Un retour à propos de la 9eme Rencontre du Reseau des Scientifiques Evangéliques du 21 Jan 2017 : le cas du Déluge

Auteur : Marc Fiquet
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Voici un petit compte-rendu rapide suite à notre participation à la rencontre du RSE à Propos du déluge qui a eu lieu samedi dernier à Paris.

Je ne rentre pas dans le détail des conférences, le RSE devrait publier sur son site le contenu audio des interventions comme les années précédentes et produire un ouvrage retraçant le développement des idées présentées lors de cette journée.

 

Ma première remarque soulignera le fait que le thème du déluge n’aura  occupé que la première demi-journée, je me concentrerai donc uniquement sur ces sujets dans cet article avec les interventions de :

  • Matthieu RICHELLE, Professeur d’Ancien Testament à la Faculté Libre de Théologie Évangélique à Vaux-sur-Seine,
  • Robert WHITE, Professeur de géophysique au Département des Sciences de la Terre à l’Université de Cambridge (Angleterre) et Directeur du Faraday Institute for Science and Religion
  • Lydia JAEGER Professeur et directrice des études à l’Institut Biblique de Nogent-sur-Marne.

Trois conférences s’enchainent qui vont nous permettre d’avoir une vue assez claire sur la position théologique que propose le RSE sur comment aborder les textes de Genèse 1-11 et notamment le récit du déluge biblique, preuves scientifiques à l’appui avec le soutien de Robert White comme expert scientifique.

L’exégèse proposée par Matthieu Richelle nous oriente vers une lecture littéraire du texte influencée par d’autres textes mésopotamiens tels que « l’épopée de Gilgamesh » ou d’autres tablettes très proches du récit biblique.   La structure en miroir du récit qui imite la montée et la décrue des eaux, la symbolique des nombres (en miroir également), l’âge des patriarches avant (très grand) et après le déluge (plus faible), « le jeu » de destruction et de reconstruction de la création qui fait écho à Gen 1, sont autant d’indices qui devraient nous faire prendre du recul sur le texte et nous inciter à une lecture littéraire de ce récit. Nous devrions donc user d’une grande prudence dans notre comparaison du texte avec les faits archéologiques et géologiques même si pour Matthieu Richelle,  le texte impose tout de même une base historique. L’aspect littéraire intervient dans les détails du récit.

Par ailleurs, il faut noter que le texte est ambigu quand il s’agit de toute la terre, faut-il le comprendre au sens région, ou terre entière ?

 

Comme l’exposé de Robert White le montrera, la science ne relève aucune trace d’un déluge global sur la terre. et depuis les années 1950 les méthodes de datation sont absolument toutes concordantes (une quarantaine de méthodes indépendantes à partir d’isotopes différents datent la terre à 4,6 Milliards d’années, ruinant ainsi définitivement les théories voulant démontrer une terre Jeune).
Nous trouvons cependant des traces d’un évènement remarquable il y a 7 500 ans, c’est l’inondation de la mer Noire. Il est cependant difficile de faire le lien aujourd’hui entre cet évènement et les récits des déluges bibliques ou mésopotamiens.

Si un déluge local semble à l’origine du récit biblique il n’est pas possible actuellement de le localiser, mais Robert White invite ses auditeurs à se focaliser davantage sur les messages théologiques portés par le déluge :

  1. l’opposition de Dieu au péché et sa fidélité à son alliance
  2. Noé, exemple d’un homme juste
  3. Le déluge comme l’image du renouvellement de la Terre pour le retour du Christ

 

L’exposé de Lydia JAEGER nous invitera à prendre du recul sur les rapports entre science et théologie,

  • Les textes bibliques doivent être interprétés dans leurs contextes historiques originaux
  • La science n’a pas autorité sur l’exégèse mais  peut fournir des données nouvelles qui nous permet de reconsidérer certaines interprétations
  • Il y a peu de science dans la Bible (cela dépend du choix de lecture littéraire que l’on fait des textes) mais la Bible est entièrement fiable quand elle aborde des sujets scientifiques

 

En résumé

Le RSE propose pour le récit du déluge et plus  généralement pour les textes de Gen 1-11 une position médiane entre ce qu’on pourrait appeler la position traditionnelle évangélique fidèle à une lecture littérale et la position adoptée par scienceetfoi.com et d’autres théologiens évangéliques (souvent anglo-saxons) favorable à une lecture littéraire libre de tout concordisme scientifique ou historique.

Le RSE insiste sur l’inerrance absolue des Ecritures qu’il cherche à amoindrir par le fait que la Bible ne contienne que peu de science. C’est là le principal point différentiateur avec d’autres exégètes évangéliques que nous traduisons régulièrement sur ce site et qui sont favorables à une approche moins conflictuelle avec la science moderne, celle de l’inerrance limitée (comme John Walton par exemple) et que nous défendons également, qui consiste à accepter que les auteurs inspirés aient véhiculé le message spirituel  inaltéré de Dieu dans un contexte « scientifique » temporel non corrigé par le saint-Esprit (ex : une terre plate soutenue par des colonnes).

Nous avons pu aborder ces différences pendant le temps de questions / réponses mais celui était malheureusement trop court pour traiter réellement d’un tel sujet !..

 

Lecture traditionnelle :

  • Un déluge global a eu lieu sur toute la Terre faisant disparaître tous les hommes et les animaux hormis ceux embarqués dans l’arche chargés de recoloniser la planète il y a environ 5 000  ans.
  • le texte nous révèle une histoire réelle.

Malheureusement cette lecture est en contradiction avec l’archéologie et la géologie depuis les années 1840 sans compter les difficultés de repeupler le terre avec le peu d’espèces disponibles dans l’arche etc…

Cette approche met en opposition le texte biblique et l’observation de la nature, Bible et science sont en conflit.

 

Lecture littéraire « partielle » (RSE) :

  • Un déluge local a eu lieu, le récit conserve une base historique mais les détails ne sont pas à prendre au pied de la lettre (symbolique dans les nombres de jours, les âges, lieu flou, etc..)
  • il y a une influence des textes du Proche Orient ancien sur le texte biblique mais cela ne nuit pas à l’inspiration du récit biblique.
  • il s’est vraiment passé quelque chose mais on ne sait pas vraiment quoi scientifiquement parlant… on ne le saura peut-être jamais, ce n’est pas le plus important, c’est le message spirituel.

Le RSE ne reconnaît pas que la Bible puisse contenir de la science ancienne (une image du monde telle que l’antiquité se le représente par exemple) et préfère y voir des images poétiques.

On tente ici de réconcilier Bible et science mais un mystère subsiste qui ne sera peut être jamais résolu… Après tout cela reste du domaine de la foi.

 

Lecture littéraire (Science & Foi) :

  • il n’est pas besoin de chercher une correspondance avec un évènement historique et un quelconque déluge global ou local, ce qui compte c’est le message spirituel délivré par le récit.
  • L’influence des récits mésopotamiens est évidente au point qu’elle traduit même une vision ancienne du monde que partageaient certainement les hébreux et qui transpire dans le récit biblique (eaux d’en bas qui surgissent, écluses des cieux qui déversent les eaux d’en haut, etc..).
  • Dans cette perspective il n’y a aucun conflit entre le récit biblique et les données de la science moderne dont  la vocation est de nous enseigner des vérités spirituelles immuables dans un décors imprégné du contexte socio culturel du Proche Orient Ancien.

Cette approche a le mérite de présenter une solution parfaitement cohérente entre foi et raison, il ne subsiste plus de conflit entre Bible et science. 

 

 

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12 Commentaires

  1. Avatar
    Benoit Hébert lun 23 Jan 2017 Répondre

    Un grand merci Marc pour ce compte rendu rapide et cette synthèse finale très claire résumant les différents points de vue. Il y a en effet tout un éventail d’opinions sur cette question du déluge qui résume à lui seul toute la problématique science et foi. Sur l’essentiel, unité, sur le secondaire, liberté, et en tout, charité ;-)

    Nous avons publié des dizaines d’articles sur la question…

    Reste pour moi à traduire l’excellent cours en ligne de Denis Lamoureux sur le sujet…Désolé, il va falloir être patient.

  2. Avatar
    bruno synnott ven 27 Jan 2017 Répondre

    Vraiment claire comme synthèse. Le RSE s’éloigne clairement du fondamentalisme au niveau du rapport entre science et théologie, même s’ils demeurent dans un cadre concordiste. Mathieu Richelle fait un gros travail pour aider les évangéliques à se faméliariser avec une lecture littéraire et contextuelle des récits fondateurs ou mythes des origines. Je reste étonné de la position de Lydia Jaeger qui rejette la science ancienne. Cela me semble aller de soi !

  3. Avatar Auteur
    marc ven 27 Jan 2017 Répondre

    Salut Bruno,

    En discutant avec Lydia j’ai pu mieux comprendre sa (leur) position. Selon sa formule : elle ne peut concevoir qu’il y ait dans la Bible quelque chose (une vérité) à laquelle il ne faudrait pas être soumis. Donc quelque soit le sujet abordé, la Bible ne peut pas se tromper.. D’où son affirmation : « la Bible est entièrement fiable quand elle aborde des sujets scientifiques » même si elle le fait rarement.

    cela restreint le problème mais ne l’élimine pas.

    J’ai essayé d’expliquer pourquoi selon nous il était évident que la Bible n’était pas du tout un livre de science et qu’on y percevait facilement la « science » et la culture de l’époque. Qu’à priori c’était le choix de Dieu de véhiculer son message spirituel immuable au travers de ce contexte temporel qui servirait d’empreinte, ce n’est pas une offence au message divin c’est plutôt un signe de l’humilité divine de son incarnation dans l’Ecriture et dans l’histoire de l’humanité.

    C’était en tout cas intéressant d’échanger de vive voix… même si une fois encore, la séance interactive était un peu courte à mon goût, nous avons dû continuer en privé…

  4. Michel Salamolard
    Michel Salamolard sam 28 Jan 2017 Répondre

    L’inestimable avantage (pour la foi) de la position de Science&Foi, ci-dessus bien résumée, est de pousser à chercher la vérité révélée, et seulement elle, portée par le texte biblique. En ce qui concerne le « déluge », il s’agit évidemment de l’alliance inconditionnelle et unilatérale conclue par Dieu avec toute l’humanité, alliance assortie (ce n’est pas rien) de la promesse solennelle de ne jamais plus détruire cette humanité, pourtant encore et toujours encline au péché: sitôt après l’alliance avec Noé (et tous ses descendants, donc nous tous), Noé s’enivre et se retrouve nu (comme Adam et Ève auparavant!), un de ses fils se conduit mal (il pèche contre ce qui deviendra un commandement: honorer son père et sa mère)…
    C’est tout la théologie paulinienne dans la lettre au Romains, qui semble déjà ici pressentie .
    Le risque du concordisme, sous toutes ses formes, est de manquer le message de foi de la révélation biblique, en demandant à la Bible ce qu’elle ne peut ni ne veut offrir: une attestation des vérités scientifiques.
    Dans la parabole du grain de sénevé, Jésus nous apprend-il quelque chose sur la taille des semences? Si un biologiste nous prouvait que la graine de moutarde n’est pas « la plus petite de toutes les graines que l’on sème sur la terre » (Marc 4,31), perdrions-nous la foi en pensant que Jésus s’est trompé et nous a trompés, ou encore, pour garder notre foi, chercherions-nous plutôt à démontrer que le biologiste est un menteur ou un incompétent! ☺

    • Avatar Auteur
      marc sam 28 Jan 2017 Répondre

      Bonjour Michel,

      Nul besoin d’aller chercher un spécialiste en botanique pour découvrir que la graine de pavot ou d’orchidée répond à la question, et qu’en effet il existe des graines plus petites que celle de la moutarde !
      Pour certains c’est un signe évident que la règle que le Saint-Esprit n’a jamais voulu corriger le savoir de l’époque s’applique même à l’incarnation de Jésus.

      Pour d’autres, ils préfèrent jouer sur les mots, un peu comme pour le déluge (global devient local), quand Jésus parle de « sur toute la terre » il ne parlerait en fait que de la Palestine de son époque, car s’était le seul monde connu de ses auditeurs…

      • Michel Salamolard
        Michel Salamolard sam 28 Jan 2017 Répondre

        Certes, Marc, certes. Mais pensez-vous que la taille de ces graines fait vraiment partie de l’enseignement de Jésus?

        • Avatar Auteur
          marc sam 28 Jan 2017 Répondre

          Bien sûr que non, il s’agit d’un cours sur la foi, pas d’un cours de botanique !… là dessus tous les croyants sont d’accord d’ailleurs..

          Ce que je voulais souligner c’est que pour certains chrétiens tellement attachés à l’inerrance absolue des Ecritures, ils ne peuvent admettre que Jésus puisse ignorer ce détail technique (l’orchidée était connue des grecs depuis 300 ans) donc ils préfèrent traduire : « La graine de moutarde est la plus petite qui soit semée en Palestine »

          exemple ici :
          entretienschretiens.com

          • Avatar Auteur
            marc sam 28 Jan 2017 Répondre

            enfin pas si sûr que tous les croyants pensent ça à vrai dire…

    • Avatar
      him dim 29 Jan 2017 Répondre

      Bonjour Michel
       » il s’agit évidemment de l’alliance inconditionnelle et unilatérale conclue par Dieu avec toute l’humanité » on pourrait ajouter  » qu’il vient juste de détruire à 99,99% ».
      Par ailleurs  » la promesse solennelle de ne jamais plus détruire cette humanité » est peut être à tempérer par
      « les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu ». Il me semble que beaucoup de chrétiens pense que la tribulation sera un très mauvais moment à passer pour l’humanité qui n’aura pas été enlevée.

      • Michel Salamolard
        Michel Salamolard dim 29 Jan 2017 Répondre

        Bonjour him,
        Magnifique thème biblique que vous amorcez là! Quelques compléments, si vous permettez.

        Que signifie (théologiquement, pas historiquement) cette destruction de 99,99% de l’humanité et cette alliance inconditionnelle avec 0,01% de rescapés? C’est je crois le début d’une « stratégie » divine qui traversera toute l’histoire d’Israël, pour aboutir au Christ, à l’Unique donnant sa vie pour tous (et qui se poursuit dans l’Eglise). Dans une humanité pécheresse, Dieu se réserve toujours un « reste », où germe et fructifie son Alliance de salut, son Royaume. Reste élu non pour se replier sur soi, mais pour témoigner parmi tous du salut de tous. Sel de la terre, lumière du monde, levain dans la pâte.

        Le texte que vous citez (2 Pierre 3,7) peut être mis en parallèle avec l’annonce de Jean Baptiste en Matthieu 3,12: un baptême dans l’Esprit Saint et le feu fera que le jugement de Dieu séparera la bale du bon grain. Dieu recueillera son blé dans le grenier et consumera la bale au feu qui ne s’éteint pas (autrement dit: qui détruira totalement la bale). Comment comprendre cela?

        Un passage de la 1ère aux Corinthiens (3,12-15) ouvre une piste intéressante. Un feu éprouvera la qualité de l’oeuvre de chacun (l’image est celle de l’or éprouvé au creuset). Tout ce qui est bois, foin ou paille sera consumé, tandis que ce qui est or, argent ou pierre précieuse sera mis en valeur. Or, et c’est plus étonnant, si toute l’oeuvre d’un homme était consumée par le feu, lui-même sera sauvé « comme à travers ce même feu ». Feu de l’amour divin qui brûle (heureusement) tout ce qui est contraire à l’amour, mais pour sauver la personne.

        Nous ne pouvons évidemment pas tirer de cela des prévisions totalement hasardeuses et inadéquates sur le jugement divin, encore moins sur ses effets. Ne pouvons-nous pas en tout cas croire et espérer fermement dans la foi que ce sera exclusivement un jugement de salut pour notre bonheur? Un mauvais moment à passer ou bien plutôt le plus beau moment, celui de notre rencontre ultime avec le Sauveur, dont la grâce nous purifiera pour toujours de nos imperfections et de nos péchés pour nous donner accès au monde nouveau, quand Dieu sera tout en tous?

        Certes, nous serons encore libres, dans ce moment suprême, d’accepter ou de refuser la grâce ultime et souveraine. Comme l’enfant prodigue de la parabole aurait pu (ce qu’à Dieu ne plaise) s’arracher à l’étreinte aimante de son père. N’avons-nous pas le droit (ou même le devoir de charité) d’espérer que personne, aussi pécheur soit-il, ne sera assez fou, assez perverti pour préférer sa propre et totale destruction plutôt que d’entrer dans la fête céleste, transformé et sauvé par la miséricorde qui s’est manifestée sur la Croix?

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    Manu lun 30 Jan 2017 Répondre

    La position de Lydia Jaeger (que je ne partage pas) présente une certaine cohérence : si on admet qu’il y a dans la Bible de la science ancienne/archaïque, pourquoi n’y aurait-il pas également de la théologie ancienne/archaïque ?

    On a donc trois positions :

    Ceux qui disent qu’il n’y a dans la Bible ni science ancienne/archaïque, ni théologie ancienne/archaïque.

    Ceux qui admettent qu’il y a dans la Bible de la science ancienne/archaïque, mais pas de la théologie ancienne/archaïque.

    Ceux qui admettent qu’il y a dans la Bible de la science ancienne/archaïque, mais aussi de la théologie ancienne/archaïque.

    Exemple de théologie ancienne/archaïque : la croyance selon laquelle une inondation serait un châtiment divin. Autre exemple : les sacrifices expiatoires pour apaiser la colère divine.

  6. Avatar Auteur
    marc lun 30 Jan 2017 Répondre

    OK Manu mais la position actuelle du RSE est plutôt de voir de la poésie là ou d’autres y voient de la science ancienne…

    Je reviens rapidement sur l’intervention de Michel qui me semble soulever un point pertinent sur la lecture difficile qu’entretiennent souvent les chrétiens avec l’Ancien Testament. La révélation dans l’Ecriture étant progressive, beaucoup butent sur la violence des récits et la rigueur de la loi sans tenir compte du contexte de la révélation et de l’accomplissement à venir en Christ, hors comme l’a fait remarqué Bruno Synnott dans un article, la grâce divine se révèle dès le commencement dans les récits bibliques : http://www.scienceetfoi.com/ressources/peche-et-grace-originels/.

    SI traditionnellement nous retenons du déluge, la leçon du jugement de Dieu, nous devrions plutôt retenir le fait que Dieu veut tout faire pour nous sauver ! Comme nous le rappelle Michel – Et Matthieu Richelle l’a fort bien montré dans son exposé – la structure même du récit est bâtie en miroir, il s’agit d’un chiasme, voir cet article pour en être convaincu : http://www.scienceetfoi.com/noe-et-le-deluge-elements-de-solution-23/

    je reproduis ici la structure, le CENTRE POINTE vers l’ESSENTIEL, à savoir le salut de Noé, pas vers la destruction du monde, ce que Dieu veut c’est bien notre salut, cela sera scellé par l’arc de l’alliance à la fin du récit.

    A Noé et ses Fils Sem, Cham et Japhet (6 :9-10)
    B         Promesse du déluge et d’établir une alliance (12-18)
    C                     Réserve de nourriture et des espèces vivantes (19-22)
    D                                Ordre d’entrer dans l’arche (7 :1-3)
    E                                             7 jours : attente du déluge (4-10)
    F                                                         40 jours : l’eau monte et l’arche flotte (11-17)
    G                                                                    150 jours : les eaux montent (18-24)
    CENTRE                                                                 Dieu se souvient de Noé (8 :1)
    G’                                                                  150 jours : les eaux cessent de tomber (2-5)
    F’                                                       40 jours : l’eau se retire et l’arche s’échoue (4-6)
    E’                                           7 jours : attente que la terre sèche (7-14)
    D’                               Ordre de quitter l’arche (15-22)
    C’                    Multiplication de la nourriture et de la vie (9 :1-7)
    B’        Promesse de ne pas envoyer un nouveau déluge (8-17)
    A’ Noé et ses Fils Sem, Cham et Japhet (18-19)

    Donc oui comme Him le souligne, on retient du récit une catastrophe humanitaire, la catastrophe du choix démentiel des hommes, mais le cœur de Dieu même dans l’Ancien Testament est bien orienté vers le salut, sachant qu’une fois encore, il s’agit là d’un récit figuratif, le monde entier n’a pas périt sous l’eau…

    Mais ça démange toujours certains d’annoncer le salut non pas sous l’angle de la « bonne nouvelle » mais sous l’angle de la menace de l’enfer ou de la culpabilité… Tradition quand tu nous tiens ! :-x

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