Le Mal, ses dénominations bibliques et son rapport à l’Homme

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Josepha Faber Boitel, docteur et professeur en littérature, chrétienne  engagée anime un blog que je vous invite à découvrir. Elle y partage ses réflexions dont certaines touchent de près les préoccupations de ce blog (création et évolution). Nous voulons donner la possibilité à des auteurs de différentes sensibilités de s’exprimer parce que nous pensons que la diversité des points de vue ne peut que stimuler et approfondir la réflexion et la foi. Nous précisons toutefois que les propos qui s’expriment ainsi n’engagent que leurs auteurs.

 

 

Le Mal, ses dénominations bibliques et son rapport à l’Homme

 

 

 

Dans la tradition sont principalement employés les termes suivants : diable, démon, Satan, Lucifer, Esprit malin. Les différentes étymologies ne sont pas sans intérêt afin de dégager quelques pistes de réflexion sur la personnification du Mal. Notre analyse des dénominations s’inscrit donc dans une longue et large réflexion sur le rapport de l’homme au Mal.

 
Rappelons que cet article, qui se veut concis, ne constitue en rien un exposé en démonologie qui est la science traitant de la nature des démons. La démonomanie ne nous concerne pas plus comme croyance effective aux démons, religieuse ou superstitieuse. C’est à la théologie et à la psychiatrie de s’interroger sur la nature de cette croyance comme possession démoniaque ou comme forme d’aliénation mentale. Dans notre entreprise, c’est la polysémie des termes qui nous intéresse et leur emploi en contexte.

 
Historiquement, les variations du discours biblique sur le diable commencent avec l’apparition de sectes dissidentes juives, leurs variantes seront assimilées d’abord par les chrétiens puis empruntées par les musulmans (i). Les mythologies païennes, puis judéo-chrétienne, véhiculent une même théorie de l’opposition entre bon et mauvais esprit. Une dichotomie dans laquelle réside toute la problématique du Mal dans la Création, à savoir : faut-il considérer que le Mal est inhérent à l’homme, interne ou bien qu’il lui est externe ? Pour commencer à réfléchir, j’attirerai votre attention sur une dénomination du mal dans la Bible : « le démon ».

 

 

  • Le démon

A l’origine, agathos daimôn et daimôn sont deux expressions qui ne désignent pas spécifiquement le diable au sens où le chrétien moderne l’entend – comme entité maline détournant du Créateur, mais une puissance divine non incarnée (ii) respectivement « bonne » ou « mauvaise ». Ainsi, au singulier il s’agit d’un être divin, d’un dieu protecteur. A l’inverse, au pluriel, daïmon désigne des êtres inférieurs, des esprits malfaisants (iii). Le Nouveau Testament a hérité de cette dichotomie dans la manière de désigner les maux en alternant les termes de possession démoniaque et de maladie. En effet, Jésus guérit ou bien expulse les démons (Luc 8, 27) (iv). L’Ancien Testament est encore lié aux croyances populaires qui divinisent les puissances cachées derrières les maux de l’humanité, mais insiste sur la domination de Dieu. Les possédés sont l’illustration de la dichotomie religieuse qui voit progressivement le jour dans les trois religions monothéistes. Ce binôme transcendantal, ambivalent, du Bien et du Mal complémentaire est propice à une discussion sur la destinée humaine échappant à l’homme, bref sur la question de la prédestination.

La terminologie grecque et la littérature dont elle provient constituent donc une autre piste d’analyse intéressante concernant la place du Mal par rapport à l’homme. De plus, la conception grecque du démon est celle d’une « voix intérieure » qui guiderait nos actions, tel le démon de Socrate. D’où la question d’un travail sur soi chez le chrétien et des principes de la doctrine du salut.

 

 

  • Lucifer

Cette doctrine du salut a pour enjeu le devenir de l’âme post mortem. Cet enjeu renvoie notre réflexion à la négation de Dieu par une âme rebelle, symbolisée par Lucifer. Sa chute s’oppose au Salut, son orgueil à l’humilité du chrétien. Ce nom latin signifie « porte-lumière » et s’applique à la planète Vénus (Job 11,17 ; 38,32 ; Psaumes 110,3) qui accompagne le soleil à son lever et à son coucher. De sorte qu’une extension de sens a eu lieu au point de pouvoir dire que le Christ est le porte-lumière du dernier jour (Apocalypse 22,16 ; 2 Paul 1,19)v. La Vulgate traduit une expression satirique d’Isaïe, « Astre du Matin » par Lucifer, puis la tradition médiévale a compris la chute de l’Astre comme celle du prince des démons, dont le roi de Babylone, auquel fait allusion Isaïe, est le représentant. Si bien que Lucifer est devenu un des noms du diable depuis le Moyen Age.
Parallèlement, à partir du XIe siècle, le Diable occupe une place croissante dans la mentalité religieuse et beaucoup de phénomènes troublants sont attribués à la possession diabolique. Satan incarnerait l’ennemi omniscient, omnipotent et omniprésent et renverrait au fantasme du don d’ubiquité qui se retrouve dans les manifestations l’Esprit malin.

 

 

  • Esprit malin, possession et Nouveau Testament

Avec le Nouveau Testament, le diable devient la personnification du Mal, le tentateur (Luc 4,1), le chef des démons (Matthieu 25,41). L’esprit malin est multiple, il anime celui que l’esprit de Dieu a abandonné. C’est l’esprit de discorde (Juges 9,23), l’esprit de mensonge (1Rois 22,19-23), l’esprit de folie (Esaïe 19,14), l’esprit de torpeur (Esaïe 29,10). Chez les évangélistes, l’épithète « malin » est remplacée à maintes reprises par celui d’« impur » (Marc 1,23-26).
Notez que le Nouveau Testament, le diable est nommé 188 fois dans et il est notamment mis en scène dans la tentation du Christ au désert et les exorcismes sur les possédés. Des expulsions lors desquelles des termes spécifiques sont employés que l’on retrouve dans les confrontations à des maladies, comme la lèpre, ou à la nature, telle la mer déchaînée (« quitter », « menacer », « se taire »). La terminologie choisie pour décrire ces scènes d’exorcisme à une fonction propre : donner une dimension cosmique à cet acte de libération qui renvoie aux mythes de combat. Mythes tenaces, ne serait-ce que dans l’inconscient collectif chrétien car même si l’Eglise rappelle la subordination du Diable à Dieu, la tendance manichéenne qui les oppose l’un à l’autre, comme deux forces égales, subsiste. Pourtant, les textes bibliques ont progressivement mis en place une dissociation formelle.

 

 

  • Le diable et Satan ou l’épreuve

Les mythes mésopotamiens avec lesquels les Hébreux sont en contact, la mythologie babylonienne ou iranienne ont une incidence sur le personnage biblique du démon. Il faut attendre le VIIIe siècle pour que cette incarnation du Mal apparaisse dans la Bible où a ainsi lieu une dissociation du Bien et du Mal pour décharger le dieu Yaveh de son ambivalence illustrée dans deux épisodes notamment :

 

  1. la lutte avec Jacob : « Désormais, reprit l’autre, tu ne t’appelleras plus Jacob mais Israël (Il lutte avec Dieu), car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu as vaincu. 30 Jacob l’interrogea:-S’il te plaît, fais-moi connaître ton nom.-Pourquoi me demandes-tu mon nom? lui répondit-il. Et il le bénit là.31 Jacob nomma ce lieu Péniel (La face de Dieu) car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve » (Genèse 32, 29-31, Semeur).
  2. la mise en péril de Moïse : « Pendant le voyage, au campement où ils passaient la nuit, l’Eternel attaqua Moïse, cherchant à le faire mourir.25 Alors Séphora saisit une pierre tranchante, coupa le prépuce de son fils et en toucha les pieds de Moïse en disant:-Tu es pour moi un époux de sang.26 Alors l’Eternel laissa Moïse. C’est à cette occasion que Séphora dit à Moïse à cause de la *circoncision: -Tu es un époux de sang! » (Exode 4, 24-26, Semeur).

Finalement, c’est Satan, et non plus Dieu, qui met à l’épreuve Job et Zacharie : « Puis il me fit voir Josué, le grand-prêtre, qui se tenait debout devant l’ange de l’Eternel. Et l’Accusateur [Satan] se tenait à sa droite pour l’accuser. 2 L’Eternel dit à l’Accusateur:-Que l’Eternel te réduise au silence, Accusateur! Oui, que l’Eternel te réduise au silence, lui qui a choisi Jérusalem! Celui-ci n’est-il pas un tison arraché au feu ? » (Zacharie 3, 1, Semeur). Le diable est un maître de la mystification. La question de la parole diabolique est d’autant plus importante que le nom même de « diable » renvoie à l’idée de propos déformés. En effet, le grec diabolos, le « calomniateur », traduit l’hébreux Satan. Les sens d’« opposant » et d’« ennemi » ou de « séparateur » sont alors respectivement véhiculés par les termes stn en hébraïque, « satan », et diabolos en grec de diaballein : « désunir, séparer ».
La parole satanique et trompeuse, s’oppose au verbe divin dans le coeur des hommes à plusieurs reprises, dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Satan est celui qui ouvre la voie de la désobéissance à Eve, par sa voix insinuante, sous la forme du serpent, au chapitre 3 de la Genèse (et aussi Sagesse 2, 24). C’est une sorte d’ange accusateur public ou de démon, subordonné à Dieu mais adversaire des hommes dans le livre des Chroniques, de Job ou de Zacharie (1 Chroniques 2 ; Job 1, 6 ; Zacharie 3, 1-2). On le nomme « prince de ce monde » et il tente Jésus au désert par ses fausses promesses, dans l’Evangile selon Matthieu (4,2-11). Au pouvoir de la parole diabolique s’ajoute l’idée d’une contamination. Le diable par sa voix fait des émules. Il s’immisce partout : dans les paraboles, il est comparé à l’ennemi qui sème l’ivraie dans le champ du père de famille (Matthieu 13, 39) ou qui arrache du coeur des hommes la semence de la parole de Dieu. Le diable prend peu à peu une dimension plurielle qui renvoie au concept d’Antéchrist dont parlent les Epîtres de Paul et le texte de l’Apocalypse. L’Antéchrist ne s’incarne pas dans un personnage historique ou mythique, mais désigne ceux qui s’opposent à l’établissement du Royaume du Christ vi. Pour les trois grandes religions monothéistes, Satan est le trompeur, le calomniateur qui se joue d’Eve, d’Adam et de leur descendance de sorte que la condition humaine est celle du personnage de Job. L’homme doit s’extraire de cette situation par la foi et la dévotion contrairement à Lucifer qui y succombe et chute.

 

 

  • Je terminerai volontiers sur l’idée que le mal c’est la séparation puisque c’est ce thème qui me semble le fil conducteur de toutes les dénominations et de toutes les apparitions de Satan dans la Bible. Par exemple, vous connaissez le lien traditionnel entre la possession et la maladie, qui sont deux formes de marginalisation, toujours illustré par le motif de l’infirmité physique ou morale (l’aveugle, la femme impure). Une tare qui, dès les textes bibliques, met le possédé à l’écart du groupe social.

Josepha Faber Boitel

 

  • i Dans les variantes musulmanes se retrouve l’idée que l’opposant direct de Dieu est Satan, prince des démons, nommés djinns par les orientaux. Satan ne peut néanmoins agir sans ordre divin formel. Le personnage du diable est définitivement connoté négativement et ses diverses appellations sonnent comme autant d’accusations de l’ennemi de Dieu et de sa création. Cela est particulièrement sensible avec le terme Eblis, nom donné par les musulmans aux hommes mal intentionnés, aux démons et au diable lui-même. Eblis est aussi le trésorier du ciel.

 

 

  • ii Par opposition à théos qui désigne un dieu en personne.

 

  • iii « Il était accompagné des Douze et de quelques femmes qu’il avait délivrées de mauvais esprits et guéries de diverses maladies : Marie, appelée Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons » (Luc 8, 2, Semeur)

 

  • iv « Au moment où Jésus mettait pied à terre, un homme de la ville, qui avait plusieurs démons en lui, vint à sa rencontre. Depuis longtemps déjà, il ne portait plus de vêtements et demeurait, non dans une maison, mais au milieu des tombeaux » (Semeur).

 

  • v « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour rendre témoignage à ces vérités destinées aux Eglises. Je suis le rejeton de la racine de *David, son descendant. C’est moi, l’étoile brillante du matin. »

 

  • vi Jean 2,18 ; Apocalypse 13 ; Matthieu 24,24 ; Thessaloniciens 2,4.

8 Commentaires

  1. Benoit Hébert mar 28 Août 2012 Répondre

    Merci Josépha de nous faire partager tes réflexions qui ont été l’objet de ta thèse en littérature, si mes informations sont bonnes!

    J’ai été interpellé à plusieurs niveaux par ton article.

    L’étymologie des mots associés au mal, aux démons, à satan est très riche d’enseignements.

    J’ignorais le mot « démonomanie », a-t-il une connotation péjorative?

    D’un point de vue de la méthode, tu t’intéresses à cette question d’un point de vue littéraire, si j’ai bien compris. Pourtant, tu poses la question: » Faut-il considérer que le Mal est inhérent à l’homme, interne ou bien qu’il lui est externe ? »
    Répondre à cette question ou chercher à y répondre, n’est-ce pas déjà mettre un pied dans la démonologie?

    On peut être étonné en constatant que les auteurs bibliques se servent de mots et de concepts qu’ils empruntent parfois à d’autres formes de croyances pour parler du diable ou démons. J’avais déjà pris conscience de cette manière de communiquer à propos du « serpent ancien », figure mythique utilisée chez d’autres peuples de l’antiquité, ou même lorsque Jean dans le prologue de son évangile reprend le concept grec du logos pour l’appliquer à Jésus Christ lui même, le Verbe incarné.

    Pour moi, le propos le plus « déroutant » que tu tiens concerne ton interprétation de l’action divine dans les deux épisodes que tu cites, concernant Moïse et Jacob. Il existe, me semble-t-il d’autres interprétations plus « traditionnelles » qui ne considèrent pas l’action divine comme négative dans ces deux passages…

  2. Josepha mar 28 Août 2012 Répondre

    Mon cher Benoît,
    comme d’habitude, quelle perspicacité !
    Il est vrai que j’ai voulu cet article comme un moteur de réflexion. C’est pourquoi, je met en avant les dénominations comme des outils.
    1) Ce vocabulaire est en usage au moment de la rédaction/traduction des textes. Or le mot renvoie selon moi au concept, à une façon de penser le réel, le monde qui entoure le locuteur, les relations qu’il entretient avec lui. Donc nommer le Mal c’est déjà traduire une façon de l’appréhender. D’où ma question à la frontière de la littérature et de la théologie/philosophie.
    2)Concernant ta remarque sur les épreuves imposées par Dieu, je dois préciser qu’elles ne sont pas négatives et ne ternissent pas non plus l’image de Dieu. Dieu ne peut être mauvais. Par contre, ces épisodes bibliques sont liés d’après moi à l’héritage culturel antérieur. Peu à peu les mythes du combat entre un Dieu bon et un Dieu mauvais cèdent le pas à la conception d’un Dieu vengeur, puis se constitue l’image du père sévère mais pas injuste, et ainsi de suite. Comme tu l’expliques pour Jean, le logos et le Christ, il faut envisager une perméabilité des textes entre eux, des idées entre elles, bref des archétypes culturels et littéraires aussi. Ce qui n’altère pas pour autant notre foi, notre croyance quant à la parole divine révélée.
    3) La démonomanie désigne le fait de croire être possédé par un démon. Cette croyance peut être une forme d’aliénation pour les psychiatres, mais elle peut être la certitude d’un croyant d’être persécuté par Satan dans ce cas il se tournera vers les instances religieuses qui trancheront.

  3. Bruno Synnott mer 29 Août 2012 Répondre

    Bonjour!
    Wow! que d’informations intéressantes. Ta question:  » Faut-il considérer que le Mal est inhérent à l’homme, interne ou bien qu’il lui est externe ?  » est fort passionnante… et j’espère, dans mon prochain billet sur Le serpent, proposer quelque chose de tangible à ceux qui veulent sortir de ce dilemme qui est de chercher en l’homme (interne) ou ailleurs (externe) l’origine du mal. Toujours est-il que je me suis beaucoup instruit à lire cette lecture diachronique des différentes personnification du mal dans la Bible et l’histoire des religions. Merci.

  4. gakari1 mer 29 Août 2012 Répondre

    Oui, vraiment intéressant.
    « Peu à peu les mythes du combat entre un Dieu bon et un Dieu mauvais cèdent le pas à la conception d’un Dieu vengeur, puis se constitue l’image du père sévère mais pas injuste, et ainsi de suite. » : Josepha, peut-être ai-je mal compris, mais pensez-vous qu’il y a donc des traces de polythéisme dans le pentateuque ? (Dieu des pères, Elohim, el-sabbaoth, etc) ?

    Yannick

  5. Benoit Hébert mer 29 Août 2012 Répondre

    Merci Josépha pour toutes ces précisions!

    pour rebondir sur le dernier commentaire de Yannick, tu touches là du doigt un aspect très sensible de l’interprétation « évangélique » de la Bible.

    Tu vas en effet plus loin que de simplement affirmer que Dieu se révèle progressivement dans la Bible, tu sous entends que les auteurs bibliques projetaient sur Dieu leurs conceptions parfois erronées de Lui, et que petit à petit, cette conception a été corrigée et affinée par la révélation du Saint Esprit. C’est bien cela?

  6. Josepha mer 29 Août 2012 Répondre

    Bonjour à tous et merci pour vos commentaires.
    Pour poursuivre ensemble sur cette « perméabilité » dans le texte biblique, je vais essayer d’être claire et prudente. Il ne s’agit que de ma façon d’envisager le texte, pour le moment, à ce stade de ma réflexion.
    1) Pour répondre à Gakari : oui, il me semble qu’il y a des « traces » de polythéisme dans le pentateuque. Parce que les mentalités de l’époque de la rédaction en sont imprégnées, consciemment ou non, ou même pour s’en détacher (ex condamnation du veau d’or auxquels les anciens sémites avaient recours). Dieu comme Père fait effectivement penser à un Dieu, père des autres, régnant sur le Panthéon des dieux. Mais pour autant Dieu et ces dieux païens antérieurs sont bien différents. C’est juste que certaines images sont « pratiques » pour la perception humaine. On pourrait développer sur l’épisode du Déluge…
    2)D’ailleurs, le travail de Bruno sur le serpent, que je suis avec beaucoup d’intérêt, peut être l’occasion de réfléchir sur les liens entre texte biblique et symboles hérités de textes antérieurs (idem que pour le déluge donc).
    3)Il est délicat de répondre à la question de Benoît. Je me lance : je pense que dans le processus de révélation de Dieu à l’homme, il y a un filtre, un voile qui est la capacité de l’homme lui-même à accueillir la parole divine. A partir du moment où il y a transmission, il y a risque de perte ou de déformation de l’information. Ou même un désir de trop bien faire en sur-développant l’information. Le concept d’accommodation étudié par Benoît m’intéresse aussi à ce niveau. Il me semble que les mots, symboles ont été mis au service de la transmission de la parole révélée, de manière consciente ou non. J’espère avoir été claire.

  7. gakari1 mer 29 Août 2012 Répondre

    Tout à fait. Merci beaucoup.

  8. Benoit Hébert mer 29 Août 2012 Répondre

    Merci Josépha pour ces précisions!

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