Peut-on croire à la science du climat ?

Posté par Marc Fiquet
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Une des vocations de Science & Foi est de mettre à la disposition du grand public et des églises du matériel pédagogique compréhensible sur les sujets soumis à la controverse afin de pourvoir y voir plus clair. Le thème du réchauffement climatique prête parfois à confusion et certains en sont venus à douter du rôle que l’homme pouvait y jouer. Les chrétiens ne font pas exception et sont partagés à ce sujet,

 

Antoine_vOutre ses recherches en physique des plasmas et en astrophysique, notre collaborateur Antoine Bret  enseigne un cours universitaire sur le thème énergie/climat depuis 2004. Cet enseignement a donné lieu à un livre, The Energy-Climate Continuum: Lessons from Basic Science and History publié en 2014.

C’est à ce titre qu’Antoine a ouvert la journée Une réponse chrétienne au changement climatique organisée en décembre 2015 par l’association A’Rocha à l’occasion de la COP21, et dont « Science & Foi » s’était déjà fait l’écho.

Nous vous proposons sous forme de video, le diaporama de sa présentation « Peut-on croire à la science du climat ? », commenté par lui-même. Il répond, dans un style le plus accessible possible, aux questions suivantes :

  • Sait-on qu’il y a réchauffement climatique ?
  • Qu’il est dû à l’augmentation des gaz à effet de serre ?
  • Que ceux-ceux-ci dépendent de l’activité humaine ?
QUEL EST LE CONSENSUS SCIENTIFIQUE SUR CES QUESTIONS ?

 

 

Crédit illustration : freezingpic / 123RF Banque d’images

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5 Commentaires

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    Benoit Hébert dim 22 Mai 2016 Répondre

    très convaincante et très accessible ta démonstration Antoine.

    On se demande comment certains peuvent être et surtout rester « climato-septiques »!

    Question : comment a-t-on fait pour mesurer le taux de CO2 dans l’atmosphère il y a plusieurs siècles ?

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    Antoine dim 22 Mai 2016 Répondre

    Merci Benoit,
    Pour les quelques siècles passés, on peut prendre un vieil arbre et mesurer le taux de CO2 dans ses anneaux. L’anneau numéro 100 s’étant formé il y a 100 ans, cela permet d’en déduire le taux de CO2 à cette époque.
    On peut aussi prélever une carotte de glace en Antarctique ou au Groenland, et analyser la composition des bulles d’air qu’elle renferme. Cette méthode a permis pour le moment de remonter à environ 800,000 ans.
    Bien sûr, on vérifie ensuite que les données extraites de diverses méthodes concordent entre elles.

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      Benoit Hébert dim 22 Mai 2016 Répondre

      merci Antoine. C’est toujours très impressionnant de se rendre compte que plusieurs méthodes complètement différentes donnent le même résultat.

      Si je me souviens bien, dans tes explications, tu dis que l’albédo (réflexion des rayons solaires par la Terre) n’est pas modifié par le réchauffement. La fonte de la banquise n’a pas d’influence mesurable ?

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    Antoine dim 22 Mai 2016 Répondre

    C’est même encore plus impressionnant: les changements climatiques du dernier million d’années (au moins, après, je sais pas) furent dirigés par des paramètres astronomiques. Les « cycles de Milankovitch », qui ont à voir avec des variations de l’orbite terrestre autour du soleil, ou de l’inclinaison de l’axe de rotation de la terre.

    Le Milankovitch en question publia en 1941 ses calculs astronomiques, en sachant qu’ils devaient avoir des conséquences climatiques. On trouva (début des années 1970) pour la première fois la trace de ces cycles en sondant l’océan indien [1]. Et on retrouve les mêmes traces en sondant l’Antarctique et le Groenland.

    Bref, astronomie, sondages océaniques, antarctique et Groenland sont d’accords.

    Passons à l’albedo : il a en fait un peu augmenté globalement, à cause de la déforestation. Un sol sans forêt est en général plus clair qu’un sol avec forêt. Donc il renvoi plus de lumière. Au niveau global, on peut quantifier cela, et c’est pas très important (dans le sens d’un refroidissement).

    Maintenant, au niveau local, ce que tu dis de la banquise est tout à fait d’actualité. Banquise = blanc = albédo énorme = froid. Si ça se réchauffe, moins de blanc = moins froid = plus de réchauffement = fonte = encore mois de blanc = encore moins froid, etc. On appelle ce genre de processus une « rétroaction ». C’est-à-dire, les conséquences du réchauffement sur ce même réchauffement.

    On pense que c’est ce qui est en train de se passer, par exemple au pôle de Nord ou l’on bat des records d’extension des glaces (à la baisse) chaque année (http://www.nasa.gov/feature/goddard/2016/2016-arctic-sea-ice-wintertime-extent-hits-another-record-low). Pour le pôle Sud ou le Groenland, je sais pas.

    [1] Science-1976-Hays_Variations in the Earth Orbit Pacemaker of Ice Ages

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      Benoit Hébert dim 22 Mai 2016 Répondre

      Merci Antoine pour tes super explications!

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