Les questions des chrétiens sur la bonté de la création et sur la chute

Complément au Livre 'Origines' - Chap 13

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Cet article fait partie des compléments du Livre Origins de Deborah et Loren Haarsma – Cliquez ici pour le sommaire –

Parmi les nombreux points de vue sur les origines présentés dans ce livre et sur ce site, aucun n’est exempt de défis théologiques ou scientifiques. Tous font face à des questions difficiles qu’il convient de méditer. Pour vous aider à réfléchir aux principales, nous avons rassemblé une liste des questions que les chrétiens posent souvent sur les origines. Certaines n’ont pas de réponses simples, et nous savons que les réponses que nous proposons ne satisferont pas tout le monde. Dans certains cas, nous nous ne sommes pas complètement satisfaits non plus, mais nous vous proposons des idées qui se sont avérées utiles à notre réflexion. Ces réponses sont ce que nous avons de mieux de mieux à proposer pour le moment.

 


 

  1. or_terreUne vieille terre signifierait des millions d’années de douleur animale et d’extinction des espèces. Dieu n’avait-il pas créé le monde parfait au début?

Genèse 1 et 2 ne dit pas grand-chose sur la terre au moment où les humains furent créés. La Bible dit que Dieu vit que tout était « très bon ». Cela conduit certains chrétiens à imaginer la terre de Genèse 1 et 2 comme le plus parfait des lieux.

Il est tentant de dire que tout ce qui nous agace ou nous blesse est le fruit de la chute de l’humanité. La présence d’une flaque d’eau dans votre garage peut par exemple être un objet de tracas. Lorsque la neige fixée à la voiture fond, l’eau coule vers le point le plus bas du sol et forme une belle flaque d’eau, exactement où l’on voudrait marcher, entre la voiture et la porte d’entrée. Pourquoi le point le plus bas du garage se trouve-t-il à l’endroit le plus gênant? Est-ce à cause de la chute? Probablement pas. Peut-être l’ouvrier qui a coulé le béton était-il paresseux. Mais le plus probable est que le sol à cet endroit était un peu plus tendre, et qu’il s’est affaissé quand on a coulé la chape. Ce n’est rien d’autre que le fruit naturel de la construction du garage. La flaque d’eau en elle-même n’est pas vraiment une conséquence de la chute. Le fait que la flaque nous gêne tellement est finalement bien plus révélateur de la chute.

L’astronomie et la géologie prouvent clairement que les lois fondamentales de la nature n’ont pas changées depuis le début de la création. Quelles que soient les conséquences de la chute, elles ne semblent pas avoir changé les lois fondamentales de la physique.

Preuves naturelles mises à part, certains aspects du texte biblique lui-même donnent à penser que la création originelle de Dieu n’était pas sans douleur ni difficulté. Par exemple, après qu’Adam et Eve aient péché, Dieu dit à Eve en Genèse 3: « J’augmenterai la souffrance de tes grossesses. C’est dans la douleur que tu mettras des enfants au monde » (v. 16). L’usage du verbe « augmenter » implique qu’Adam et Eve savaient déjà ce qu’était la douleur.

En Genèse 1 Dieu ne déclare pas le monde «parfait». Il le déclare «bon». Et « bon » ne signifie pas nécessairement « sans danger ». En Genèse 1, Dieu donne un ordre aux êtres humains : «remplissez la terre et soumettez-la ». Les spécialistes de la Bible nous disent que le verbe « soumettre » n’est certainement pas un mot tendre. A ce titre, D. C. Spanner écrit,

 

Le mandat donné à l’homme en Genèse 1.28, « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la! Dominez… tout animal qui se déplace sur la terre! », est de « soumettre » la terre. Le mot hébreu pour « soumettre » est kabash, et chaque fois (environ douze)  qu’il apparait dans l’Écriture, il désigne une action vigoureuse face à l’opposition, l’hostilité ou le mal. Ainsi, le pays de Canaan fut « soumis » à Israël, bien que les Cananéens aient disposé de chars de fer (Josué 17.16 ; 18.1). Les armes de guerre ainsi que les iniquités sont « soumises » (Zacharie 9.15 ; Michée 7:19). Le mot n’est jamais utilisé dans un sens modéré. Il indique, je crois, qu’Adam n’a pas été envoyé dans un monde où tout était douceur et lumière. Dans un tel monde en effet, qu’y aurait-il à soumettre ? Il suggère que certains animaux étaient sauvages et féroces, et qu’Adam reçut un rôle véritablement civilisateur afin de promouvoir l’harmonie entre eux.

– C. Spanner, Création Biblique et de la théorie de l’évolution, Paternoster 1987.

Pour nous faire une idée de la façon dont le mot « soumettre » est utilisé ailleurs dans l’Ecriture, nous pouvons étudier sa traduction dans d’autres passages. L’hébreu kabash est tour à tour traduit « soumission » (à la servitude – Néhémie 5.5), « violence » (Esther 7.8), « assujettir » (Genèse 1.28; 1 Chroniques 22.18), « mettre sous ses pieds » (Michée 7.19), « vaincre » (Zacharie 9.15; 2 Samuel 8.11 ), « soumettre » (Nombres 32.22, 29; Josué 18.1), « forcer » (Jérémie 34.11, 16) et « asservir » (2 Chroniques 28.10) (Voir www.lueur.org/bible/lexiques-grec-hebreu.php et chercher le numéro Strong 3533).

Genèse 2 parle d’un jardin. Aujourd’hui, nous imaginons un jardin comme un lieu ouvert. Mais dans le Proche-Orient de l’Ancien Testament, les jardins étaient généralement des enceintes fortifiées, des lieux de refuge face au monde extérieur. Si la création originelle ne présentait aucun danger, quel besoin y avait-il d’un refuge clos? Tout cela ne correspond peut-être pas exactement à ce que nous entendons par «parfait», mais ce n’est pas nécessairement en conflit avec le fait que ce que Dieu avait créé était bon. Dieu a fait un monde bon et adapté à l’humanité et nous en a confié le soin. Ce mandat implique la soumission de la terre ainsi que son intendance.

 

Pour en savoir plus :

  • Munday, John C. “Animal Pain: Beyond the Threshold?” Perspectives on an Evolving Creation. Keith B. Miller, ed. Grand Rapids, Mich.: Wm. B. Eerdmans, 2003.
  • Snoke, David. “Why Were Dangerous Animals Created?” Perspectives on Science and Christian Faith, Vol. 56, June 2004.
  • Yancey, Philip. Où est Dieu dans l’épreuve ? Editions LLB (1989).

 


 

  1. or_eclairComment Dieu a-t-il pu qualifier la création de bonne, si elle comprenait destruction, douleur, et extinction?

Genèse 1 ne le dit pas, mais le livre de la nature nous donne des pistes. Des choses négatives comme la destruction, la douleur, ou l’extinction apparaissent sous un autre jour quand on les considère dans un contexte plus grand. Par exemple, l’explosion d’une étoile (supernova) est un phénomène extrêmement puissant et destructeur. Pourtant, dans sa mort, la supernova disperse dans la galaxie des atomes nécessaires à la vie comme le carbone, l’azote et l’oxygène. Sans les supernovæ, ces atomes resteraient piégés au cœur de l’étoile et ne seraient jamais disponibles pour édifier de nouvelles étoiles, des planètes, ou des créatures vivantes. Dieu utilise la destruction des étoiles pour créer et disséminer les ingrédients de la vie.

Considérons la deuxième loi de la thermodynamique selon laquelle l’entropie augmente toujours. L’entropie est un terme technique utilisé pour mesurer le désordre d’un système. Cette augmentation systématique du désordre donne l’impression d’être la conséquence de la chute. Mais la physique et la chimie nous enseignent que ce principe est en fait une conséquence inévitable des lois de la nature ainsi que du nombre vertigineux d’atomes dans l’univers. Quand on regarde les choses dans leur ensemble, on se rend compte que l’augmentation de l’entropie est au cœur de toutes sortes de processus bénéfiques que Dieu a créés. L’entropie augmente lorsque,

  • Le soleil convertit l’énergie nucléaire en lumière.
  • La glace fond.
  • Une fleur éclot, son parfum se diffuse, parfume l’environnent, et guide les abeilles.
  • Les vents soufflent.
  • La pluie tombe.
  • Nous respirons, et que l’oxygène passe des poumons vers le sang.
  • Nous voyons et entendons, et emmagasinons des souvenirs dans notre cerveau.

 

Un examen approfondi indique ainsi que la deuxième loi de la thermodynamique semble être un ingrédient de la bonne création de Dieu, et non une conséquence de la chute.

Les tremblements de terre et les éruptions volcaniques comptent parmi les catastrophes naturelles les plus violents de la planète. Pourtant, les tremblements de terre sont une conséquence inévitable de la tectonique des plaques. (Les plaques continentales de la Terre se déplacent lentement et frottent les unes contre les autres.) À son tour, la tectonique des plaques est une conséquence inévitable du mouvement du magma sous la croûte terrestre. Et le mouvement de magma est le résultat inévitable des lois fondamentales de la nature. Quand les plaques entrent en collision, elles suscitent de hautes montagnes. Quand elles se séparent, elles engendrent les profondeurs de l’océan. Au fil du temps, ce système a donné lieu à une multitude d’environnements comme les collines, les plaines, les bassins fluviaux ou les bancs de sable. Ces milieux offrent une vaste gamme de niches écologiques, assurant ainsi la diversité du vivant. En outre, le mouvement des plaques continentales ramène en surface des nutriments en provenance des profondeurs de la terre, dont toute vie dépend. Sans le mouvement des plaques pour renouveler ces ressources, la pluie et le vent les emporteraient dans l’océan et la vie ne pourrait exister sur terre. Ainsi, tandis que les tremblements de terre et les volcans sont destructeurs, ils ne sont que les effets collatéraux d’un processus primordial : la tectonique des plaques.

Les moustiques nous ennuient. Mais considérez à quel point ils sont adaptés à leur niche écologique. Ils vivent et s’adaptent tout comme les papillons et les coccinelles. De même, les mauvaises herbes qui poussent dans les fissures des trottoirs nous gênent, car elles enlaidissent nos maisons. Mais pensez à la mousse et aux lichens courageusement accrochés aux roches, sur les falaises où rien d’autre ne pousse. En vivant sur la roche nue, ils changent peu à peu un sol stérile en un sol fertile. Chaque fois que nous voyons du lichen pousser sur le roc, nous célébrons la vigueur et la force de la vie. Mais le chiendent qui pousse sans frein entre nos dalles fait preuve de la même vigueur et de la même force, soutenu qu’il est par les mêmes lois de la nature.

Nous trouvons généralement très belle la symbiose établie entre les plantes à fleurs et les insectes pollinisateurs  – chacun fournit ce dont l’autre a besoin. Et nous trouvons cruels les parasites qui, tels la guêpe ichneumon, pondent leurs œufs à l’intérieur d’autres animaux pour que leurs larves puisse les dévorer. Pourtant, ce sont exactement les mêmes lois de la nature qui rendent possibles les deux. A moins d’une intervention miraculeuse dans les processus naturels, si nous voulons une symbiose, nous aurons aussi des parasites.

Les mutations génétiques peuvent être délétères et provoquer de douloureuses maladies, mais elles peuvent aussi être bénéfiques et accroître la diversité de la vie. Les mutations génétiques sont une conséquence inévitable des lois de la physique et de la chimie agissant sur les molécules d’ADN. C’est un peu comme un lot que l’on ne peut acheter séparément. Les lois de la nature sont ce qu’elles sont, et si nous voulons de l’ADN, nous aurons des mutations bénéfiques, mais aussi des délétères.

L’auteur Philip Yancey a écrit que la douleur est un système bon et nécessaire créé par Dieu. Dans son livre Où est Dieu dans l’épreuve ?, Yancey explique comment la douleur attire notre attention sur les parties de notre corps qui sont en danger ou qui ont besoin d’attention. Les animaux et les humains qui ne peuvent ressentir la douleur (par exemple, les patients atteints de certaines formes de la maladie de Hansen) se blessent sans s’en rendre compte et souffrent de multiples complications médicales. Yancey, avec d’autres auteurs ayant  étudié la douleur, conclut qu’elle fait partie d’un système savamment conçu pour nous aider à éviter les blessures et guérir la maladie. Voici l’extrait de l’un de ses articles de paru dans Christianity Today:

 

La douleur est bonne. La douleur est mauvaise. La douleur peut être utile… Mon travail avec le Dr. Paul Brand, spécialiste de la lèpre, m’a convaincu que la douleur est l’une des plus remarquables prouesses d’ingénierie du corps humain. Otez les avertissements précis qu’elle prodigue, et vous avez des gens qui se détruisent – précisément le problème de la lèpre. Pourtant, la douleur est également mauvaise, comme venant de « la chute ». Ma femme qui travaille dans un auspice est tous les jours le témoin des effets dévastateurs de la douleur qui ne sert plus à rien. Pour le patient mourant, les avertissements de la douleur ressemblent aux railleries d’un sadique cosmique. Mais même ainsi, la douleur peut être utile. Les mourants, les malades de la lèpre, les gens comme Joni Eareckson Tada qui vivent dans une affliction permanente, m’ont démontré que le plus beau peut surgir du pire qu’offre la vie.

 

Que ferons-nous de tout cela? Nous devons être prudents quand nous attribuons des processus naturels à la chute. Il est trop facile de penser à la manière dont nous ferions une bonne création, puis de supposer que Dieu à fait la même chose. L’étude de la création de Dieu pourrait bien nous apprendre que certaines de nos idées sont fausses. Cette même étude nous fournit des preuves abondantes que les supernovas, la tectonique des plaques et les mécanismes de l’évolution étaient en place bien avant que les humains n’existent. Ces processus ont un côté destructeur, mais ils font partie d’un tout bien plus grand, beau, complexe et fructueux. Une façon d’interpréter tout cela consiste à considérer que Dieu a fait et utilisé des systèmes naturels qui, dans l’ensemble, sont bons et productifs, tout en contenant des éléments douloureux ou destructeurs. Soumettre la terre signifie que nous, êtres humains, devons être les gardiens de ces systèmes tout en surmontant les défis qu’ils présentent.

 


 

  1. or_boxeEst-ce que l’évolution récompense l’égoïsme?

Les créatures qui surpassent d’autres membres de leur propre espèce – obtenant ainsi plus de nourriture ou de territoire – sont plus susceptibles de survivre et de se reproduire. On pourrait penser qu’elles voient ainsi leur égoïsme récompensé. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.

Les plantes et les animaux inférieurs ne sont pas motivés par quoique ce soit qui ressemble à ce que nous appelons égoïsme. Il se trouve tout simplement que ceux qui sont mieux adaptés à l’environnement auront tendance à produire plus de descendants. Et cela semble être une bonne chose.

Les animaux supérieurs exhibent certains comportements qui ressemblent à de l’égoïsme, comme lorsqu’un chimpanzé fort éloigne un autre plus faible d’une source de nourriture. Mais il existe aussi des situations où l’évolution semble récompenser l’attention et la coopération. Chez la plupart des espèces, les parents qui prennent le mieux soin de leur progéniture se voient récompensés par une descendance plus nombreuse qui peut survivre pour se reproduire. Chez les mammifères comme les loups, les chimpanzés ou les dauphins, la vie sociale et la coopération sont vitales pour le succès du groupe. La coopération est récompensée parce que chaque membre du groupe est plus susceptible de survivre et de se reproduire que s’il vivait seul. Dans ces groupes, les individus égoïstes sont parfois punis ou exclus. Les mécanismes de l’évolution semblent favoriser l’attention et la coopération, pas seulement l’égoïsme, en particulier chez les animaux supérieurs.

 


 

  1. or_mortla mort existait-elle avant la chute?

Les théologiens ont débattu de la question de la mort des animaux bien avant la science moderne. Plusieurs passages bibliques (Genèse 2.16-17; 3.19, 22; 1 Co 15; Rom 5.12-21) parlent de la mort humaine comme d’une conséquence du péché, mais la Bible est ambigüe sur l’application de ces versets aux animaux. Certains passages prophétiques d’Ésaïe (11.6-7 et 65.25) montrent des animaux prédateurs comme les ours ou les lions vivant en paix avec les vaches et les agneaux. Mais ces passages parlent des nouveaux cieux et de la nouvelle terre et il est difficile de savoir s’ils s’appliquent à cette terre. D’autres passages tels Job 38.39-40 et Psaume 104.21 montrent Dieu fournissant des proies aux prédateurs. L’Ecriture semble permettre de multiples interprétations au sujet de la mort des animaux.

Le témoignage de la révélation de Dieu dans la nature est clair. Les animaux ont vécu et sont morts bien avant que les humains n’existent. La nature montre aussi que la mort des animaux fait partie d’un système plus vaste. Si les plantes et les animaux ne mouraient pas, les nouvelles générations n’auraient pas de place pour croître et prospérer. La reproduction devrait s’arrêter sous peine de saturer la terre. Sans la mort et les nouvelles générations, les écosystèmes ne changeraient jamais. Même l’extinction d’une espèce entière peut ouvrir de nouvelles niches écologiques que de nouvelles espèces viendront combler. Il semble que Dieu a créé les plantes et les animaux pour qu’ils soient éphémères, pas éternels. Ainsi, la mort des plantes et des animaux joue un rôle central, dans un système où une génération cède la place à une autre, les espèces s’adaptent, les écosystèmes se complexifient et peuvent héberger une variété sans cesse croissante de créatures.

Les théologiens ont également débattu de la question de la mort humaine. Certains ont suggéré que la chute a causé la mort spirituelle, et non la mort physique. D’autres soutiennent que la chute a causé à la fois la mort spirituelle et physique. Ils débattent encore pour savoir si l’homme étaient naturellement immortel avant la chute, auquel cas ses organes étaient très différents des nôtres, ou s’il était naturellement mortel avant la chute, dotés en ce cas d’organes semblable aux nôtre, mais potentiellement immortels à travers un acte miraculeux de la grâce de Dieu. (Cette question est examinée plus en détail au chapitre 11.)

 


 

  1. or_pommeCroire qu’Adam et Eve n’étaient pas des personnages historiques revient-il à nier d’importantes doctrines sur le péché originel et le salut?

Dans le chapitre 11 du livre, nous avons parlé de plusieurs questions théologiques et scientifiques entourant les origines humaines, et dans le chapitre 12, nous avons présenté cinq scénarios différents pour l’origine d’Adam et Eve. Dans certains de ces scénarios Adam et Eve sont des personnages historiques. Dans d’autres, Adam et Eve sont les symboles d’un ou plusieurs groupes des premiers êtres humains.

Ces scénarios comportent des différences théologiques, mais ils s’accordent sur le péché originel : les êtres humains sont pécheurs et leur relation avec Dieu est rompue. Aucun d’entre nous ne peut être justifié par ses propres moyens. Seule la mort de Christ peut nous racheter. Seul le travail du Saint Esprit peut nous sanctifier. Le salut vient uniquement de la grâce de Dieu. Tous les scénarios présentés, même ceux dans lesquels Adam et Eve sont symboliques, se rejoignent sur ces points.

Les différents scénarios divergent sur la façon dont l’humanité est tombée dans le péché, ainsi que sur le statut spirituel des humains qui ont vécu avant le premier péché. (Cette question est examinée en détails dans les chapitres 10 et 11.) Bien que ces questions soient très importantes, elles ne sont pas nécessairement au cœur de l’Évangile. Comme l’a écrit le Théologien Luthérien George Murphy,

 

Aucun des évangiles n’utilise le récit de Genèse 3 pour parler de l’importance de Christ. En Romains, Paul élabore l’acte d’accusation de l’humanité pécheresse, puis présente Christ comme la solution de Dieu à ce problème aux chapitres 1-3, avant de mentionner le péché d’Adam au chapitre 5.

– “Roads to Paradise and Perdition: Christ, Evolution, and Original Sin,” Perspectives in Science and Christian Faith, June 2006.

 

 

© 2007 by Faith Alive Christian Resources, 2850 Kalamazoo Ave. SE, Grand Rapids, MI 49560.
Traduction avec autorisation : scienceetfoi.com.

 

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