Noé et le déluge : garder la foi sans perdre la raison ! (Intro)

Auteur : Marc Fiquet

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Ce  mercredi 9 avril,  sort en France le très médiatisé film mettant en scène le déluge de Noé.

La bande annonce française du film de Darren Aronofsky est disponible en entête de cet article (près de 800 000 vues sur youtube à ce jour…). Manifestement le sujet ne laisse pas indifférent.

Il est vrai que cet épisode est souvent au centre des discussions entre défenseurs ou détracteurs de la Bible.

De nombreux articles de presse révèlent que certains pays Musulmans auront réglé définitivement  le problème du débat, le film est purement interdit ! (l’Islam proscrit la représentation des prophètes reconnus par sa religion, tels qu’Abraham, Noé, etc..) et les institutions religieuses jugent que le film heurtera la foi des croyants.

Aux Etats-Unis, comme le rapporte un article du monde [1] « du côté cette fois des chrétiens. Les membres du National Religious Broadcasters avaient demandé à ce qu’il soit  précisé au générique que « ce que montre le film est une interprétation non littérale des Ecritures ». Une demande prise en compte par la Paramount, »

La passion que suscite ce récit est palpable même au sein de nos églises (évangéliques en particulier) il est le plus souvent abordé sous un aspect historique à ne surtout pas remettre en cause de crainte de voir le message biblique tout entier s’effondrer sous couvert de voir en ce texte une des preuves clés de l’inspiration divine de la Bible !

Le problème, c’est que justement, des preuves d’un déluge universel, on en cherche mais on n’en trouve pas, bien au contraire !…

Pour certaines communautés chrétiennes, le simple fait de prendre ce recul et chercher à confronter ce texte aux réalités des faits archéologiques et géologiques (sans parler du repeuplement de la terre par les animaux en si peu de temps) constitue en soit une hérésie, ce qui explique l’aspect tabou que peuvent prendre parfois les discussions autour de ce thème.

Nous avons déjà publié sur ce site des travaux de théologiens et de scientifiques évangéliques qui veulent aider le croyant (ou non-croyant) à considérer ce sujet avec sérieux et sans crainte de poser les questions qui apparaissent naturellement à nos esprits modernes (et d’y répondre).

Profitant donc que ce sujet vienne sur le devant de la scène médiatique, Benoit (Hébert) nous a préparé une synthèse absolument édifiante avec le talent didactique qu’on lui connait, reprenant des articles  publiés dès 2010 et d’autres plus récents sur le site scienceetfoi.com. Un véritable parcours initiatique pour tous ceux qui cherchent à comprendre comment aborder les textes de la Genèse dans leur contexte pour éviter les conflits ouverts avec les découvertes de la science.

Et pour patienter jusqu’à mercredi, nous pouvons ouvrir les discussions et découvrir – dans un accent charmant – ce que l’église catholique de Québec  nous propose comme réflexions [2] à l’occasion de cette sortie cinématographique qui ne passera certainement pas inaperçue de ce côté-ci de l’Atlantique non plus.

 

 

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[1] http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/26/le-film-noe-indesirable-dans-plusieurs-pays-musulmans_4389616_3246.html

[2] http://www.ecdq.tv/fr/videos/04ad5632029cbfbed8e136e5f6f7ddfa


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13 Commentaires

  1. Avatar
    Xcluzif sam 05 Avr 2014 Répondre

    Quand cette synthèse sera en ligne ?

    • Avatar
      Benoit Hébert sam 05 Avr 2014 Répondre

      Bonjour Xcluzif,
      nous commencerons la publication à partir de mercredi, jour de sortie du film.

      Il y a aura trois articles.

      1. Les questions suscitées par l’histoire biblique du déluge au niveau scientifique et historique.
      2. La réponse apportée par les sciences bibliques, archéologiques et géologiques.
      3. Les objections et interrogations suscitées par cette réponse.

      En conclusion: les leçons spirituelles principales de l’histoire de Noé.

      Voilà le menu, :-)

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    Xcluzif sam 05 Avr 2014 Répondre

    Rhalala vivement mercredi alors ;)

  3. Avatar
    Yogi sam 05 Avr 2014 Répondre

    Un petit volet « éthique et morale » ne serait peut-être pas inutile non plus, pour expliquer en quoi et contrairement aux apparences le Déluge ne serait pas une apologie du génocide, du crime de masse et du pouvoir totalitaire.
    Je ne m’explique pas que cet acte d’éradication de l’ensemble de la vie animale et humaine, femmes, enfants, vieillards, nouveaux-nés tous ensemble ne donne pas lieu, quelles qu’en soient les raisons, à une condamnation unanime par toutes les autorités religieuses et morales.

  4. Avatar Auteur
    Marc sam 05 Avr 2014 Répondre

    Excellente suggestion Yogi (ton 1er §).
    Nous avons au programme du cours de Denis Lamoureux, une étude assez complète du récit de Noé, je ne sais pas si cet angle est abordé, Benoit répondra. Nous saurons sinon trouver des références à ce sujet et te faire part de notre point vue.

    As-tu visionné la video en fin d’Article ? Le théologien catholique Alain Faucher apporte un début de réponse à ta remarque en mettant bien l’évidence sur une caractéristique fondamentale du récit biblique, c’est l’annonce d’un recommencement pas d’une fin avec un représentant de chaque espèce épargné pour un nouveau départ.
    Il ne s’agit pas comme tu le suggères d’une « éradication de l’ensemble de la vie animale et humaine !.. »

    C’est d’ailleurs ce point qui est souligné dans un passage du nouveau Testament quand Pierre donne une signification spirituelle à l’eau du déluge en rapport avec le Baptême symbole d’une vie nouvelle en Jésus-Christ :


    1 Pierre 3:17 […] Car mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal.
    18 En effet, le Christ lui-même a souffert pour les péchés, une fois pour toutes, lui juste pour les injustes, afin de vous présenter à Dieu, lui mis à mort en sa chair, mais rendu à la vie par l’Esprit.
    19 C’est alors qu’il est allé prêcher même aux esprits en prison,
    20 aux rebelles d’autrefois, quand se prolongeait la patience de Dieu aux jours où Noé construisait l’arche, dans laquelle peu de gens, huit personnes, furent sauvés par l’eau.
    21 C’était l’image du baptême qui vous sauve maintenant : il n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement envers Dieu d’une bonne conscience ; il vous sauve par la résurrection de Jésus Christ,

    J’ajouterais qu’il ne s’agit pas d’inverser les rôles, L’histoire de Noé est sensée nous faire réfléchir sur notre situation d’hommes responsables et souvent rebelles ou mauvais, avec des conséquences sur la planète entière, pas de mettre Dieu au banc des accusés, enfin, il me semble !…

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    Coco Panache dim 06 Avr 2014 Répondre

    Merci Yogi, tu me donnes l’occasion de rire :) ça fait du bien

    « Je ne m’explique pas que cet acte d’éradication de l’ensemble de la vie (…) ne donne pas lieu à une condamnation unanime par toutes les autorités religieuses et morales »

    C’est normal que tu ne comprennes pas, car tu ne sais pas symboliser. Le déluge est un récit allégorique, une histoire inventée pour faire naître chez le lecteur une réflexion qui dépasse le texte brut. Mêmes les enfants du caté savent cela, donc pas besoin de convoquer les zautorités morales et religieuses, à qui il n’est même pas venu à l’esprit qu’un génocide était en jeu.

    Décidément, les athées croient à n’importe quoi, ils sont d’une crédulité invraisemblable.

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    rodolphe (posta01) dim 06 Avr 2014 Répondre

    Salut Coco,

    As-tu besoin d’être aussi désagréable et péremptoire lorsque tu t »exprimes pour d’ailleurs ne produire
    qu’une logorrhée inaudible ?
    Au fait, si on revenait à notre petite discussion de la semaine dernière (je n’ai pas une mémoire de poisson rouge) où tu te faisais fort de rappeler, lorsque je disais « qu’on ne fait pas de la physique avec des mots » que PI, l’écart type, racine de 2 sont des mots et que par conséquent ils ne portent pas la vérité en soi. C’était là:
    http://www.scienceetfoi.com/les-dernieres-news-scientifiques-concernant-levolution-fevriermars-2014/#comment-57320

    Pour info, de tels mots qui représentent des « quantités » et non pas concepts ou des objets s’appellent des nombres !

  7. Avatar Auteur
    Marc dim 06 Avr 2014 Répondre

    Yes Coco pourquoi un tel ton alors que nous constatons en effet que tout le monde est loin d’être d’accord sur cette question ?

    Beaucoup de chrétiens encore aujourd’hui ont du mal à lâcher le modèle historique du récit et historique ou non, concernant le sens spirituel sur lequel la Bible nous invite à réfléchir, la question de Yogi est loin d’être « bête ».

    L’idée est d’ouvrir un dialogue serein pas d’alimenter la controverse !..

    Merci.

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    rodolphe (posta01) dim 06 Avr 2014 Répondre

    Yes Marc,

    Je dirais même plus: pourquoi ne pas rester serein MEME EN CAS DE DESACCORD ?

  9. Avatar
    Coco Panache dim 06 Avr 2014 Répondre

    D’accord les gars, la dernière phrase m’a un peu échappé. Ceci dit, mon ton se voulait guilleret, c’est vous qui l’interprétez négativement. La remarque de Yogi est plus rouée que vous ne le pensez :) Salut Yogi :)
    Rodolphe, je ne comprends pas ce que tu veux dire. Mots, quantité, concepts, nombres, je ne vois vraiment pas où tu veux en venir. On fait de la physique avec des idées qui s’expriment en mots, lesquels comprennent des nombres, des relations…
    Essaya de pas te focaliser sur des détails stp

  10. Avatar
    Coco Panache dim 06 Avr 2014 Répondre

    Marc, tu as eu du mal à quitter le modèle historique des premiers récits bibliques ?

    • Avatar Auteur
      Marc lun 07 Avr 2014 Répondre

      Et bien oui Coco, traditionnellement le milieu évangélique a plutôt tendance à ne pas pas voir de discontinuité entre les récits des 11 premiers chapitres de la Genèse et la suite de la Bible.

      Il faut dire que la puissance des généalogies bibliques y est pour beaucoup,

      Il faut en général entreprendre des recherches minutieuses et longues pour comprendre la manière dont ces textes ont été écrits dans leur contexte d’origine et abandonner définitivement l’iodée que de la science moderne pourrait s’y cacher.

  11. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 07 Avr 2014 Répondre

    Salut Coco,

    Je voulais simplement attirer ton attention sur le fait qu’il ne faut pas confondre « mot » et « nombre ». Les nombres expriment généralement des « quantités » physiques
    (la « matière première » des sciences)
    A ce titre, je vois mal en quoi ils pourraient être concernés par l’affirmation suivante, je te cite:  » Les mots ne portent pas la vérité en eux-mêmes, puisqu’ils sont une construction. »
    Cette remarque n’est pas anodine car elle a des implications concernant la signification même de la foi, ses limites, qui elle, pour le coup, relève d’une pure construction mentale.
    Le cerveau a besoin de créer du sens même lorsqu’il n’y en a pas, et ce fait est parfaitement démontré par la psychologie cognitive.

    Bonne semaine à tous.

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