Jésus croyait-il au péché originel chez l’enfant ? (2)

Posté par Roger Lefebvre


Print Friendly, PDF & Email

 

Dans le premier article dont la lecture est fortement recommandée en préliminaire de celle-ci, nous avons vu que rien dans l’enseignement de Jésus ne nous permettait de soutenir la doctrine du péché originel, la notion de péché ne peut être étrangère à la notion de responsabilité, elle est donc liée à un certain degré de maturité.

développons,

 

Un autre regard

En fait, tout se passe comme si chaque être humain passait par une crise d’adolescence spirituelle, plus ou moins parallèle à sa crise d’adolescence charnelle : une étape nécessaire où l’on coupe le cordon ombilical de la petite enfance pour devenir plus mature et commencer une vie d’adulte responsable. Il semble toutefois que parler d’une crise d’adolescence, comme nous le faisons dans notre société occidentale ne soit pas la façon la plus appropriée de décrire ce passage de l’enfance vers l’âge adulte. Dans les sociétés demeurées plus proches de la nature, cette transition est généralement vécue comme une expérience initiatique où l’enfant doit faire ses preuves : tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, cette façon présentant une grande diversité en fonction des cultures.

 

Le fait est qu’un petit enfant reçoit l’amour de ses parents comme une chose naturelle, sans se sentir nécessairement redevable ou reconnaissant. Au moment de l’adolescence, il va mettre cet amour en question, car dans son souci d’indépendance il va le ressentir comme étouffant, comme un frein à son épanouissement personnel. Mais en devenant adulte, et souvent parent à son tour, il va retrouver avec ses parents une relation différente, apaisée, où la compétition fait place à la complicité et à la compréhension réciproque. Cette relation mature, certains ne la trouvent jamais avec leurs parents selon la chair, car dans ce cas précis cela dépend aussi des blessures passées, des demandes sincères de pardon, de la bonne volonté, sinon de l’intelligence de chacun.

 

Par contre, comme on l’a vu, en ce qui concerne notre Père céleste, cette relation retrouvée, cette relation apaisée de chaque humain avec Dieu, ne dépend pas de celui-ci, mais seulement de chaque personne en particulier ! Aussi, en ce qui concerne l’évolution spirituelle d’un enfant élevé dans la foi, la notion de période initiatique peut paraître la plus appropriée, dans la mesure où en prenant ses responsabilités à l’égard de Dieu, il va franchir une étape importante vers la maturité spirituelle. Ce passage peut également se faire sur le modèle d’une crise d’adolescence, mais il s’avère alors plus conflictuel avec Dieu, et bien souvent plus douloureux.

 

Mais que l’on ait reçu une éducation athée, agnostique ou chrétienne, ce passage de l’enfance à l’âge adulte, cette transition, ou plus exactement cette conversion ne pourra faire l’économie d’une véritable repentance. Car c’en est fini du mal commis de façon irresponsable : la prise de conscience du mal qui a été commis enfant fait remonter à la surface les blessures imposées à d’autres et au Seigneur, souffrances qui appellent demandes de pardon… Un pardon que l’on trouve en Christ, aussi quand il est trop tard pour le recevoir des personnes que l’on a blessées. Un pardon qui conduit à une relation apaisée avec Dieu aussi bien qu’avec notre prochain.

Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.
(Romains 5.1)

 

Ainsi donc, passer de l’enfance à l’âge adulte peut s’avérer une période pénible, dans la mesure où l’on passe de l’insouciance de l’enfance au fardeau des responsabilités d’adulte. Si bien que la « nouvelle naissance » pourrait également être assimilée à une sorte d’auto-accouchement.

La femme, lorsqu’elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; quand elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de sa douleur, à cause de la joie de ce qu’un homme soit venu au monde. Vous donc aussi, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous verrai de nouveau, votre cœur se réjouira, et nul ne vous ôtera votre joie. »
(Jean 16.21-22)

Et bien que Jésus parle ici de sa mort prochaine et de sa résurrection, il semble qu’il ait également en vue l’envoi du Saint-Esprit à ses disciples.

 

À ce propos, Jésus annonce son départ et l’envoi du Saint-Esprit à ses disciples comme une bonne chose. L’Esprit Saint, en effet, aura pour vocation de « décoder » la mort, la résurrection et l’ascension du Seigneur, afin d’en faire comprendre la portée et les implications spirituelles : aux disciples d’abord, puis à l’assemble du monde où Jésus les envoie comme témoins de sa victoire sur le mal/malin.

Cependant, je vous dis la vérité : il est avantageux pour vous que je parte, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde de péché, de justice et de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je vais vers le Père, et que vous ne me verrez plus ; de jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.
(Jean 16.7-11)

 

Dans cette perspective – n’oublions pas qu’à ce moment, les apôtres n’appréhendent pas encore sa mort prochaine et sa résurrection – Jésus se présente clairement comme le seul médiateur (cf. 1 Timothée 2.5) entre Dieu et l’humanité pécheresse. Grâce divine dont Jésus sera l’acteur et le dépositaire, mais que le Saint-Esprit aura pour mission de révéler aux hommes.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les comprendre maintenant. Quand il sera venu, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car ses paroles ne viendront pas de lui-même, mais il parlera de tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera les choses à venir. Lui me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a, est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera.
(Jean 16.12-15)

 

Car c’est bien l’Esprit Saint qui va nous donner la certitude absolue de notre adoption en Christ, en même temps que la joie d’une relation restaurée avec notre Père céleste en son Fils Jésus-Christ.

Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! L’Esprit lui–même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
(Romains 8.15-16)

 

En ce qui concerne la joie des retrouvailles avec Dieu, Luc nous rapporte en termes encore plus significatifs la parabole de la brebis perdue et retrouvée.

Luc 15.4-7 :

Quel homme d’entre vous, s’il a cent brebis et qu’il en perde une, ne laisse les 99 autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la trouve ? Lorsqu’il l’a trouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle chez lui ses amis et ses voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentance.

 

Tiens ! Y aurait-il des « justes » qui n’ont pas besoin de repentance ? Apparemment : oui !… Parce qu’ils se sont déjà repentis antérieurement ? Parce qu’ils ne sont pas encore en âge d’assumer la culpabilité du mal qu’ils font ? Jésus ne le précise pas. Toujours est-il qu’il en va de même pour la parabole suivante, celle de la drachme perdue où, notons-le encore, seule une partie du patrimoine est perdue :

Ou quelle femme, si elle a dix drachmes et qu’elle perde une drachme, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu’à ce qu’elle la trouve ? Lorsqu’elle l’a trouvée, elle appelle chez elle ses amies et ses voisines et dit : Réjouissez–vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
(Luc 15.8-10)

 

Notons que Luc enchaîne avec la parabole du fils prodigue, dont le dénouement est toujours du même ordre ; avec une précision toutefois : la « mort » spirituelle y est assimilée au fait d’être « perdu », c’est-à-dire au fait de s’être sciemment éloigné du Père. Car dans ces trois paraboles, la drachme, la brebis ou le fils « perdu » étaient tout d’abord « avec » la femme, le berger et le père !

Il se leva et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut touché de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe et mettez-la lui ; mettez-lui une bague au doigt, et des sandales pour ses pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. […] 32 mais il fallait bien se réjouir et s’égayer, car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.
(Luc 15.20-24,32)

 

Ces paraboles sont parfois interprétées comme décrivant le retour à Dieu de chrétiens souvent appelés « rétrogrades ». Cette lecture semble légitime dans la mesure où il est question d’une brebis appartenant au troupeau du Seigneur qui s’est égarée ; d’une drachme appartenant à la femme, et d’un fils ayant vécu en compagnie de son père. Mais dans Matthieu, nous avons vu que Jésus associe clairement cette brebis perdue à des petits enfants. Ce peut être le cas si l’on songe aux enfants élevés dans la foi chrétienne et qui abandonnent tout au moment de l’adolescence pour y revenir plus tard au travers d’une véritable conversion. D’autre part, ceux qui estiment que cette parabole concerne la conversion des incroyants n’ont pas tort non plus, dans la mesure où à l’âge de la petite enfance, qu’il en soit conscient ou non, tout être humain se trouve dans le troupeau du Seigneur, jusqu’à ce qu’il le quitte en accédant à la responsabilité morale, et donc en devenant condamnable pour un mal qu’il faut alors bien appeler « péché » ?

 

Remarques subséquentes

En ce qui concerne les enfants élevés dans la foi chrétienne, on devrait se méfier des appels à la « repentance » et des « conversions » qui ont lieu lors de la petite enfance. Comme on l’a dit, ce sont là des démarches qui font appel à une responsabilité morale qui, selon leur maturité personnelle, n’est pas accessible aux enfants en dessous de onze, douze ou treize ans. De ce fait, chez les petits enfants, et donc avant l’adolescence, ces appels à la « repentance » et à la « conversion » procèdent donc d’une démarche de manipulation qui, pour être animée de bonnes intentions, présente pas mal d’effets pervers… Justifiant l’adage affirmant que « l’enfer est pavés de bonnes intentions » !

 

Exiger pareille démarche d’un petit enfant, c’est le confronter à un rapport de causes à effets proprement monstrueux. Car, quand on parle du sacrifice de Jésus, n’oublions pas qu’il s’agit d’un homme littéralement cloué sur croix, le corps tordus par des crampes d’une douleur indescriptible et agonisant ainsi pendant des heures en plein soleil. Dès lors, imposer à un petit enfant de « demander pardon à Jésus » parce qu’il a pincé son petit frère ou pris quelques bonbons sans permission relève d’une certaine aberration. Pour échapper au poids de la culpabilité abusive et disproportionnée que l’on veut lui faire porter, l’enfant n’a que deux échappatoires : faire entrer la foi chrétienne dans un monde virtuel ou dans celui du déni… Après cela, étonnons-nous encore de voir les chrétiens devenus adultes mener une vie quotidienne complètement déphasée au regard de la foi chrétienne !

 

Le pire, évidemment, survient quand on croit au meilleur, c’est-à-dire quand on voit nos bambins passer par ce qu’on croit être une vraie « repentance » et pleurer sur leurs misérables « péchés ». Ici encore, deux possibilités s’offrent à eux, plus particulièrement lorsqu’ils accéderont à la maturité morale. La première sera un rejet violent du Christianisme animé par la haine farouche qu’engendre chez eux la prise de conscience des manipulations subies. La seconde sera une intégration de la culpabilité monstrueuse qui leur a été imposée et qui va en faire, tantôt des fanatiques animés par un légalisme vidé de toute empathie, tantôt des mystiques émotivement déséquilibrés et déconnectés de la réalité.

 

À tout ceci, on objectera sans doute qu’un petit enfant doit savoir qu’il fait mal et qu’il doit être corrigé… Évidemment ! Mais un petit enfant peut-il vraiment avoir accès, tant sur le plan intellectuel que sur le plan moral, une notion de mort substitutive ? Non ! Alors n’y faisons pas inutilement appel. Car à ses yeux d’enfant, elle ne peut qu’être disproportionnée au regard de la faute commise. On ne tue pas quelqu’un pour un bruit de tondeuse à gazon… Ou alors, le petit Jonathan se sentira pleinement justifié concernant le meurtre du voisin. Ou pire encore : si on lui en fait grief, il ne croira plus rien de ce que sa maman lui raconte à propos de Jésus qui est mort pour ses vols de bonbons.

 

Ce qu’il faut, c’est apporter au mal qu’il fait une réaction adaptée à chaque âge de l’enfance. Et dans ce domaine, la littérature profane ne manque pas ! Ce n’est pas ici l’endroit de s’y substituer. Pour notre part, en tant que croyants, qu’importe-t-il de vraiment transmettre à nos bambins en dehors de l’amour de Jésus et de la grandeur de Dieu ? Dans cette perspective, une invitation à « donner son cœur à Jésus » devrait clairement être présentée comme une alliance d’amitié ou d’amour, mais certainement pas assimilée à une « conversion », du moins au sens habituel qu’a pris ce terme dans la plupart de nos assemblées, ou elle implique une véritable « repentance ».

 


Pour poursuivre la réflexion, découvrez la troisième et dernière partie de cet article « L’affaire Jonathan » sur mon blog personnel en suivant ce lien

 

Crédit image : https://fr.123rf.com/profile_wckiw


Navigation dans la série<< Jésus croyait-il au péché originel chez l’enfant ?
Roger Lefebvre

3 Commentaires

  1. Manu mer 28 Nov 2018 Répondre

    Merci Roger pour cet article.
    « En ce qui concerne les enfants élevés dans la foi chrétienne, on devrait se méfier des appels à la « repentance » et des « conversions » qui ont lieu lors de la petite enfance. Comme on l’a dit, ce sont là des démarches qui font appel à une responsabilité morale qui, selon leur maturité personnelle, n’est pas accessible aux enfants en dessous de onze, douze ou treize ans. De ce fait, chez les petits enfants, et donc avant l’adolescence, ces appels à la « repentance » et à la « conversion » procèdent donc d’une démarche de manipulation qui, pour être animée de bonnes intentions, présente pas mal d’effets pervers… »
    Si le baptême doit suivre la conversion, quelle conséquence en tires-tu sur l’âge auquel on peut baptiser un enfant élevé dans la foi chrétienne ?

  2. ROGER LEFEBVRE Auteur
    ROGER LEFEBVRE jeu 29 Nov 2018 Répondre

    Salut Manu,
    Les auteurs du Nouveau Testament ne donnant pas de réponse à ta question, bien qu’elle soit très pertinente sur le plan ecclésial, je ne me risquerai pas à établir une règle sur ce point particulier. Chaque dénomination, voire chaque assemblée évangélique, se conforme à ses propres habitudes. D’ailleurs, celles-ci incluent aussi la durée qui s’écoule entre la conversion d’une personne et son baptême, avec une préparation qui peut être plus ou moins approfondie.
    Il est vrai que nous sommes surpris quand, dans les Actes, on voit les gens baptisés par les apôtres aussitôt après leur conversion ! Les églises pédobaptistes trouvent même une justification au baptême des enfants dans le fait qu’on y voit un ou une convertie, aussitôt baptisé(e) « avec toute sa maison » : ce qui implique les enfants et sans doute aussi les servantes et serviteurs, soit toutes les personnes sous son autorité !
    Bref, toutes les pratiques baptismales trouvent « chaussure à leur pied » dans le Nouveau Testament. En fait, cela dépend en grande partie du sens et de la portée que l’on donne au baptême.
    Pour faire court (et sans parler des catholiques) : si c’est seulement l’accueil de l’église, l’enfant est baptisé bébé, et son engagement personnel se fera (en principe !) lors de la confirmation. Personnellement, sans me permettre de juger, ces pratiques étant souvent (mais pas toujours) plus culturelles que spirituelles, le pédobaptisme n’est pas la formule qui retient ma préférence.
    Si le baptême exprime les deux à la fois (engagement personnel et accueil de l’église) le baptême se fera au plus tôt après une conversion opérée à l’âge de raison… En principe ! Car il semble que les véritables « conversions » (dont la mort et la résurrection symboliques se trouvent représentées par l’immersion dans l’eau du baptême) sont de plus en plus rares, pour faire place à des « adhésions » plus ou moins émotionnelles. Mais comme on ne peut pas juger de la sincérité de la « repentance » d’autrui, la pastorale du baptême se doit d’accorder le bénéfice du doute à qui en fait la requête.
    En fait, le conseil pastoral d’une église locale se trouve aussi confronté à la question des antécédents et du risque d’accusation de favoritisme qui en découle : aux yeux de l’assemblée, on trouvera anormal qu’hier, on ait accepté pour l’un, ce que l’on refuse aujourd’hui pour l’autre. Si bien que le principe de précaution jouant, les responsables sont souvent « piégés » dans des compromis liés aux risques d’incompréhension et donc de division de la communauté ; et cela, sans que leur décision s’appuie sur des considérations seulement bibliques.
    Qu’on le veuille ou non, en ce qui concerne l’âge du baptême, on se trouve donc réduit à des compromis plus ou moins arbitraires. Pour notre part, nous avons fixé cet âge dans une fourchette située entre 14 et 16 ans, après un entretien qui permet, comme pour n’importe quel adulte, d’évaluer la prise de conscience de l’adolescent, quant à l’engagement qu’il veut prendre.
    De toutes les façons, chacune et chacun est baptisé « au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit », certes, mais « sur sa profession de foi », c’est-à-dire son « acceptation de Jésus comme Sauveur et Seigneur » : ce qui, d’une certaine façon, dégage la responsabilité du « baptiseur » pour la reporter sur l’honnêteté intellectuelle du « baptisé », qui pourrait toujours jouer une habile comédie, motivée par on ne sait trop quelle raison.
    Bon ! Une longue tartine, pour une question toute simple…
    Je suppose que ces considérations pastorales et personnelles te paraîtront bien « jésuitiques »… mais elles sont le fruit de l’expérience et de quelques déboires, il faut bien l’avouer.

    • Manu jeu 29 Nov 2018 Répondre

      Merci pour ces réflexions pleines de sagesse.
      Pourquoi baptiser des enfants ? Les innocents n’ont pas besoin de baptême.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*