L’évangélisme et les modèles scientifiques des origines de l’homme (2): le rôle des instituts théologiques



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« La nouvelle frontière: pourquoi les instituts théologiques doivent s’emparer de se problème. »

Kyle Roberts, auteur de cet article dont nous traduisons ici quelques extraits significatifs, est professeur de théologie et de pensée chrétienne dans une école biblique aux E.U., il y enseigne un cours intitulé “Science et théologie”.

Kyle Roberts souligne trois points essentiels dans son article:

  • L’urgence de former la jeune génération de chrétiens sur ces questions car beaucoup quittent l’église quand ils sont étudiants
  • La nécessité de faire de l’apologétique (défense de la foi), pas seulement dirigée vers l’extérieur de l’église, mais vers l’intérieur.
  • Equiper les pasteurs et les leaders à répondre aux questions théologiques difficiles concernant la foi chrétienne et l’évolution.

 

Communiquer à propos de la compatibilité entre les découvertes scientifiques concernant les origines et une foi chrétienne orthodoxe est devenu vital:

“La plupart des observateurs de l’église aux E.U. ont reconnu que celle-ci était en déclin…L’une des raisons de ce déclin est que les leaders d’église n’équipent pas leur congrégation à confronter intelligemment des visions du monde alternatives (incluant entre autres, les questions théologiques, philosophiques ou éthiques). Un livre récent de David Kinnamen, You Lost Me: Why Young Christians are Leaving Church…and Rethinking Faith (Baker, 2011) (Pourquoi les jeunes chrétiens quittent l’église…et repenser la foi), montre que près de 60% des jeunes quittent l’église après le lycée, souvent rejetant la foi en bloc. L’une des raisons invoquées est une attitude perçue comme “anti-science” dans l’église. Les pasteurs, les pasteurs de jeunesse et les autres leaders ou bien sont ignorants des problèmes soulevés par la science, ou bien adoptent une position agressive…

Récemment, un groupe de sociologues chrétiens a étudié cinquante “récits de déconversions”, et ont publié une analyse de ces récits. Ils ont découvert que l’une des raisons majeures de beaucoup de ces déconversions était le manque d’engagement dans l’église concernant les problèmes intellectuels complexes, comme la relation entre la science et la foi (plus des 2/3 ont parlé de problèmes de nature intellectuelle).”

 

Défendre la foi dans l’église?

“Traditionnellement, l’apologétique a été dirigée vers les non-chrétiens (athée, agnostiques, ou les adhérents des autres religions majeures). Mais nous avons besoin d’une défense de la foi à l’intérieur de l’église même. Cette apologétique doit souligner que le choix que l’on croit devoir faire entre la science et la foi est une fausse dichotomie. Un faux choix perpétué par beaucoup de pasteurs, de pasteurs de jeunesse et d’autres leaders des branches concervatrices du christianisme. Les séminaires (écoles bibliques) doivent s’occuper de la question des “origines” parce qu’ils doivent équiper les pasteurs avec une vision du monde sophistiquée et une capacité d’avoir un discours nuancé à l’intersection de l’herméneutique biblique, l’anthropologie théologique, et les explications scientifiques des origines du cosmos, de la terre et des hommes. En résumé, les pasteurs doivent être capables d’aider leurs compatriotes convaincus par le consensus scientifique à propos des origines à réaliser qu’ils peuvent accepter ce consensus tout en affirmant simultanément l’autorité divine unique de la Bible, en tant que parole inspirée de Dieu. Ils peuvent reconnaître qu’alors que la science nous aide à comprendre les choses à un niveau empirique et naturel, l’Ecriture nous aide à les expliquer à un niveau théologique, moral et métaphysique.

 

Le rôle des écoles bibliques

Lorsque les séminaires (et les pasteurs) intègrent la science de façon favorable, plutôt qu’avec suspicion et hostilité, un grand nombre de problèmes complexes émergent et requièrent une attention soutenue. Comment Genèse 1, et 2-3 (deux récits distincts mais reliés) devraient-ils être interprétés?…La doctrine du péché “originel” ou “hérité” peut ou devrait-elle être préservée dans une doctrine évangélique qui accepte l’évolution? Ou bien la réalité empirique que tous les hommes sont des pécheurs dans les faits (ce que les théologiens ont qualifié de doctrine la plus vérifiable par l’expérience) est-elle suffisante pour justifier le fait que nous ayons tous besoin d’un Sauveur—indépendemment du fait que l’on adopte ou pas une vision littérale d’Adam et Eve et de la chute…Pour que tout cela puisse se faire, les séminaires évangéliques devront être impliqués.”

 

Ces trois points sont effectivement fondamentaux en francophonie pour qu’une vision harmonieuse entre la science et la foi chrétienne devienne la règle.


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