Qu’est-ce que l’évolution ?

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 En résumé

 

L’évolution c’est quoi au juste ?

Loin des clichés et des philosophies parfois attenantes que nous dit la théorie de l’évolution ?

 

L‘évolution est le modèle biologique permettant d’expliquer scientifiquement l’histoire de la vie sur terre.

Alors que certains pensent que l’évolution est équivalente à l’athéisme, nous pensons que l’évolution est la description de la méthode divine de création de la vie.

L’évolution fait référence à la descendance avec modification. De petites modifications ont lieu au niveau génétique (dans l’ADN) à chaque génération, et ces modifications génétiques peuvent modifier la façon dont une créature interagit avec son environnement. Au cours du temps, l’accumulation de ces variations génétiques peut changer les caractéristiques de toute une population, et de nouvelles espèces apparaissent.

Les changements majeurs dans les formes de vie ont lieu par les mêmes mécanismes, mais sur de plus longues périodes de temps encore. Toutes les formes de vie ont le même ancêtre, il y environ 3.85 milliards d’années.

 

 En détail

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 Introduction

Le terme évolution signifie un changement au cours du temps. Par exemple, les ordinateurs portables ont évolué ces dix dernières années. Néanmoins, lorsque les biologistes parlent d’évolution, ils font référence à l’histoire de la vie. Plus précisément, l’évolution biologique fait référence au développement des diverses espèces1

actuelles à partir d’espèces ancestrales. Le lent processus du développement évolutif repose sur des changements au niveau de l’ADN, les mutations, qui vont changer fondamentalement la biologie de l’organisme. Quand ces changements sont favorables à la survie, ils sont conservés. Si une population de quelques individus connait un nombre important de changements – et est isolée géographiquement d’autres populations – une nouvelle espèce peut apparaître.

 Descendre d’espèces communes

Un principe fondamental de l’évolution biologique est que tous les êtres vivants descendent d’espèces ancestrales moins avancées. Ces premiers organismes vivants seraient apparus il y a environ 3,85 milliards d’années, certains détails étant encore inconnus. L’origine de la vie demeure par conséquent encore inexpliquée, et les théoriciens de l’évolution ne tentent pas de l’expliquer. Ces premiers organismes étaient porteurs d’information et étaient capables de se répliquer. Sur de longues périodes de temps, la sélection naturelle de mutations bénéfiques – et la contre-sélection des mutations délétères – a conduit à la large diversité de tous les êtres vivants qui existent aujourd’hui.

Mutations géniques et variations physiques

Dans son livre, L’Origine des Espèces, Charles Darwin note que lorsqu’une espèce se reproduit, l’organisme nouvellement créé comporte de légères variations par rapport à son prédécesseur. Même si Darwin ne le savait pas à l’époque, ces différences physiques étaient la conséquence d’une variation de l’ADN. Ce type de changements qui apparaissent à une génération est généralement dû à une nouvelle combinaison de variations au niveau des gènes présents chez les parents. Néanmoins, avec le temps, de nouvelles mutations dans l’ADN peuvent conduire à l’émergence de nouvelles propriétés. Ces mutations dans l’ADN favorisent subtilement certaines propriétés, bien qu’elles apparaissent comme se développant aléatoirement. Encore une fois, ce sont ces variations qui sont responsables du changement de la biologie ou des caractéristiques physiques de l’organisme.

 

 La sélection naturelle

Un second thème abordé par l’œuvre de Darwin est l’idée que toutes les espèces luttent pour leur survie. Dans la nature, il y a une compétition évidente pour les ressources, ainsi qu’une lutte pour éviter de devenir la nourriture d’un autre organisme. Les variations aléatoires qu’un organisme hérite peut soit l’aider soit le défavoriser dans cette lutte pour la survie. En fait, la plupart des mutations ont un effet négatif, mais les organismes qui héritent d’un caractère bénéfique rare ont une plus grande probabilité de se reproduire que les autres organismes, ce qui conduit à une augmentation dans le temps d’organismes porteurs de ce caractère avantageux. La lutte pour la survie est la méthode que la nature utilise pour sélectionner certains caractères.

Plus récemment, il a été proposé que la sélection naturelle ne repose pas uniquement sur la lutte pour la survie d’organismes individuels. Par exemple, un groupe d’organismes peut parfois bénéficier du comportement de ses membres qui par ailleurs peut être négatif au niveau de l’organisme individuel. Ce type de sélection appelé « sélection de groupe » prend en considération la survie de toute la communauté d’une espèce donnée. Dans une communauté, certains caractères ou comportements naturellement sélectionnés pour un individu peuvent être défavorables au groupe. Par exemple, un taux de reproduction élevé est normalement avantagé pour l’évolution d’une espèce dont les membres vivent relativement isolés les uns des autres. Mais pour une espèce dont les membres vivent en communauté, un taux de reproduction très élevé peut être problématique pour le groupe, par exemple si les ressources en nourriture sont limitées. Dans une telle situation, les communautés dont les membres ont un taux de reproduction modéré auront une probabilité plus forte de survie.

 

Hérédité

L’hérédité de caractéristiques physiques est le point essentiel de la sélection naturelle. Il n’y aurait aucune possibilité de changement significatif au cours du temps si les caractères bénéfiques n’étaient pas transmis de génération en génération. Quand Darwin a publié L’origine des espèces, l’hérédité était peu comprise. Il a fallu plus d’un quart de siècle pour redécouvrir les travaux de Grégoire

Mendel et les lois de l’hérédité. Et ce n’est qu’au milieu du XXème siècle que les travaux de Mendel furent intégrés au darwinisme conduisant à une théorie plus complète de l’évolution que l’on a appelé « néodarwinisme ».  Spéciation  Une objection souvent faite à l’encontre de la théorie de l’évolution est que malgré des centaines d’années d’observations, il n’y a pas de preuve expérimentale de macroévolution, ou de l’émergence de nouvelles espèces. Les scientifiques ont seulement décrit des variations au sein d’espèces préexistantes, soit donc de la microévolution. Quelques exemples notoires incluent la variation des becs de pinsons des îles Galapagos, ou les différentes races de chiens issues de la sélection des hommes. Dans ces cas, le résultat d’un changement graduel n’a pour effet que l’émergence d’une nouvelle forme au sein de la même espèce.  La distinction entre microévolution et macroévolution est quelque peu arbitraire. Après tout, la macroévolution n’implique rien de plus qu’une longue série de changements microévolutifs au sein d’une espèce donnée jusqu’à ce que ces changements soient tels qu’ils empêchent l’intercroisement au sein de l’espèce. Conformément à la définition que nous avons donnée de l’espèce, ce phénomène conduit à définir une nouvelle espèce. Ceci est particulièrement vrai lorsqu’il se produit une séparation géographique sur une longue période de temps. Si, suivant un lent processus de changements microévolutifs, une espèce est divisée par une barrière géographique comme une rivière ou une montagne, les différents facteurs des deux environnements peuvent favoriser la transmission aux générations suivantes de caractères différenciés. Avec suffisamment de temps, des changements macroévolutifs peuvent ainsi conduire à la spéciation.  Beaucoup se demandent pourquoi les changements macroévolutifs n’ont jamais été observés. La réponse, pour reprendre Darrel Falks , est que nous n’avons tout simplement pas regardé suffisamment longtemps. Le type de mutations géniques qui peut conduire à terme à des changements macroévolutifs sont rares, ce qui explique la lenteur du processus évolutif. La durée passée à observer la nature ne représente qu’une fraction infime de l’échelle de temps évolutive. De plus, les processus évolutifs ne peuvent être réduits à des croisements contrôlés au sein d’une espèce. Sélectionner une nouvelle race de chien, par exemple, consiste principalement à mélanger l’information génétique déjà présente au sein des gènes de la population canine. S’il y a une certaine caractéristique, concernant la taille ou la couleur, déjà présente au sein des gènes, la sélection consistera principalement à augmenter la fréquence de cette caractéristique dans la population. Néanmoins, la sélection n’accélère pas le taux de mutations géniques qui se produisent à chaque génération. Parce que ces nouvelles mutations sont rares mais représentent les étapes nécessaires aux changements évolutifs, la sélection n’accélérera pas le processus de macroévolution.

 

Fausses conceptions

un certain nombre de fausses idées ont produit de la confusion ou même de la suspicion. L’un de ces arguments fréquents est que malgré les centaines d’années d’observation, nous n’aurions pas recueilli de preuve expérimentale du passage d’une espèce à une autre, comme un chat se transformant en chien. La vérité est qu’une telle transition n’est absolument pas prévue dans le cadre de la théorie de l’évolution. Dans certains cas, les scientifiques ont observé l’apparition de nouvelles espèces, mais il est vrai que nous n’avons pas observé de changement majeur dans leur forme extérieure. La raison en est que nous n’avons pas pu observer assez longtemps.  L’ évolution de nouvelles formes- ce que certains appellent parfois « macroévolution »- exige beaucoup, beaucoup de temps.

Ensuite,  affirmer que les humains partagent des ancêtres communs avec d’autres espèces ne doit pas être compris comme signifiant que les humains ont évolué à partir d’espèces qui existent aujourd’hui. Plutôt que d’avoir évolué à partir des chimpanzés, les humains partagent avec eux un ancêtre proche. Ainsi, nous sommes avec les chimpanzés plus cousins que « petits-enfants ». Aucune espèce actuelle de primate n’est l’ancêtre de l’espèce humaine.

Une troisième fausse conception est que l’évolution est un processus aléatoire et sans but. Il est vrai que les mutations individuelles sont aléatoires dans le sens qu’on ne peut les prévoir, mais la sélection naturelle n’est absolument pas aléatoire. Le fait qu’il y ait ou non une intention derrière le processus évolutif n’est pas une question scientifique, et la réponse à cette question dépend grandement des options philosophiques et métaphysiques de chacun.

Pour les croyants dans le Dieu de la Bible, créateur et soutien permanent de l’univers entier, l’évolution est simplement le moyen par lequel le créateur accompli son oeuvre glorieuse de vie.

 

Notes

  1. En général, la définition de l’espèce est un groupe d’individus capable de se reproduire entre eux et de produire une descendance fertile. Néanmoins il est difficile d’appliquer cette définition aux premiers stades de la vie microbienne sur la terre, puisqu’il y a eu des transferts horizontaux de gènes entre différents organismes.
  2. University of California Museum of Paleontology, « Discrete Genes Are Inherited: Gregor Mendel, » Understanding Evolution, http://evolution.berkeley.edu/evolibrary/article/_0/history_13.
  3. Pour une réponse plus détaillée à cette affirmation, voir  De la génétique à Dieu de Francis S. Collins (New York: Presses de la Renaissances), . Voir aussi Darrel R. Falk, Coming to Peace with Science: Bridging the Worlds between Faith and Biology (Downers Grove, IL: InterVarsity Press, 2004), 130.
  4. Falk, Coming to Peace with Science: Bridging the Worlds Between Faith and Biology, 131.
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