Enquête sur la limite K-T (crétacé-tertiaire)

Complément au Livre 'Origins'

Date : mer 05 Fév 2014 Catégorie Voir le Project
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Cet article fait partie des compléments du Livre Origins de Deborah et Loren Haarsma – Cliquez ici pour le sommaire –

L’enquête de la limite K-T est un bon exemple de la manière dont les scientifiques peuvent apprendre du passé par les méthodes de la science historique. La limite K-T est une couche particulière de la roche, célèbre parce qu’elle indiquerait la date d’extinction des dinosaures. Des roches plus anciennes, au-dessous de cette limite, contiennent beaucoup de fossiles de dinosaures. Dans des roches un peu plus jeunes, à peine au-dessus de cette limite, on ne trouve aucun fossile de dinosaure. Une datation par radiochronologie de coulées de lave et d’autres roches formées autour de cette couche indique un âge de 65 million d’années.

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Autour de 1980, deux scientifiques, Luis et Walter Alvaez, ont étudié la composition d’une roche sédimentaire à la limite K-T, et ils ont mesuré une quantité anormalement élevée de l’élément iridium. On trouve rarement cet élément dans des roches sur Terre, mais on le trouve souvent dans des météorites. (Les météorites sont de petits astéroïdes du système solaire qui sont tombés sur la Terre). Pour expliquer la couche riche d’iridium, ces scientifiques ont formulé l’hypothèse selon laquelle un large astéroïde aurait frappé la Terre il y a 65 millions d’années. Dans leur modèle, l’impact était assez puissant pour détruire l’astéroïde et envoyer un nuage de poussière jusque dans l’atmosphère de la Terre ; le nuage de poussière aurait recouvert la planète. Ce modèle propose une explication pour l’extinction des dinosaures. Si l’astéroïde était assez grand, et si assez de poussière était lancée dans l’atmosphère de la Terre, le climat de la Terre pourrait changer assez pour causer l’extinction. (Certains scientifiques croient que cet astéroïde est la cause première de l’extinction des dinosaures ; d’autres croient qu’il y avait d’autres causes aussi.)

Comme souvent en science historique, ce nouveau modèle de l’impact de l’astéroïde n’expliquait pas seulement des données déjà connues (les niveaux d’iridium et l’extinction des dinosaures) mais a aussi permis de prédire ce qu’on verrait dans de nouvelles observations. Le modèle de l’astéroïde prédisait que des roches sédimentaires à d’autres lieux sur Terre montreraient aussi des quantités très élevées d’iridium à la même couche et que celle-ci inclurait aussi des fragments de quartz (du quartz qui a subi le choc de l’impact de l’astéroïde et qui a explosé loin du site de l’impact), et qu’il y aurait quelque part sur la Terre un large cratère suite à cet impact.

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Les deux premières prédictions ont été confirmées. Pour le moment, 100 sites dans le monde ont montré une couche contenant un excès d’iridium, et 30 d’entre eux ont aussi des fragments de quartz. La dernière prédiction sera peut-être confirmée avec la découverte d’un cratère large de 180km dans la Péninsule du Yucatan en Amérique Centrale ; les géologues continuent à examiner le cratère, ainsi que d’autres candidats.

 

 

© 2007 by Faith Alive Christian Resources, 2850 Kalamazoo Ave. SE, Grand Rapids, MI 49560.
Traduction avec autorisation : scienceetfoi.com

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