L’homme est-il mortel à cause du péché ou par nature ?

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irenee-de-lyonDans cet article nous voulons montrer que les deux affirmations suivantes – à savoir que l’homme est mortel à cause du péché et par cause naturelle – sont fondées dans les Écritures et dans la tradition théologique occidentale. Nous examinerons les passages-clés en particulier chez Paul (Rom 5.12-19 et 1 Co 15.45-50) avec une attention portée au récit de la création de l’homme dans la Genèse (Ge 2.4 et 3.22). Nous prendrons appui sur le premier théologien de l’église d’Occident, Irénée de Lyon (130-202), disciple de Papias et de Polycarpe, qui fut lui-même disciple de l’apôtre Jean. Irénée fut envoyé en mission à Lyon et devint évêque en 177. Il soutenait que la mort est à la fois une conséquence naturelle[1] et le résultat du péché du premier homme.

 

Cette position marginale fut toutefois éclipsée, du moins en Occident, par Augustin qui enseigna qu’Adam fut créé « immortel », et que la condition mortelle vint seulement après le péché originel [2], et non de sa nature propre. Nous essaierons de démontrer que la position d’Irénée est plus solide théologiquement, et qu’elle permet un meilleur dialogue avec les sciences naturelles.

La mort comme conséquence du péché

Que la mort soit la conséquence du péché d’Adam, cela est affirmé par la Bible et est reconnu par tous les pères de l’église. Dans un futur billet nous nous attarderons à comprendre le sens à donner à cette «mort» d’Adam. Mais pour le moment, mentionnons que Paul dit explicitement en Romains 5.12 que par Adam le péché est entré dans le monde, « et par le péché la mort ». On retrouve la même idée en 1 Co 15.21.

 

Le sens littéral du récit de la création d’Adam et Ève appuie la même idée. L’humain (mâle et femelle) est créé « très bon ». Leur nature n’est affectée d’aucun vice. Le péché vient d’un acte de volonté. La honte (Ge 3.7), la peur (3.9), la malédiction du sol (3.17), la mort (3.22) découlent du péché (Rom 5.12) / transgression (5.14) / offense (5.15) / désobéissance (5.19) d’Adam. Augustin ajoutera à cette liste la concupiscence, la culpabilité, la corruption de la volonté[3].

 

La mort comme fait de nature

Or, tout en admettant clairement que la mort soit la conséquence du péché d’Adam, Paul ne dit jamais que le premier homme fut à l’origine, créé spirituel (pneumatikon en grec), mais seulement naturel (psychikon). Il y a une différence entre la pneuma = esprit, et la psychè = âme ou souffle de vie. Le passage suivant explique bien la nuance: « L’Écriture ne déclare–t–elle pas : Le premier homme, Adam, devint un être vivant (psychikon), doué de la vie naturelle ? Le dernier Adam est devenu, lui, un être qui, animé par l’Esprit (pneumatikon), communique la vie. Mais ce qui vient en premier lieu, ce n’est pas ce qui appartient au règne de l’Esprit (pneumatikon), c’est ce qui appartient à l’ordre naturel (psychikon); ce qui appartient au règne de l’Esprit « ne vient qu’ensuite. » (1 Co 15.45-46).

 

Ce passage ne trouble pas Augustin dans sa détermination à croire que, même si Adam avait un corps naturel à l’origine, celui-ci était accompagné d’une âme remplie de la connaissance divine, et que, par elle, il bénéficiait de la perfection originelle[4]. Malheureusement cette idée d’une âme éternelle est empruntée à la philosophie grecque. Et la conception d’une surnature (la grâce en plénitude) surajoutée (temporairement) au corps naturel d’Adam n’a pas non plus de réels fondements scripturaires. Jamais Paul n’attribue à Adam l’immortalité ou la perfection. Il affirme plutôt le contraire : l’immortalité et l’incorruptibilité surviennent avec le « dernier » Adam ou le « second » homme (15.45, 47) qui est Jésus-Christ. Cette transformation arrive seulement lors de la résurrection des morts (15.43b-44).

 

Dans son commentaire « Genèse selon le sens littéral« , Augustin écarte rapidement la question qu’Adam fut « semé corps corruptible ». Selon lui, Paul discute seulement des différents « corps » (naturel ou spirituel). Or pour Augustin, l’image de Dieu n’est pas dans le corps, mais dans l’âme seulement. Ce qui fait que le texte signifie seulement qu’après la résurrection des morts nous hériterons d’un corps « à égalité avec les anges de Dieu »[5] plus glorieux que le corps naturel d’Adam.

 

L’âme « psychique » d’abord…

L’idée que le « psychique » précède le « spirituel » et qu’Adam appartient à l’ordre naturel, est tirée de Genèse 2.7 : «L’Eternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant (nephesch = psychè). ». L’âme, la néphesch ou la psychè, c’est la « vitalité ou la force de vie »[6]. Les animaux aussi ont une âme[7]. Il ne faut pas confondre l’âme avec une substance éternelle sous l’influence de la philosophie platonicienne. C’est dans cette mauvaise direction qu’Augustin a imaginé l’âme d’Adam comme éternelle, créé à l’image de Dieu[8], rationnelle (la raison, l’intelligence, l’esprit), dominant sur le corps. L’âme d’Adam aurait été entièrement tournée vers Dieu et l’aurait préservé des passions du corps en les soumettant à la raison. Par elle, Adam devait régner aussi sur le monde matériel (les animaux compris). C’est évident qu’une teinte de dualisme grecque influence la pensée du grand Augustin. Il gardera toute sa vie une conception pessimiste[9] de la condition corporelle. Nul ne doute que cela provienne de son héritage manichéen[10].

 

L’âme humaine est faite pour la vie

À l’opposé, Irénée comprend que l’âme et le corps font un et sont inséparables[11]. C’est tout l’être qui est l’image de Dieu. Adam est créé à l’image du Fils qui doit s’incarner[12]. L’image ne peut être perdue ni corrompue par le péché (Les pensées peuvent se corrompre, mais pas le cerveau, quoique…). Toutefois, la ressemblance, qui est différente de l’image, peut se corrompre. « la ressemblance n’était qu’un commencement, ce qui fait partie de la condition d’enfance d’Adam »[13].

 

La condition « psychique », imparfaite et innacomplie d’Adam, devait trouver son accomplissement dans la condition spirituelle du second Adam. La transgression d’Adam et Ève n’est pas aussi catégorique qu’Agustin, au sens ou elle mettrait un terme final à la relation avec Dieu. Adam était en état de croissance, depuis le stade de l’enfance jusqu’au stade adulte. Cela explique qu’Adam et Ève sont sauvés par Dieu qui les revêt de peau, signe de grâce accordée par le sacrifice d’un innocent (Ge 3.21). La faute entraîne certes l’enfermement dans le péché et la mort et abîme la relation à Dieu. Mais elle n’altère pas que l’homme est fait pour Dieu, et qu’il ne cesse de chercher l’homme. L’homme est fait pour trouver sa vie en Dieu.

 

Justement, l’arbre de vie (Ge 2.9) dans le jardin d’Éden illustre que l’homme est fait pour se nourrir de la vie divine; l’arbre de la vie est là pour qu’Adam s’en nourrisse et vive. La vie est une prérogative divine que Dieu met à la disposition d’Adam[14]. La seconde prérogative divine est la connaissance illustrée par l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Après se l’être approprié, l’accès à l’arbre est bloqué pour ne pas que l’homme « tende la main pour cueillir du fruit de l’arbre de la vie, qu’il en mange et qu’il vive éternellement. » (Ge 3.22). Il faut mentionner que pour les peuples anciens, la connaissance appartient à Dieu, et vouloir se l’approprier est une faute[15]. L’homme ne peut pas s’approprier la connaissance et la vie éternelle, du moins sans Dieu… Encore une fois, soulignons que l’immortalité n’était pas un fait de nature, contrairement à la position d’Augustin affirmant qu’Adam pouvait vivre éternellement sans même manger le fruit de l’arbre de vie[16].

 

L’interprétation d’Adam chez Irénée

Il est difficile de passer à côté de la question à savoir si Irénée comprenait Adam comme une personne historique ou comme une figure de Christ. Irénée ne semble pas chercher l’historicité d’Adam à tout prix; il interprète Adam en Rm 5 ou 1 Co 15 comme l’homme dans la condition « psychique ». C’est le « type » de Jésus (Rm 5.14) ou son antithèse en 1 Co 15.45. C’est ainsi qu’il comprend, en Rm 5, que tous les hommes sont enfermés en Adam : « Par la désobéissance d’Adam tous les hommes sont enfermés dans le péché et la mort; par l’obéissance du Christ tous sont également enfermés, mais en vue d’être ouverts à la vie »[17]. Adam sert à montrer que tous les hommes, Juifs ou Grecs, sont enfermés dans le péché (Rm 11.32).

 

Une perspective dynamique

Il est normal de trouver cette approche surprenante. Pour deux raisons. D’abord elle contraste avec le caractère statique, accompli et parfait de l’Adam augustinien. Par contre, l’idée de progression vers l’accomplissement en Christ commence à être exploitée au XXe siècle par maints théologiens, comme par exemple Teilhard de Chardin et Claude Tresmontant. Ce dernier, théologien et scientifique à la fois, résume bien à mon sens la perspective dynamique qui s’inspire d’Irénée : « le péché originel désigne un état, l’état qui précède la nouvelle naissance, la création de l’homme nouveau, l’entré dans l’économie de la vie divine. En ce sens, bien évidemment, nous naissons tous dans le péché originel puisque nous naissons tous dans un état qui précède la conversion, la grâce et la sainteté. Nous naissons dans le régime de l’homme ancien, de la vieille humanité, et nous sommes invités à entrer dans l’économie de l’humanité nouvelle »[18]. Plus loin il ajoute : « Nous sommes en ce moment, nous les hommes, vivant sur cette terre, dans l’étape intermédiaire, dans la phase transitoire ou de passage entre un ordre, l’ordre biologique et l’ordre ultérieur, qui est spirituel. Nous sommes en régime de transformation. Le péché originel, c’est, d’abord, l’état qui précède cette transformation à laquelle nous sommes tous invités »[19].

 

Chez Irénée, comme chez la presque majorité des théologiens de l’église Orthodoxe depuis le début, le péché ancestral (comme ils appellent) n’entraîne pas une corruption de l’image – sa nature. L’homme demeure existant comme être rationnel et libre dans un corps, invité à répondre à l’espérance divine, qui est d’être en relation avec Dieu et de bien régenter la terre. Seulement le péché affecte la ressemblance, son telos (= son devenir). La ressemblance chez Adam était encore au stade d’ébauche[20]. Le péché affecte sa marche vers l’essence qu’il est appelé à revêtir, la nature spirituelle dont l’accomplissement s’obtient en Christ seul.

 

Ainsi, comme nous l’avons mentionné, Irénée et les pères orientaux font une distinction entre l’image et la ressemblance. Le péché affecte la ressemblance, mais pas l’image. Ils évitent ainsi toute corruption de l’image. Augustin, qui garde lié image et ressemblance, comprend que la corruption affecte l’image, transmettant un péché de nature (naturale peccatum) aux descendants d’Adam.

 

Augustin ne fait donc pas de distinction entre l’image et la ressemblance: Adam était parfaitement à l’image et à la ressemblance de Christ dès sa création. Sa désobéissance vient corrompre à la fois l’âme[21] et le corps. Il a perdu la grâce par laquelle toutes les parties du corps obéissaient à l’âme[22]. Il est devenu captif de la concupiscence qui s’attache à la condition corporelle.

 

Deuxièmement, le péché ancestral n’a pas des conséquences aussi dramatiques et catégoriques chez Irénée que chez Augustin et la tradition après lui. Pourquoi ? Car Adam et Ève n’étaient pas « possesseurs d’une intelligence parfaitement éclairée ni d’une expérience morale suffisamment aguerrie. Ces deux caractéristiques doivent être acquises et correspondent à une croissance, une croissance coûteuse »[23] Autrement dit, Dieu a tenu compte du contexte et du manque de connaissance d’Adam.

 

Le lecteur sera sûrement surpris de ce changement de perspective. La question est de savoir : Adam participait-il pleinement, dès sa création, à la vie de l’Esprit tel que l’entend Augustin ? Ou était-il appelé à devenir de plus en plus conforme à la ressemblance du Verbe incarné ? Aussi, Dieu s’attendait-il qu’Adam demeure dans un état de perfection perpétuelle, sans quoi lui et sa race sera damné à tout jamais ? Ou qu’usant de sa liberté, il entreprenne librement et avec courage de chercher Dieu (Ac 17.27), soutenue et fortifiée par le Saint-Esprit, secouru par un Dieu qui est lent à la colère, riche en miséricorde et qui ne tient pas le coupable pour innocent (Dt 34) ?

 

Deux visions de Dieu s’affrontent. Un Dieu Saint, Transcendant, Juge. Versus un Dieu qui, tout en étant saint, transcendant et juge, respecte l’humanité, respecte la nature, soutient le monde et l’homme à travers sa marche vers son accomplissement en Christ.

 

Deux anthropologies (vision de l’homme) s’affrontent. La première anthropologie me semble statique, conditionnée, artificielle. La seconde m’apparaît plus dynamique, responsable, synergique.

 

Bref, l’herméneutique d’Irénée, plus proche des apôtres que celle d’Augustin, s’harmoniserait-elle mieux avec ce que dit la Bible et les découvertes scientifiques contemporaines ?

 

Bruno Synnott

 

________________________________________

 

[1] Irénée de Lyon (Adv Haer 5,3,1)

[2] Gen ad litt 3.21.33

[3] Gen ad litt 11.5.7

[4] Gen ad litt 3.24.37

[5] Gen ad litt 12,19,30

[6] Gordon Zerbe, Paul on the Human Being as a « psychic Body » : Neither Dualist nor Monist, Direction Journal

[7] même terme pour l’homme et les animaux en Ge 1.20

[8] Gen ad litt 10.2; 3.20.30

[9] Jean Behr (1998) Dictionnaire critique de théologie, Adam, PUF, p.8

[10] Rodhes Eddy (2009) Can a leopard change its spots ?: Augustine and the crypto-Manichaeism question. Scottish Journal of Theology 62, p. 316-346

[11] Daniel Haynes (2011) the Transgression of Adam…, St-Vladimir’s Theological Quarterly 55, 3 (2011), p. 299

[12] Adv. Haer, 5,16,2

[13] Fantino, J. (1998) Le Passage du Premier Adam au second Adam comme expression du salut chez Irénée de Lyon, Vigiliae Christianae 52, p. 424

[14] La sagesse est un arbre de vie (Pr 3.18). Christ est source la vie. (Jean 3.16).

[15] « Augustine is quite blind to the « primary mentality » view that the prohibition was related to the fact that knowledge and life were attributes of God, divine prerogatives that lay beyond the rightful reach of the human couple » Tiré de Joseph Fitzpatrick (2009) Orininal Sin or Original Sinfulness, New Blacfriars, p.67

[16] Gen ad litt 12,21,32

[17] Fantino, 1998, p.426

[18] Claude Tresmontant (1980) Problèmes du christianisme, Seuil, Paris, p. 269

[19] Claude Tresmontant (1980) Problèmes du christianisme, Seuil, Paris, p. 271

[20] Fantino dit: « Irénée insiste sur l’ébauche que la ressemblance était en Adam par rapport à ce que le Christ Jésus possède et transmet » P. 424

[21] Gen litt, 2,5,4

[22] Augustin, Sur les Mérites, 1.21

[23] Fantino, p. 428 qui ajoute c’est une différence majeure d’avec le reste de la tradition

 

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6 Commentaires

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    Marc dim 10 Fév 2013 Répondre

    Merci Bruno pour ce travail remarquable.

    Cela nous permet de constater l’influence que peut avoir sur notre théologie certaines interprétations que nous prenions pour une lecture « naturelle » des Ecritures.

    Nous pensons lire directement Paul quand nous le passons en fait au filtre de l’interprétation augustinienne.
    Nombreux évangéliques se croyant directement connectés à l’enseignement des apôtres, ignorent qu’en fait une bonne partie de leur vision et du péché (originel) en particulier prend pour fondement la théologie d’Augustin.

    Bien sûr, à partir des seuls textes de la Bible, il est impossible de ne pas recourir à l’interprétation et l’explication d’Augustin semblait peut-être un chemin assez naturel et peu « challengé » par les connaissances scientifiques de l’époque.
    Tu fais bien donc de présenter d’autres manières de lire ces sujets, qui de surcroît les ont précédées dans l’histoire de l’Eglise, merci de nous éclairer par ces connaissances capitales.

    Savoir d’où l’on vient nous aidera à mieux savoir où l’on va..

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    Benoit Hébert lun 11 Fév 2013 Répondre

    Bonjour Bruno,

    Ce thème du péché originel est tout à fait fascinant. Il semble évident qu’il a besoin d’être revisité tant sa conception la plus traditionnelle est devenue (du moins pour moi) intellectuellement intenable.

    J’ai en mémoire un chant de Noël bien connu parlant de Jésus venu sur la terre pour « laver la tâche originelle ».

    A la lumière de ce que nous savons des origines biologiques de l’homme, il semble évident que notre corps porte dans sa structure même les germes de sa mort physique. Naître, c’est être sûr que l’on va mourir un jour! A moins d’assister au retour du Créateur sur la terre!

    La difficulté pour beaucoup sera de dissocier la réalité du péché et celle de la mort physique. Si la mort physique n’est pas la conséquence du péché, certains croiront que nous rejetons l’existence et l’universalité du péché lui même.

    Le passage qui m’interpelle le plus se trouve dans ta conclusion.
    « Aussi, Dieu s’attendait-il qu’Adam demeure dans un état de perfection perpétuelle, sans quoi lui et sa race sera damné à tout jamais ? Ou qu’usant de sa liberté, il entreprenne librement et avec courage de chercher Dieu (Ac 17.27), soutenue et fortifiée par le Saint-Esprit, secouru par un Dieu qui est lent à la colère, riche en miséricorde et qui ne tient pas le coupable pour innocent (Dt 34) ? »

    Le chemin est étroit, me semble-t-il, entre cette vision dynamique qui semble en effet correspondre à l’expérience humaine, et le fait d’attribuer les « tendances pécheresses de l’homme » à l’ordre créationnel instauré par Dieu. Ce sont deux approches bien distinctes, mais qui demandent à être bien séparées.

    Si tu as le temps, Bruno, pourrais tu nous donner ton avis sur cet essai de George Murphy?
    http://biologos.org/uploads/projects/murphy_scholarly_essay.pdf

    Il reprend un certain nombre de tes arguments, mais tombe dans un forme de fatalisme qui me dérange.

    « This sketch does not, of course, exactly match the picture of early humanity that we get from science. That is hardly surprising because the writers of Genesis didn’t have the observational data or theoretical concepts that we have. Nevertheless, the interpretation of the Genesis stories by Greek theologians like Irenaeus is a better match to the general idea of evolutionary development than is the picture drawn in the Latin tradition.
    We noted at the outset the evolutionary implication that the first humans would not have been morally perfect, but would have had tendencies for selfish behaviors that injured their fellows. This in itself was not sin: We don’t consider chimpanzees “sinful” when they act like that. Sin has to do first with our relationship with God, so the category “sin” wasn’t appropriate before God had revealed some part of his will to creatures. But if God had somehow communicated to them that they shouldn’t injure their fellows, they would then have been tempted to ignore that call.
    Humanity could, with difficulty, have followed the path of development that God intended, for we are not hardwired, either through genes or enculturation, to behave in particular ways. Temptations would, however, have been strong. Sin was, in words of Reinhold Niebuhr, not “necessary” but “inevitable.”
    Refusing to trust and obey God, humanity turned from the goal that God intended and chose another path. Soon we had gone astray. Moving away from God, we were lost in the woods and night was falling »

  3. Avatar Auteur
    bruno Synnott mar 12 Fév 2013 Répondre

    Salut Benoit,
    merci pour la référence de ce texte fort intéressant que je viens de consulter.
    Je te donne mon opinion là-dessus bientôt.

  4. Avatar
    Benoit Hébert mer 13 Fév 2013 Répondre

    Merci Bruno, prends ton temps!

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    Parès ven 09 Mai 2014 Répondre

    Je ne comprends pas : votre dieu sait tout donc quand il crée l’homme il doit savoir que celui-ci sombrerait dans le pêché et qu’il le condamnerait à la souffrance, à la peine et à la mort ! Quel bon dieu que voila !!

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      Benoit Hébert ven 09 Mai 2014 Répondre

      Oui Parès, il sait aussi qu’Il va venir lui même porter le poids du péché de l’homme en se sacrifiant à sa place et en prenant sur lui le châtiment que mérite nos mauvaises actions. Tout ça pour se former un peuple qui reconnaisse librement son amour et sa souveraineté.

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