Un christianisme imaginaire ou bien une foi en phase avec la réalité ?

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Ce matin, j’ai écouté le pasteur Denis Morissette nous parler magnifiquement du sens de la vie (la vidéo du message est disponible ici). Ce pasteur spécialisé dans les soins pastoraux spirituels et psychologiques des autres a récemment perdu sa femme à la suite d’une leucémie. Denis Morissette insiste sur le fait qu’il est important que notre foi ne soit pas un « christianisme bonbon, de formule magique, imaginaire » qui ne peut pas toucher le cœur des gens parce qu’il ne correspond tout simplement pas à la réalité de leur expérience quotidienne de vie marquée par la maladie, la souffrance et la pauvreté… Il raconte une histoire très pertinente qui illustre comment notre façon de présenter l’évangile peut être complètement « à coté de la plaque » si vous me permettez l’expression : un auteur parisien contacte son éditeur par téléphone pour une question pressante. Celui-ci lui répond qu’il ne lui répondra qu’à son retour du Chili où il est en vacances à la montagne. En descendant le Boulevard St Germain, l’auteur tombe nez à nez avec son éditeur ! Celui-ci lui dit : « Si tu crois plus ce que tu vois que ce que je t’ai dit au téléphone, alors, tu peux te chercher une autre maison d’édition. » L’auteur a alors répondu : « Quand tu reviendras du Chili, rappelle-moi. »

 

Je ne peux m’empêcher de transposer cette histoire dans un tout autre domaine, celui concernant le débat qui agite aujourd’hui le monde évangélique à propos de la réalité de l’évolution en tant que méthode de création de Dieu, et du grand âge de la terre et de l’univers. Imaginons un non croyant instruit dans les domaines de la biologie, de la géologie et de la physique et en quête de sens pour sa vie, cherchant des réponses à des questions d’ordre spirituel. Il contacte une église qui lui donne alors une réponse du même niveau que celle de cet éditeur : «  Dieu existe et il a créé le monde en 6 jours de 24 heures il y a dix mille ans. Si tu crois plus ce que tu vois que ce que je te dis, alors tu n’as plus qu’à croire en un autre Dieu que celui de Jésus-Christ. »

 

L’analogie n’est pas parfaite, mais elle donne à réfléchir. Jusqu’à quand une grande partie du monde évangélique niera-t-elle la réalité et persistera-t-elle à croire dans une méthode de création imaginaire et complètement déconnectée de l’expérience ?

 

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