Tous punis à cause d’Adam ?

Livre Tous punis à cause d'Adam
Date : sam 21 Déc 2019 Catégorie
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Présentation

 

Tous punis à cause d’Adam ?

Le péché originel, un concept d’Augustin dénaturant la typologie de l’apôtre Paul

 

Livre Tous Punis

 

A Paraître 

Ce l’ivre d’env. 600 pages

Paraîtra d’abord en version ebook aux environs de fin mars.

La Tradition chrétienne présente la Rédemption en Christ comme une réponse au péché d’Adam : un péché originel qui se serait transmis à toute l’humanité après lui.

Dès lors, ne serait-il pas logique que Jésus fasse régulièrement allusion à celui qui a causé la perte de l’humanité ? Or, ni lui, ni ses onze disciples ne font la moindre référence à un Adam historique. Seul l’apôtre Paul s’y réfère – en Romains 5 et 1 Corinthiens 15 – mais dans un langage typologique qui fait de cette historicité un élément secondaire de sa théologie… Mais alors, d’où vient le péché originel ?

En réalité, il ne remonte pas aux origines de l’humanité, mais au quatrième siècle de notre ère. À cette époque, on croyait déjà aux vertus salvatrices – et donc quelque peu magiques – du baptême pour le pardon des péchés. Or, comment justifier le baptême des nouveau-nés qui, manifestement, n’avaient encore jamais commis le moindre péché ? Augustin suggéra alors que les bébés naissaient en état de péché, attribuant cet état à l’héritage intergénérationnel du péché originel commis par Adam. Cette doctrine présentant aussi l’intérêt d’expliquer l’universalité du péché au sein de l’humanité, elle fut rapidement adoptée par la grande majorité des chrétiens, toutes confessions confondues.

Ils se retrouvent alors confrontés au triple obstacle que cette doctrine constitue pour une proclamation cohérente de l’Évangile :

  1.  son origine discutable : justifier le baptême des nouveau-nés ;
  2.  son injustice flagrante : l’humanité condamnée pour la faute d’un lointain ancêtre ;
  3.  sa contradiction : la conversion devient un engagement responsable censé répondre à un péché hérité en dehors de toute responsabilité.

On notera cependant que la plupart des prédicateurs ont la sagesse de ne pas trop insister sur une universalité du péché qui serait imputable à Adam ! Mais plutôt que jeter un voile pudique sur les incohérences de la doctrine chrétienne, ne vaudrait-il pas mieux les éliminer de notre proclamation de l’Évangile ?… Un tel essai, sera la raison d’être de cet ouvrage.

 

L'auteur

Roger_Lefèbvre

Né à Namur en 1944, Roger Lefèbvre a été élevé dans les traditions de l’église catholique. Vers l’âge de douze ans, il se convertit à Jésus-Christ, en même temps que toute sa famille, et passe sa jeunesse au sein des assemblées de Dieu de Belgique.
À la fin de ses études d’ingénieur industriel en agronomie tropicale, il rencontre Françoise, qui partage sa vision pour les pays du tiers monde. En 1967, ils se marient et partent au Burundi, dans le cadre du volontariat protestant belge, et pour le compte de la mission pentecôtiste suédoise. Il enseigne les maths, la chimie et la biologie à l’école normale de Kiremba, tout en prêchant régulièrement dans les églises des environs. Françoise assure un travail de secrétariat au sein de l’école.

Lors d’un congé, ils prennent conscience de l’urgence des besoins spirituels de l’Europe. Après une troisième année en Afrique, Roger suit un premier cycle d’études à la faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, près de Paris. En 1972, ils répondent à un appel pastoral pour Ath, dans le cadre de l’association des Églises protestantes évangéliques de Belgique.

Depuis lors, tout en étant pasteur, il a enseigné la religion protestante dans différentes écoles secondaires relevant de l’Enseignement officiel dans la province du Hainaut. En 2009, ayant atteint l’âge légal de la pension – 65 ans – il est retraité pour l’Enseignement, mais pas pour le Seigneur !

S’il devait le faire, Roger se définirait comme chrétien d’abord, protestant réformé ensuite, et évangélique enfin, professant son attachement à l’Écriture et son allergie à l’égard de tous les intégrismes. Homme de terrain et de formation plutôt scientifique, il conserve une préférence pour la théologie pratique, cultivant une certaine réserve envers toute doctrine spéculative.

Au sommaire

 

On se trompe plus communément de but que de chemin.

Robert Sabatier (1991)

 

 


 

Ce livre propose SIX PARTIES,
pour SIX APPROCHES DIFFÉRENTES

 

 

Première partie
PROBLÈMES RELATIFS À LA TRADITION

Dans cette première partie, j’aborderai les incohérences d’une lecture inappropriée des premiers chapitres de la Genèse. J’y montre notamment que, même en respectant la lecture littérale à laquelle beaucoup de chrétiens demeurent encore attachés, on arrive à des contradictions qui rendent la doctrine du péché originel totalement inacceptable.

 

Deuxième partie
LE « PÉCHÉ ORIGINEL » : UNE INNOVATION D’AUGUSTIN

Dans cette partie, j’invite le lecteur à s’interroger sur une doctrine qui ne repose sur aucun élément biblique crédible. Je montre comment Augustin fut conduit à la proposer pour justifier le baptême des nouveau-nés ; et pourquoi elle s’est imposée à l’ensemble d’un Christianisme qui croyait à la vertu salvifique du baptême. Je m’interroge aussi sur les raisons de sa subsistance au sein d’une mouvance évangélique qui, d’habitude, n’hésite guère à mettre en question les traditions de l’Église historique.

 

Troisième partie
LE PÉCHÉ ORIGINEL : IMPLICATIONS DOCTRINALES

Dans cette partie, je relève ce qu’il faut bien appeler les « dégâts collatéraux » du péché originel. Car cette doctrine discutable – et longtemps discutée par les Pères de l’Église – a impacté l’ensemble de la doctrine chrétienne. Elle soulève la question de l’innocence des nouveau-nés et de leur salut en cas de mort précoce. Elle se trouve impliquée dans des notions théologiques aussi fondamentales que l’élection, la prédestination, le libre arbitre de l’homme, la prescience de Dieu, etc.

 

Quatrième partie
GENÈSE 1-4 : QUELLE LECTURE ADOPTER ?

On pourrait se perdre dans les différentes lectures possibles du début de la Genèse. Faut-il s’accrocher à la lecture littérale reçue de la tradition? Peut-on oser une lecture symbolique ou allégorique sans verser dans le libéralisme théologique ? Peut-on dissocier la lecture littérale de la lecture historicisante comme Paul le suggère à travers sa lecture typologique ? Car c’est un fait : la lecture adoptée s’avère déterminante pour comprendre ce que l’apôtre veut nous enseigner à propos du péché et de sa condamnation, alors même qu’il ne parle jamais d’une quelconque transmission.

 

Cinquième partie
DE LA RESPONSABILITÉ À LA CULPABILITÉ

Cette partie est l’aboutissement logique de tout ce qui précède. Elle met l’accent sur une culpabilité et une condamnation de l’homme qui ne sont pas du tout imputables à une hérédité aussi injuste qu’arbitraire. Elles sont, au contraire, le fait d’humains dont Dieu a voulu faire des interlocuteurs responsables ; d’humains que Dieu a aimés sans réserve attendant d’être aimé en retour, mais qui se sont dérobés, fascinés par le mirage d’une liberté qui n’était qu’esclavage à l’adversaire de leur âme.

 

Sixième partie
COMMENTAIRE DE ROMAINS 5.12-21

Un des textes les plus complexes de la Bible ! Le foisonnement de la pensée paulinienne semble s’y être donné rendez-vous pour se bousculer au sein de références multiples, faisant notamment la part belle à une typologie qui n’appartient qu’à lui. Cette pensée s’interrompt alors, pour rebondir après une large parenthèse et paraître enfin se poser. Mais ce n’est que faux espoir, puisqu’elle repart de plus belle pour paraître se contredire elle-même, avant d’enfin conclure par le triomphe de la grâce sur le péché, et celui de la vie sur la mort.

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Adam et Eve, péché originel
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