Comment la foi et la raison collaborent-elles pour la connaissance de Dieu ?

Posté par Marc Fiquet
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On a souvent tendance à opposer la foi et la raison alors qu’elles ont l’une et l’autre un rôle important à jouer dans la connaissance de Dieu.

Notre vision dualiste des choses a plutôt tendance à voir ces deux attributs agissant dans des sphères isolées et totalement indépendantes sans aucune relation entre elles, mais est-ce réellement le cas ?

Alister Mc Grath de l’université d’Oxford, dans son livre « Surprised by Meaning » (Surpris par le sens) illustre la chose de la manière suivante :

Nous ne parlons pas d’un saut aveugle de foi dans le noir, mais de la continuité d’une trajectoire intellectuelle qui va au delà du seuil de la démarche scientifique. La foi peut aller au-delà de la raison et des preuves sans agir contre elles mais en poursuivant leurs lignes de pensée.

 

Désireux de proposer une voie d’équilibre, une nouvelle  série dans la rubrique des questions tente de répondre à cette problématique,  dont voici le premier volet :

Pourquoi la foi et la raison devraient-elles marcher ensemble ?

 

Marc, pour l’équipe Science & Foi.

2 Commentaires

  1. rodolphe (posta01) mer 13 Août 2014 Répondre

    Oui Marc,

    Une autre façon d’envisager la question (l’objectif de ce blog n’est-il pas avant tout de se questionner, au delà des choix spirituels des uns et des autres) pourrait être aussi de considérer la foi comme une conséquence de nos mécanismes cognitifs naturels, un mode de représentation interne parmi d’autres en quelque sorte (Je fais là le lien avec la problématique évoquée dans l’article « La foi est-elle naturelle ? »)
    Et dans cette perspective qui a l’avantage de prendre en considération les avancées en matière de sciences cognitives, s’il y a effectivement « collaboration » entre science et foi, il reste à démontrer que celle-ci dépasse les limites de notre boite cranienne.
    Bon courage.

  2. rodolphe (posta01) mer 13 Août 2014 Répondre

    Puisqu’on évoque ici l’interaction entre certaines catégories mentales, j’en profite pour signaler (lien plus bas) un article de Peter Brugger qui dirige le service de neuropsychologie du centre hospitalier et universitaire de Zurich (2009) « Le cerveau ésotérique – fondements neuropsychologiques » et qui rapporte les résultats expérimentaux issus d’une étude sur les processus associatifs.
    Le dernier paragraphe de la partie intitulée « Processus associatifs et croyance au paranormal » est particulièrement en lien avec le sujet.
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1073

    Extrait:
    « Des expériences variées ont, dans le même temps, confirmé la prédominance (par rapport aux sceptiques) des associations indirectes chez les croyants. Cette exagération des associations éloignées par rapport aux associations courtes est probablement à la source de l’inclination des croyants à percevoir du sens dans des configurations aléatoires ou des coïncidences fortuites. Alors qu’un esprit profondément sceptique ne voit dans un événement aléatoire rien qui dépasse la « force de la coïncidence »5, un croyant est au contraire noyé sous un flot de connotations pleines de sens, qui émergent spontanément. C’est pourquoi les croyants éprouvent la nécessité d’une explication au-delà du hasard, alors que les sceptiques ne ressentent aucun besoin de cette sorte. »

    Bonne lecture.

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