Bientôt disponible, le livre d’Alister McGrath : Darwin a-t-il tué Dieu ?

livre Darwin a-t-il tué Dieu
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Darwin a-t-il tué Dieu ?

 

 A paraître en janvier 2020

 

C’est un grand honneur pour l’équipe « Science & Foi » de proposer une traduction du livre  Darwin a-t-il tué Dieu ?  (The Dawkins Delusion  en version anglaise) du célèbre biologiste moléculaire britannique et désormais théologien Alister McGrath.

A l’heure où beaucoup pensent que la foi chrétienne a été rendue obsolète par les découvertes de la science, qu’elle peut même se révéler néfaste pour la cohésion sociale, la liberté intellectuelle et les progrès de la connaissance, lire Mc Grath est vraiment indispensable, voire jubilatoire. Le but de McGrath est de répondre aux arguments les plus populaires chez les défenseurs du « Nouvel Athéisme », un courant philosophique rationaliste dont Richard Dawkins, le célèbre biologiste et vulgarisateur scientifique de grand talent, est l’une des figures de proue.

 

McGrath se refuse de répondre à Dawkins sur le même ton virulent que celui-ci dans son brulot  Pour en finir avec Dieu. Loin des caricatures, McGrath  nous montre que les arguments de Dawkins manquent pour le moins de fondements rationnels dès qu’il s’éloigne du terrain purement scientifique pour aborder celui de la foi ou de la religion. C’est là tout le paradoxe. Et si le fondamentalisme athée avait recours aux mêmes schémas intellectuels que ceux qui s’opposent aux découvertes de la science au nom de leur interprétation littérale de la Bible ?

 

 

Le livre sera distribué par Excelsis et donc facilement disponible pour la francophonie.

Comme habituellement, nous proposerons également des versions dématérialisées en ebook.

 

Voir la fiche du livre

 

 

 

 

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24 Commentaires

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    Yann lun 09 Déc 2019 Répondre

    Bonjour,
    « célèbre biologiste moléculaire britannique et désormais théologien Alister McGrath »
    A lire ces lignes on pourrait penser que cette personne fait autorité en biologie. Or il n’est même pas biologiste.
    Voivi la totalité de l’article de Wikipédia à son sujet :
    « Alister McGrath, né le 23 janvier 1953 à Belfast, est un théologien irlandais, apologète chrétien et prêtre anglican.
    Ses ouvrages les plus connus ont pour thème la défense du christianisme, notamment contre l’athéisme, et les relations entre religion et science.
    Également titulaire d’un doctorat en biophysique moléculaire du Wadham College de l’université d’Oxford, McGrath est professeur de théologie au King’s College de Londres. »

    Nous voyons donc qu’il n’a aucun diplôme ni aucune activité en biologie. C’est un docteur en physique spécialisé dans celle qui se produit chez les êtres vivants, comme par exemple le calcul des forces nécessaires pour se mouvoir sous l’eau ou sur terre en fonction de sa masse, etc. Vous parlez de biologie moléculaire ? Est-il biochimiste ? Quand bien même, ce serait cette fois une branche de la chimie appliquée aux molécules utilisées par les êtres vivants. Tout cela ne lui donne absolument AUCUNE compétence dans des domaines comme la paléontologie, la génétique, la neurologie, etc. i.e. ce qui pourraient être concernés par le sujet.
    Il n’est en rien célèbre en science, n’a jamais rien publié dans une revue scientifique, etc.
    En fait c’est surtout un théologien auteur de nombreux bouquins, un art bien connu pour pratiquer le monologue, convaincre sans recevoir aucune objection.
    Salutations

  2. Avatar Auteur
    Benoit lun 09 Déc 2019 Répondre

    bio physicien moléculaire aurait été plus juste que biologiste en effet.

    Et il est bien plus connu pour son travail théologique et philosophique que scientifique, c’est certain.

    Pourtant, pas de quoi s’affoler. Il n’est pas de ces théologiens qui remettent en cause le consensus scientifique …il a simplement la culture scientifique suffisante pour aborder ces questions en sachant de quoi il parle.

    Je ne sais pas si vous êtes un athée pas content ou un créationniste ?

    Il est vrai que les écrits de McGrath ont le mérite de répondre de façon pertinente à ces deux catégories !

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      Temaro lun 09 Déc 2019 Répondre

      Bonjour Benoît,

       » Je ne sais pas si vous êtes un athée pas content ou un créationniste ?  »

      C’est bien connu, pour reprendre une célèbre réplique du  » Bon  » ( Clint Eastwood dans  » Le Bon, la Brute et le Truand  » – scène finale dans le cimetière )

       » Le monde se divise en deux catégories: les croyants contents et les athées pas contents « 

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    Yann lun 09 Déc 2019 Répondre

    S’il suffisait d’avoir un doctorat dans un domaine scientifique pour pouvoir parler de tous les domaines scientifiques ça se saurait. Il a le même niveau de compétence que pourrait avoir un spécialiste des langues orientales à propos de littérature anglaise ou un rhumatologue en cancérologie…
    J’ai vu une vidéo où les tenants de l’Intelligent Design expliquaient leur « théorie » (« idées » serait plus approprié) et j’étais mort de rire tellement c’était rempli de fautes de raisonnement. Dans le groupe, il n’y a que deux biochimistes ratés (je sais que c’est désobligeant mais il suffit de voir leur cursus…) et un mathématicien qui calcule des probabilités sans tenir compte ni de la quantité gigantesque de matière disponible ni de du temps illimité disponible. C’est sûr que si on prend une cellule, que l’on secoue bien, il y a peu de chances que cela remarche tout seul un jour… Les autres membres du groupe sont un écrivain, un philosophe et même un juriste (sic).
    Vous avez maintenant compris qu’entre les deux étiquettes je choisirais celle « d’athée mécontent » ;-) Mais je suis très content, en revanche, que mon commentaire n’ait pas permis de le déterminer : c’est signe de neutralité.
    Nous avons donc là un théologien docteur en physique qui a publié son trentième ouvrage ou à peu près (mais rien en science a priori) qui répond aux objections de Richard Dawkins qui, lui, est vraiment biologiste… S’il s’agissait de parler d’une éventuelle nécessité qu’un dieu crée le vide quantique primordial dont la fluctuation a pu déclencher le Big Bang, pourquoi pas, c’est de la physique pure (bien que très loin de la bio physique) mais le titre annonce le pire. « Darwin a-t-il tué Dieu ? ». C’est bien de parler du darwinisme… su le plan historique ! Il faudrait que Alister McGrath s’informe un peu de la biologie moderne car Darwin c’est il y a 150 ans ! La biologie a « légèrement » progressé depuis : dérive génétique, théorie synthétique de l’évolution, support de l’hérédité et des mutations, épigénétique, etc. Les principes évolutionnistes sont utilisés tous les jours en bactériologie et virologie, il n’y a plus aucun chercheur biologiste qui a le moindre doute sur le sujet, puisque c’est devenu pour ainsi dire « la base du métier ». Les modèles évolutionnistes fonctionnent très bien par simulation informatique, en utilisant les variations aléatoires par mutation, autant dire que cela ne marche plus avec intervention intelligente. D’ailleurs il suffit de voir ces constellations d’espèces, genres, familles, etc. disparus sans laissé de descendance. Le gagnant du loto peut facilement voir une main divine s’il oublie tous les perdants… Même chez l’Homme il y a une une quantité énorme de variations qui n’ont abouti à rien, et même des Hominidés non-humain (bref à aspect simiesque) qui taillaient fort bien les pierres puis ont disparu. Tous les 2-3 ans on découvre des squelettes d’une nouvelle espèce ou sous-espèce… La nôtre s’est même hybridée avec (au moins…) l’Homme de Neandertal et l’Homme de Denisovo, la plupart des humains modernes ne sont pas de l’espèce pure Homo sapiens.
    Le concept d’émergentisme rend totalement inutile la nécessité d’aucun dessein intelligent. Je conseille vivement à toute personne intéressée par ce domaine de visualiser cette vidéo « Le Jeu de la Vie — Science étonnante #49 » https://youtu.be/S-W0NX97DB0 . On assiste à la démonstration spectaculaire qu’à partir de deux règles très simples on peut obtenir des structures et des phénomènes incroyables.
    Cordialement
    PS : personnellement je serais ravi qu’une découverte un jour puisse montrer l’existence d’un dieu créateur, ce serait révolutionnaire. Manque de chances les dizaines de milliers de découvertes qui s’empilent vont toujours dans le sens inverse, ça « commence » à faire beaucoup… Ne parlons même pas de l’hypothèse selon lequel ce dieu demanderait quelque chose aux humains et que ce serait justement « celui auquel vous pensez », mais c’est un autre sujet.

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    Benoit lun 09 Déc 2019 Répondre

    Ce que tu n’as compris, cher Yann, parce que j »imagine que tu n’as jamais lu Mc Grath, c’est que ce dernier répond à Dawkins non pas sur un terrain scientifique mais philosophique et idéologique.

    Il est lui même un grand admirateur du grand talent de vulgarisateur de Dawkins ( ce que je suis aussi). Il met simplement en évidence que Dawkins dans ces ouvrages mélange allègrement les genres. Mc Grath montre que la croisade anti Dieu de Dawkins se situe hors du champ des sciences.

    Mc Grath n’est en rien un partisan du mouvement du « dessein Intelligent », pas plus que nous d’ailleurs

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      Temaro lun 09 Déc 2019 Répondre

      Bonsoir Benoit,

      Oui, en gros, la Création evolutive c’est du dessein intelligent ( » dessein  » puisqu’il y a intention et  » intelligent  » puisqu’il y a créateur) mais sans magie… C’est un peu ça l’idée non ?

      Quoique, si je me réfère à la ligne editoriale du site, vous croyez tout de même aux miracles…

      Mais peut-être que les miracles ne relèvent pas de la magie non plus…

      Pas facile à suivre si on veut rester audible !

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        Yann lun 09 Déc 2019 Répondre

        Bonjour Tenaro,

        Merci pour cette citation cinématographique, je vais la mettre de coté. Néanmoins cela jette en moi un doute : ne suis-je pas devenu, alors un athée… content ? :-))

        Sinon moi-aussi j’ai un peu de mal à situer les idées défendues ici, à moins que l’évolutionnisme soit totalement rejeté. En effet les inventeurs de l’Intelligent Design ne sont pas contre ce qu’ils appellent « l’évolution en petit », ce qui rend encore plus bancale cette idée. En effet ils reconnaissent que les bactéries ou les virus évoluent (tu m’étonnes…) en suivant les principes du darwinisme – oui, les créationnistes ne connaissent rien d’autre, comme dit plus haut. En revanche il n’y aurait pas selon eux évolution sur ce principe pour les « formes plus grandes ». C’est un dessein divin qui conduit les Primates à son aboutissement sublime qui est l’Homme, avec sa conscience et tout le tremblement. Je m’interroge sur le dessein divin concernant l’Homme de Flores ou l’Homme de Pékin, sans descendance et qui ne semble pas avoir été informé de son créateur.
        PS : pour ce qui est des miracles… le nombre de ceux reconnus à Lourdes est de même ordre de grandeur que le nombre de guérisons inexpliquées… dans les hôpitaux.

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          Temaro mar 10 Déc 2019 Répondre

          Bonjour Yann,

           » Jette en moi un doute : ne suis-je pas devenu, alors un athée… content ?  »

          Aller, une petite citation de plus pour la route… et aussi pour le plaisir.
          Comme disait ce cher Coluche:
           » Personnellement, j’aime bien être content !  »

          Voilà, à titre personnel, une attitude qui me convient parfaitement, pas toi ?

          Plus sérieusement, je ne vois pas bien quoi ajouter à tes dernières remarques.
          (stratégie de réponse de Mc Grath à Dawkins, miracles, notion de dessein confronté aux espèces humaines disparues sans préavis…)

          Nous sommes en phase, me semble-t-il !

          Bonne journée.

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      Yann lun 09 Déc 2019 Répondre

      « Ce que tu n’as compris, cher Yann, parce qu’imagine que tu n’as jamais lu Mc Grath, c’est que ce dernier répond à Dawkins non pas sur un terrain scientifique mais philosophique et idéologique. »
      Benoit, ce n’est pas que je n’ai pas compris mais que cela n’a été expliqué nulle part, nuance. ;-)
      Je n’ai assurément jamais lu Mc Grath (je doute que cela m’arrive) mais pas non plus Dawkins, cette fois parce que je n’y apprendrais rien, simple question de formation.
      Donc, si je comprends bien, c’est de pire en pire : ce n’est même pas un scientifique qui répond à la vulgarisation d’un scientifique (ce qui manquerait déjà un peu de fond…) mais un théologien qui lui répond sur le plan « philosophique et idéologique ». Une sorte de dialogue de sourds ? Je devine donc qu’il donne les arguments classique : « la science est là pour dire le comment et non le pourquoi » ou encore « la science n’est pas concernée par la transcendance », etc. etc. Il se trouve que cette vielle argumentation tient de moins en moins la route. La raison est que toutes les branches auxquelles les religions abrahamiques pouvaient s’accrocher sont en train d’être toutes sciées une à une. Après avoir abandonné la création d’Adam ex-nihilo ou d’Êve à partir d’une opération chirurgicale osseuse, il a fallu abandonner une création du monde en 6 jours, puis une création du monde tout court depuis le Big Bang, la question maintenant étant de savoir ce qu’il y avait avant… sauf que tout conduit à penser que, justement, cet « avant » n’existe pas dans le modèle relativiste. Il a fallu aussi abandonner le mythe du Déluge, ainsi la création des animaux, etc. Le problème maintenant étant de comment passer de la matière inerte à la matière vivante. Mince, c’est un peu ennuyeux parce que l’ADN et l’ARN se reproduisent déjà tout seul sans souffle divin… Cela commence à devenir très très réduit comme activité créatrice envisageable. Un petit coup de rasoir d’Ockham élimine tout ça… Je pourrais parler aussi du principe anthropique faible qui justifie très bien pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien…
      Au final… On voit que la réflexion d’un scientifique à propos d’un dieu créateur est devenu aujourd’hui hautement pertinente, et même plus que celle de théologiens qui parlent, eux, d’un domaine qu’ils ne peuvent pas appréhender dans son ensemble, à savoir ce qu’ils appellent « la Création » et que la science appelle « Univers ».

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    benoit mar 10 Déc 2019 Répondre

    Yann, lis Dawkins, puis lis Mc Grath, comme ça tu sauras de quoi ça parle ;-), et on en rediscute tranquillement

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      Yann mar 10 Déc 2019 Répondre

      Benoit, je pensais qu’avec les pavés que j’ai déposés j’avais largement montré que je maîtrisais les sujets que Dawkins serait susceptible de vulgariser. Quant à Mc Grath : des textes de théologiens qui parlent de philosophie et d’idéologie il y en a déjà plein le Web et de toutes les époques…
      Honnêtement, si tu étais spécialisé dans un domaine et athée, est-ce que achèterais un ouvrage de vulgarisation dans ton domaine puis sa critique par un théologien ?? :-)

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        Marc Fiquet mar 10 Déc 2019 Répondre

        Bonjour Yann,

        Comme souvent quand on ne connait pas un sujet on a tendance à le caricaturer un peu (réponse à ton ;-) )

        Ce n’est pas parce que certains versent dans le scientisme qu’il ne reste pas certaines questions philosophiques et métaphysiques qui se posent à nous quand nous observons l’univers et le vivant.

        Voici une question qui divise la communauté scientifique par exemple et dont la réponse dépend très fortement de notre vision du monde : l’évolution a-t-elle une direction (au sens d’un but) ?
        Voici l’analyse de McGrath, tu n’auras même pas la peine d’acheter son book :-D

        https://www.scienceetfoi.com/ressources/enigmes-evolution-but-finalite/

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          Temaro mar 10 Déc 2019 Répondre

          Bonjour Marc,

          Une question qui divise la communauté scientifique ?

           » L’évolution a-t-elle une direction (au sens d’un but) ?

          Pas vraiment.
          Ce qui se passe généralement (à l’exception de certains militants emblématiques comme Dawkins) c’est que la très grande majorité des scientifiques de haut niveau gardent pour eux leurs convictions personnelles.
          Le contrat sur lequel s’engage tout scientifique ne lui assigne pas pour mission la défense d’une confession ou d’une Eglise en particulier (c’est aussi ça la laïcité)

          Après, on peut toujours philosopher mais ceci est une autre histoire.

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          Temaro mar 10 Déc 2019 Répondre

          L’évolution a-t-elle un but ?

          Une réponse difficilement contestable.
          La vie ne peut s’épanouir que dans le cadre de conditions physiques particulières. Il suffit donc que ces conditions ne soient plus réunies pour que cette belle machinerie s’arrête.
          Encord une fenêtre de 4 à 5 milliards d’années pour notre Terre avant que l’évolution de notre soleil ne la rende impossible.

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          Yann mar 10 Déc 2019 Répondre

          Marc Fiquet : si tu crois que je ne connais pas le sujet (de l’évolution) alors là tu te fiches le doigt dans l’œil bien profond car c’est même l’une des UV que j’avais passée en fac des sciences il y a longtemps et que j’ai largement approfondi et digéré depuis. En revanche je ne vais certes pas puiser ma science dans l’expression de diverses opinions, fusse de scientifiques. Il y a des revues à comité de lecture pour ça. Donc commence par démontrer à quelqu’un en quoi il ne connait pas un sujet (en corollaire que tu le connais mieux que lui, sous peine de ridicule…) avant d’avancer ce genre de réflexion très désobligeante : cela rendra plus conviviale ce genre de conversation délicate. Tu devrais aussi comprendre (si tu connaissais justement le sujet) qu’il est nécessaire de prendre des raccourcis dans un commentaire. Les miens sont déjà assez longs comme ça, je pense.
          Dawkins a parfaitement le droit et la légitimité d’exprimer ses opinions dans un ouvrage, de faire partager des analyses à l’aulne de ses compétences professionnelles. Il s’agit de SES opinions. (J’ai aussi ce droit et si tu as les compétences pour me montrer où sont mes erreurs, je serai ravie d’en bénéficier, pour l’instant c’est râpé.) Les schismes et les hérésies se trouvent dans les religions, les croyances : chacun ses pratiques… C’est ainsi que la science ne cesse de progresser, à vitesse exponentielle, tandis que les religions… s’enfoncent dans les contorsionnistes les plus pitoyables.

          Comme le fait remarquer Tenero, non la biologie ne se demande pas si l’évolution a une direction, je ne vois même pas d’où tu sors une telle idée ! Pour le coup je crois même que tu ne comprends strictement RIEN aux mécanismes qui sont en jeu. Avant de discuter d’un sujet il faudrait en comprendre les bases, et en science cela ne se ramène JAMAIS à la vulgarisation. Donc quand un non spécialiste du sujet pense pouvoir faire une analyse originale et personnelle (c’est humain) il est CERTAIN qu’il fait des contresens. Par exemple l’évolution n’a aucun effet sur les individus, ce n’est absolument pas le plus fort qui domine. Je ne parle même pas du concept d’espèce qui demande des heures (en étant gentil…) pour être assimilé.
          PS : je viens de commencer la page dont tu donnes le lien. Cela commence très mal « L’un des arguments favoris des évolutionnistes athées est de nous faire croire que le mécanisme darwinien serait en lui même la preuve d’une absence de « destin » ou de « but ». » Comme je l’ai dit précédemment Darwin c’était il y a 150 ans : faudrait se tenir un peu au courant de la science contemporaine avant d’oser prononcer la moindre phrase à son sujet.

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            Marc Fiquet mar 10 Déc 2019 Répondre

            Du calme Yann, je ne parlais pas de tes prétendues connaissances scientifiques. Tu as l’air de penser que la pensée scientifique est plus compétente que la pensée religieuse. Or les deux ne se font pas concurrence. Déjà Galilée ne pensait pas comme ça !…

            C’est tout ce que je voulais dire. keep cool 8-)

            Quand tu auras terminé l’article de Mc Grath, vois ce que 2 spécialistes mondiaux de l’évolution pouvaient penser à propos de la contingence de l’évolution, vu que c’est ton domaine, tu vas te régaler :
            https://www.scienceetfoi.com/aux-frontieres-de-l-evolution-contingence-vs-convergence/

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            Marc Fiquet mar 10 Déc 2019 Répondre

            Pour ton PS : Mc Grath parle des athées qui font de l’idéologie à partir des mécanismes darwiniens c-a-d sélection naturelle, suivie des plus aptes.

            Darwin lui-même était agnostique, mais d’autres ont fait de sa théorie un prétexte pour clamer leur athéisme (militant) ex Dawkins écrit dans l’hologer aveugle (1989) :
             » Je ne pourrais pas imaginer être athée avant 1859, lorsque Darwin
            a fait publier L’Origine des espèces… Darwin a rendu possible le fait d’être
            un athée intellectuellement comblé. « 

            essaie juste de lire McGrath sans préjugé ni sans te sentir agressé, il veut juste remettre les choses au point, la science est neutre dans le sens où elle investigue dans le monde visible et matériel. Mais rien ne nous interdit de savoir pourquoi ce monde est tel qu’il est et de le mettre en dialogue avec les questions philosophiques et religieuses qui se posent aux limites de la science.

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              Temaro mer 11 Déc 2019

              Bonjour Marc,

               » Mc Grath parle des athées qui font de l’idéologie à partir des mécanismes darwiniens  »

              Voilà un sophisme qui vaut son pesant de cacahuètes !
               » Décortiquons  » un peu tout ça.

              Ici c’est l’utilisation du terme  » idéologie  » en lieu et place de  » interprétation scientifique  » qui pose problème.

              Une idéologie se caractérise par la volonté (souvent d’un groupe d’influence) d’imposer un système de valeurs, une vision du monde à partir de laquelle on va chercher à analyser et expliquer le monde.
              Il ne me semble pas qu’une théorie scientifique, quelle qu’elle soit, même incomplète, procède de la sorte, tout au contraire.

              A ce sujet, E.Klein se plait d’ailleurs à rappeller régulièrement que l’approche scientifique n’est pas si neutre du point de vue de nos valeurs et de nos paradigmes. Et je ne pense pas trahir sa pensée en affirmant que la connaissance est le carburant indispensable pour une large part de la réflexion philosophique, je veux dire celle qui ne relève pas de nos problématiques existentielles (ex: le sens de la vie)

               » Darwin lui-même était agnostique  »

              Oui.
              Et Descartes, Newton, Galilée étaient quant à eux croyants comme la majorité de leurs contemporains…
              Faut-il pour autant voir dans ces données historiques un argument en faveur du théisme ?

               » Rien ne nous interdit de savoir pourquoi ce monde est tel qu’il est et de le mettre en dialogue avec les questions philosophiques et religieuses qui se posent aux limites de la science. »

              Certes, mais je n’ai jamais eu de réponse claire sur les explications que la métaphysique pourrait produire, en admettant que l’ensemble de son questionnement soit même pertinent !
              (le monde a été créé, une vie après la mort…)

              Et pour quelle raison l’approche scientifique ne pourrait-elle pas répondre un jour à cette question ?

              Pour finir, pour quelle raison par exemple le théisme évoque-t-il une vie après la mort et jamais une vie avant la conception, si l’âme est indépendante du corps, conformément à la vision dualiste toujours soutenue par l’église ?

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              Temaro sam 14 Déc 2019

              Une question à propos de cette proposition:

               » Rien ne nous interdit de savoir pourquoi ce monde est tel qu’il est et de le mettre en dialogue avec les questions philosophiques et religieuses qui se posent aux LIMITES DE LA SCIENCE  »

              Et par quoi d’autre que le champ de notre ignorance penses-tu pouvoir définir les limites de la science ?

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          Yann mar 10 Déc 2019 Répondre

          Marc, je viens de finir d’analyser cette article de McGrath, en sautant toutefois le milieu – il fait 16 pages. Sa « réflexion » est une vraie catastrophe. Il prend quelques bouts de phrases hors contexte pour leur faire dire ce qu’il veut. Exemple : « Gould suggère que la direction de l’évolution pourrait être comparée à la « démarche d’un homme ivre », dans laquelle les organismes errent vers une plus grande complexité. » Ben non, c’est faux et Gould n’ignore évidemment pas que, par exemple, dans le cas du parasitisme on assiste au contraire à une simplification. L’évolution conduirait même à une simplification du génome. Voir : « Genome reduction as the dominant mode of evolution » de Eugene V. Koonin à https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/bies.201300037
          Les quelques réflexions de Simon Conway Morris sont autant pitoyables. Elles ne présentent pas la moindre once de science. Son idée d’ilots de stabilité vers lesquels, comme par magie, l’évolution s’orienterait est non fondée. Son analogie (« comparaison n’est pas raison ») avec la découverte de l’Ile de Pâques par les Polynésiens en 1200 ne vaut pas un clou. Il dit en effet que cette découverte n’est pas un hasard parce qu’ils avaient des méthodes de recherche. La belle affaire ! Cela fait 10.000 ans que les Polynésiens arpentaient le Pacifique ! C’est quoi, leurs méthodes ? A part l’observation du mouvement des oiseaux, je ne vois pas trop mais ce n’est pas mon domaine. Ce qui est fondamentalement FAUX c’est qu’il n’y a justement PAS d’ilots de stabilité dans l’évolution : celle-ci ne s’arrête JAMAIS. La seule chose qui arrive (fortuitement) c’est que certaines combinaisons présentent dans une population à un moment et un lieu donné se retrouve relativement à l’abri, provisoirement, d’une agression suffisante du milieu. En quelques sortes ce qui est stable ce n’est pas l’état de la population mais le milieu lui-même. Bref sa remarque est à peu près de même niveau que dire : « Sur Terre il y a des endroits pénards où l’on peut vivre sans se fouler… » C’est sur, pourquoi changer une équipe qui marche, mais à part ça… A ce degré, je crois que même si la science prouvait que tout de qui existe dans l’Univers vient du hasard, il y aurait encore un chrétien scientifique qui dirait que c’est Dieu qui a créé le hasard. N’oublions pas un « petit détail » : Simon Conway Morris est très connu pour ses positions déistes. Les chrétiens parlent aux chrétiens : devinez ce qu’ils concluent ? :-)
          Autres passages :
          « À un certain moment, les mécanismes nécessaires à l’évolution ont émergé, nous ne comprenons pas encore clairement comment. » Bof… Dans l’espace se trouvent des météorites bourrées de composées organiques : acides aminés, ribose, bases puriques et pyrimidiques, avec « bien sûr » aussi des phosphates. Épatant ce sont les briques de l’ARN. Une petite série d’ARN et hop on a le patrimoine génétique, par exemple d’un virus. Puisque cette série formant l’ARN peut aussi produire d’un coté de l’ADN (qui a des propriétés sensiblement différentes) et de l’autre des séries d’acides aminés bout à bout, ce que l’on appelle, ô miracle une protéine, il ne faut pas longtemps pour comprendre que le premier brin capable d’optimiser sa propre duplication va se retrouver dans un magnifique bouillon de culture, sans concurrence… jusqu’à la première mutation qui apportera un petit avantage. Tiens, curieux… cela s’appelle l’évolution. Comme quoi il n’y a pas pire aveugle que celui ne veut pas voir. A noter que des processus analogues existent ailleurs, comme dans la formation du cerveau ou dans l’intelligence artificielle : le chemin le plus simple, rapide, performant, est privilégié face aux autres, qui sont éliminés. Il n’y a que dans la pensée religieuse (ou idéologique, c’est pareil) que l’on juge nécessaire de faire intervenir des paramètres inutiles… pour arriver à ses fins. (La fin justifie les moyens…)
          Il poursuit :  » Et ceci est directement lié à la chimie du carbone, qui permet la formation de
          longues chaînes stables. Aucun autre élément ne le permet »
          Ben si, le silicium permet aussi de former de longues chaînes stables, c’est même ce que l’on trouve partout dans les minéraux. Je crois que pour 3500 espèces minérales il y en a 2000 qui sont des silicates. Le silicium permet aussi de coder de l’information, c’est même avec ça que sont faites les mémoires d’un ordinateur ! Si les conditions au sein de la croûte terrestre ne permettent pas autant de prouesse que celle du carbone on peut néanmoins remarquer que la chimie de silicium y est plus adaptée que celle du carbone : « curieusement » elle y domine. Mais cette chimie n’est pas compatible avec l’eau liquide, du moins sur Terre, pas besoin d’un choix divin pour y privilégier celle du carbone.
          Évidemment il voit dans cette chimie du carbone un exemple de réglage minutieux alors que (COMME je l’ai déjà écrit) c’est l’inverse : nous sommes là pour observer ces propriétés, dans le cas contraire personne n’observerait rien. Est-ce que le gagnant du loto est nécessairement un devin, un magicien, un type génial ? C’est ce que l’on croit quand on ne voit pas tout ce qui foire à coté, tous les perdants. C’est ce que fait remarquer Temaro dans son commentaire, à propos de notre fenêtre de 4.5 milliards d’années, qui est d’ailleurs juste la fin de la récrée, parce que d’ici là il y en aura, des tas d’astéroïdes sur la Terre… Celui des Dinosaures c’est juste il y 66 millions d’années, même pas 2 % de ces 4.5 milliards d’années. Ce jour-là, « l’ilot de stabilité » aura pris un méchant coup…
          Bon, j’arrête là parce que l’article est pitoyable, très décevant… Je trouve l’auteur très malhonnête de prendre une pensée non scientifique d’un scientifique chrétien pour la faire passer pour une piste de réflexion scientifique, qui pourrait à son tour conduire à… pouvoir conserver péniblement une petite place à un dieu, dont les voies resteront décidément impénétrables…

  6. Avatar
    Marc Fiquet sam 14 Déc 2019 Répondre

    Bonjour Yann
    Tjs là ?

    Je pense que l’on peut faire un parallèle entre les travaux de Morris pour l’évolutIon et ceux de Lemaitre en cosmologie. Ses travaux sont purement académiques, libre à chacun d’en tirer les conclusions philosophiques et religieuses qu’il en veut. C’est vrai que les observations et le modèle de Morris collent aux thèses du théisme, ils n’en demeurent pas moins sur le terrain scientifique. Voir ses publications sur le site de l’université de Cambridge.

    Nous en parlons dans cet article

    https://www.scienceetfoi.com/levolution-convergente-en-ligne/

    • Avatar
      Temaro sam 14 Déc 2019 Répondre

      Bonjour Marc,

      1. J’attends toujours une réponse à mon commentaire du 11/12.

      2. A propos du lien que tu fournis sur la convergence évolutive.
      (le cheval de bataille de S. Conway Morris qui utilise ce phénomène pour soutenir ses options spiritualistes)

       » Le caractère contingent de l’évolution a souvent été l’objet d’extrapolations philosophiques de la part de scientifiques DESIREUX de montrer que l’évolution « n’a pas de finalité », au sens métaphysique du terme.

      Pour une claire compréhension du sujet, je t’invite à suivre ce lien:
      https://www.mnhn.fr/fr/explorez/dossiers/evolution-vivant/mecanismes-evolution/adaptation

      min 2 de la vidéo:
      A travers un exemple, G.Lecointre y explique le phénomène de convergence évolutive en l’absence de toute EXTRAPOLATION METAPHYSIQUE.

      De toute évidence, ce sont bien les théistes qui éprouvent le besoin de justifier les théories scientifiques dans un cadre métaphysique qui supposerait des forces surnaturelles.
      Il suffit de le reconnaître

      Les scientifiques ne sont DESIREUX que d’une chose:
      EXPLIQUER LES FAITS, TOUS LES FAITS ET RIEN QUE LES FAITS.

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