Regard scientifique et théologique sur le déluge de Noé

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Paul Seely

Paul Seely est théologien, auteur et conférencier. Il a écrit de nombreux articles dans plusieurs revues, comme le Westminster Theological Journal ou bien Perspectives on Science and Christian Faith. Il s’est focalisé sur les onze premiers chapitres de la Genèse.

Cet article est la compilation d’une série de trois articles séparés parus sur le blog de la fondation BioLogos, (1) , (2) et (3).

 

 

Le déluge de Noé n’a pas été mondial.

Des données provenant de différentes disciplines scientifiques nous donnent des indications claires sur le fait que le déluge de Noé n’a pas recouvert tout le globe. Avant d’examiner ces données, il nous faut d’abord estimer une limite inférieure plausible à la date du déluge. Si nous partons du principe que le déluge a été un évènement historique, il doit être possible de le relier aux données empiriques de l’histoire, d’une façon ou d’une autre. Nous pouvons en faire une approximation grossière à partir des généalogies de Genèse 5 et 11. A une extrémité nous avons Adam, dont la culture est néolithique et ne peut donc être daté pas avant 9000 ou 10 000 avant J.C. A l’autre extrémité nous avons Abraham qui peut être daté approximativement en 2000 avant J.C. Dans ces deux généalogies, le déluge est au milieu de ces extrémités, et donc environ en 5500 ou 6000 avant J.C. Une indication encore plus claire de la date nous est fournie par le fait que peu après le déluge, Noé planta une vigne. Ceci implique la croissance d’une vigne domestiquée, qui n’apparaît pas dans le registre archéologique avant 4000 avant J.C.1 Le déluge biblique n’est donc probablement pas antérieur à 4000 ou peut-être 5000 avant J.C. 2

Quelles preuves avons-nous de ce qu’il n’y a eu aucun déluge mondial depuis 5000 avant J.C. ?

La première série de preuves est d’ordre géologique. Les géologues chrétiens ont fourni plusieurs raisons pour lesquelles le déluge n’a pas été mondial.3 Je n’en mentionnerai qu’une. Depuis 9000 avant J.C. jusqu’à présent, les seules roches de la Mésopotamie du Nord qui ont été façonnées par les rivières ou les océans se trouvent le long des rives des rivières. Ceci nous montre que les seules inondations qui ont affecté le nord de la Mésopotamie ces  11 000 dernières années ont été causées par des débordements de rivières.4

Le second faisceau de preuves vient du « Greenland Ice sheet Project 2 ice core » : un projet de forage de carottes de glace au Groenland. L’accord entre trois lignes de preuves indépendantes, non basées sur la radioactivité, basées sur l’alternance des saisons dans l’analyse des couches de glace nous montre que la calotte glaciaire a au moins 11 000 ans. Deux de ces lignes de preuves indépendantes nous montrent que cette calotte de glace est âgée d’encore au moins 100 000 ans supplémentaire. Un examen approfondi de cette calotte de glace nous montre qu’elle est constituée d’eau douce de haut en bas. Pas une seule couche de glace constituée d’eau salée ou d’un dépôt quelconque qu’une inondation mondiale n’aurait pas manquée de laisser. Pas une seule couche qui aurait fondu puis aurait gelé à nouveau. Cela signifie qu’aucun océan ne l’a jamais recouverte. Ainsi, l’analyse de cette calotte glaciaire contredit l’hypothèse d’un déluge universel au temps de Noé.5

Nous pouvons aussi consulter le registre archéologique. Avant que nous le fassions, nous devons rapidement souligner le fait que la datation au carbone 14 a été validée par la comparaison avec des dates connues. Cette méthode de datation par la radioactivité est en accord avec l’analyse des anneaux de croissance des pins américains que l’on peut faire remonter jusqu’en 6400 avant J.C. et avec ceux des chênes européens remontant en 8480 avant J.C.6 Cette comparaison a même convaincu Gerald Aardsma, docteur en science, spécialisé dans la datation au carbone 14 et enseignant à l’institut de recherche de la création (ICR : un institut créationniste, note du traducteur), que la datation au carbone 14 est fiable jusqu’en 9300 avant J.C. 7

Sachant que la datation au carbone 14 est valide jusqu’au moins en 9000 avant J.C., nous posons la question suivante :

« Existe-t-il des preuves archéologiques d’un déluge dans le Proche Orient après 4000 ou 5000 avant J.C. ? »

Une réponse rapide est que les seules traces d’inondations conséquentes dans le Proche Orient à cette période sont sur les bords des rivières.

Lorsqu’on examine les sites archéologiques dans cette région datant de 5000 avant J.C. jusqu’à la période d’Abraham, on ne trouve aucune preuve d’un déluge global. En fait, on trouve une succession de couches  superposées démontrant l’occupation des lieux, souvent avec les restes de maisons faites en briques de terre retrouvées intactes tout au long de cette période. Quelle que soit la date particulière que l’on adopterait pour le déluge après 5000 avant J.C., il existe des sites nous montrant dans le Proche Orient à cette date où des gens ont vécu sans être dérangés par une quelconque inondation. En d’autres mots, non seulement il n’existe pas de preuves d’une inondation globale au Proche Orient, mais nous avons la preuve archéologique qu’aucun déluge n’a recouvert toute cette région entre 5000 avant J.C. jusqu’à l’époque d’Abraham.

En fait, nous disposons de séquences culturelles ininterrompues s’étalant entre 9500 jusque 3000 avant J.C. et jusqu’au temps des patriarches et même après.8

Les données empiriques de la géologie, de la glaciologie et de l’archéologie, interprétées par la quasi-totalité des scientifiques qualifiés dans ces domaines nous attestent clairement qu’aucune inondation n’a recouvert le globe ou même tout le Proche Orient depuis 11 000 ans.

Le déluge biblique est probablement basé sur des récits plus locaux.

 

Un déluge « tout juste local »

Il y a tant de ressemblance entre le récit biblique du déluge et le récit mésopotamien que des théologiens « conservateurs » comme Alexandre Heidel, Merril Unger, Donald Wiseman, John Walton et d’autres en ont conclu que le récit du déluge remonte à une tradition commune à propos du même déluge.9 Ceci signifie que si nous pouvons localiser le déluge mentionné dans les récits mésopotamiens, nous aurons localisé le déluge biblique.

En travaillant à partir d’inscriptions et de la liste des rois sumériens, on peut dater sommairement le Noé sumérien : Ziusudra, qui vivait dans la ville de Shuruppak en environ 2850 avant J.C. Ceci est en accord avec la seule inondation mésopotamienne qui a laissé des traces en trois endroits simultanément (Shuruppak, Uruk et Kish). Un nombre conséquent de spécialistes du Proche Orient Ancien en ont donc conclu que ce déluge est probablement celui dont il est question à la fois dans les récits biblique et mésopotamiens.10

L’historien Jack Finegan écrit :

Puisque dans la tradition sumérienne, Shuruppak était la seule ville dominante et que Kish a été la première après, il est probable que l’inondation attestée à Suruppak entre le Jemdet Nasr et les premières périodes dynastiques (et à Uruk et à Kish au même moment) est le déluge historique dont on s’est souvenu si longtemps après. Il est daté environ en 2900 avant J.C.11

Il est donc plausible que le déluge mésopotamien en 2900 avant J.C. soit la base historique du récit biblique. La théorie d’un déluge mésopotamien est la seule qui puisse expliquer pourquoi aucune autre histoire de déluge n’est aussi proche que le récit biblique que les récits mésopotamiens. 12 C’est aussi la seule théorie du déluge qui s’accorde avec la description biblique des sources de l’eau du déluge comme étant des sources d’eau douce.13

Il y a donc une base objective pour un déluge biblique réel. Pourquoi ai-je qualifié mon article de « tout juste » local ? La réponse est qu’aucun déluge réel, ni le déluge de 2900 avant J.C., ni celui de la mer Noire, ni la fonte de calottes glaciaires en divers endroits ne correspondent étroitement à la description biblique du déluge. Les théories d’un déluge local ne correspondent pas au récit biblique sur des aspects secondaires, tels que la durée d’une année et la destruction de tous les oiseaux (même localement). Plus important, aucune théorie locale du déluge n’est en accord avec le récit biblique sur des points critiques : l’échouage de l’arche sur les montagnes de l’Ararat, un déluge qui couvre tout le Proche Orient (Genèse 9 :19, « toute la terre »=Genèse 10), l’établissement de Noé en tant que nouvel Adam, c’est-à-dire, un nouveau commencement de la race humaine 14, et le démantèlement de l’univers par une dé création des jours deux et trois de Genèse 1.7

Nous pouvons dire que le récit biblique pourrait très bien être basé sur un déluge mésopotamien bien réel et donc ne peut être qualifié de mythe. En même temps, il est évident à partir de l’archéologie, de l’anthropologie et de l’archéologie que les quatre points importants de la description biblique, qui dépasse bel et bien le cadre d’un déluge local, ne peuvent pas être considérés comme étant de l’histoire réelle et factuelle. Ainsi, le récit biblique pourrait être qualifié de légende (ou mieux, de légende parabolique, comme je le décrirai dans mon troisième article).

L’un des aspects qui manque bien souvent dans la discussion à propos du caractère local ou global du déluge est le fait que dans le processus d’inspiration de Genèse 1-11, le Saint Esprit s’est « accommodé »  ou adapté aux connaissances limitées des Israélites. Nous voyons ceci dans la définition de « la terre entière ». Genèse 9 :19 : «  C’est à partir de ces trois fils de Noé que toute la terre fut repeuplée. » nous conduit à la définition de l’auteur de « la terre entière. ». C’est l’espace occupé par les descendants des trois fils de Noé. Dans le contexte, cette zone est décrite dans Genèse 10. La « terre entière » selon l’auteur (final) de Genèse 6-10 est donc le grand Proche Orient.

Cette définition de la « terre entière » dans son contexte exclut les idées habituelles d’un déluge local limité ainsi que l’idée que le déluge décrit dans la Bible aurait couvert le globe entier. Le récit biblique n’est pas écrit dans la perspective de la connaissance divine de la géographie, mais est « accommodé » à la connaissance limitée des Israélites, dans laquelle la « terre entière » s’étend et est limitée au grand Proche Orient.

De plus, les sources d’eau du déluge dans l’Ecriture dépendent d’un océan au-dessus du ciel et en dessous de la terre. Ce récit est donc divinement « accommodé » à la vision de l’univers des anciens Israélites.15 Puisqu’il s’agit de la « science » du Proche orient ancien, qui depuis a été déclassée, la description biblique n’est pas entièrement factuelle. Le récit biblique est, en fait, bien plus grand qu’un véritable évènement. 16

 

« Surtout théologique »

Nous sommes donc arrivés à la conclusion que le récit du déluge de Noé s’étendait au-delà de la réalité et que l’on pouvait ainsi le faire entrer dans la catégorie de « légende ». Parce que Genèse 6-9 contient une révélation divine profonde, je pense toutefois que le mot « légende » est en réalité inadéquat. Malheureusement, il n’existe pas de mot unique à ma connaissance permettant de qualifier correctement ce récit. Une «  légende parabolique » est ce que je peux faire de mieux, parce que le genre est légendaire et pas parabolique, mais comme une parabole, ce récit raconte cette histoire comme si elle avait eu lieu avec le but de nous apprendre une leçon d’ordre spirituel.

Bien que l’auteur humain ne faisait probablement pas la différence entre la légende et l’histoire, le récit était factuel pour lui. Mais grâce à la lumière que nous avons à partir de la science moderne, il nous faut regarder ce texte comme parabolique. Pourtant, certains soulèvent encore la question.

Comment pouvons-nous croire dans les enseignements théologiques et moraux de ce récit si nous rejetons son caractère historique puisque les leçons sont basées sur la supposition que le récit correspond à des faits historiques ?

La réponse est que nous lisons par-dessus l’épaule des Israélites auxquels ce récit s’adressait. Ils croyaient qu’il s’agissait de faits. C’était une croyance naïve, mais ils n’avaient aucune raison de remettre en doute l’historicité du récit. Nous devons nous rappeler que leur compréhension du monde était celle d’un petit enfant. Comme l’a dit le théologien conservateur Charles Hodge du Princeton Seminary, ils croyaient que le ciel était solide, que la terre était plate, et que le soleil traversait littéralement le ciel.17 Tout comme pour un déluge anthropologiquement universel, les mésopotamiens du second millénaire avant J.C. croyaient qu’il s’agissait d’un fait historique important, et cette tradition s’est très probablement transmise aux Israélites au travers des patriarches mésopotamiens, en commençant avec Abraham.

A cause de ces croyances traditionnelles et scientifiquement « naïves » dont ils avaient hérité, Dieu, dans sa sagesse et sa pédagogie a choisi de ne pas les modifier mais de les utiliser 18 . Nous pouvons donc nous approprier les enseignements moraux et théologiques qui sont toujours valables pour nous, tout en reconnaissant que Dieu s’est abaissé au niveau de la « science » du Proche Orient ancien et des traditions sur laquelle elle est basée. Ces concepts dépassés aujourd’hui ne sont dans le texte uniquement parce que celui-ci ne nous était pas adressé premièrement, mais qu’il était écrit pour les anciens Israélites d’abord.

En effet, nous avons la responsabilité morale d’accepter la lumière que Dieu nous donne au travers de la science. En tant que chrétiens consacrés, nous n’avons ni le droit d’éteindre cette lumière ni de refuser de croître intellectuellement (Ps 51:6; 1 Jean 1:5, 7;1 Cor 13:11; 14:20). Le faits empirique (à ne pas confondre avec le naturalisme philosophique) est le canon que Dieu donne nous permettant d’accepter ou de rejeter une révélation divine présumée concernant des données empiriques (Deut 18:22; 1 Thess 5:21); et les faits empiriques nous montrent clairement que l’histoire et la science présumée dans Genèse 6-9 est une concession de Dieu aux croyances anciennes, et pas une révélation. 19

 

Quelle est la révélation divine dans le récit du déluge ?

Ce récit en contient plusieurs. Vous pouvez par exemple en lire une belle liste dans les écrits de Wenham et de Sarna.20 Plusieurs révélations ressortent plus particulièrement à cause de leur contraste avec les récits mésopotamiens du déluge. La plus évidente d’entre elles est certainement qu’il n’y a qu’un seul Dieu, contrairement au panthéon de dieux. Ainsi, il n’y a aucune possibilité pour que l’acte d’un des dieux soit contrarié par celui d’un autre dieu, comme cela se produit dans le récit mésopotamien. Le Dieu de Genèse 6-9 est souverain sur la création toute entière. Il contrôle toute chose.

Deuxièmement, Dieu est juste. Il envoie le déluge comme un juste jugement envers une création qui s’est rebellée contre lui. La raison même du déluge est très différente de la vision babylonienne dans laquelle le déluge a lieu parce que les humains faisaient tant de bruit sur la terre que le dieu en chef ne pouvait pas dormir.

Troisièmement, Dieu aime les hommes. Bien qu’il ait à juger leur péché, il envoie le déluge à contre cœur ; et ordonne à Noé et à ses fils de se multiplier et de peupler la terre. Ceci contraste avec la théologie babylonienne dans laquelle le Dieu en chef est en colère que des hommes aient pu échapper au déluge, et il tente sans cesse de limiter la population humaine, avant et après le déluge.

Quatrièmement, Dieu sauve certaines personnes dans sa grâce.

Ces révélations sont confirmées par l’enseignement de Jésus et par le reste du N.T. Sur la base de ces révélations du caractère de Dieu, nous pouvons prier avec espérance, lui faire confiance dans les périodes de test, recevoir son aide quand c’est nécessaire, et espérer la délivrance au jugement dernier. Ces révélations de Genèse 6-9 peuvent donc fournir une base à une marche avec Dieu qui lui plaise et qui nous fournit par sa plénitude plus d’assurance à propos de la vérité du Christianisme que beaucoup de motifs plus philosophiques. Comme il est écrit,

“Si quelqu’un est décidé à faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra bien si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.” (Jean 7:17)

Notes

1. Jane M. Renfrew, “Vegetables in the Ancient Near East Diet,” CANE 1:192; Daniel Zohary and Maria Hopf, Domestication of Plants in the Old World (2d ed.; Oxford: Clarendon, 1993), 134

2. For more details see Paul H. Seely, “Noah’s Flood: Its Date, Extent, and Divine Accommodation,” Westminster Theological Journal 66 (2004) 291-293.

3. Glenn Morton, “Why the Flood was not Global,” http://home.entouch.net/dmd/gflood.htm; Donald C. Boardman, “Did Noah’s Flood Cover the entire World, No,” in Ronald F. Youngblood, ed., The Genesis Debate: Persistent Questions about Creation and the Flood (Grand Rapids: Baker, 1990) 210-229. Wayne Ault, « Flood, » Zondervan Pictorial Encyclopedia of the Bible (Grand Rapids: Zondervan, 1976) 2:556-563; Davis Young, Creation and the Flood (Grand Rapids: Baker, 1977) 176-210.

4. Communication personnelle de Glenn Morton vérifiée sur des cartes géologiques.

5. Paul H. Seely, “The GISP2 Ice Core: Ultimate Proof that Noah’s Flood was not Global,” Perspectives on Science and Christian Faith 55 (2003) 252-60 http://www.asa3.org/aSA/PSCF/2003/PSCF12-03Seely.pdf.

6. M. Spurk, M. Friedrich, J. Hofmann, S. Remmele, B.Frenzel, H. H. Leuschner, and B. Kromer, « Revisions and Extension of the Hohenheim Oak and Pine Chronologies: New Evidence About the Timing of the Younger Dryas/Preboreal Transition, » Radiocarbon 40 (1998) 1107- 1116.

7. Gerald Aardsma, « Radiocarbon, Dendrochronology and the Date of the Flood, » in Proceedings of the Second International Conference on Creationism (ed. Robert E. Walsh and Chris L. Brooks; Pittsburgh, PA: The Fellowship, 1990) 1-10; Gerald Aardsma, « Tree-ring dating and multiple ring growth per year, » Creation Research Society Quarterly, Vol. 29 (March 1993) 184-189.

8. Les deux sites, Abu-Hureyra en Syrie et Mehrgarh au Pakistan, par eux mêmes, portent les traces d’occupation continue 9500 à 3000 avant J.C.. Andres M. T. Moore, G. C. Hillman, and A. J. Legge, Village on the Euphrates (Oxford: Oxford University Press, 2000), 491-93; Frank R. Allchin and Bridget Allchin, “Prehistory and the Harrapan Era,” The Cambridge Encyclopedia of India (ed. Francis Robinson; Cambridge: Cambridge University Press, 1989), 71; Dilip K. Chakrabarti, India: An Archaeological History (New York: Oxford University Press, 1999), 126-36.

 

9. Alexander Heidel, The Gilgamesh Epic and Old Testament Parallels (Chicago: University of Chicago Press, 1946, 1949) 260. See a list of similarities in Gordon Wenham, Genesis 1-15 (Waco, TX: Word, 1987) 163–64; Merrill F. Unger, Archaeology and the Old Testament (Grand Rapids: Zondervan, 1954) 68; Donald J. Wiseman, Illustrations from Biblical Archaeology (London: Tyndale, 1958) 8; John H. Walton, Ancient Israelite Literature in its Cultural Context (Grand Rapids: Zondervan, 1989) 40.

10. William W. Hallo and William Kelly Simpson, The Ancient Near East: A History (New York: Harcourt Brace Jovanovich, 1971) 35–36; Mallowan, « Noah’s Flood Reconsidered, » 81; Samuel Noah Kramer, « Reflections on the Mesopotamian Flood: The Cuneiform Data New and Old, » Expedition 9:4 (Summer, 1967) 18; H. W. F. Saggs, Babylonians (Berkeley: University of California Press, c2000) 39.

11. Jack Finegan, Archaeological History of the Ancient Middle East (Boulder, Colo.: Westview Press, 1979) 26.

12. John Bright, “Has Archaeology Found Evidence of the Flood?” The Biblical Archaeologist 5 (1942) 56; Derek Kidner, Genesis (Chicago: Inter-Varsity, 1967) 96; Bruce K. Waltke, Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 2001) 132.

13. Rain is obviously fresh water, and see Gerhard F. Hasel, “The Fountains of the Great Deep,” Origins 1 (1974): 67-72.

14. Kenneth Mathews, Genesis 1–11:26 (Nashville: Broadmans, 1996) 351, 398. Le fait que  Noé prenne la place d’Adam a été largement reconnu pendant des siècles, e.g., “Noah was the beginning of our race” (Justin Martyr, Dial 19, ANF 1:204); “Noah, the second father of mankind” (Charles John Ellicott, Ellicott’s Commentary on the Whole Bible [c. 1863; repr., Grand Rapids: Zondervan, 1959], 1:44); “the second origin of the human race” (Benjamin B. Warfield, “The Biblical Idea of Revelation,” dans The Inspiration and Authority of the Bible [Philadephia: Presbyterian & Reformed, 1948], 78); “Adam the father of all humanity and Noah its father in the post-diluvian world” (Bruce Waltke, Genesis [Grand Rapids: Zondervan, 2001], 127); “Noah is a second Adam,” Victor Hamilton, The Book of Genesis Chapters 1–17 [Grand Rapids: Eerdmans, 1990], 313).

15. Hamilton, The Book of Genesis, 291; Mathews, Genesis, 351, see 376; Walter Brown, The Ethos of the Cosmos (Grand Rapids: Eerdmans, 1999) 54, cité par John H. Walton, Genesis (Grand Rapids: Zondervan, 2001) 331; Waltke, Genesis, 139; Gordon Wenham, Genesis 1–15 (Waco, Tex.: Word, 1987) 181.

16. Pour plus de détails concernant l’accommodation, voir mon article “Noah’s Flood: Its Date, Extent, and Divine Accommodation,” Westminster Theological Journal 66 (2004) 291-311.

17. Charles Hodge, “Inspiration,” reprinted in The Princeton Theology, ed. Mark Noll (Grand Rapids: Baker, 1983) 137.

18. Puisque l’Ecriture accommode des maux de nature morale tels que le divorce pour une raison quelconque et l’esclavage, Dieu pouvait certainement s’adapter à la vision erronée de la science et de l’histoire qu’avait Israël. Et il l’a fait.

19. En ce qui concerne les divers textes souvent utilisés pour soit disant prouver que l’inspiration garantit l’inerrance en matière de science et d’histoire, voir mon livre, Inerrant Wisdom (Portland, OR: Evangelical Reform, 1989).

20. Gordon J. Wenham, Genesis 1-15 (Waco, TX: Word Books, 1987) 165-66; Nahum M. Sarna, Understanding Genesis (New York: Schocken Books, 1966) 48-59.