Lettre à un ami athée (3)

Posté par Roger Lefebvre
Article 3 sur 14 pour la série : Lettre à un ami athée
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Cher Ami,

 

Voici donc la troisième lettre que je t’adresse. La deuxième s’efforçait de comprendre le désintérêt que nos contemporains, croyants ou non, manifestent envers les diverses églises chrétiennes. Il est vrai que la multitude d’églises et de sectes « chrétiennes » rencontrées sur la place publique est, déjà en soi, une source d’interrogation et de suspicion bien légitime. Chacune se présentant comme la meilleure, voire la seule véritable, on peut comprendre que beaucoup de gens finissent par ne plus s’y retrouver et renonce, une fois pour toute, à faire le tri. Les plus persévérants, cependant, posent souvent la même question : « Mais finalement, quelle est donc la bonne religion ? »


La réponse est à la fois simple et compliquée ! Elle procède de deux approches différentes, selon que l’on répond à cette question du point de vue de la foi au Christ, ou bien sous l’angle des dénominations qui revendiquent cette foi. En principe, tous ceux qui reconnaissent Jésus-Christ comme leur Sauveur et Seigneur – encore faudrait-il préciser ces deux termes – appartiennent à l’Eglise Universelle de Jésus-Christ… quelle que soit leur appartenance ecclésiastique. Mais dans les faits, ces chrétiens se répartissent dans diverses dénominations chrétiennes, ayant chacune leurs spécificités, leurs particularismes et… leurs prétentions !

 

Si cette explication n’apporte pas de réponse définitive à la question, elle permet cependant de s’en rapprocher. En effet, la meilleure dénomination n’existe pas en absolu, mais seulement de façon toute relative, puisque c’est celle qui permet à chaque chrétien de s’épanouir au mieux… Or, comme chaque être humain est différent, cette perspective d’épanouissement varie avec chaque croyant… Il appartient donc à chacun de trouver et de s’intégrer à la communauté où il pourra se développer au mieux. En d’autres mots, on peut dire que la Religion Chrétienne est unique, mais qu’elle se vit au sein de dénominations et communautés diverses qui ont vocation de se compléter et non de se combattre les unes les autres.

 

Cependant, restons lucides : cette vision idyllique est loin de correspondre à la réalité rencontrée sur le terrain. En pratique, les diverses dénominations « chrétiennes » ne se valent pas toutes, car elles comptent bon nombre de sectes en leur sein. Aussi, celui ou celle qui désire se faire une opinion raisonnable et objective – pour autant que ce mot ait un sens en matière de religion – ne peut faire l’économie d’une démarche personnelle. Mais attention, pour aboutir, cette recherche doit éliminer d’office toutes les dénominations qui présenteraient l’un ou l’autre caractère sectaire. Ce sont ces critères que nous tâcherons de cerner dans un prochain courrier.

 

A bientôt !

R.L.

 


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Roger Lefebvre
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12 Commentaires

  1. Yogi mer 07 Nov 2012 Répondre

    Bonjour,

    Je crains que vous n’entriez là dans des distinctions bien détaillées par rapport à la perception et aux objections des athées sur la religion chrétienne. Avant même les problèmes posés par la diversité des chapelles, je crains que beaucoup ne butent déjà sur les fondements même de la foi, comme par exemple la notion d’un Christ « Sauveur ».
    Comment un dieu omniscient peut-il condamner et punir sa propre créature sans se remettre lui-même en question, comment peut-il ensuite se sacrifier lui-même à lui-même pour sauver sa créature de la condamnation qu’il a lui-même prononcée, voilà des concepts qu’un athée aura du mal à saisir, avant même le fait que des obédiences chrétiennes différentes tirent des conséquences différentes de ces dogmes.

  2. Benoit Hébert jeu 08 Nov 2012 Répondre

    Bonjour Yogi,

    Quelques éléments de réponse se trouvent sûrement dans la notion de liberté humaine et de justice. La conséquence inévitable de notre libre arbitre est que nous pouvons refuser pour nos vies la loi morale et décider de prendre nos décisions en complète autonomie…C’est ce qui a conduit l’humanité dans l’impasse dans laquelle elle se trouve aujourd’hui.

    Mais Dieu dans son amour avait prévu de réparer notre injustice à ses dépends:

    “En effet, quand nous étions encore incapables de nous en sortir, le Christ est mort pour les pécheurs au moment fixé par Dieu. C’est difficilement qu’on accepterait de mourir pour un homme droit. Quelqu’un aurait peut–être le courage de mourir pour un homme de bien. Mais Dieu nous a prouvé à quel point il nous aime : le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. Par son sacrifice, nous sommes maintenant rendus justes devant Dieu ; à plus forte raison serons–nous sauvés par lui de la colère de Dieu.” (Romains 5:6-9 BFC)

  3. Roger Lefèbvre Auteur
    Roger Lefèbvre jeu 08 Nov 2012 Répondre

    Bonsoir à Vous deux !

    Question pertinente Yogi, tout comme la réponse de Benoit…
    Permettez-moi toutefois de suggérer une nuance liée au fait que (une fois de plus) nous usons d’un vocabulaire partiellement piégé du fait qu’il joue sur deux registres à la fois.

    1° Le registre juridique :
    Loi divine >> transgression >> sanction >> épongement de la dette >> libération possible >> repentance >> pardon/réinsertion…

    2° Le registre relationnel :
    Dieu offre son amour >> l’homme rejette cet amour >> rupture du dialogue/de la relation >> incarnation/médiation >> rétablissement du dialogue pour qui accepte >> relation d’amour

    Tout cela est très schématique, mais ces deux registres se superposent toujours plus ou moins dans la Bible. Et, selon les époques, ce qu’il est convenu d’appeler « l’évangélisation » a mis l’accent tantôt sur un aspect, tantôt sur l’autre pour faire comprendre son péché à tout humain qui s’interroge sur le sens de la foi chrétienne. Autrefois on jouait beaucoup sur le premier registre, aujourd’hui on lui préfère souvent le second.

    À noter que la notion biblique de « péché » est elle-même assez ambivalente sur ce point, puisqu’elle implique que l’on « rate la cible ».(En clair, que sans Dieu, on « rate sa vie ».) Si bien que’en fait la sanction consiste à payer les conséquences de nos propres inconséquences… Encore faut-il en prendre conscience : d’où la responsabilité des chrétiens qui est de partager leur foi (et non de faire du prosélytisme) en disant à leur contemporains : Attention, au bout de la route, le pont est coupé !

    Je ne sais pas si la suite de cette modeste série de lettres y répondra mieux ? À suivre, donc…

    Roger

  4. Josepha Faber Boitel ven 09 Nov 2012 Répondre

    Bonjour à tous,
    Permettez-moi d’ajouter à la distinction faite par Roger un autre registre que je trouve délicat : celui de la culpabilité (honte et regret, repentir et rechat) après la prise de conscience de ce qui est vécu comme une transgression (vocabulaire juridique) et une trahison (vocabulaire relationnel).
    Et pour nos amis athées, il paraît parfois masochiste de s’attacher à un système dans lequel l’homme est designé comme pécheur. L’homme c’est le fils prodigue, une position inconfortable au quotidien pour quelqu’un qui n’est pas familier avec la rhétorique chrétienne et la réalité de l’Amour divin.
    À la prochaine lettre donc.

  5. Yogi sam 10 Nov 2012 Répondre

    Bonjour Benoit,

    Je crois que nous l’avons déjà rapidement évoqué ici, mais je ne vois pas comment la notion de « libre-arbitre humain » pourrait être compatible avec un Créateur omniscient. Dieu a créé l’humanité en connaissant tout de ses choix futurs, avant même que la dite humanité n’ait la moindre existence : Il a donc bien choisi délibérément de la créer pécheresse – à moins que quelqu’un n’ait forcé Dieu ;-) ?

    C’est donc Dieu qui a directement conduit l’humanité « dans l’impasse dans laquelle elle se trouve aujourd’hui » : Il l’a conçue et créée pour cela et pour rien d’autre, puisque c’est ce qui s’est passé et qu’Il est omniscient.

    Résumons nous : un Créateur crée délibérément sa créature de telle sorte qu’elle lui désobéisse, afin de la condamner à la souffrance et à la mort, et ensuite se sacrifie lui-même pour obtenir de lui-même le pardon de cette désobéissance qu’il avait volontairement construite … comment dire … pour convaincre les athées il va y avoir du boulot.

  6. Benoit Hébert sam 10 Nov 2012 Répondre

    Bonjour Yogi!

    C’est sûr qu’avec une description aussi déformée de la vision chrétienne du monde, il y a de quoi être repoussé!

    Je vous encourage à lire les excellents articles de Bruno Synnott sur ce blog ou sur le sien à propos de la nature du mal et du péché pour vous convaincre que « Dieu n’a pas choisi de créer l’humanité délibérément pécheresse ».

    Pourquoi des parents choisissent-ils d’avoir des enfants, malgré toutes les difficultés relationnelles et d’éducation que cela entraîne presque inévitablement?

  7. Yogi sam 10 Nov 2012 Répondre

    Hélas Benoit cette comparaison ne me paraît pas tout à fait valide car les parents ne créent pas le moindre détail de la vie de leurs enfants lorsqu’ils les mettent au monde. Nous ne sommes pas des enfants autonomes, nous sommes des créatures dont les moindres faits et gestes sont connus de Dieu avant même que nous n’existions, faits et gestes qui sont donc conçus et voulus par Lui. Rien de tel pour des parents humains.

    J’ai déjà effleuré cette question avec Bruno Synnott sur ce blog http://www.scienceetfoi.org/2012/04/homme-ou-bonobo/ et ce que j’ai retenu de sa réponse, peut-être à tort, c’est « oui c’est un paradoxe mais c’est comme ça ».

    C’est bien là à mon avis toute la difficulté du dialogue entre croyants et athées. Il est dit aux athées : « abandonnez toute raison, et alors les incohérences, les contradictions, les absurdités disparaissent ». Certes. Mais à ce compte-là on peut croire n’importe quoi.

  8. Benoit Hébert sam 10 Nov 2012 Répondre

    D’accord avec toi Yogi sur le fait que cette comparaison a ses limites, mais cela ne lui enlève pas pour autant toute pertinence.

    Nous ne disons pas aux athées « abandonnez toute raison ». De toute façon nous ne prenons pas nos décisions les plus fondamentales et adoptons les réponses aux « grandes questions de la vie » sur la base de la « raison pure ».

    Bien d’autres paramètres émotionnels, affectifs et autres liés à notre psychologie humaine interviennent à ce niveau. Nos choix sont à la fois guidés par notre raison, mais aussi par notre passé et notre expérience personnelle. Aucune vision du monde ne fournit aujourd’hui des réponses aux questions existentielles sur la base de la rationalité pure! pas même le matérialisme philosophique!

    Oui, il existe dans la foi chrétienne une dimension qui dépasse la « rationalité pure ». Oui il existe des mystères et des questions qui resteront peut-être sans réponse ici-bas! La bonne question a se poser est donc: quelle croyance nous fournit aujourd’hui une vision du monde la plus cohérente avec l’expérience humaine?

    A ce niveau là, ma conviction, mon expérience personnelle et celle de centaines de millions d’hommes et de femmes est que la foi chrétienne est plus performante que toutes les autres visions du monde (ou plus modestement celles que je connais).

    J’aime beaucoup ce texte de Gordon Glover que j’avais traduit à l’époque pour en faire un article

    « L’univers matérialiste ou « faut-il tuer toutes les blondes? »

    Nous savons qu’il y a plus dans la vie que la matière physique, non pas parce qu’il serait possible de le prouver par déduction logique, mais par l’impossibilité du contraire. Le matérialisme, en tant que philosophie de vie, n’est tout simplement pas cohérent avec l’expérience humaine. Les réalités spirituelles qui transcendent l’univers sont nécessaires parce que, sans elles, l’univers serait moralement inintelligible et irrationnel. Les absolus immatériels tels que le bien, le mal, l’amour et la haine seraient sans signification, jetés en pâture au plus offrant. Dans ce type d’univers, chacun pourrait créer son propre système de moralité et il serait tout aussi valable que celui de n’importe qui d’autre. Cette idée à l’air plutôt séduisante, jusqu’à ce que le système de valeur de l’un n’empiète sur le système individuel de valeur d’un autre.

    Par exemple, si quelqu’un disait qu’il faut tirer sur toutes les blondes, il n’existe aucune défense matérialiste contre une chose de ce genre. Toute tentative de montrer que c’est mal ou immoral ferait appel à des choses comme les droits de la personne, la liberté individuelle, le bien et le mal, la tolérance, l’acceptation des autres. Mais aucune de ces choses n’a de signification absolue dans un univers matérialiste. Elles peuvent signifier ce que chacun veut parce qu’elles ne sont que le produit de notre pensée, la création de notre imagination, qui est elle-même basée sur la chimie et la biologie. Le matérialisme interdit toute réalité transcendante qui existe en dehors de nos propres mécanismes. Des concepts comme le bien, le mal, le juste, l’injuste ne sont que des inventions humaines, issues de la nécessité d’un semblant d’ordre social pour le bien commun. Mais ultimement, ils ne sont que ce que nous disons qu’ils sont.

    Si vous prétendez que le fait de tirer sur toutes les blondes est contraire à l’ordre social, un matérialiste peut tout aussi bien vous dire qu’il ne croit pas dans l’ordre social et que votre définition du bien ne s’applique pas à lui. En fait, s’il arrive à convaincre une majorité d’électeurs pour être d’accord sur l’exécution de toutes les blondes, il suffit d’en faire une loi, et qu’il en soit ainsi. Et s’il n’arrive pas à réunir cette majorité, tout ce dont il a vraiment besoin, c’est d’une minorité suffisamment puissante. Au fond, qui a besoin d’une majorité ? Après tout, dans un univers matérialiste, la seule autorité légitime est le pouvoir. La force fait le droit. Toute chose serait légitime, et toute autorité civile, familiale et ecclésiastique serait illégitime. Toute référence à une vérité transcendante est équivalente à la croyance au père Noël ou à la petite souris.

    Ironiquement, les matérialistes jouissent aujourd’hui de la sécurité relative d’un univers moralement intelligible et tout en même temps, ils ne cessent de le déclamer audacieusement. Heureusement pour eux, ils n’auront jamais à faire face aux conséquences de leur propre philosophie parce que la plupart des gens, croyants ou non, savent très bien au plus profond d’eux mêmes qu’il y a des absolus moraux. C’est ainsi que la plupart des gens conduisent leur vie. Et même les athées les plus convaincus . Ils font leurs petites affaires dans la défiance tranquille de leurs croyances destructrices. Ils aiment leur famille, maintiennent une éthique dans l’exercice de leur profession, sont soumis aux autorités civiles, sont outragés par l’injustice humaine, ont compassion pour les autres, et ils croient que l’existence des hommes a un but et une signification.

    Ce que ceci nous prouve ; c’est que le matérialisme, en tant que supposition, est en flagrante contradiction avec l’expérience humaine. Heureusement, certains matérialistes empruntent suffisamment d’idées aux croyants pour que leur monde athée ait un sens. J’ai donc l’idée que cela fait d’eux des croyants qui n’osent pas s’avouer. Lorsque vous discutez avec des gens comme ça, tout ce que vous avez à faire est de le leur faire remarquer et de les convaincre de « sortir de leur placard ». »

  9. Yogi lun 12 Nov 2012 Répondre

    @ Benoit :

    Certes la « raison pure » ne préside pas à toutes les facettes de notre vie, mais même notre vie émotionnelle et affective est basée sur un minimum de logique et de cohérence. Ainsi, nous n’organisons pas délibérément la souffrance et la mort de ceux que nous aimons. C’est bien le niveau de cohérence minimale que l’on aimerait voir respecté, et qu’il nous faut abandonner ici. Et dès lors que l’on fait l’impasse sur des bases aussi fondamentales, plus aucune raison ne tient.

    Il faut aussi reconnaître que la conviction profonde et l’expérience personnelle de centaines de millions d’hommes et de femmes de par le monde leur prouve que l’Islam est indiscutablement la vision du monde la plus performante. Pour d’autres centaines de millions c’est l’hindouisme, pour d’autres encore le bouddhisme, et tous avec des ressentis et une conviction aussi chevillée au corps que les vôtres. Je crains donc que cet argument ne porte guère.

    Quant à la racine de toute cette confusion, le texte de Gordon Glover l’illustre à merveille : Glover ne fait pas la différence entre le psychisme humain – avec ses peurs, ses espoirs, ses biais et ses préjugés – et la réalité extérieure. Il s’imagine que dès lors qu’il ressent quelque chose, cette chose doit avoir une existence en dehors de sa boîte crânienne. Il ne comprend pas la différence entre la nature humaine, avec l’histoire évolutive qui nous a amené où nous sommes, et le monde matériel « brut ».

    Ainsi le fait que « le bien, le mal, l’amour et la haine » aient une signification pour l’être humain n’entraîne en rien qu’ils aient une signification réelle.

    L’homme est par essence un animal social. Son environnement naturel est la communauté, la tribu, et non pas « la savane » ou « la jungle ». Il s’est développé dans ce milieu, il n’existe que par ce milieu. Dans ce milieu, la coopération et l’intégration dans la communauté sont des conditions absolues de survie, et tous nos gènes, notre fonctionnement, notre construction psychique sont basés et ont été sélectionnés selon ces exigences. Les règles de ce milieu « social » se concrétisent dans une « morale », qui en ce sens devient constitutive de l’être humain, car la vie en communauté l’est. La religion ne vient que personnifier cette morale et les règles qui en découlent dans la figure de son ou de ses dieux.

  10. Yogi lun 12 Nov 2012 Répondre

    Les fourmis ayant des règles de vie communautaire différentes des nôtres, nul doute que leur « morale » est différente de la nôtre. Et bien sûr cette morale n’a pas plus d’existence ou de valeur « réelle » que la nôtre dans le monde matériel, en dehors du psychisme et des systèmes sociaux de la fourmi ou de l’humain. Dans le monde « réel », tuer les bruns, les blondes ou les fourmis n’a évidemment ni plus ni moins de « sens », puisque le « sens » n’existe pas en dehors du psychisme qui le construit sur la base de ses propres valeurs.

    Certes le croyant se fonde sur l’expérience humaine. Il est comme l’automobiliste qui dirait « vous voyez bien que le monde est en verre puisque partout où je tends la main devant moi je rencontre une vitre ». Le matérialiste fait l’effort intellectuel de reconnaître que la perception humaine ne fait pas la réalité du monde.

    Le matérialisme fournit des réponses claires aux questions existentielles, ce n’est pas parce que les croyants ne les écoutent pas qu’elles en sont moins valides.

    On notera d’ailleurs que les religions ne se sont pas privées pour recommander chacune de tuer leurs « blondes » particulières, que ce soient des peuples, des races ou des croyants d’autres religions, et Glover est donc particulièrement mal venu de donner cet exemple comme exemplarité de la pensée religieuse.

    Je suis convaincu pour ma part que les croyants gardent au fond d’eux l’étincelle de lucidité qui leur permet de se rendre compte que les croyances auxquelles ils tiennent auraient été tout autres s’ils étaient nés ailleurs ou à un autre moment, et qu’elles ne peuvent donc en rien constituer une base fiable. Croyance pour croyance, chacun circule dans sa voiture, et il faut en sortir pour apprendre à connaître la réalité du monde.

    • Benoit Hébert mar 13 Nov 2012 Répondre

      Ok Yogi,

      Nous sommes bien d’accord. Si Dieu n’existe pas, ma vie n’a dans l’absolu pas plus de valeur et de sens que celle d’une fourmi!

  11. Yogi mar 13 Nov 2012 Répondre

    Elle a la valeur que tu lui donnes … A toi de voir ;-)

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