modèles pour expliquer comment les données que nous avons peuvent nous raconter l’histoire de la création, il doit le faire en prenant en compte le cadre biblique qui lui donne des limites. »

    C’est précisément l’inverse car la méthode scientifique la rend de fait autonome et indépendante.
    Quand un scientifique entre dans son laboratoire, il est invité à laisser ses opinions personnelles (fussent-elles révélées) au vestiaire !

    « Il y a tellement de données à accumuler […] que l’homme pourrait même en arriver à croire que tout ce monde a été créé graduellement et que nous sommes le produit d’une évolution complexe qui a débutée il y a plusieurs milliards d’années à partir de simples cellules.
    Dieu, pour nous garder de tels égarements, nous déclare qu’il a créé le monde en 7 jours »

    Effectivement, loin d’être un égarement, c’est bien ce que la science nous suggère.
    Nier les faits n’a jamais contribué à élargir notre conscience sur le monde.

    Cordialement.

  6. Avatar Auteur
    Benoit Hébert sam 05 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Rodolphe,

    Je voie que tu t’invites dans la conversation ;-)

    Je te remercie d’expliquer ce qu’est notre position à notre place, mais je trouve un peu ambigüe ta phrase
    « il est tout à fait possible de faire une lecture des textes sacrés qui soit conforme avec ce que la science nous enseigne. »

    Tu auras remarqué que nous sommes « non-concordistes », donc nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire que la Bible soit « conforme » avec ce que la science nous enseigne pour nous enseigner des vérités spirituelles inspirées par Dieu. La Bible a été écrite avec les connaissances culturelles et « scientifiques » de ses auteurs humains.

  7. Avatar
    rodolphe (posta01) sam 05 Avr 2014 Répondre

    Salut Benoit,

    A la place de « conforme », on pourrait mettre « compatible » (un qualificatif que tu aimes bien) ou
    « en accord », « non contradictoire » ou encore « en harmonie » …
    Sous réserve bien sûr de garder à l’esprit que cette « compatibilité » cette « non contradiction » ou encore cette « harmonie » s’apparente davantage à mon sens à une conséquence de l’opposition méthodologique qui caractérise les deux magistères (science et religion) qu’à quelque chose de très factuel.

    Enfin, ma remarque sur:
    http://www.scienceetfoi.com/existe-t-il-vraiment-des-preuves-de-la-jeunesse-de-la-terre-et-de-lunivers/#comment-61322 est toujours d’actualité.
    « Je suggère que tu ne te contentes pas de constater les limites de la science mais que tu prennes également en compte les limites de la foi. »

  8. Avatar
    Emmanuel Hechon sam 05 Avr 2014 Répondre

    Je fais une dernière tentative de clarification. Il me semble que mes commentaires sont conciliables si l’on ne confond pas, comme je l’ai indiqué, les données de la science et les modèles qui expliquent ces données. Ma position demande de rejeter certains modèles pas la science en elle-même.

    Que certains puissent en tirer de mauvaises conclusions n’est pas ce qui doit guider ce que je crois ou pas.

    Je comprends que certains puissent en tirer de mauvais implications. Mais cela n’a pas à m’influer sur mes conclusions. Paul a été mal compris lorsqu’il enseignait le salut par la foi seule. Certains voulaient en tirer l’implication qu’il prônait de pécher encore d’avantage pour que Dieu en tire plus de gloire. Paul a démenti cette conclusion et a continué à enseigner les mêmes doctrines. Je peux agir à l’identique en ce qui concerne ma théologie de l’écriture et de la création.

    J’aimerais formuler ce que je crois d’une autre manière. J’aimerais, pour notre propos, séparer les sciences d’une manière différentes de celles dont nous pourrions avoir l’habitude.

    Nous pourrions regarder plus particulièrement deux des types principaux de science. Celles qui nous décrivent le monde, nous allons appeler ces sciences là science explicative. Puis, nous allons parler des sciences qui, à partir de ce que nous voyons, essaient de recréer les événements qui nous ont fait arriver à ce que nous voyons. Nous appellerons ces sciences, sciences historiques. Avec ce découpage, une partie de la géologie, par exemple, est explicative, l’autre partie historique.

    Pour les sciences explicatives, la Bible ne dirait pratiquement rien, puisqu’elle ne décrit que ce que l’on voit ou ce qui ne peut être mesuré par la science.

    Pour ce qui est des sciences historiques, la Bible a la priorité sur toute la partie historique dont elle parle.

    Je préfère ainsi parler d’une innérance de la Bible en matière d’histoire ou de science historique. Cela me semble plus conforme à ce qu’est la Bible, avant tout un livre d’histoire de l’oeuvre de Dieu pour sauver son peuple, plus qu’un livre de science comme on pourrait l’entendre.

    Sinon, je n’ai peut-être pas été explicite, mais vous n’avez pas répondu à ma question. Je ne vous demande pas ce que vous croyez à propos du texte biblique. Je vous demande la méthodologie pour trier ce qui serait la science véhicule du message du le message lui-même.

    Paul ne parle pas d’histoire quand il parle d’Adam, mais il parle d’histoire quand il parle de la résurrection. Pourquoi ? Comment le déterminer ? La science m’apprend qu’il est impossible d’être enceinte sans relation sexuelle. La science m’apprend qu’il est impossible de revenir d’entre les morts. La science m’apprend qu’il est impossible de multiplier le pain ou les poissons. Pourquoi ne pas considérer que, lorsque les auteurs nous racontent cela, Dieu utilise le principe du message véhiculé. Quelle est la méthode pour identifier ce qui est véhicule de ce qui est message ?

    « C’est un fait, aucun géologue reconnu par ses pairs aujourd’hui ne pense que la terre a quelques milliers d’années, et que le monde a été créé en 7 jours (est-ce ta position?), et aucun biologiste ne récuse l’évolution. »

    Vous n’avez aucun moyen de prouver votre affirmation. En ce qui concerne les géologistes, vous n’avez aucun moyen pour connaître tous les biologistes ni ce qu’ils croient. L’affirmation sur les géologues est elle une lapalissade. Elle ne dit rien d’autres que : « si nous prenons tous les géologues qui pensent que l’univers a en lui-même les données pour nous donner son âge et la manière dont il a été créé, tous sont d’accords entre eux. »

    Tout ce que vous pouvez dire est que la majorité des scientifiques rejettent l’idée que la Bible puisse être plus clair que la création sur son l’origine de la création. Ayant les mêmes présupposés, ils arrivent aux même conclusions. Cela n’a pas de force comme argument. Je peux décider que le groupe de référence doit être les scientifiques qui ont ma vision sur l’écriture et la création et dire qu’aucun d’entre eux ne pensent autrement.

    Rien n’est donner pour prouver ni que la création contient les données pour nous faire comprendre comment elle est née et qu’elle est son histoire ni que, si elle contient ces données, elles peuvent être interprétées sans la Bible.

    Mais je trouve dans cette affirmation une autre chose gênante. S’il y a un certain consensus sur le texte du Nouveau Testament, la façon dont il est considéré en ce qui concerne son historicité varie. Vous et moi le voyons comme des témoignages écrits du temps des témoins oculaires par les témoins oculaires ou des personnes qui leurs sont très proche. Mais la majorité des historiens ne le pensent pas.

    Si vous appliquiez la méthode que vous avez utilisé pour vous faire vos conclusions sur la science avec l’histoire, vous verriez que les historiens concordent pour dire que Jésus n’est pas ressuscité. Pourquoi utiliser deux méthodes différentes si la Bible n’est innérrante ni en ce qui concerne l’histoire, ni en ce qui concerne la science ? Pourquoi prendre les résultats de la science et pas de l’histoire ?

    Je pourrais rédiger une phrase qui ferait parallèle à la votre, tout en étant plus exacte car moins absolue : « La grosse majorité des historiens qui est admis par ses pairs ne croient pas en la résurrection de Jésus. Chez les spécialistes du proche orient du premier siècle, une majorité encore plus grande ne pense même pas que les Evangiles ont été écrit par des témoins oculaires ou leur proche. » Pourtant vous croyez quand même à la résurrection, pourquoi ?

  9. Avatar Auteur
    Benoit Hébert sam 05 Avr 2014 Répondre

    Rebonjour Emmanuel,

    Merci de prendre le temps de partager ton avis sur toutes ces questions.

    Ta vision des choses demande tout simplement de rejeter la totalité de la géologie, qui explique comment l’état actuel de la terre s’expliquent par des phénomènes qui se sont étalés sur des milliards d’années (la dérive des continents…), de rejeter toute la cosmologie (le grand âge de la terre et de l’univers), les lois de la physiques (radioactivité), toute la paléontologie, la génomique moderne, le cadre explicatif englobant toute la biologie: l’évolution…Je ne vois pas comment tu peux affirmer que ta position ne rejette pas la science…

    On ne peut pas vraiment séparer les données des modèles. Par exemple, si une roche est datée de plusieurs de milliards d’années par la radioactivité, et par plusieurs isotopes différents (jusqu’à 12 pour une même roche au Groenland), comment fais tu pour séparer les données du modèle? Es tu partisan de la théorie de l’apparence d’âge? D’un Dieu qui créé tout l’univers avec une apparence d’histoire ancienne?

    Ensuite d’un point de vue de la méthode scientifique, il existe bien sûr des différences entre les sciences expérimentales par lesquelles on peut directement tester une théorie et la valider ou non par une expérience. Mais fondamentalement, les sciences historiques ne sont pas différentes des sciences expérimentales en ce que, le propre d’un résultat scientifique est de pouvoir être falsifiable, contredit par une prédiction qui ne se réalise pas. Par exemple, la macro évolution est confirmée par des millions de preuves qui correspondent à la validation de prédictions au niveau des génomes, des fossiles, de la répartition géographique des espèces…On peut très bien faire des prédiction sur le passé et dire, « si l’évolution est vraie, alors, on s’attend à trouver telle et telle structure au niveau des génomes », par exemple.

    Bien sûr, je ne connais pas tous les biologistes ni tous les géologues, mais il ne faut pas vivre dans la théorie d’un complot athée d’une communauté scientifique qui voudrait à tous prix prouver que la Bible a tort. Avec tous les moyens de vérifications et de concurrence entre chercheurs, les résultats frauduleux ou erronés sont rapidement détectés. C’est simple, aucun scientifique ne pourrait travailler dans les domaines que j’ai cité et avoir « ta vision des Ecritures ».

    Les vraies questions, difficiles concernent pour moi la dernière partie de ton commentaire

    « Paul ne parle pas d’histoire quand il parle d’Adam, mais il parle d’histoire quand il parle de la résurrection. Pourquoi ? Comment le déterminer ? »

    Je crois qu’en fait, c’est parce que tu ne comprends pas comment c’est possible que tu préfères tout mettre « dans le même panier ». C’est une manière de protéger ta foi que je respecte, mais que je ne pourrais pas m’appliquer. Il existe une réponse très simple. Paul a connu des gens qui ont vu Jésus ressuscité, il n’a connu personne qui a connu Adam…et aucun des auteurs bibliques n’a connu Adam…

    Je sais que ça peut te paraître une manière étrange de voir le problème, et en étant très franc avec toi, les choses seraient plus simples si on pouvait envisager les choses comme tu le fait.

    Mais les faits sont têtus, ce n’est juste pas possible de balayer d’un revers de la main toutes les connaissances accumulées au nom de la Bible ou d’un présupposé aveuglement spirituel des chercheurs.

    Je termine avec une citation de Calvin

    « Quand donc nous voyons aux écrivains païens cette admirable lumière de vérité, qui apparaît en leurs livres, cela doit nous admonester que la nature de l’homme, bien qu’elle soit déchue dans son intégrité et fort corrompue, ne laisse point toutefois d’être ornée de beaucoup de dons de Dieu. Si nous reconnaissons l’esprit de Dieu comme une fontaine unique de vérité, nous ne mépriserons point la vérité, partout où elle apparaîtra. » L’Institution Chrétienne 2.2.15

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    Benoit Hébert dim 06 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Emmanuel,

    Un principe d’interprétation m’a beaucoup aidé à faire la part des choses et à ne pas tomber dans le « libéralisme théologique ». Ce principe est énoncé par Denis Lamoureux dans cet article, et il répond bien aux préoccupations de la dernière partie de ton mail.

    « Le domaine de compétence cognitif »

    http://www.scienceetfoi.com/les-freins-sur-une-pente-savonneuse-vers-une-interpretation-biblique-liberale/

    Voici un extrait significatif

     » certains chrétiens craignent que de concéder que la Bible a été écrite dans une science ancienne, cela les placera sur une « pente savonneuse » qui les conduira à une interprétation libérale des Ecritures, et leur fera même perdre la foi. Dit grossièrement, l’argument est le suivant : si les affirmations de la Bible à propos de la nature ne sont pas scientifiquement, historiquement et littéralement exactes, alors les miracles et la résurrection de Jésus ne le sont pas non plus. C’est une préoccupation légitime. Pourtant, le domaine de compétence cognitive agit comme des « freins herméneutiques » sur cette pente fatale. Comme nous l’avons fait remarquer, les individus vivant au premier siècle étaient certainement capables de voir que de l’eau s’était changée en vin ou pas, qu’un paralytique s’était levé et avait marché, qu’un aveugle né pouvait à présent voir. Pour une génération qui avait connu beaucoup de crucifixions, il était tout à fait dans leur compétence cognitive de savoir qu’un homme : Jésus avait été crucifié et qu’il était ressuscité. Sans aucun doute, être compétent afin de saisir de tels faits est beaucoup plus important pour la foi chrétienne que des faits de nature scientifique à propos de la structure, du fonctionnement et de l’origine du monde. »

    bon dimanche en Sa présence

  11. Avatar
    Marc dim 06 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Emmanuel (et tous)

    Si je peux me permettre un complément, cette dernière ressource traduite de l’annexe du Livre Origins à propos des données issues des phases de Vénus est pile dans le sujet de cette discussion :

    Galilée armé de sa lunette astronomique va démontrer à partir de l’observation des phases de vénus qu’il n’est pas possible que la terre soit immobile et le soleil en orbite autour. Il confirmera le modèle héliocentrique de Corpernic. Le lien entre données scientifiques et modèle solidement établi est ici parfaitement illustré et simple à comprendre.

    http://www.scienceetfoi.com/ressources/chap-4-les-phases-de-venus/

  12. Avatar
    Emmanuel Hechon lun 07 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Benoit

    Comme je l’avais dit, mon précédent commentaire est le dernier où je tente de clarifier ma position.

    Je conclus simplement par une ou deux remarques au sujet d’une partie de votre réponse. Vous écrivez ces mots :

    « Je crois qu’en fait, c’est parce que tu ne comprends pas comment c’est possible que tu préfères tout mettre « dans le même panier ». C’est une manière de protéger ta foi que je respecte, mais que je ne pourrais pas m’appliquer. Il existe une réponse très simple. Paul a connu des gens qui ont vu Jésus ressuscité, il n’a connu personne qui a connu Adam…et aucun des auteurs bibliques n’a connu Adam…

    Je sais que ça peut te paraître une manière étrange de voir le problème, et en étant très franc avec toi, les choses seraient plus simples si on pouvait envisager les choses comme tu le fait. »

    Ces remarques font parties de ce qui me chagrine le plus sur la façon de fonctionner du site. Vous ne me connaissez pas, vous ne savez ni qui je suis, ni mes circonstances. Vous ne connaissez pas où je suis dans mon parcours de foi, ni ce qu’il y a dans mon coeur. Autant que je le sache nous ne nous sommes même jamais vu. Pourtant, par je ne sais quelle révélation, vous êtes capable de juger qui je suis et le pourquoi de mon comportement et vous décrétez que je suis quelqu’un dont la foi est mis en danger par vos convictions et qui protège cette foi par les vains artifices qu’il trouve.

    Vous avez le droit de trouver cohérent les arguments de Peter Enns et de croire qu’il est important de les transmettre en France,
    mais s’il vous plait ne vous sentez pas obliger de copier ses méthodes. Il n’est pas nécessaire d’avoir recourt à la psychologie de bas étage en caricaturant ce qui existe peut-être dans une partie du milieu fondamentaliste américain mais qui n’est pas le portrait de tout évangélique qui croit en l’inerrance biblique.

    Je ne pense pas que ce type de méthode vous serve. Elle n’a aucun intérêt dans un dialogue. Ce type de phrase a certainement de l’impact sur ceux qui ont votre position, elle va peut-être une fois sur mille toucher au coeur quelqu’un qui serait adéquatement décrit. Mais pour ceux qui n’ont pas votre position et qui se pose simplement des questions sur ce que vous croyez, à la longue, ces déclarations ne produisent rien d’autres que de l’agacement.

    Pourquoi ai-je posé ces questions ? Parce que je me sens menacé par ce que vous enseignez ? Non, parce que, depuis que je le lis, je ne cesse de voir une incohérence dans votre position : les historiens nient autant l’historicité du Nouveau Testament que de l’Ancien. Je ne comprends pas pourquoi nous les écoutons dans un cas plutôt que dans l’autre.

    Répondre que le Nouveau Testament est écrit par des témoins oculaires ne répond à rien. Les historiens nient justement que cela soit le cas. Pourquoi la communauté des historiens n’est pas fiables en ce qui concerne l’Ancien, mais l’est en ce qui concerne le Nouveau ?

    Supposons que quelqu’un applique, en ce qui concerne l’histoire du proche orient au premier siècle, les principes que vous proposez pour la science. Il commence à lire les manuels scolaires, puis étoffe sa bibliographie jusqu’à intégrer le consensus des experts. Que va-t-il trouver ? Excepté certains groupes, (le monde évangélique, une partie du monde catholique, etc), le consensus est clair : il a peut-être existé un certains Jésus, mais la tradition orale qui précède l’Ecriture du Nouveau Testament a complètement modifié ce qu’il a vraiment dit ou fait. Les groupes qui croient en l’existence de Jésus tel qu’il est décrit dans le Nouveau Testament ont tous un intérêt à le croire pour protéger leur foi. Le reste des historiens, ceux qui sont objectifs, parce qu’ils n’ont pas d’intérêt dans l’affaire, ne considèrent pas ceux qui croient que Jésus ait existé comme des historiens sérieux.

    Pourtant, vous n’acceptez pas les conclusions de ces historiens. Cette incohérence est pour moi flagrante.

    Que la grâce vous accompagne,

    Emmanuel

  13. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Emmanuel Hechon,

    Au risque de vous « agacer » davantage, je pense utile de rappeler la définition de l’inerrance biblique à laquelle vous faite référence (6ème paragraphe de votre message):
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Inerrance_biblique
    « En théologie chrétienne, l’inerrance biblique (ou simplement inerrance) est une position doctrinale, la croyance que la Bible ne comporte aucune erreur dans sa forme originelle (manuscrits d’origine), tant en ce qui concerne la foi et la vie du croyant, qu’au sujet de l’authenticité du texte et des détails scientifiques, historiques et géographiques. Ceci implique que l’intention des auteurs bibliques suivait la volonté de Dieu, et que celui-ci leur a évité toute erreur dans leurs affirmations factuelles.
    Cette doctrine est principalement soutenue par des mouvements fondamentalistes au sein du protestantisme évangélique, dont plus de deux cents représentants, parmi lesquels des théologiens reconnus (des courants conservateurs et au sein de l’Église réformée et presbytérienne ainsi que des dénominations luthérienne et baptiste), signèrent la Déclaration de Chicago sur l’inerrance biblique (en) en 1978. »

    Vous aurez compris (je vous le souhaite) qu’au regard de nos connaissances scientifiques actuelles, cette position ne saurait plus être soutenue !

    Vos contre-arguments seront les bienvenus.
    Bonne journée

  14. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Bonjour,

    Pour tous ceux que ça intéresse, voici le texte de la « Déclaration de Chicago » sur l’inerrance biblique de 1978.

    CA FAIT PEUR !

    http://medias-lafree.ch/documents/Declaration_chicago.pdf

  15. Avatar
    saglietto lun 07 Avr 2014 Répondre

    Il y a ici un véritable epistemologique à propos de laquelle la démarche apologétique de science et foi n’est pas acceptable. La révélation générale et la révélation biblique ne sont pas au même niveau. Elles sont asymétriques. La révélation générale est toujours soummise à la révélation spéciale. Jean calvin parlait en ce sens des « lunettes » de l’écriture. C’est pour cette raison que la démarche évolutionniste théiste améne souvent son lot d’aberrations exegetiques (http://evangelion116.fr/feu_pelage/). De plus, croire, comme le laisserait entendre la démarche de ce site, que la raison est quasi « autonome » et neutre dans sa démarche inductive n’est pas biblique. La dépravation du coeur de l’homme touche aussi son intelligence (effet noétique du péché). Ainsi, dans le cas d’une démarche interprétative de données scientifiques il est peu judicieux de croire que la démarche sera nécessairement neutre. Ceci n’empêche pas de pouvoir donner des ennocés vrais qui décrivent droitement la réalité physique qui nous entoure (l’acquisition de notre conaissance est toujours une démarche réinterpretative et dérivative de la conaissance de Dieu sur cette chose dont il est souverain le créateur (l’epistémologie de Cornelius Van Til est excellente pourvous montrer cela)). Mais les postulats et les théorie qui en découlent pour parler de la période prélapsaire doivent tenir compte du fait qu’une vision uniforme des lois naturelles n’est pas légitime. Dieu a parlé/créé d’une manière unique et qu’il n’a depuis plus repétée. Le repos du septième jour en est la preuve. Vern Poythress le soulignement de façon trés pertinente dans son livre « Redeeming Science ». De plus, dans la logique de Romains 1:18-20, toute conclusion scientifique qui décrirait un dieu incohérent et contradictoire avec le Dieu biblique sont nécessairement fausses ou erronées. Par exemple, dire que la mort humaine était présent avant la chute fait de la mort et de la corruption des ingrédients présents dans la création prélapsaire : Dieu a créé toutes choses bonne et décrire un dieu qui a inclue la mort dans sa création revient à faire une idole qui n’est pas le Dieu trinitaire de la Bible (http://evangelion116.fr/mort-ingredient-originel-creation/). Une saine compréhension de la doctrine biblique de l’innérance des écritures ne permet en aucun cas de faire une dichotomie foi/science, ou foi/histoire. Sinon comment comprendre le témoignage biblique qui parle l’implication providentielle de Dieu au sein de la nature. Il y a bien un déclaration « scientifique » : Dieu est la cause première de toute chose dans l’univers. Sinon, comment pouvoir affirmer l’historicité de Noé, Abraham, Moïse, David et Jésus. Nous devons approcher la Parole de Dieu avec humilité, dans une attitude cannonique et une démarche herméneutique conduite dans l’analogie de la foi. Pour Paul , Adam était clairement un personnage historique et le père de l’humanité entière. Ensuite, pour définir l’innérance biblique, il faudrait faire mieux que d’aller sur wikipedia (voir : http://larevuereformee.net/articlerr/n197). L’innérance biblique souligne clairement que Dieu est vraie dans tout ce qu’il dit : Sa parole posséde ainsi les attributs de Sa seigneurie (je ne peux que conseiller que le trés bon livre de John Frame à ce sujet « The doctrine of The word of God »). Le modéle de Peter Enns s’éloigne complétement de la vision biblique (voir les critique de Poythress (http://www.frame-poythress.org/review-of-enns-inspiration-and-incarnation/) et Beale (http://www.etsjets.org/files/JETS-PDFs/49/49-2/JETS_49-2_287-312_Beale.pdf). De plus, la vision evolutionniste théiste ne peut se réconcilier avec la vision biblique alliancielle de l’histoire de la rédemption (le Dr Gaffin le souligne trés bien ( (http://www.tenth.org/resource-library/lectures/inerrancy-adam-amp-the-gospel)). Pour finir je ne peux que conseiller les excellents articles de Paulin Bedard (http://larevuereformee.net/articlerr/n252/critique-de-l%e2%80%99interpretation-%c2%abcadre%c2%bb-ou-%c2%ablitteraire%c2%bb-de-genese-1) et Jean Paul Dunand (http://larevuereformee.net/articlerr/n245/apologie-de-la-creation ; http://larevuereformee.net/articlerr/n261/genese-et-evolution).
    En Christ,
    daniel Saglietto

    • Avatar Auteur
      Benoit Hébert lun 07 Avr 2014 Répondre

      Whaouh, doucement les amis, et merci de participer à cette conversation bien nourrie. Je crains qu’on ne puisse traiter tous les sujets abordés simultanément, on va faire le maximum.

      Merci Daniel de vous joindre à la conversation. Cela devait arriver un jour ou l’autre car nous répondrons aux articles dans lesquels vous nous mentionnez. Je pense en particulier à Bruno qui n’est pas pélagien, mais il s’expliquera mieux que moi!

      J’espère que nos lecteurs ne seront pas apeurés par la longueur des commentaires.

      @ Emmanuel:
      J’ai eu tord de vous tutoyer alors que vous continuiez à me vouvoyer, cela a peut-être contribué a donner une impression de condescendance. Je m’en excuse, ce n’était pas mon intention ni mon état d’esprit. Je ne suis pas votre prof, et vous n’êtes pas mon élève. Je comprends votre réaction, et je serai plus attentif à ce type de remarque à l’avenir, même si je trouve votre réaction un peu excessive. Cela ne change rien au fond de notre conversation.

      Je m’efforce de répondre à vos préoccupations et remarques, mais j’aimerais que ce soit aussi réciproque. Croyez vous que le monde a été créé en 6 jours de 24 heures il y a quelques milliers d’années? Croyez vous que Dieu a créé l’univers avec une apparence d’âge? Il me paraît important que nos lecteurs soient fixés clairement sur ces questions.

      Je voudrais éclaircir un point important de votre dernier commentaire concernant l’historicité dans le NT et dans l’Ancien. Vous êtes dans une logique de tout ou rien. Ou bien on accepte par la foi que tous les récits bibliques sont historiques, ou bien aucun. Il ne serait pas possible de faire une distinction entre les textes. Ou bien, on accepterait la totalité, ou bien on serait obligé d’accepter les conclusions de tous les théologiens les plus libéraux, en particulier ceux qui rejettent la résurrection ou la naissance virginale du Christ au nom de la « science » et de la « rationalité ». C’est une vision en noir et blanc, encore une « dichotomie », c’est à dire pour moi (et pas que moi) un faux choix. Il y a d’autres options. Et ces autres options présentent l’avantage de ne pas placer le croyant devant des invraisemblances ou en conflit ouvert avec les découvertes de toutes sortes.

      Il y a bien sûr une démarche de foi et d’expérience spirituelle associée à l’action du Saint Esprit dans le fait de croire à la résurrection ou la naissance virginale de Jésus, mais cela n’a rien de contraire à la raison. Il s’agit d’événements ponctuels, qui se sont produits une fois dans l’histoire, attestés par des témoins, et sur lesquels finalement la science ne peut pas se prononcer. On y croit ou on n’y croit pas.

      La situation est toute différente en ce qui concerne le récit des origines de l’homme, du déluge…parce que toutes les observations géologiques et biologiques nous racontent une autre histoire. Celle d’une évolution s’étalant sur des milliards d’années. Il ne reste donc au chrétien conscient de ces preuves que deux solutions: ou bien croire que Dieu a fait exprès de raconter une autre histoire dans la nature et dans sa révélation écrite pour tester la foi et jouer un mauvais tour à ceux qui refuseraient de croire ce qui me paraît incompatible avec la nature divine. Ou bien remettre en question certains préjugés théologiques d’interprétation, et en tenant davantage compte du contexte culturel et « scientifiques » dans lequel la Bible a été écrite.

      Avez-vous lu ce qui concerne le « principe de compétence cognitive » développé par Denis Lamoureux? Il répond au moins en partie à la question des différences entre AT et NT. Ceci dit, je ne crois pas à l’historicité des miracles de Jésus et de sa résurrection par principe dogmatique, puisque je rejette ce « dogme » pour la Bible toute entière. J’y crois parce que les évangiles sont racontés par des témoins ou des proches de témoins, avec toutes les imperfections que le témoignage humain peut parfois introduire…mais l’essentiel n’est pas là pour moi.

      @Rodolphe
      Tu vas devenir expert en théologie évangélique, attention à ne pas être touché par la grâce! Ceci dit, il ne faut rien exagérer concernant les déclarations de Chicago. Nous avons cependant exprimé nos réticences sur un certain nombre d’articles, en particulier Roger Lefebvre dans son livre « le faux problème de l’évolution » a montré que certains était clairement imposé par le lobby « créationniste ».
      Je ne suis en désaccord évident avec l’article 12
      « Art. XII – Nous affirmons que l’Écriture dans son intégralité est inerrante, … Nous rejetons l’opinion qui limite l’infaillibilité et l’inerrance de la Bible aux thèmes spirituels, religieux, ou concernant la rédemption, et qui exclut les énoncés relevant de l’histoire et des sciences. Nous déclarons, en outre, illégitime l’emploi d’hypothèses scientifiques sur l’histoire de la terre pour renverser l’enseignement de l’Écriture sur la création et le déluge.  »

      @Daniel Saglietta
      Je dirais simplement et dans un premier temps que le point de vue que vous exprimez n’est pas représentatif d’un très grand nombre d’évangéliques français aujourd’hui. Henri Blocher, Matthieu Richelle, de la faculté de Vaux sur Seine, Lydia Jaegger (Nogent sur Marne) sont clairement en désaccord avec vous, en ce qu’ils ne voient pas d’incompatibilité entre la Bible et l’évolution. C’est aussi le cas de John Walton du Wheaton College, qui travaille avec la fondation BioLogos. Toutes ces personnes peuvent difficilement être taxées de « libérales ». En disant cela, je ne dit pas que nous sommes en accord sur tout, bien entendu. Je le dis avec beaucoup de respect et d’amour fraternel et peut être trop de franchise, mais « Une saine compréhension de la doctrine biblique de l’innérance des écritures ne permet en aucun cas de faire une dichotomie foi/science, ou foi/histoire. », au sens où vous définissez l’inérrance me paraît pour le moins relever d’un manque de connaissance de base des découvertes scientifiques.

      • Avatar
        Saglietto lun 07 Avr 2014 Répondre

        Bonjour,
        Merci de votre réponse. Cependant on valide pas un argument à cause du pourcentage de sa représentativité. Puis, concernant la science, mes convictions créationniste ne m’ont jamais posé de problème dans mon cursus universitaire en génétique. Mais ici, c’est la question herméneutique et épistémologique qui m’intéressait.
        En Christ,
        Dan

      • Avatar
        Emmanuel Hechon lun 07 Avr 2014 Répondre

        Le tutoiement/vouvoiement n’est pas le problème. J’ai souvent été dans des milieux où les gens me tutoient plus facilement que je ne les tutoies et ça ne pose pas de problème.

        La psychologie de bas étage ne fait pas avancer un débat, elle sonne bien pour ceux qui sont d’accord avec nous et c’est tout. Cela est simplement lassant de voir régulièrement ce type de commentaire qui ne font rien avancer du tout.

        Si je vous avez dit « de toute façon, votre idée est déjà fixée, vous avez peur de perdre votre travail et vos relations dans le monde scientifique, alors vous refusez les évidences », que m’auriez-vous répondu ?

        « Je m’efforce de répondre à vos préoccupations et remarques, mais j’aimerais que ce soit aussi réciproque. Croyez vous que le monde a été créé en 6 jours de 24 heures il y a quelques milliers d’années? Croyez vous que Dieu a créé l’univers avec une apparence d’âge? Il me paraît important que nos lecteurs soient fixés clairement sur ces questions. »

        Pourriez-vous m’expliquer en quoi cela n’est pas réciproque ? Beaucoup de points sont abordés, aucune priorité n’est donné dans les questions, mon temps est limité alors j’essaye de répondre à ce qui me semble le plus important. Je n’avais rien pour me dire que ces réponses étaient primordiales pour vous.

        Donc dans l’ordre :
        – Non, je crois que Dieu a créé le monde en 7 jours, le sabbat fait partie de la création. Il me semble qu’Exode 20 m’impose de comprendre ces jours comme étant des jours normaux et il me semble que l’Ecriture pointe sur une création qui est vieille, certains disent entre 6 mille et 10 000 ans, je n’ai pas fait le calcul, mais je leur fais confiance.
        – je n’aime pas trop le terme apparence d’âge. Surtout si vous y mettez la théorie selon laquelle Dieu voudrait tester la foi des gens tel que vous le décrivez plus bas. Mais je crois que Dieu a créé directement ce qu’il voulait. Adam est décrit comme un homme, donc si quelqu’un l’avait vu juste après sa création, il pourrait faussement penser qu’Adam a vu naissance il y a quelques dizaines d’années et non pas le matin même.

        « Il ne reste donc au chrétien conscient de ces preuves que deux solutions: ou bien croire que Dieu a fait exprès de raconter une autre histoire dans la nature et dans sa révélation écrite pour tester la foi et jouer un mauvais tour à ceux qui refuseraient de croire ce qui me paraît incompatible avec la nature divine. Ou bien remettre en question certains préjugés théologiques d’interprétation, et en tenant davantage compte du contexte culturel et « scientifiques » dans lequel la Bible a été écrite. »

        Au vu du nombre de foi où j’ai été accusé de fausse dichotomie, ce paragraphe me semble très ironique. D’autant que j’ai déjà expliqué comment je vois les choses :

        – Dieu ne raconte pas d’histoire dans la création. Les choses sont choses sont telles que Dieu les juge nécessaire selon son but avec la création.
        – Dieu nous dit qu’il a créé le monde en 7 jours
        – Si j’essaie de lire dans la création ce que Dieu n’a pas voulu lui dire, je m’expose à l’erreur.
        – ce n’est pas Dieu qui est malhonnête ou qui veut tester la foi de qui que ce soit, ceux sont les hommes qui utilisent la création pour quelque chose auquel Dieu ne l’a pas créé sans écouter Dieu qui leur a déjà donné la réponse.

        En fait, votre argument est identique au mien, sauf que vous pensez que je lis dans la Bible ce qu’elle n’est pas censé me dire, j’y trouve donc des résultats aberrants que je force ensuite dans la science. Je pense que vous lisais dans la création ce qu’elle n’est pas

        Si votre argument est honnête, le mien l’est aussi. La question reste donc de déterminer quel est le moyen que Dieu a utilisé pour nous dire l’âge de la terre : la création ? l’Ecriture ? Aucun des deux ?

        Pour ma part, j’arrêterai la conversation ici. N’y voyait rien d’autre qu’une volonté de gérer mon temps en fonction de mes priorités. Je viendrai quand même lire, au cas où vous répondiez.

        Que la grâce vous accompagne,

        Emmanuel Hechon

  16. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Bonjour Saglietto,

    Il n’y a qu’un « n » à inerrance.

  17. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    @Saglietto,

    – Il n’y a qu’un « m » à soumise.
    – Il n’y a qu’un « n » à énoncé.
    – Il y a 2 « n » à connaissance. (encore faut-il le savoir)
    – théorie prend un « s » quand il y en a plusieurs.
    – « Dieu a créé toutes choses bonne » (manque le « s » à bonnes)
    – « toute conclusion scientifique qui décrirait un dieu incohérent et contradictoire avec le Dieu biblique SONT nécessairement fausseS ou erronéeS. »
    Dans le sens de « chaque » on écrit:
    « toute conclusion scientifique qui […] est nécessairement fausse ou erronée. »
    Autre possibilité:
    « toutes les conclusions scientifiques qui […] sont nécessairement fausses ou erronées. »

    En l’Orthographe et la Grammaire.

    • Avatar
      Saglietto lun 07 Avr 2014 Répondre

      Merci, je savais qu’un correcteur d’orthographe était disponible sur les blogs. La technique est vraiment d’une grande aide quant on veux vite participer dans un débat alors que l’on est à la pause déjeuner du boulot ….

    • Avatar Auteur
      Benoit Hébert lun 07 Avr 2014 Répondre

      Rodolphe, nous faisons tous des fautes d’orthographe, ce n’est pas ici l’objet du débat.

  18. Avatar Auteur
    Benoit Hébert lun 07 Avr 2014 Répondre

    @Daniel

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Ma réponse ne constitue pas en elle-même un argument, mais je crois tout de même que situer votre position dans le paysage évangélique français permet à nos lecteurs de se faire une idée du débat.

    En ce qui concerne la génétique, n’entrons pas dans un débat concernant les études ou les positions universitaires des uns et des autres. Nous avons dans notre équipe un professeur des universités en génétique, nous publions actuellement les articles de Dennis Venema, chercheur en génétique au Canada, et la fondation qui nous soutient a été fondé par Francis Collins, généticien et ancien directeur pour le projet mondial de lecture du génome humain…Le point important est qu’il existe aujourd’hui un consensus dans la communauté des chercheurs en génétiques pour affirmer que la comparaison des génomes confirme de façon spectaculaire la macro évolution. Ce que vous et moi en pensons est finalement de peu d’importance.

    Revenons donc à la question épistémologique et herméneutique. Je suis absolument d’accord avec vous pour affirmer que  » La révélation générale et la révélation biblique ne sont pas au même niveau », mais pas au sens ou vous l’entendez. Comme le dit Paul, la nature par sa splendeur et sa conception nous révèle l’existence d’un Dieu créateur, il ne s’agit pas là d’une démonstration scientifique, mais d’un sentiment spirituel heureusement accessible à tous, quelque soit le niveau de connaissance. Cette révélation naturelle place l’homme devant la responsabilité de chercher Dieu et de croire en lui. Toutefois, cette intuition n’est pas suffisante pour connaître les exigences de Dieu et surtout l’œuvre et la personne de Jésus-Christ, Dieu fait homme et moyen de notre salut. Il n’est pas pour autant nécessaire ni biblique, de croire que « La révélation générale est toujours soumise à la révélation spéciale. » Une telle affirmation me fait penser que Dieu ferait exprès de dire autre chose dans la nature et dans la Bible, pour voir si j’ai assez de foi pour croire en la Bible et pas dans ses œuvres naturelles. Oui, la Bible se déclare inspirée pour nous conduire au salut en Jésus-Christ, et nous apprendre à vivre d’une manière qui plaît à Dieu. Pourtant, prétendre que les affirmations d’ordre « scientifique » ou « historique » sont « exactes », (selon quels critères d’ailleurs, ceux de la science du 10ème, du 15ème, du 21ème siècle? ) est une extrapolation théologique que bcp récusent aujourd’hui.

    La vision d’une humanité totalement corrompue dans ses facultés rationnelles à cause du péché n’est pas non plus partagées par bon nombre de chrétiens. Je vais vous faire une confession, j’ai raffolé de certains livre de vulgarisation scientifique sur l’évolution écrits par des athées comme Richard Dawkins ou Jerry Coyne, même si je regrettais leurs amalgames spirituellement malhonnêtes (c’est là que je vois l’intelligence obscurcie). J’ai trouvé dans ces ouvrages plus d’honnêteté intellectuelle et scientifique que dans de nombreux ouvrages « chrétiens » traitant de ces questions. Et je ne suis pas tout seul.

    J’aime cette citation d’Augustin

    « Saint Augustin (354-430) était encore plus direct –et pas vraiment « politiquement correct »- lorsqu’il écrivit :
    Habituellement, même un non chrétien a des connaissances à propos de la terre, des cieux, et des autres éléments de ce monde…Il est alors scandaleux et dangereux qu’un infidèle entende un chrétien, sensé lui donner la signification des Ecritures saintes, parler de manière absurde de ces sujets…les personnes qui n’appartiennent pas à notre communauté de foi pensent alors que nos écrivains sacrés pensaient de telles choses…S’ils trouve un chrétien qui fait erreur dans des domaines qu’ils connaissent bien et l’entendent maintenir des opinions stupides à propos de nos livres, comment croiront-ils en ces livres à propos de la résurrection des morts, de l’espérance de la vie éternelle, et du royaume des cieux… ? »

    cette autre de Billy Graham
    « « Je ne crois pas qu’il y ait le moindre conflit entre la science d’aujourd’hui et les Écritures. Je pense que nous avons souvent mal interprété les Écritures et que nous avons essayé de leur faire dire ce pour quoi elles n’ont pas été écrites, et je pense que nous avons fait une erreur en pensant que la Bible était un livre de science. La Bible n’est pas un livre de science. La Bible est un livre de rédemption, et bien sûr, j’accepte l’histoire de la création. Je crois que Dieu a créé l’homme, et que cela ait été par un processus évolutif […] ou pas ne change pas le fait que Dieu a créé l’homme […] de quelque manière que Dieu s’y soit pris ne fait aucune différence dans ce que l’homme est et à sa relation avec Dieu. » Doutes et Certitudes

    Et cette autre de John Stott
     » »Il est très regrettable que certains qui débattent ce problème (l’évolution) commencent par la supposition que les mots « création » et « évolution » sont mutuellement exclusifs. Si tout est venu à l’existence par l’évolution, disent-ils, alors la création biblique a été prouvée fausse, alors que si Dieu a tout créé, alors l’évolution doit être fausse. C’est plutôt cette alternative naïve qui est fausse. » Comprendre la Bible

  19. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Salut Benoit,

    Ca serait sympa (et instructif), je pense, que tu prennes le temps de prévoir un petit article sur la question des « limites de la foi », sujet auquel tu ne sembles pas particulièrement prompt à réagir malgré mes différentes perches tendues…
    (j’avais pensé en rédiger un sur mon blog mais j’ai des soucis avec Over-Blog au niveau des commentaires.
    La nouvelle version ne propose plus la page « derniers commentaires », c’est donc galère pour échanger)

    Je comprends qu’une démarche apologétique n’aille pas dans ce sens. Néanmoins, je pense qu’un site dont l’ambition est la recherche de la vérité ne saurait ignorer aucune piste.
    Quelques suggestions de thématiques qui me semblent fondamentales:
    – est-il déraisonnable de poser la question des limites de la foi ?
    – que nous disent les sciences cognitives sur la foi ?
    – sur quels critères définir qu’une croyance est plus raisonnable qu’une autre ?
    – en quoi l’absence de statut épistémologique de la foi permet à l’Homme d’élargir sa conscience sur le monde ?
    – la foi nous montre-t-elle vraiment une autre réalité (transcendance) ou s’agit-il d’un simple processus signifiant qui agit à notre insu ?

    A bon entendeur

  20. Avatar Auteur
    Benoit Hébert lun 07 Avr 2014 Répondre

    Rodolphe,
    t’es sympa, tu expliques aux autres quelle est notre position, tu corriges les fautes d’orthographe et de grammaire des blogueurs, tu m’expliques les sujets que je devrais traiter parce que t’as des pb techniques sur ton blog, tu me relances quand moi ou un autre n’a pas envie de répondre à ton commentaire. t’en fais pas un peu trop, des fois ;-) ?

  21. Avatar
    saglietto lun 07 Avr 2014 Répondre

    Bonjour,
    Merci de votre réponse. Du point de vue de la génétique, je suis totalement en désaccord sur le fait que les ressemblances des génomes confirment de fait la macro évolutions. Ce n’est pas vrai. La conclusion de type « confirmation » est simplement la résultante des présupposés matérialistes qui cadre la réflexion du chercheur. Vern Poythress, encore une fois, a écrit un très bon article à ce sujet. Vous faites un « saut » illégitime dans la réflexion entre l’observation et la conclusion.Lorsque vous parlez de « consensus »…Je ne suis pas de votre avis…il suffit de lire la correspondance qu’il y avait eu entre M. Blocher et Jean Marc Berthoud dans les années 90. Aujourd’hui, d’autres théologiens ne suivent pas la démarche évolutionniste .Puis si vous regardez dans la littérature anglophone, vous verrez qu’il n’ y a pas de vrai consensus vis à vis de cette question dans le monde évangélique. Biologos n’est pas du tout accepté par tous comme respectueux de la Bible et orthodoxe. Vous imposez cette vision aux lecteurs de votre blog. Enfin, lorsque vous dites « Oui, la Bible se déclare inspirée pour nous conduire au salut en Jésus-Christ, et nous apprendre à vivre d’une manière qui plaît à Dieu. Pourtant, prétendre que les affirmations d’ordre « scientifique » ou « historique » sont « exactes », (selon quels critères d’ailleurs, ceux de la science du 10ème, du 15ème, du 21ème siècle? ) est une extrapolation théologique que bcp récusent aujourd’hui. », ceci souligne que vous suivez une herméneutique qui dérive clairement du libéralisme. Je ne dis pas cela avec méchanceté. Mais, si vous étudiez les auteurs tel que Ricoeur, bultman, …etc…vous énoncez une tendance atomistique sur le texte en décidant sur quoi il doit parler et faire autorité. Cette courte discussion, que je ne poursuivrais pas (je m’en excuse mais je n’en aurais pas le temps pour l’instant), confirme ce que je pensais au niveau de votre apologétique. C’est une apologétique fondée sur des principes contraire à une herméneutique et une épistémologie respectueuse des écriture, une apologétique qui refuse d’écouter ce que la parole de Dieu déclare. C’est peut-être la « mode évangélique » du moment, mais elle se distance nettement d’une herméneutique et une épistémologie réformée qui, à mon avis, est la plus respectueuse des écritures.
    Que Dieu vous guide dans votre marche et qu’il vous protège,
    En Christ,
    dan S.

  22. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    Cool… je ne t’explique rien, je ne fais que suggérer des thèmes de réflexion qui me semblent utiles au débat. Si ce n’est pas ton avis, tu peux toujours expliquer pourquoi.
    Quant aux fautes d’orthographe des blogueurs, c’est promis, j’arrête.

  23. Avatar Auteur
    Benoit Hébert lun 07 Avr 2014 Répondre

    Merci Emmanuel d’avoir participé à cette conversation. Je pense qu’elle suffira en effet à nos lecteurs pour se faire une idée de nos points de vue respectifs. Une seule remarque, la géologie nous apprend que la terre a environ 4.5 milliards d’années, donc 6 000 ou 10 000 ans c’est vraiment pas vieux…pour la terre.

    Merci aussi à Daniel, je ne vois aucune méchanceté dans vos propos, vous exprimez votre avis comme j’exprime le mien, tout va bien. Je vais répondre à ce commentaire. Oui, les années 90, c’était il y a 20 ans. Et une discussion entre théologiens ne va pas vraiment me convaincre pour savoir qui a raison en génétique…Entre temps, la génétique a été complètement bouleversée par les progrès de l’informatique. On a lu la totalité du génome de l’homme, du chimpanzé (2005) et de tous les grands singes, ainsi que de nombreuses autres espèces. Ceci a confirmé de façon spectaculaire le fait que ces espèces sont nos cousins biologiques (homologie, synthénie, pseudo gènes….), et de nombreux généticiens chrétiens reconnaissent ces découvertes, et certains y ont participé…On ne peut pas vraiment les suspecter de vouloir démolir la Bible.

    Je ne vous accuse pas de ne pas respecter la Bible, je ne doute pas de votre bonne foi, j’aurais aimé la réciproque mais je comprends que dans votre logique, ce soit impossible. J’ai adopté une épistémologie qui fait dialoguer les connaissances bibliques et extra bibliques, et c’est une tendance qui en effet gagne du terrain. Je suis convaincu que la pertinence du message y gagnera. Mais je n' »impose » rien à nos lecteurs. Ils ont bien assez d’esprit critique et de liberté pour venir nous lire, et être d’accord…ou pas ;-)

  24. Avatar
    Yogi lun 07 Avr 2014 Répondre

    @ Benoît : Concernant le fait que le Nouveau Testament est fiable car il repose sur le témoignage de témoins directs, je voudrais simplement rappeler que la division de la lune par Mahomet ou la remise des plaques d’or du Livre de Mormon par l’ange Moroni à Joseph Smith, ont également donné lieu à des témoignages directs qui paraissent tout autant incontestables.

    http://www.islamreligion.com/fr/articles/151/#_ftn11798
    https://www.lds.org/manual/teachings-of-presidents-of-the-church-joseph-fielding-smith/chapter-9-witnesses-of-the-book-of-mormon?lang=fra

  25. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    J’ai bien compris que tu ne tenais pas à engager une discussion sur la base de mes suggestions.
    Dommage, les neurosciences ont beaucoup de choses à dire sur la foi !
    J’ai pourtant une question toute simple à laquelle j’aimerais bien que tu apportes une réponse:
    pour quelle raison le message spirituel de la Bible devrait être plus pertinent que, par exemple,
    la croyance dans l’existence de l’esprit de la forêt chez les tribus amazoniennes ?

    • Avatar
      Coco Panache mar 08 Avr 2014 Répondre

      C’est parce que c’est beaucoup plus intéressant.

      C’est le même mécanisme qui te fait venir sur un blog chrétien, alors que tu as ton blog à toi, qui ne diffère en rien au niveau technique de celui-ci ;) et sur lequel tu promeus l’existence de l’esprit de la Science et de la Raison réunies, opposées à l’Esprit de l’Homme. Tu as tout ce qu’il te faut dans ton blog, y compris la liberté, mais tu passes tout ton temps avec ces débiles légers de chrétiens :) cherche pas plus loin la réponse à ton interrogation ;)

      Je met plein de smileys, comme ça on n’interprète pas mes interventions comme hostiles :)

  26. Avatar Auteur
    Benoit Hébert mar 08 Avr 2014 Répondre

    @Yogi,
    tu es complètement hors sujet car mes propos s’adressent à des croyants qui se posent des questions sur la différence des rapports à l’histoire entre NT et AT. Ils partent du principe que toute la Bible est inspirée. Le but n’est pas ici de « démontrer » l’inspiration de la Bible par rapport aux livres de référence d’autres croyances que le christianisme.

    J’ai aussi écrit
    « Il y a bien sûr une démarche de foi et d’expérience spirituelle associée à l’action du Saint Esprit dans le fait de croire à la résurrection ou la naissance virginale de Jésus, mais cela n’a rien de contraire à la raison. Il s’agit d’événements ponctuels, qui se sont produits une fois dans l’histoire, attestés par des témoins, et sur lesquels finalement la science ne peut pas se prononcer. On y croit ou on n’y croit pas.  »

    Sans l’action du Saint Esprit qui vient éclairer l’esprit de l’homme et lui révéler la personne de Jésus Christ, il n’y a aucun moyen humain de faire la différence entre le mormonisme et le christianisme.

  27. Avatar
    rodolphe (posta01) mar 08 Avr 2014 Répondre

    Salut Coco,

    Ce n’est pas ma question… Que je réitère:
    « pour quelle raison le message spirituel de la Bible devrait être plus pertinent que, par exemple, la croyance dans l’existence de l’esprit de la forêt chez les tribus amazoniennes ?

  28. Avatar
    rodolphe (posta01) mar 08 Avr 2014 Répondre

    Coco,

    Ah oui.

     » L’esprit de la Science et de la Raison réunies, opposées à l’Esprit de l’Homme. »

    Tu es doué pour faire des phrases confuses ou aligner des mots juste pour faire des phrases.
    Depuis quand la science a un esprit ?
    Par ailleurs, comment pourrais-je opposer la raison à l’esprit humain
    alors que la raison est précisément une des facultés supérieures de l’esprit humain ?
    On peut d’ailleurs s’interroger sur la question de savoir si la foi en tant que processus (je ne parle pas là d’un certain « sentiment » de transcendance) peut être ainsi qualifiée et s’il ne s’agit pas plutôt d’un effet de bord de l’évolution dans la mesure où il est montré par la psychologie cognitive que même en absence de toute signification, notre cerveau a besoin de produire du sens.
    (illusions d’optique, paréidolies, etc…)

    Enfin, je te laisse la paternité de l’expression « ces débiles légers de chrétiens »

  29. Avatar
    Kessely jeu 13 Août 2015 Répondre
  30. Avatar Auteur
    Benoit Hébert jeu 13 Août 2015 Répondre

    Kessely, merci de formuler vos commentaires autrement que par langage télégraphique…

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