Rencontre du GBU santé autour de l’hypnose à des fins thérapeutiques

Posté par David VINCENT
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Samedi 8 octobre, le réseau GBU Santé organisait une rencontre sur le thème de l’hypnothérapie.

Le GBU Santé est un des réseaux professionnels des Groupes Bibliques Universitaires qui a pour vocation de réunir les étudiants et les professionnels chrétiens travaillant dans le domaine de la santé afin de réfléchir ensemble aux questions qu’ils peuvent se poser.

Cette fois-ci, c’est la pratique de l’hypnothérapie et sa compatibilité avec la foi chrétienne, qui était au centre de la discussion.

Pour alimenter cette réflexion, trois intervenants ont apporté leur contribution. Luc Olekhnovitch, pasteur et actuel président de la Commission d’éthique protestante évangélique, a introduit le sujet en présentant les enjeux bibliques de la question. Puis, deux docteurs sont intervenus. Le premier, Max Fleury, qui a aussi été pasteur, pratique lui-même l’hypnothérapie, tandis que le second, Nicolas Schmidt, est opposé à celle-ci.

 

Qu’est-ce que l’hypnothérapie ?

L’hypnothérapie est l’utilisation de l’hypnose à des fins thérapeutiques. Toutefois, il est important de préciser que l’hypnothérapie ne prétend pas guérir, mais a pour but de soulager la souffrance.

L’hypnose est un mot qui peut faire peur. On associe souvent celui-ci à toutes sortes de pratiques magiques. Mais la réalité est bien différente et le terme lui-même n’est pas très bien choisi, puisque le patient n’est pas endormi. En réalité, l’hypnose est une technique qui utilise la capacité d’imagination de l’homme et le sujet sous hypnose est dans un état de « veille paradoxale ».

L’hypnose moderne débute avec Paracelse (env. 1529), elle se professionnalise ensuite durant les siècles suivants. Au XXe siècle, le grand nom attaché à cette pratique est celui de Milton Erickson (1)

 

La pratique de l’hypnothérapie

Actuellement, l’hypnothérapie est couramment utilisée dans des situations très diverses. Elle peut remplacer l’anesthésie, elle est aussi utilisée par les pompiers lors d’interventions ou lors des accouchements pour diminuer la douleur. L’article wikipédia (2) donne d’autres exemples.

Il existe maintenant des formations proposées par les  universités françaises et Max Fleury en a d’ailleurs suivi une à l’Université de Paris VI.

 

Deux regards chrétiens sur l’hypnothérapie

Dans son intervention, Max Fleury insiste sur la nécessité de considérer l’hypnose comme une technique et de la dissocier des différentes philosophies ou spiritualités qui ont pu aussi l’utiliser. En soi, l’hypnose est « neutre », il s’agit simplement d’une méthode qui permet au patient d’utiliser son imagination, faculté créée par Dieu, pour modifier la conscience de la douleur et diminuer celle-ci. Si certains ont pu en faire un mauvais usage, ce n’est pas une raison pour rejeter complètement cette pratique, qui peut être bénéfique et utile.

Pour Nicolas Schmidt au contraire, l’hypnose est une « religion » liée à des pratiques occultes. Son exposé était avant tout une réflexion sur les rapports entre « corps » et « âme » où il défendait une approche platonicienne, qui insiste sur une séparation stricte (dualisme) entre l’âme et le corps.

Toutefois, cette vision, présentée comme une évidence, n’est pas forcément la plus biblique et se heurte à toutes les découvertes neuroscientifiques contemporaines. Peter Clarke, un neuroscientifique évangélique, présente une autre approche dans son livre Dieu, l’homme et le cerveau (3).

En complément, on pourra aussi lire ou relire l’article de Joël Montbrun sur l’hypnose (4).

 

Quoiqu’il en soit, cette journée a eu l’intérêt de poser les bonnes questions et d’inviter chaque chrétien à la réflexion. Les trois interventions ont été enregistrées et devraient être mises en ligne prochainement sur le site du réseau GBU Santé (5). En attendant vous pouvez écouter celles des années précédentes.

 


Notes

(1)https://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Erickson

(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypnothérapie

(3)http://didascale.com/recension-dieu-lhomme-et-le-cerveau-le-defi-des-neurosciences-peter-clark/

(4) http://www.scienceetfoi.com/lhypnose-activite-cerebrale-ou-pratique-occulte-par-joel-montbrun/

(5) http://amis.gbu.fr/reseaux/16-sante

 

 

 

 

Crédit illustration : wavebreakmediamicro / 123RF Banque d’images

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44 Commentaires

  1. Avatar
    ROGER LEFÈBVRE sam 22 Oct 2016 Répondre

    A priori, j’ai rien contre l’hypnose en tant que thérapie… pour peu que les dits thérapeutes soient « clean » sur le plan éthique et moral…
    Sur le plan pastoral, parmi les quelques cas que j’ai connus de ce qu’il est convenu d’appeler « possessions démoniaques », plusieurs concernaient des personnes qui se sont fait « chopper » en état second (je ne sais pas si l’on peut parler de « veille paradoxale ») certaines sous les effets de drogues, mais une avait été hypnotisée par une personne malveillante et a vraiment eu besoin d’une intervention de délivrance spirituelle… Et qu’on ne me dise pas que l’on peut guérir instantanément d’une psychose !
    Bref, si je ne suis pas bêtement « contre » ce genre de thérapie par principe, je reste attentif.

  2. Avatar Auteur
    David sam 22 Oct 2016 Répondre

    Ta remarque est intéressante Roger, car elle permet bien de distinguer la technique elle-même, des abus qui peuvent être liés à une mauvaise utilisation de celle-ci.
    Potentiellement, toute bonne chose peut être mal utilisée.

    Prenons par exemple, le cas de l’anesthésie. Je ne connais pas de chrétiens qui considèrent qu’en soi l’anesthésie est diabolique. Pourtant, on sait qu’il y a souvent eu de graves abus : des patients ont été utilisés comme cobaye pour des cours de médecine ou victimes d’attouchements sexuels par des médecins.

    Est-ce pour autant la pratique de l’anesthésie elle-même qui doit être remise en cause ?

  3. Avatar
    ROGER LEFÈBVRE sam 22 Oct 2016 Répondre

    Tout-à-fait d’accord, évidemment : c’est pour cela que je parle de rester à attentif à l’éthique professionnelle et à la morale personnelle des praticiens.
    Encore que dans ces techniques… (Pourrait-on les appeler « parallèles »?) on trouve plus de personnes qui « pratiquent seules » et sans diplôme reconnu et sans contrôle extérieur : ce qui est rarement le cas d’un anesthésiste travaillant généralement au sein d’une équipe où il s’avère beaucoup plus difficile de faire n’importe quoi.
    Sans compter que, par expérience, (oui, les vieux son agaçants) j’ai pu constater que les personnes qui recourent au médecines parallèles sont, soit intelligentes et très bien informées, soit naïves et pas forcément équilibrées. C’est au nombre de ces dernières que se trouvent les victimes potentielles de charlatans qui le sont beaucoup moins.
    Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Bien utilisée, l’hypnose permet bien des possibilités positives au regard d’anesthésies classiques dont on sort rarement sans effet collatéraux nuisibles (genre perte de l’acuité visuelle) : ce qu’évite l’hypnose, évidemment.
    Donc, vive l’hypnose SÉRIEUSE !

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    Désiré Rusovsky dim 23 Oct 2016 Répondre

    Avant ma conversion, alors que j’avais déjà fait une expérience spirituelle décisive, j’étais dans une communauté hippy. Un jour un gars qui faisait des démonstrations d’hypnose avec son frère, a voulu en faire une. Instinctivement (je n’avais aucun enseignement sur le sujet, puisque je ne fréquentais pas encore de chrétiens), je pensais que cela n’étais pas juste et je priais intérieurement pour que cela ne marche pas, et ça n’a pas marché!
    Je resterais donc très circonspect vis à vis d’une telle pratique et je recommanderais de faire comme moi, de prier et constater si cela interfère ou non.

    • Avatar Auteur
      David dim 23 Oct 2016 Répondre

      @Désiré : L’hypnose se fait en coopération avec le patient.
      Le fait que cela n’ait pas marché n’a rien à voir avec la prière, mais avec ta volonté de ne pas être hypnotisé.

      • Avatar
        Désiré Rusovsky lun 24 Oct 2016 Répondre

        @ Vincent: Tu ne m’as pas saisi, c’est son frère qu’il voulait hypnotiser pas moi. Et cela devait être habituel entre eux, mais avec ma prière intérieure dans mon coin, cela n’a pas marché.
        Bon, il y avait peut-être d’autres éléments, mais pour moi qui n’était pas encore chrétien, cela a été frappant.

        • Avatar
          Chrétien lun 24 Oct 2016 Répondre

          J’ai d’autres témoignages qui vont dans le même sens que celui de Désirée, la prier Dieu de nous montrer si oui ou non une personne doit être hypnotisée semble rendre l’hypnose inopérante…

        • Avatar Auteur
          David mar 25 Oct 2016 Répondre

          Effectivement Désiré, je n’avais pas compris ainsi ton message.
          Toutefois, je pense qu’il y a trop d’inconnus, pour que l’on puisse tirer quoique ce soit de cet exemple.

          C’est un peu comme si tu me disais qu’une fois tu avais prié pour une guérison et qu’elle n’était pas venue, et que tu en déduisais donc que Dieu ne voulait plus guérir les gens.

          Tu vois bien qu’il y a trop de paramètres à prendre en compte pour arriver à une conclusion aussi générale.

          Je pense donc qu’il faut plutôt raisonner à une échelle plus large.
          A mon avis, beaucoup d’a priori sur l’hypnose sont dus à une vision dualiste de l’homme (corps/âme). D’ailleurs, le médecin opposé à l’hypnose a explicitement fait de cette conception la base de son raisonnement.

          Or je pense que l’erreur est là. Aussi bien la Bible que les neurosciences contemporaines pointent plutôt dans une autre direction et invitent à considérer la personne humaine comme une unité.

          A partir de là, l’hypnose ne se distingue pas des autres techniques médicales et elle ne touche pas plus à l’âme que celles-ci.

          Au contraire, l’hypnose peut éviter de recourir à des médicaments, ce qui ne peut être que bénéfique pour la santé du corps… et de l’âme !

          Le Dr Max Fleury nous a par exemple raconté l’histoire d’une patiente complètement dépendante d’un anti-douleur (la morphine je crois) et qui en deux séances d’hypnose a été complètement libérée de cela !

          • Avatar
            Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

            « Au contraire, l’hypnose peut éviter de recourir à des médicaments, ce qui ne peut être que bénéfique pour la santé du corps… et de l’âme !

            Le Dr Max Fleury nous a par exemple raconté l’histoire d’une patiente complètement dépendante d’un anti-douleur (la morphine je crois) et qui en deux séances d’hypnose a été complètement libérée de cela ! »

            Les guérisseurs obtiennent eux aussi des résultats en apparence positifs :p, ce dont on parle moins ce sont des conséquences à une plus ou moins long terme, pareil pour l’hypnose…

            • Avatar Auteur
              David mar 25 Oct 2016

              Le problème Fabrice c’est que tu raisonnes avec un préjugé dualiste.
              Sans ce préjugé, l’hypnose ne diffère nullement d’une autre technique médicale.

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    Chrétien dim 23 Oct 2016 Répondre

    Extrait d’un des livres du DR Kurt koch (théologien réputé ayant une formation en psychiatrie, spécialiste de l’occultisme et de la cure d’âme) :

    http://levigilant.com/documents/ruses-satan/les_ruses_de_satan.html#A30

    30. HYPNOSE

    Le mot étranger hypnose vient du mot grec hypnos, le sommeil. Le laïque dit, en parlant de cela, qu’on peut produire par l’hypnose un état de sommeil artificiel. Vu objectivement, il est plus précis de parler d’un état de conscience restreinte.

    Le jugement de l’hypnose est très différent au sein des cercles professionnels. Le médecin genevois connu, Dr. Paul Tournier, refusa l’hypnose comme étant une intervention dans la psyché humaine. D’autres médecins, comme par exemple le docteur Lechler, qui fait partie du cercle de mes amis, déclara qu’il se sentait libre d’employer l’hypnose pour le diagnostic mais pas pour la thérapeutique. Ensuite j’ai rencontré beaucoup de médecins qui emploient l’hypnose aussi bien pour la thérapeutique que pour le diagnostic. À Winnipeg, au Canada, j’eus une dispute avec un médecin missionnaire des Baptistes qui déclarait qu’il avait la liberté d’employer l’hypnose sous toutes ses formes. Dans cette chaude discussion, je remarquai que ce médecin missionnaire était lui-même un homme accablé.

    Si l’on me demande mon avis, alors je dois reconnaître que j’ai fait tellement d’expériences négatives avec l’hypnose que je la refuse.

    Le territoire où j’ai eu mes expériences principales avec le problème de l’hypnose, c’était l’Asie orientale que j’ai parcourue huit fois. Alors que l’hypnose, à l’ouest, commença seulement à se développer avec Anton Mesmer, (1778, mesmérisme, magnétisme animal), l’hypnose, en Asie orientale, était déjà pratiquée depuis des millénaires. J’ai entendu, de la bouche de mes amis en Asie orientale, des choses sur l’auto-hypnose et l’hypnose induite par d’autres que l’on regarderait en occident comme étant peu probable ou même mensonger.

    Quant à l’auto-hypnose, j’ai pu faire mes propres observations. J’ai vu des pèlerins, dans des cortèges religieux, qui par une auto-hypnose semblable à une transe, étaient devenus totalement insensibles à la douleur. Ils s’enfonçaient des couteaux ou des tiges de bambous à travers les bras ou à travers des parties du visage sans ressentir de douleur. J’en ai parlé dans un autre chapitre et dans d’autres livres.

    Le plus fort exemple de l’auto-hypnose est l’abaissement de l’activité cardiaque chez les Jogis et les Fakirs. Ils se laissent mettre dans un cercueil pendant trois à dix semaines dans un tombeau de pierre. Leurs amis sont informés exactement du moment où ils doivent les faire ressortir. Ensuite l’activité diminuée du cœur reprend ses fonctions normales. Il y a des exemples de cela dans la nature. En Suisse, j’ai lu un article sur le sommeil hivernal des marmottes. Dans l’article il était dit que les marmottes abaissent leur activité cardiaque à un tel point qu’elles n’ont qu’un battement de cœur à la minute. Cela serait aussi un exemple semblable à celui de l’auto-hypnose des magiciens, Yogi et Fakirs de l’extrême orient.

    Le fait que dans l’hypnose, en orient, j’ai toujours trouvé, en relation avec la magie, le spiritisme et d’autres courants semblables de demi-jour m’a fortifié dans ma position de refus à l’égard de l’hypnose.

    J’ai souvent eu des discussions avec des médecins croyants sur la signification de l’hypnose, surtout dans le monde occidental.

    Exemple 103.

    Un médecin en Allemagne occidentale par exemple, prétend qu’il peut souvent, en un seul jour, guérir la migraine par un traitement hypnotique. Je ne veux pas donner l’adresse du médecin, autrement ce livre lui enverrait encore des patients.

    Une conversation très fructueuse sur l’hypnose me fut accordée avec le médecin en chef du sanatarium Cruz Blanca, Esquel, au sud de l’Argentine. Esquel m’était devenu à plusieurs égards une grande chose vécue. J’eus l’occasion, là, de tenir plusieurs conférences chez les Indiens et aussi au sanatorium. Un rapport plus détaillé se trouve dans le livre déjà nommé: «Jésus sur tous les continents».

    Exemple 104.

    Et maintenant une expérience hypnotique du Dr. Winther, le médecin en chef déjà mentionné. On lui amena une femme qui souffrait d’un complexe d’araignée. Cette femme torturée voyait nuit et jour des araignées partout dans sa maison. Sur le plancher, sur les parois, sur les couvertures. Et elle en souffrait terriblement. Tout bon encouragement n’avait ni sens ni valeur. Le Dr. Winther l’hypnotisa. Pendant l’hypnose il la persuada: «Quand vous vous réveillerez, vous ne verrez plus d’araignées». Ce traitement réussit. Quand la femme se réveilla, elle respira profondément. Toutes les araignées avaient disparu. Jusque là l’expérience avait réussi. Mais maintenant l’autre côté de la médaille. Le Dr Winther me dit que depuis ce jour-là la femme était devenue une très forte, oui une extrême alcoolique. Elle est débarrassée des araignées mais voilà qu’elle est entièrement tombée sous la puissance de l’alcool. Cette expérience, aussi bien qu’une autre encore, poussèrent le Dr. Winther à renoncer à l’hypnose. Il disait que dans ces deux cas il ne s’agissait que d’un décalage et non pas d’une délivrance.

    À refuser complètement sont les expositions dans lesquelles des trucs magiques et des essais d’hypnose sont montrés. Même les professionnels dans le domaine de l’hypnose appellent ces expositions un scandale qui devrait être interdit. Et malgré cela il y a toujours des recteurs qui organisent de tels événements dans les écoles et causent de grands dommages à leurs enfants. Quelques exemples du thème des arrangements scolaires.

    Exemple 105.

    Une fille, à Tokio, fut hypnotisée par un charlatan pendant une fête d’école. Il ne fut pas capable de la sortir de l’hypnose et de la réveiller. La fille poussait des cris de bête, eut une fièvre très élevée et elle ne put être ramenée à l’état conscient que quelques jours plus tard par des médecins spécialisés.

    Exemple 106.

    Une femme vint me consulter à la cure d’âme et elle me raconta ce qui suit. Le recteur de l’école avait organisé une soirée récréative. À cette occasion plusieurs trucs furent montrés. L’acteur essaya aussi d’hypnotiser. Chez le fils de mon interlocutrice, âgé de treize ans, l’hypnose réussit. Mais le garçon eut, dès ce jour de forts rêves de peur. Pendant le sommeil il criait souvent: «L’homme noir s’en vient, l’homme noir s’en vient. Débarrassez-moi donc de l’homme noir»! Ces rêves de crainte du garçon durèrent pendant des années. La mère était extrêmement furieuse contre cet acteur. Elle aurait pu l’étrangler de ses propres mains. Le recteur de l’école porte une responsabilité dans cette répercussion négative. On ne doit jamais inviter un acteur à une soirée récréative, s’il pratique aussi l’hypnose.

    Exemple 107.

    Le prochain exemple montre encore plus clairement la relation entre l’hypnose et les puissances occultes. Je tenais quelques conférences dans une église baptiste de l’état du Maine. Le pasteur de l’église me raconta l’histoire de son fils et il me permit même de donner son adresse si cela était nécessaire. Mais ici, dans ce livre, cela n’est pas nécessaire.

    Son fils avait passé par la conversion à l’âge de seize ans, il fut baptisé et il était membre de l’église depuis lors. Le jeune homme fréquentait un collège à environ cent kilomètres de la maison paternelle.

    Le recteur du collège avait, à la fin de l’année scolaire, invité aussi un acteur qui entretint les élèves et les professeurs à l’aide de toutes sortes de trucs et de choses artistiques. Entre autre, il se choisit vingt-cinq élèves, qu’il appela sur la plate-forme, afin de les hypnotiser. Il donna une pomme de terre crue et suggéra: tu es un bébé et voici la bouteille de lait que tu prends maintenant. Le jeune but le contenu de la bouteille. À un troisième il dit qu’il avait très chaud, qu’il se trouvait près d’un lac et pouvait se baigner. Le jeune se déshabilla en effet et mis un caleçon de bain. Tous ces tours étaient accompagnés des rires et des applaudissements des spectateurs. Au fils du pasteur il dit: «Tu prends part à une course de chevaux et ton cheval a une chance de gagner. Le jeune se mit à reculer sur sa chaise, comme s’il était assis sur un cheval.

    Lorsque la soirée récréative fut terminée l’acteur arrêta l’hypnose. Avec le fils du pasteur cela ne lui réussit pas. Le recteur était en colère. Mais l’acteur s’efforça en vain de ramener le jeune hors de son hypnose. Il n’y avait pas d’autre choix que d’appeler un hôpital. Là, cinq médecins cherchèrent à intervenir auprès du jeune homme. Ils n’y arrivèrent pas. Le père ne fut mis au courant que cinq ou six jours plus tard. Il se rendit de suite en auto à l’hôpital et ramena son fils à la maison. Ensuite il appela le médecin de famille qui arriva aussitôt. Le médecin était fâché et dit que si c’était son propre fils, il citerait le recteur et l’acteur devant les tribunaux. Le pasteur et sa femme prièrent pour leur fils, lequel continuait à être sous l’hypnose. Même la prière à longueur de journée ne servait à rien. Soudain il vint à l’idée du pasteur de commander au nom de Jésus. Il tourna en esprit son regard vers la croix de Jésus à Golgotha et cria: «Au nom de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, je vous commande, à vous les puissances des ténèbres, de vous retirer». En un clin d’œil, le charme fut rompu. Le jeune homme revint à lui. Et la course à cheval était enfin terminée.

    L’événement montre que cet acteur était un homme occulte et qu’il s’agissant d’une hypnose à base occulte. Au fond, c’était un délit criminel. Je répète encore une fois clairement que ce pasteur m’a donné la permission de donner son adresse entière si cela devait être nécessaire.

    Naturellement, je sais bien que les spécialistes refusent radicalement cette forme d’hypnose. Cela aussi je l’ai déjà fortement exprimé. Nous distinguons aussi entre une hypnose employée par des médecins spécialistes pour le diagnostic et le traitement et une hypnose à base occulte qui a clairement un caractère occulte. Il ne m’est toutefois pas permis de m’abstenir de dire que je repousse même l’hypnose. Je n’ai pas la liberté d’approuver l’hypnose.

    Exemple 108.

    Un médecin croyant me rapporta l’incident suivant. Un guérisseur de l’Appenzell montrait dans l’est de la Suisse des expériences hypnotiques. Il pouvait hypnotiser des personnes au point qu’elles devenaient aussi raides que des planches. Le médecin considéra comme étant un devoir à assumer d’arrêter ce désordre. Il pria trois frères croyants. Ils s’assirent dans la salle et prièrent pendant que l’hypnotiseur faisait sa démonstration. Ce soir-là aucune expérience ne réussit. Finalement l’Appenzellois dit: «Il y a des courants contraires ici. J’arrête la représentation. Faites-vous rembourser le prix d’entrée».

    Avec cela le médecin et ses amis virent clairement à quelles puissances ils avaient à faire.

    Exemple 109.

    L’exemple le plus sensationnel, sur le thème de l’hypnose nous vient de Zürich. Il y a plus de quinze ans de cela, j’avais quelques semaines de conférences à donner à Zürich. Durant ce temps-là un hypnotiseur hollandais parut avec une personne servant à ces expériences. Son cobaye s’appelait Minrindajo. Mirindajo est le mot esperanto qui signifie merveilleux. Les deux hommes appartenaient aussi en Hollande à des cercles spirites.

    Les représentations étaient très fortement suivies à Zürich. Il s’agissait en l’occurrence d’une sensation unique dont on avait jusque là jamais entendu parler en Suisse. L’hypnotiseur enfonçait un fleuret dans la poitrine de sa victime sur la plate-forme de la salle des conférences. Naturellement, presque chacun pensait à un truc. Dans un cirque on montre parfois aussi des trucs dans lesquels une personne est sciée, ou bien un être humain est mis dans une caisse, et ensuite on enfonce un sabre de tous les côtés par des ouvertures laissées dans la caisse. Il s’agit ici de sabres qui se referment simplement. L’homme qui se trouve dans la caisse n’est pas blessé.

    Chez Mirindajo, toutefois, il ne s’agit pas d’un truc. La preuve en fut apportée par le Prof. Dr. Méd. Brunner, à ce moment-là Ordinaire à l’université de Zürich. Les deux Hollandais ont montré cet enfoncement du fleuret environ cinq cents fois dans différents pays.

    Lorsqu’ils vinrent à Zürich pour répéter soir après soir cette expérience, les croyants de Zürich furent inquiets. Je sais que de petits cercles de prière se retrouvèrent, lesquels demandèrent à Dieu d’arrêter cet horrible spectacle, parce qu’ils soupçonnaient que derrière cet événement se trouvaient des forces magiques. Qu’arriva-t-il? Au cinq centième essai, Mirindajo mourut. C’était la fin de cet horrible spectacle. On pourrait naturellement faire le reproche aux croyants de Zürich d’être responsables de la mort de cet homme. Je ne partage pas cette opinion. Les croyants ont fait ce qu’ils considéraient comme étant juste. Ils se défendaient contre le fait que dans leur ville on montrait de telles expériences publiquement, lesquelles étaient occultes et même démoniaques.

    En complément on peut ajouter que Mirindajo ne souffrait pas quand on lui enfonçait le fleuret dans la poitrine. Quand le fleuret était retiré, les deux plaies ne saignaient pas. Deux heures après elles étaient guéries. Cela correspond exactement aux observations que j’ai pu faire en orient. Toutes ces blessures, que ces pèlerins s’infligent eux-mêmes, ne saignent pas et les blessures guérissent très vite. Et ils ne ressentent pas non plus de douleurs. Ceci montre que l’expérience de Mirindajo correspond exactement aux expériences de l’Asie. Il ne s’agissait ni de truquage ni de tromperie, car les rayons X en avaient révélé la vérité et donné la preuve.

    Venant de l’expérience de la cure d’âme, un petit appendice peut être ajouté. On m’a souvent demandé si une personne pouvait être hypnotisée contre sa volonté. L’expérience montre qu’une personne ayant une forte volonté peut résister. Cela est particulièrement vrai lorsqu’une personne croyante se met contre l’hypnose dans la prière. Alors l’hypnotiseur est impuissant.

    Si un être humain a été hypnotisé une fois ou deux, alors une nouvelle hypnose est beaucoup plus facile. Un professionnel dans ce domaine (Brennmann) a formulé la chose ainsi: «Personne n’arrive sans sa volonté à l’état d’hypnose. Mais il se peut qu’il ne soit pas conscient de cette intention».

    Pour le chrétien il est de rigueur de ne pas employer de tels moyens douteux. Peut-être devons-nous nous souvenir une fois de plus de la Parole du Psaumes 3:9: «Le salut est auprès de l’Éternel».

    • Avatar
      Yves dim 23 Oct 2016 Répondre

      Bonjour,

      Face à la mise en évidence d’un tel apparentement de l’hypnose des fakirs et des hypnotiseurs de foules à l’occultisme le plus évident, il faut bien admettre que l’analyse scientifique semble plutôt pauvre pour assurer que l’hypnothérapie médicale relèverait d’une autre nature spirituellement acceptable. La sagesse n’est-elle pas alors de s’en tenir prudemment éloigné, ainsi que le prône Nicolas Schmidt, faute de savoir ce qu’il en est ?

  6. Avatar Auteur
    David dim 23 Oct 2016 Répondre

    Bonjour Yves,

    Penses-tu que l’astronomie soit mauvaise ?

    • Avatar
      Chrétien dim 23 Oct 2016 Répondre

      L’astronomie n’a aucun lien avec la spiritualité, contrairement à l’hypnose.

      • Avatar Auteur
        David dim 23 Oct 2016 Répondre

        Attendons la réponse d’Yves et j’expliquerai ensuite le lien entre ma question et le sujet :-)

        • Avatar
          Chrétien lun 24 Oct 2016 Répondre

          De toute manière, il y a des études qui montrent que l’hypnose quelle que soit sa forme mène à la dépression ou aux psychoses, je peux les retrouver si ça intéresse :)

          • Avatar Auteur
            David mar 25 Oct 2016 Répondre

            Et ces études seront aussi dans le prochain livre que tu m’as promis ?
            :D

            Plus sérieusement, les études sur l’hypnose fournissent de nombreux contre-exemple.

            • Avatar
              Chrétien mar 25 Oct 2016

              Évidemment que non, ce serait bien d’ailleurs que quelqu’un écrive un livre sur le sujet :-)

              Tu as toujours des contre-exemples, même dans le cas des pratique occultes, cela valide t-il pour autant le côté néfaste de l’occultisme :-p

            • Avatar
              Chrétien mar 25 Oct 2016

              *Je voulais dire cela valide t-il pour autant l’occultisme (et non son côté néfaste) bien entendu :)

    • Avatar
      Yves dim 30 Oct 2016 Répondre

      Bonjour David,

      Je viens de lire tous les commentaires qui suivent mais je veux quand même répondre à ta question !

      Bien sûr que les observations des astres a commencé dans une perspective divinatoire avant de devenir une science, à mesure que les lois de la physique ont été découvertes. Mais pour une analogie avec l’hypnose la première grosse différence est évidememnent que l’astronomie ne prétend a aucune vertu thérapeutique… et la seconde est surtout pour moi que la science biologique (au sens le plus large) me semble loin pour l’instant d’avoir mis en évidence le même type de lois explicatives de ce qu’on observe en matière d’hypnose. Dès lors qu’il y a ainsi une interaction entre deux individus dont ne connait ni le principe d’action ni son étendue ou sa portée, il ne me semble pas possible d’en exclure le domaine spirituel, et donc celui des « esprits ». C’est pourquoi il me semble que la prudence s’impose et que je me range sur ce point à l’avis de Nicolas Scmidt. Mais je continuerai à lire les commentaires et autres articles à venir sur le sujet pour y voir si possible un peu plus clair dans ce que les uns et les autres défendent ou avancent ici.

  7. Avatar
    ROGER LEFÈBVRE lun 24 Oct 2016 Répondre

    « La volonté de ne pas être hypnotisé »… Est-ce que cela implique la soumission de notre volonté à celle d’une autre ?… Je parle de la soumission de notre mental… (Pas du fait que j’accepte que le dentiste m’arrache une dent.) Si je donne pouvoir à un autre humain sur mon « monde intérieur », peut importe comment on l’appelle, il me semble que je me trouve dans un état ou ma volonté ne m’appartient plus… Non ?

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      Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

      Que ce soit la soumission à la volonté d’un autre (l’hypnothérapeute), ou à notre propre volonté (auto-hypnose), dans les deux cas j’y vois une forme d’idolâtrie ou du moins de rébellion, on ne se soumet plus à Dieu mais à une créature. Un argument de plus contre l’hypnose y compris médicale.

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        David mar 25 Oct 2016 Répondre

        A mon avis Fabrice, cet argument montre surtout que tu n’as pas compris ce qu’était l’hypnose, car il n’y a aucune soumission de volonté.

        @Roger : Tu soulèves un point intéressant, car il met bien en valeur la différence entre la conception populaire de l’hypnose (véhiculée par toutes sortes de films, livres, etc.) et la réalité… qui est très différente !

        L’hypnotiseur ne peut en aucun prendre le contrôle de la personne hypnotisée et les études récentes ont bien montré qu’une personne hypnotisée était toujours consciente de ses valeurs, etc. et qu’on ne pouvait pas lui faire faire n’importe quoi.

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          Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

          Bien-sûr que si David, réfléchis-y tu verras, dans un cas tu te soumets forcément volontairement aux directives de l’hypnothérapeute, donc à sa volonté, et dans l’autre, à ta propre volonté puisque ce sont tes propres directives que tu suis. Bien-sûr que ça n’empêche pas qu’on reste conscient et qu’on ne peut forcer une personne à aller contre ses propres valeurs, dans certain cas l’hypnose peut amener une personne qui a déjà des tendances criminelles à commettre des meurtres. Pour l’anecdote, Hitler aurait fait des séances d’hypnose et c’est ce qui l’aurait amené à se lancer dans la politique et à devenir dictateur : https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=pl&u=https://pl.wikipedia.org/wiki/Edmund_Forster&prev=search

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            David mar 25 Oct 2016 Répondre

            Hitler a aussi raté le concours d’une Grande Ecole, ce qui l’a conduit vers la politique. Avec ce genre de raisonnements, on peut aller loin :D

            Lorsqu’un médecin te prescrit de prendre tel médicament à tel moment, tu te soumets aussi à sa volonté. L’hypnose ne va pas plus loin.

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              Chrétien mar 25 Oct 2016

              Les séances d’hypnose n’ont fait que l’aider à compenser son échec, ce qu’il n’aurait peut-être pas fait sans les séances d’hypnose (je n’ai rien affirmé, j’ai parlé au conditionnel, et c’était pour l’anecdote) :-)

              Quand on voit les conséquences néfastes à plus ou moins long terme de la prise de bon nombre de médicaments de la médecine moderne (voir tous les scandales récents dont la presse c’est fait l’écho, Mediator, etc.), je ne suis pas sûr que ce soit un bon exemple :-)

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    ROGER LEFÈBVRE mar 25 Oct 2016 Répondre

    Bon, il me semble qu’il y a un malentendu et donc un dialogue de sourds… On ne parle évidemment pas de la même chose : soit c’est satanique, soit c’est une simple technique… qui peut faire l’objet d’abus.
    Pour que les choses soient plus claires pour tout le monde, il faudrait peut-être expliquer pourquoi la personne hypnotisée garde le contrôle de sa volonté mais plus de sa douleur… Ou a contrario, pourquoi l’hypnotiseur peut contrôler la douleur chez la personne hypnotisée et pas sa volonté… Ou du moins, amener la personne à contrôler sa propre douleur alors qu’elle ne le peut pas le faire sans lui… Sauf par autohypnose qu’il faudrait aussi expliquer.
    Eh bien David, on n’est pas sorti de l’auberge !
    Mais je crois que ça vaut la peine de le faire, du moins dans ses grandes lignes…
    Et sorry d’avoir jeté le pavé dans la mare ! :-)

    • Avatar Auteur
      David mar 25 Oct 2016 Répondre

      Il n’y a pas à être désolé, c’est le but de l’article :-)

      L’hypnotiseur ne contrôle rien du tout, il conduit simplement la personne à modifier sa perception de la réalité.

      On voit cela dans de nombreuses situations. N’as-tu jamais remarqué que parfois on trouvait que le temps passait plus vite et d’autres fois … beaucoup trop lentement ? Pourtant, le temps lui-même ne change pas, mais c’est notre perception qui varie.

      C’est exactement le principe de l’hypnose. En conduisant la personne à penser à autre chose, l’hypnotiseur lui fait oublier la douleur.

      Il n’y a rien de magique, ni même de spirituel là-dedans. Simplement des mécanismes physiques.

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    Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

    « Il n’y a rien de magique, ni même de spirituel là-dedans. Simplement des mécanismes physiques. »

    En ce cas il faut expliquer les conséquences néfastes dans de nombreux cas de l’hypnose (dépression et/ou psychoses), y compris dans le domaine spirituel.

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    Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

    Voici un article du Guardian sur la méditation (qui est une forme d’hypnose finalement, et est aussi de plus en plus utilisée y compris par les médecins) :

    http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/may/22/seven-myths-about-meditation

    Sept mythes au sujet de la méditation

    Catherine Wikholm

    Il n’existe pas de consensus scientifique que la méditation peut guérir votre esprit, votre corps ou votre âme – il ne faut pas gober l’idée qu’il existe une « pilule de Bouddha »

    La méditation est de plus en plus populaire, et ces dernières années il y a eu des appels à ce que la pleine conscience (une pratique méditative avec des racines bouddhistes) soit plus largement rendue disponible au NHS. Souvent présentée comme un moyen sûr pour réduire le stress, elle est également de plus en plus offerte dans les écoles, les universités et les entreprises.

    Pour l’esprit sécularisé, la méditation remplit un vide spirituel; elle apporte l’espoir de devenir un meilleur individu plus heureux dans un monde plus pacifique. Cependant, le fait que la méditation n’a pas été principalement conçue pour nous rendre plus heureux, mais pour détruire notre sens du soi individuel – qui nous sentons et pensons que nous sommes la plupart du temps – est souvent négligé dans les sciences et les médias qui en parlent, qui se concentrent presque exclusivement sur les avantages que les praticiens peuvent en attendre.

    Si vous l’envisagez, voici sept croyances communes à propos de la méditation qui ne sont pas étayées par des preuves scientifiques.

    Mythe 1: La méditation n’a jamais d’effets néfastes ou négatifs. Elle vous changera pour le meilleur (et seulement le meilleur)

    Fait 1: Il est facile de voir pourquoi ce mythe pourrait surgir. Après tout, être assis en silence et en se concentrant sur votre respiration semblerait être une activité assez inoffensive avec peu de potentiel de nuisance. Mais quand vous considérez combien d’entre nous, lorsqu’ils sont inquiets ou sont confrontés à des circonstances difficiles, font face en restant très occupés et avec peu de temps pour réfléchir, il n’est pas vraiment surprenant de constater que rester assis sans distractions, seuls face à nous-mêmes, pourrait conduire à une montée des émotions perturbatrices.

    Cependant, de nombreux scientifiques ont fermé les yeux sur les conséquences potentielles inattendues ou nocives de la méditation. Avec la méditation transcendantale, c’est probablement parce que beaucoup de ceux qui ont fait des recherches sur elle ont également été personnellement impliqués dans le mouvement; avec la pleine conscience, les raisons sont moins claires, car elle est présentée comme une technique séculière. Néanmoins, il y a des preuves scientifiques émergentes à partir d’études de cas, d’enquêtes sur l’expérience des méditants et d’études historiques pour montrer que la méditation peut être associée au stress, à des effets négatifs et à des problèmes de santé mentale. Par exemple, une étude a révélé que la méditation en pleine conscience conduisait à une augmentation de cortisol, un marqueur biologique du stress, malgré le fait que les participants ont déclaré se sentir subjectivement moins stressés.

    Mythe 2: La méditation peut profiter à tous

    Fait 2: L’idée que la méditation est une panacée pour tous n’a pas de fondement scientifique. « Le bonheur des uns fait le malheur des autres », nous a rappelé le psychologue Arnold Lazarus dans ses écrits sur la méditation. Bien qu’il y ait eu relativement peu de recherches sur comment les circonstances individuelles – telles que l’âge, le sexe ou le type de personnalité – pourraient jouer un rôle dans la valeur de la méditation, il y a une prise de conscience croissante que la méditation fonctionne différemment pour chaque individu.

    Par exemple, elle peut fournir une technique anti-stress efficace pour les personnes confrontées à des problèmes graves (tels que le chômage), mais a peu de valeur pour les individus peu stressés. Ou elle peut bénéficier à des personnes déprimées qui ont subi un traumatisme et un abus dans leur enfance, mais pas aux autres personnes déprimées. Il y a également des preuves que – avec le yoga – elle puisse être particulièrement utile aux prisonniers, pour lesquels elle améliore le bien-être psychologique et, peut-être plus important encore, encourage un meilleur contrôle de l’impulsivité. Nous ne devrions pas être surpris que la méditation ait des avantages variables d’une personne à l’autre. Après tout, la pratique ne visait pas à nous rendre plus heureux ou moins stressés, mais à nous aider à une plongée intérieure plus profonde ainsi qu’à contester et ce que nous croyons que nous sommes.

    Mythe 3: Si tout le monde méditait le monde serait un bien meilleur endroit

    Fait 3: Toutes les religions globales partagent la conviction que suivre leurs pratiques et leurs idéaux particuliers fera de nous de meilleures personnes. Jusqu’à présent, il n’y a aucune preuve scientifique claire que la méditation est plus efficace, par exemple, pour nous rendre plus compassionnel que d’autres pratiques spirituelles ou psychologiques. La recherche sur ce sujet a des limites et biais méthodologiques et théoriques sérieux. La plupart des études n’ont pas de groupes de contrôle adéquats et ne parviennent généralement pas à évaluer les attentes des participants (à savoir, si nous nous attendons à bénéficier de quelque chose, nous pouvons être plus susceptibles de déclarer des avantages).

    Mythe 4: Si vous êtes à la recherche de changement et de développement personnel, la méditation est aussi efficace – ou plus – qu’une thérapie

    Fait 4: Il y a très peu de preuves qu’un programme de groupe basé sur la pleine conscience de huit semaines a les mêmes avantages que suivre une thérapie psychologique conventionnelle – la plupart des études comparent la pleine conscience à un « traitement habituel » (comme voir votre médecin), plutôt qu’une thérapie en tête-à-tête. Bien que les interventions en pleine conscience soient conduites en groupe et que la plupart des thérapie psychologiques soient effectuées en tête-à-tête, les deux approches impliquent le développement d’une prise de conscience accrue de nos pensées, émotions, et mode de relation à autrui. Mais les niveaux de sensibilisation diffèrent probablement. Un thérapeute peut nous inciter à examiner les tendances conscientes ou inconscientes en nous-mêmes, alors que celles-ci pourraient être difficiles à accéder au cours d’une thérapie de groupe, ou si nous méditions par nous mêmes.

    Mythe 5: La méditation produit un état de conscience unique que nous pouvons mesurer scientifiquement

    Fait 5: La méditation produit des états de conscience que nous pouvons en effet mesurer à l’aide de divers instruments scientifiques. Cependant, l’ensemble de la preuve est que ces états ne sont pas physiologiquement uniques. En outre, bien que différents types de méditation puissent avoir des effets divers sur la conscience (et sur le cerveau), il n’y a pas de consensus scientifique sur ce que ces effets sont.

    Mythe 6: On peut pratiquer la méditation comme une technique purement scientifique sans tendances religieuses ou spirituelles

    Fait 6: En principe, il est parfaitement possible de méditer sans être intéressé par l’arrière-plan spirituel de la pratique. Cependant, la recherche montre que la méditation nous amène à devenir plus « spirituel », et que cette accroissement de la spiritualité est en partie responsable des effets « positifs » de la pratique. Donc, même si nous avons décidé d’ignorer les racines spirituelles de la méditation, les racines peuvent néanmoins nous envelopper, à un degré plus ou moins grand. Globalement, il est difficile de savoir si les modèles « laïques » (neutres) de la méditation en pleine conscience sont entièrement « laïques ».

    Mythe 7: La science a montré sans équivoque comment la méditation peut nous changer et pourquoi

    Fait 7: Des méta-analyses montrent qu’il y a des preuves modérées que la méditation nous affecte de diverses manières, comme par exemple en augmentant les émotions positives et en réduisant anxiété. Cependant, nous ne savons pas clairement combien puissants et durables sont ces changements.

    Certaines études montrent que la méditation peut avoir un impact plus important que la relaxation physique, bien que d’autres recherches utilisant une méditation placebo contredisent cette conclusion. Nous avons besoin de meilleures études, mais, peut-être aussi important, nous avons aussi besoin de modèles qui expliquent comment fonctionne la méditation. Par exemple, avec la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (TCPC), nous ne pouvons pas encore être sûr de l’ingrédient « actif ». Est-ce la méditation elle-même qui provoque des effets positifs, ou est-ce le fait que le participant apprend à prendre du recul et prend conscience de ses pensées et de ses sentiments dans un environnement de groupe de soutien?

    Il n’existe tout simplement pas de tentative cohérente, globale, pour décrire les différents processus psychobiologiques que la méditation met en mouvement. À moins que nous puissions clairement cartographier les effets de la méditation – à la fois le positif et le négatif – et identifier les processus qui sous-tendent la pratique, notre compréhension scientifique de la méditation est précaire et peut facilement conduire à l’exagération et à une interprétation erronée.

    Extrait de « A la Recherche du Soi », de mon maître à l’époque où je pratiquais toutes ces choses, Arnaud Desjardins (page 52):

    « Le plus grand don que nous font la plupart des sages et des yogis, c’est de mourir malades (car c’est encore un des rêves de l’ego de croire que le yoga va nous donner la santé éternelle). Ramakrishna est mort malade ; Ramana Maharshi est mort d’un cancer ; le grand yogi Swami Sivananda Sarasvati est mort très malade et Sri Mâ Anandamayi a vieilli malade. »

    Curieux « don » tout de même, pas vrai?…

    Proverbes 14:12: « Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin. »

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      David mar 25 Oct 2016 Répondre

      Oui mais là encore Fabrice tu mélanges tout.
      Il faut distinguer la technique en elle-même, des finalités pour lesquelles elle peut être utilisée.

      Pour en revenir à ma question sur l’astronomie, puisqu’Yves n’a pas répondu, pendant les premiers millénaires, l’observation des étoile servait avant tout à l’astrologie. Et on peut dire que jusqu’à l’époque moderne, voire contemporaine, c’était cette utilisation qui était dominante.

      Faut-il en déduire que cela est mal en soi ? Evidemment, non. A l’époque, contemporaine on a séparé la technique, qui est devenue une discipline à part entière, l’astronomie, des philosophies ou des spiritualisés qui avaient pu lui être attachées depuis l’Antiquité.

      C’est exactement la même chose pour l’hypnose. Aujourd’hui l’hypnothérapie est simplement une technique coupée de toutes ses racines spirituelles ou philosophiques orientales que tu évoquais.

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        Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

        Pas d’accord mon petit David, distinguer les deux est erroné justement sinon l’utilisation de l’hypnose même dans sa version « neutre » n’aurait aucune conséquence spirituelle :-)

        Je sais pour l’astrologie, mais ça n’a rien à voir ici, l’astronomie n’est jamais utilisée comme technique thérapeutique ayant des effets sur la santé. Le même raisonnement s’applique aussi au yoga, à la méditation (voir l’article du Guardian), et les orientaux eux-mêmes te le diront.

        • Avatar Auteur
          David mar 25 Oct 2016 Répondre

          Il n’y a des conséquences spirituelles que parce que tu crois qu’il y en a.
          Mais rien n’est avéré.

          Encore une fois, dans une approche holiste de l’individu, l’hypnothérapie ne touche pas plus à l’âme que la chirurgie.

          • Avatar
            Chrétien mar 25 Oct 2016 Répondre

            Pas seulement, de nombreux témoignages (dont certains que j’ai pu entendre directement) et des études le montrent aussi, et même si ce n’était pas le cas pour absolument tout le monde, le simple fait qu’il en existe un grand nombre suffit à inciter à la plus grande prudence.

            Concernant la chirurgie, je peux me tromper n’ayant pas vraiment étudié le sujet, mais historiquement elle n’a jamais eu de lien avec l’occultisme, de plus, aucune étude ne montre de conséquences spirituelles néfastes résultant d’une opération chirurgicale à ma connaissance.

            • Avatar Auteur
              David mar 25 Oct 2016

              Je te recommande le livre de Peter Clarke, voici un petit extrait qui montre l’influence que peut avoir une déformation physique sur notre personnalité :

               » Notre comportement moral dépend de l’activité de notre cerveau. Plusieurs régions cérébrales sont impliquées, mais surtout certaines parties du cortex préfrontal. Les péripéties d’un instituteur à Charlottesville aux Etats-Unis l’illustrent : il avait été un homme responsable et respectable jusqu’à ce qu’un changement bouleverse sa vie. A sa propre surprise, il a commencé à visiter des sites web de pornographie infantile et à visiter des prostituées. Ensuite, il a commencé à faire des avances sexuelles à sa belle-fille préadolescente, et sa femme a appelé la police. Il a été expulsé de sa maison, jugé coupable d’abus sur enfant et traité avec des médicaments contre la pédophilie. Il a dit qu’il trouvait son nouveau comportement totalement inacceptable, mais que son désir était plus fort que sa capacité à se maîtriser. Il a été expulsé d’un programme de réhabilitation comportementale parce qu’il proposait continuellement des relations sexuelles aux femmes, et a été condamné à la prison. Mais, la veille d’aller en prison, il s’est présenté dans un hôpital se plaignant de maux de tête et disant qu’il avait peur de violer la propriétaire de son logement. Une grosse tumeur cérébrale a été décelée dans le cortex préfrontal droit. L’extraction de la tumeur a fait disparaître le comportement grivois ainsi que la pédophilie. Une année plus tard, la tumeur a commencé à repousser et les fortes pulsions sont revenues. L’enlèvement de la nouvelle tumeur a résolu encore une fois le problème. »

              Source : http://didascale.com/recension-dieu-lhomme-et-le-cerveau-le-defi-des-neurosciences-peter-clark/

            • Avatar
              Chrétien mer 25 Jan 2017

              @David :

              Intéressant, le cancer a justement très vraisemblablement une cause émotionnelle/psychologique (ce qui explique probablement la récidive dans le cas cité par Peter Clarke, les traitements chimiques ou la chirurgie ne traitant pas la ou les véritables causes), voir à ce sujet cette interview du neurologue Pierre-Jean Thomas-Lamotte :

              https://www.youtube.com/watch?v=ayatqaFvP3Q

              http://www.pansemiotique.com/12-interview-du-dr-thomas-lamotte/

              http://www.pansemiotique.com/22-interview-du-dr-pierre-jean-thomas-lamotte-suite-et-fin/

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    ROGER LEFÈBVRE mar 25 Oct 2016 Répondre

    Bon, concrètement : une jeune femme nouvellement venue à la foi devient amie avec une « chrétienne » qui lui propose de l’hypnotiser pour lui faire connaître une nouvelle expérience spirituelle. Elle s’endort puis se réveille sans plus se souvenir de rien (ce qui est souvent le cas des gens hypnotisés que tu dis pourtant demeurer « conscientes »). Mais à partir de là elle est torturées physiquement et moralement par un « esprit mauvais » (je passe sur les détails) qui lui pourrit complètement la vie. Dans son église on lui conseille de consulter un psychiatre, etc. Après plusieurs mois de souffrances, en désespoir de cause et en priant Dieu la fait venir d’Anvers à Ath, une ville inconnue pour elle et dont elle ne parle pas la langue, mais où le Seigneur lui a donné la conviction qu’elle trouverait la délivrance. Ce jour-là, notre église est exceptionnellement ouverte pour accueillir une équipe d’OM, dont un membre me sert d’interprète. Nous prions pour sa délivrance (très spectaculaire) et elle repart le soir complètement délivrée : ce que son mari non-chrétien confirmera par la suite.
    Excuse-moi, mais je ne vois aucun « mécanisme physique » dans tout cela…
    Pour info : en 45 ans de ministère pastoral, j’ai participé à seulement trois délivrances de ce genre. Je ne pense donc pas être un obsédé des possessions démoniaques qui règle tous les problèmes psychologiques à coups d’exorcismes…

    • Avatar Auteur
      David mar 25 Oct 2016 Répondre

      Oui Roger, mais le cas dont tu parles n’a rien à voir avec l’hypnothérapie. L’hypnose en soi ne procure aucune expérience spirituelle. Si quelqu’un associe les deux, c’est qu’on est déjà dans un autre domaine.

      Pour ce qui est de la valeur argumentative de l’exemple, c’est comme si tu me disais que tu connaissais quelqu’un à qui on avait promis une potion pour rajeunir et qui après avoir bu cette potion est tombé malade et qu’à cause de cela, il ne fallait jamais allé voir un médecin.

      Ce n’est pas parce qu’on se fait rouler par un charlatan, qu’il faut accuser les gens sérieux.

      Si tu es malade, qui vas-tu voir ? Le premier « chrétien » (avec ou sans guillemets) que tu croises ou un médecin ? C’est la même chose pour l’hypnose. Si on y recourt, il faut consulter un professionnel formé pour cela.

      N’importe quelle thérapie aux mains d’une personne non formée peut s’avérer désastreuse.

  12. Avatar
    ROGER LEFÈBVRE mar 25 Oct 2016 Répondre

    Ce que tu me dis est évident, et j’y avais souscrit dès ma première remarque… dont acte !
    La question pour moi reste toujours sans réponse quelle est la part d’emprise que le « thérapeute » possède sur son patient. Tu me dis que celui-ci reste « conscient », je te donne un exemple (et c’est sa raison d’être) où la personne ne se souvient de rien… ce qui semble être aussi le cas d’amis qui vont chez leur dentiste hypnotiseur. Tu me dis que c’est un « mécanisme physique », mais depuis le début j’essaye de savoir en quoi il consiste, quelle est sa nature, en quoi consiste le mécanisme « physique » qui pourrait me conduire à penser à autre-chose… Quand on souffre, ce n’est pas aussi facile à « relativiser » que de s’enquiquiner à une culte ! En quoi consiste la façon de « conduire » à cela, et quel est le « autre-chose » qui fait que l’on ne pense plus à sa rage de dents. Il me semble qu’il faudrait à quelqu’un une sérieuse emprise sur mon esprit pour arriver à ce résultat… Tu me diras qu’il faut être consentant. Excuse-moi, mais si je dois abandonner mon esprit aux compétence d’un thérapeute professionnel dont j’ignore complètement les convictions philosophiques, ce n’est pas du tout la même chose que de consentir à prendre un médicament… Là, il me semble qu’il y a un sérieux dérapage sémantique dans ce genre de comparaison. (Et encore, avant de prendre une potion quelconque, je veux aussi savoir le pourquoi du comment et les effets secondaires… Un vrai parano, je suis !) :-)

    • Avatar Auteur
      David mar 25 Oct 2016 Répondre

      Lorsque tu es en anesthésie, tu confies aussi ton corps à des inconnus, et pourtant je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de chrétiens qui jugent cela diaboliques.
      L’hypnothérapie ne va pas plus loin.

      Je ne pense pas que tu abandonnes ton « esprit » à qui que ce soit. Les convictions philosophiques de la personne n’interfèrent pas dans la pratique de l’hypnose, seule son éthique compte. Or, là encore, on en revient finalement au même point qu’avec les autres pratiques médicales.

      L’erreur de la personne dans l’exemple que tu donnes est d’avoir fait confiance à une personne qui n’avait visiblement aucune compétence professionnelle dans ce domaine.

      Concernant les explications concrètes as-tu eu l’occasion de lire l’article de Joël que j’ai mis en lien ? Il me semble qu’il est assez complet : http://www.scienceetfoi.com/lhypnose-activite-cerebrale-ou-pratique-occulte-par-joel-montbrun/

      Si tu as des questions supplémentaires, l’auteur de l’article sera certainement mieux à même d’y répondre que moi :-)

  13. Avatar
    ROGER LEFÈBVRE mar 25 Oct 2016 Répondre

    OK, on va faire comme ça…
    C’était une bonne idée de ta part de lancer ce sujet à la fois actuel et apparemment mal compris.
    Et merci de ta patience old boy ! ;-)

  14. Avatar
    Chrétien mer 26 Oct 2016 Répondre

    http://www.brooksidecenter.com/possible_dangers_and_complicatio.htm

    L’hypnose est-elle dangereuse?

    Ce qui suit est une présentation d’une revue de la littérature et de cas individuels rapportés. Le lecteur devra décider quelles conclusions tirer de l’étude suivante. La littérature souligne certaines complications qui peuvent découler de l’utilisation de l’hypnose et il semble que tous les auteurs établis et les chercheurs suggèrent l’importance de la connaissance du fonctionnement de l’esprit et de l’application de la règle: QUE SI UNE PERSONNE NE PEUT TRAITER UN PROBLÈME AVEC DES TECHNIQUES NON-HYPNOTIQUES, ELLE NE DEVRAIT PAS LE TRAITER AVEC L’HYPNOSE. Ceci est tiré de Clinical Hypnosis by Crasilneck and Halls, l’un des manuels standards reconnus sur l’hypnose. Les mêmes auteurs rapportent également que l’hypnose peut, dans certaines circonstances, être dangereuse non seulement pour le client, mais aussi pour l’hypnotiseur et l’idée de l’hypnose elle-même.

    Les dangers et les complications de l’hypnose

    Alors que la transe hypnotique elle-même peut se produire facilement et confortablement, le Dr Thurman Moct signale des complications survenant:

    1. Après l’hypnose faite par un amateur
    2. Quand un symptôme est éliminé par un ordre direct
    3. Lorsque l’hypnose est utilisée dans le traitement d’une condition que l’hypnotiseur n’a pas été formé à traiter sans l’utilisation de l’hypnose
    4. Quand une suggestion post hypnotique accidentelle a été donnée

    Pour aller plus loin, dans Hypnosis Complication: Risks and Prevention, un article de recherche par MacHovec, dans The American Journal of Clinical Hypnosis, 1988, il énumère environ 50 complications associées à l’hypnose et signale qu’il s’agit seulement d’une liste partielle. L’auteur a regroupé les complications en cinq catégories:

    1. Les symptômes psychotiques ou des attaques de panique aiguës
    2. De la dépression avec la possibilité d’un comportement suicidaire
    3. La substitution de symptôme
    3. Les symptômes résultant de suggestions involontaires
    4. pathologie physique

    Le Dr MacHovec définit les complications hypnotiques comme « des pensées indésirables inattendues, des sentiments ou des comportements pendant ou après l’hypnose qui sont incompatibles avec les objectifs convenus et interfèrent avec le processus hypnotique en altérant le fonctionnement mental optimal sans incidents antérieurs ou antécédents de symptômes mentaux ou physiques similaires. »

    Liste récapitulative des complications associées à l’hypnose:

    •anergie et fatigue •passage à l’acte antisocial •anxiété, attaques de panique •déficit de l’attention •distorsions corporelle/image de soi •perte de compréhension/concentration • confusion •capacité d’adaptation diminuée •décompensation, pensée délirante de type psychotique •dépersonnalisation •dépression •déréalisation •vertiges •rêves •somnolence, sommeil excessif •évanouissement •peur de la peur •culpabilité •maux de tête •réactions histrionique •crise d’identité •insomnie •irritabilité •urgences médicales •troubles de la mémoire, déformée •suggestion incomprise •nausées, vomissements •ruminations obsessionnelles •dépendance excessive •changement de personnalité •aversion phobique •inconfort physique, blessures •retard psychomoteur •psychose •comportements régressifs •passage à l’acte sexuel •dysfonctionnement sexuel •somatisation •transe spontanée •raideur, du bras ou du cou •stress, seuil diminué •stupeur •substitution des symptômes •hallucinations tactiles •rappel traumatique •tremblements • pleurs, incontrôlés

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