La doctrine du péché originel peut-elle s’écrouler ? Partie 3 : Et le serpent dans tout cela ?

Posté par Bruno Synnott

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Partie 3 : Et le serpent dans tout cela ?

Dans l’article précédent, nous avons dit qu’une relecture attentive du second récit fondateur (Ge 2-3) de la Genèse laissait clairement entendre que l’intention de l’auteur n’était pas de présenter une création paradisiaque et idyllique ni même une humanité sainte et achevée dès le départ. Le portrait est beaucoup plus réaliste.

Qu’en est-il maintenant de la conception augustinienne du péché originel voulant que la désobéissance du premier couple soit uniquement le résultat de la liberté humaine et par conséquent que l’homme soit le seul responsable de son malheur ? C’est ce qu’on peut appelé la conception morale de l’origine du mal.

eXploration_Theologique

 

Bien que l’humain soit effectivement responsable de sa faute, il n’est pas certain que le narrateur veuille présenter Adam comme le seul responsable du péché originel. L’auteur met en scène un récit complexe dans lequel plusieurs personnages sont impliqués. Le narrateur n’hésite pas à insérer dans la trame narrative de l’histoire un personnage mythique : un serpent qui parle. Que faisait-il là ? Pourquoi une telle adversité ? Le texte ne donne aucune explication sur sa présence, sinon qu’il est là, issu des champs, créé par Dieu dans un monde qualifié de « très bon ».

À l’évidence, « très bon » et épreuve, adversité, tentation ne sont pas incompatibles.

« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a–t–il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » (Ge 3.1)

Nous avons mentionné dans la partie 2 de cette série le « modèle céleste » du premier chapitre, puis le « décor réaliste » du second chapitre. Nous voilà maintenant au chapitre 3, celui de la « confrontation », lorsque le caoutchouc rencontre l’asphalte. Ce chapitre pourrait certainement être classé comme « chefs d’œuvre » dans la catégorie des films dramatiques. On voit difficilement venir le drame. Il n’y a pas de longue montée dramatique. Notre couple primordiale semble prêt à tout. Or ce n’est pas le cas. Au premier test, il échoue…

Après un début enthousiasmant, où l’homme reçoit la vocation de représenter Dieu, de travailler et de garder le jardin, le narrateur filme et saisit une scène surprenante. Il zoom sur une scène qui nous place directement dans l’intimité d’une conversation entre la femme et son pire ennemi: le serpent. Il semble que le narrateur omniscient le sait et veut en informer ces lecteurs. Seule la femme semble l’ignorer. Le narrateur est en train de préparer le choc qui va suivre.

En général dans les histoires, le personnage principal rencontre d’abord les petits adversaires. Une fois vaincus, il peut enfin se mesurer au chef des méchants. Ici, le narrateur focus sur l’affrontement ultime. le face-à-face avec « le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits », lequel, en fin de compte, lui proposera de le rejoindre dans sa réalité animale.

La lecture augustinienne minimise à l’extrême le rôle joué par le serpent, animal issu de la création, créé par Dieu. dans le récit. Or le narrateur montre qu’il y a, dans la création bonne de Dieu, une césure entre le « jardin » et les « champs » (en hébreu, sadé), lequel est la patrie des animaux sauvages. Nous avons d’un côté, en Adam, le représentant du Roi de l’univers, et de l’autre le serpent, le roi des champs, le plus rusé des animaux qui habite à l’extérieur du jardin.

Comme il n’a pas accès à l’arbre de vie, il connaît par conséquent la mort. Le narrateur ne dit rien sur l’absence de souffrance et de mort. Il semble qu’au contraire l’adversité et la mort était une réalité pour les animaux des champs.

Le serpent révèle que la tentation vient de la création elle-même, et non de Dieu ni uniquement de la condition charnelle de l’homme. Le serpent est le déclencheur, l’occasion qui fait le larron. Il est le symbole de toutes forces hostiles au sein de la création, de tout ce qui vient confronter l’homme dans son existence physique et spirituel.

Dans les mythologies du POA, le serpent était vu comme un animal mythique, symbole de mort mais aussi de guérison et de vitalité (pensons au serpent élevé par Moïse dans le désert) parce qu’il avait la capacité de muer. Le serpent faisait l’objet d’un culte chez les Cananéens. Le cobra se retrouvait sur les couronnes royales en Égypte. Pharaon était appelé « le grand serpent », et Marduk, la principale divinité babylonienne était représenté par un serpent rouge.

Non seulement le serpent était l’objet de la peur au quotidien à cause de sa morsure, mais le serpent incarnait le polythéisme régnant dans la culture, tentation constante pour Israël de tomber dans l’idolâtrie.

Dans un manuel scolaire pour étudiants de plusieurs facultés évangéliques, le professeur Henri Blocher, une des sommités théologiques pour les évangéliques réformés, identifie le serpent à l’ange déchu qu’est Satan. Ce faisant, il admet le problème que cela soulève: si le serpent est Satan, alors le péché a existé déjà avant l’homme et qu’on est obligé de « faire commencer le péché plus tôt, avant Éden »[1]. Mais en repoussant le premier péché dans un monde angélique, Blocher repousse aussi le problème du mal et le rend plus troublant encore : si les premiers être créés étaient de purs consciences spirituelles et s’ils ont péché sans avoir subi eux-mêmes de tentations… alors comment Dieu pouvait-il penser que le premier couple humain pouvait, lui, ne pas céder, contre cette tentation du prince des démons lui-même? Je vous laisse faire vos propres conclusions.

Cette lecture augustinienne pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Il faut explorer quelque chose. En dépit de nous ne sommes pas des docteurs en théologie, nous ne pouvons tolérer que nos élites académiques maintiennent le statut quo sur ce texte capital.

Dans le dernier billet, nous évoquions l’idée de plus en plus répandu que la « bonté » du monde n’exclue pas l’adversité, la faillibilité, l’angoisse, la fragilité, l’incertitude et les dangers inhérents à l’existence humaine. Genèse 3 est le prototype de toutes les tentations que connaîtra Israël devant l’imminence de la conquête, ainsi que celle de chaque homme devant le choix de suivre Dieu. Le serpent est le symbole de toutes forces hostiles, qu’elles soient naturelles ou spirituelles, que l’homme trouve toujours sur sa route, le testant, l’éprouvant, lui révélant son cœur, et lui montrant son besoin de Dieu.

 

Et ces forces hostiles sont présentes depuis le début du monde. Ils sont là à côté du jardin. Ge 3 révèle qu’il est impossible à l’homme de les surmonter par ses propres moyens. Sans Dieu, l’homme ne peut vaincre le serpent.Pour cela, il devra expérimenter sa grâce divine qui seul peut le sauver et l’amener dans la plénitude de la vie.

Notes


[1] P. 54

[2] Il est vrai que la figure du serpent finira par représenter Satan « le prince de ce monde » (Jean 12.31), la puissance des ténèbres (Actes 2616), le diable (Ap 12.9). Mais le serpent représente aussi d’autres figures dans l’AT, comme celle des monstres marins (Ps 74. 13-14; 89.11; Job 7.12).

Si on peut inclure la figure de Satan dans celle du serpent, on ne peut pas résumer le serpent à la figure de Satan. Le serpent est le symbole qui incarne les forces hostiles qui font la guerre à l’humanité.

 


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19 Commentaires

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    him mer 06 Juil 2016 Répondre

    Et la science dans tout ça ? N’est ce pas elle qui peut faire s’écrouler le mythe ? Sinon tout mythe peut avoir des vertus philosophiques c’est certain. J’aurai cru vu le nom du blog que le sujet aurait été abordé aussi sous l’angle scientifique. Sinon on peut ce poser des tas de questions impossibles à trancher. Par exemple la lèpre à t’elle été créée avant la chute ou après ?

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      marc jeu 07 Juil 2016 Répondre

      bonjour Him
      Tout l’intérêt de ces articles est de se livrer à un exercice d’exégèse le plus ´honnête ´ possible c-a-d dégagé de nos dogmes et de tte l’histoire traversée par la tradition en cherchant à revenir au contexte originel du récit.
      On sera alors peut-être surpris de découvrir en empruntant ce chemin que les questions qui se posent à ns dans ces textes ne sont pas d’ordre historique ou scientifique mais plutôt philosophique ou existentiel, notre rapport au bien et au mal, à Dieu, au monde, etc…

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        him sam 09 Juil 2016 Répondre

        Les textes « bibliques » ne sont pas historiques ?
        la traversée de la mer rouge ?
        le massacre des innocents à la naissance de Jésus ?
        les saints sortis des tombeaux qui se promènent dans Jérusalem à la mort de Jésus ?

        Alors d’autre mythes ont peut être tout autant d’intérêt philosophiques ou existentiel
        Le bouddha marchant sur l’eau ?
        Krishna qui soulève le mont Govardhana ?

        Je suis sûr que certains textes de la bible sont « historiques » pour vous. Il y en a peut être ailleurs dans votre blog des articles sur ceux là ? Je vais chercher. C’est ceux là qui m’intéressent en terme de réconciliation de science et foi biblique ou chrétienne. Mais éventuellement prévenez moi si ce n’est pas le cas.

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          bibletude.org sam 09 Juil 2016 Répondre

          Him, le contraire de diabolos, c’est symbolos

          Le symbole rassemble (le diabolos disperse) car les récits symboliques ont l’avantage d’être intemporels, donc compréhensibles à toute époque, et valables en tout lieu, toute culture.

          C’est pourquoi Jésus parlait en paraboles, et c’est pourquoi le récit de la création n’est pas à prendre au premier degré, mais à interpréter spirituellement, comme en témoignent ces quelques exemples :
          – Il y a un serpent qui parle, et Dieu parle à ce serpent : il s’agit de toute évidence d’un serpent spirituel
          – L’enfantement dans la douleur est un scandale, sauf s’il signifie que la naissance d’en haut est laborieuse (cf. la femme du livre de l’Apocalypse)
          – Travailler à la sueur de sa face n’est pas une punition, mais signifie se ressourcer spirituellement (cf. Jésus à Gethsémani)
          – etc.

          Le livre de la Genèse est une apocalypse (une révélation) du schéma, du plan que le Dieu Créateur a ensuite mis en oeuvre (et continue de mettre en oeuvre) en nous (« le Royaume est en vous »). Il explique que ce qui préexistait en Lui est descendu dans notre espace-temps : Il a fait le Ciel, notre esprit, à l’image de Son Esprit, et la Terre, notre âme, un terrain à conquérir avec Yeshoua/Josué/Jésus, Terre promise où est bâtie la Nouvelle Jérusalem, la Céleste, où Christ règne.

          Si nous appréhendons ces passages bibliques à la lumière de cette interprétation spirituelle, ils prennent tout leur sens.

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            him sam 09 Juil 2016 Répondre

            Bonjour bibletude.org. Si je te comprend bien
            La traversée de la mer rouge est a interpréter spirituellement
            Le massacre des innocents à la naissance de Jésus est à interpréter spirituellement
            Les saints sortis des tombeaux qui se promènent dans Jérusalem à la mort de Jésus est à interpréter spirituellement
            Le bouddha marchant sur l’eau est à interpréter spirituellement
            Krishna qui soulève le mont Govardhana est à interpréter spirituellement
            L’archange Gabriel qui dicte le Coran à Mahomet est à interpréter spirituellement
            Mahomet qui monte au ciel depuis Jerusalem est à interpréter spirituellement.
            Cela peut rassembler en effet au risque d’aller vers le syncrétisme.
            La quête de sens est louable et utile je le crois aussi. Je suis en quête de réalité. Je pense que je suis hors sujet pour cet article.

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              bibletude.org sam 09 Juil 2016

              Him, Paul dit que ce qui a été écrit l’a été pour notre instruction. Il dit aussi que c’est spirituellement que l’on comprend ces choses. Tout ce qui s’est passé avec Moïse etc. n’a donc pas été écrit, mais uniquement ce qui nous est utile. Beaucoup de ces choses se sont passées dans la réalité, mais elles nous sont données pour notre édification, pas à but historique ou scientifique. Et certaines sont écrites directement sous forme symbolique (les premiers chapitres de la Genèse p.ex.).

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              him sam 09 Juil 2016

              BibleEtude.org. Tu te doutes qu’un sujet comme « Les saints sortis des tombeaux qui se promènent dans Jérusalem à la mort de Jésus » n’est pas de la curiosité historique ou scientifique. Si cela c’est passé dans la réalité cela a plein d’implications que je trouve très édifiantes. Si c’est symbolique cela m’interpelle beaucoup moins.
              Il en va de même pour un sujet comme « Gabriel a dicté de le Coran à Mahomet ».

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              bibletude.org sam 09 Juil 2016

              Him, « Les saints sortis des tombeaux qui se promènent dans Jérusalem à la mort de Jésus » n’est effectivement pas de la curiosité historique ou scientifique (mais une réalité). Par contre pour certains le début du livre de la Genèse est de la curiosité historique ou scientifique, c’est pourquoi il est important de discerner quels événements relatés sont symboliques, lesquels sont réels mais peuvent aussi apporter un éclairage spirituel (« Les saints sortis des tombeaux qui se promènent dans Jérusalem à la mort de Jésus » en sont un bon exemple).

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              him dim 10 Juil 2016

              Ce qui fait douter de la réalité historique des saints qui ressuscitent et se sont montrés à beaucoup, c’est que le but apparent de Dieu était justement que cela soit manifeste. De nos jours cela ferait de gros titres dans la presse et alimenterait des livres d’histoire. Même à l’époque cela aurait pu laisser des traces historiques si Dieu avait voulu. C’est donc une réalité de la Foi, comme Mahomet qui monte au ciel à Jerusalem ou Krishna qui soulève le mont Govardhana.

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              bibletude.org dim 10 Juil 2016

              Beaucoup de choses semblant irréelles sont pourtant réelles.

              Si vous regardez la vidéo au bas de la page http://info-chretienne.blogspot.com/2016/07/etre-disciple-selon-le-livre-des-actes.html vous verrez des choses, filmées en direct, qui vous semblaient jusqu’à présent irréelles.

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              him dim 10 Juil 2016

              Cher BibleEtude.org. 1h30 de Video c’est trop long, j’ai quand même regardé de ci de là. J’ai vu surtout des gens qui croient être libérés de démons. Si il y a un séquence de 2mn avec des saints qui ressuscitent, des amputés qui retrouvent leur membres, ou autre chose qui ne puisse pas être de la manipulation psychologique n’hésites pas à m’indiquer le timing dans la vidéo.
              Excuses moi, je me suis emporté. Je regarderai par politesse la séquence de 2mn qui te parais la plus « irréelle » quelle qu’elle soit si tu veux bien m’en indiquer le timing.

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              bibletude.org dim 10 Juil 2016

              Le mérite de cet homme (celui de la vidéo) est de vouloir revenir aux fondamentaux de la Bible, se dégager de l’esprit religieux et revenir à la foi de base. A partir de 32:11 p.ex. il y a quelques exemples, pas aussi extraordinaires que ceux que tu cites – mais il faut bien commencer par quelque chose…

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              him dim 10 Juil 2016

              Merci

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          Benoit Hébert sam 09 Juil 2016 Répondre

          Bonjour Him,
          la question des rapport entre histoire et Bible n’est pas une question en noir et blanc.
          Je partage mon cheminement sur ces questions dans cette série : la Bible est-elle « exacte » en matière d’histoire ?

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    Antoine jeu 07 Juil 2016 Répondre

    L’une des choses qui m’étonne dans tout cela, c’est que tant d’églises aient choisi d’adopter une position dogmatique sur un sujet aussi complexe. Comme si une église digne de ce nom devait avoir réponse à tout.

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    bibletude.org jeu 07 Juil 2016 Répondre

    De manière générale, en orient (d’où vient la Bible), « adversaire » n’est pas synonyme de « ennemi », mais désigne un obstacle qui a pour mission de vous faire avancer, évoluer dans votre marche.

    On retrouve cette notion dans le livre de Job, dans les tentations de Jésus au désert, dans les obstacles sur le chemin du Joseph de l’AT, dans l’écharde de Paul, etc.

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      Didier Millotte sam 11 Nov 2017 Répondre

      Merci « Bibleetude.org » pour ces remarques (sur « symbolos » et « adversaire »). Serge Tarassenko enseigne bien sur cette signification d’adversité. On retrouve cette notion dans la racine hébraIque STN de Job, un principe d’opposition et non pas un « ange déchu », tout comme Jésus l’emploi face à Pierre dans l’évangile. Un principe d’opposition, un obstacle sur le chemin.
      Nouveau commencement.

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    Didier Millotte sam 11 Nov 2017 Répondre

    Merci pour cet article et cette série pertinente.

    Je me permets quelques remarques…
    Sur les termes « Bon et très bon » de Genèse : Dans ses conférences, Serge Tarassenko donne une bonne explication de ces termes en les définissant ainsi : « Bon signifie conforme au dessein de Dieu, conforme à son intention, conforme à son projet en créant. » Ce qui n’a rien à voir avec nos compréhensions courantes de bonté, gentillesse ou le mal, la peine, la difficultés sont exclues. Nous avons une compréhension culturelle des termes bibliques qui nous induise en erreur, un arrière plan culturelle et théologique issue de siècles de catholicisme. Nous avons besoin de retrouver le sens que leur donnait leurs auteurs.

    La perfection de l’Humanité n’est pas au début de la création mais à son aboutissement : http://didiermillotte.blogspot.fr/2016/08/adam-et-eve-crees-parfait.html

    Concernant le serpent, il est intéressant d’entendre ce que dit Antoine Fabre d’Olivet dans son livre sur l’hébreu des dix premiers chapitres de Genèse : « Le mot tel qu’il est employé dans cette circonstance ne veut pas dire « un serpent ». C’est une ardeur cupide, envieuse, intéressée, égoïste, qui serpente dans le coeur de l’Homme et l’enveloppe de ses replis… Ce n’est qu’en restreignant de plus en plus cette expression figurée qu’on a pu l’amener au point de ne signifier qu’un serpent. » : http://didiermillotte.blogspot.fr/2017/05/de-lhebreu-pour-mieux-comprendre-le.html
    En traduisant la Genèse hébraïque en grec (Septante) nous avons modifié quelques peu le sens des termes (arbre, jardin, côte, serpent…) qui étaient plus subtil, plus profonds, plus abstraits.

    Nouveau commencement

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    Didier Millotte sam 11 Nov 2017 Répondre

    Une autre réflexion concernant l’origine du mal… « Mais en repoussant le premier péché dans un monde angélique, Blocher repousse aussi le problème du mal et le rend plus troublant encore : si les premiers être créés étaient de purs consciences spirituelles et s’ils ont péché sans avoir subi eux-mêmes de tentations… alors comment Dieu pouvait-il penser que le premier couple humain pouvait, lui, ne pas céder, contre cette tentation du prince des démons lui-même?  » = Il faut effectivement réfléchir sérieusement et intelligemment à ce sujet et non pas l’éviter de peur de glisser dans des hérésies trompeuses qui nous perdraient (menace, manipulation, peur pour ne pas creuser un sujet pour ne pas remettre en question un dogme qu’on croit biblique). Comment un être qui connait Dieu en face, qui connait toute sa gloire, sa vie, sa bonté, son amour, sa puissance, qui voit et qui sait qui il est réellement, sans voile, sans filtre, sans interprétation, peut-il se rebeller ? Est-ce que cela a vraiment un sens ? Une fourmi voudrait-elle prendre la place du président des états unis en étant consciente des réalités ? Remarquons que le récit de rebellion et de chute des anges ne se trouve pas dans la Bible mais dans des apocryphes juifs (Le livre d’Hénoch). A creuser.

    En ce qui concerne le premier Adam, il ne pouvait pas faire autrement que pécher parce qu’il n’en avait pas la capacité, il n’avait pas la maturité spirituelle qui lui permettrait. Seul le second Adam en était capable, seul le second Adam a cette maturité. Le premier Adam (L’Homme né d’en-bas, nous tous, est appelé à devenir second Adam c’est-à-dire un avec Dieu, uni en Esprit).

    Nouveau commencement

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