Faut-il « Racheter la science  » de Vern Poythress ?

Posté par Benoit Hébert
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Le livre « Racheter la science » de Vern Poythress vient d’être traduit en français.

Ce livre est généreusement disponible  légalement, mais en anglais, à l’adresse suivante :

http://frame-poythress.org/wp-content/uploads/2012/08/PoythressVernRedeemingScience.pdf

Vern Poythress est un théologien néocalviniste américain qui s’est beaucoup intéressé aux rapports entre science et foi. Vern Poythress souhaite encourager les chrétiens et les non chrétiens à donner du sens à la démarche scientifique, dans une perspective biblique de la création et de l’humanité.

« Si vous n’êtes pas encore chrétien, vous serez peut-être intéressé de voir comment la foi chrétienne interagit avec l’entreprise scientifique. Non, elle ne résulte pas dans l’antagonisme suggéré par la pensée populaire. Et oui, elle peut nous libérer de la marée du manque de sens… »

Poythress poursuit-il dans son livre  cette noble démarche ?

Oui et non.

Oui dans le sens où Poythress montre bien que la perspective chrétienne fournit un cadre explicatif naturel et pertinent à l’existence d’un ordre et de lois universelles dans l’univers, mais non dans la mesure où il fait un choix sélectif des découvertes scientifiques. Il ne garde que celles qui sont en accord avec ses options théologiques « concordistes » ( c’est à dire la croyance que Dieu a révélé dans la Bible des faits de nature scientifique) , en particulier en ce qui concerne les origines biologiques de l’humanité et de l’évolution en général.

Il rejette la « macroévolution », la jugeant non « prouvée » scientifiquement et s’opposant ainsi au consensus régnant parmi les biologistes. Il préfère faire l’apologie du mouvement de l ‘Intelligent Design qui pense nécessaire et scientifiquement prouvable des interventions surnaturelles de Dieu dans le processus d’apparition des espèces. Ainsi, Stephen Meyer et Fazale Rana, deux opposants à l’évolution font la promotion du livre en 4ème de couverture.

Dennis Venema, généticien canadien de confession évangélique, a montré par le menu pourquoi les thèses de Rana et celles de Poythress sont fausses, et sa démonstration est ultra-convaincante. Il ne fait qu’expliquer pourquoi les biologistes pensent aujourd’hui ce qu’ils pensent, et pourquoi les arguments anti évolutionnistes de l’Intelligent Design ou de « Reasons to Believe » sont rejetés par cette communauté. Ce n’est pas parce que la communauté scientifique est athée, c’est parce que les arguments avancés ne tiennent pas la route.

Alors faut-il « racheter la science » de Vern Poythress ?

Je ne crois pas.

 

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22 Commentaires

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    Antoine mer 13 Avr 2016 Répondre

    C’est hélas le christianisme qu’il faut « racheter » du ridicule dans lequel le trainent partisans de l’ID, créationnistes « scientifiques » et consorts.

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    Michel Godron ven 15 Avr 2016 Répondre

    Vern S. Poythress discute longuement la faible différence qui existe entre le patrimoine génétique de l’Homme et celui du Chimpanzé et en déduit qu’il est peu vraisemblable que l’humanité soit issue d’un couple unique. Une vue un peu plus générale des processus de l’évolution n’exclut pas cette possibilité comme le dit un passage de l’ouvrage « Ecologie et évolution du monde vivant » Ed. L’Harmattan, 2012) :
    « Les 46 chromosomes présents dans chacune des cellules de l’Homme diffèrent des 48 chromosomes¬ du Chimpanzé par six inversions péricentriques, deux autres remaniements intra-chromosomiques, et une fusion entre les bras¬ courts de deux chromosomes (J. de Grouchy, 1981). L’une des différences les plus importantes est la fusion qui a réduit le nombre de chromosomes de 48 à 46, en produisant notre chromosome¬ n°2. »
    « C.-G. Théret et al. ont montré les résultats d’un¬ croisement entre deux individus porteurs de ce type de fusion :¬ sur les 16 types d’œufs, également probables, qui sont alors produits, 12 sont vraisemblablement non-viables, et les 4 qui sont ¬viables possèdent respectivement 48, 47, 47 et 46 chromosomes. ¬Ils pensent que l’apparition d’une lignée nouvelle d’homozygotes¬ dotés de 46 chromosomes n’est pas excessivement improbable dans¬ les communautés d’Hominoïdes qui sont souvent assez consanguines. »
    « Les ¬cinq remaniements ne sont certainement pas placés le long d’une ligne de filiation¬ directe qui relierait le Chimpanzé à l’Homme ; ils sont situés sur les deux rameaux qui rattachent ces deux espèces à leur ancêtre commun. Comme les remaniements chromosomiques (cf. § 25*) sont¬ pratiquement irréversibles, et ils ont des chances d’avoir¬ affecté seulement un seul couple de reproducteurs, ce qui produit une lignée mono-phylétique lors de chacun des cinq remaniements. »
    « Une autre possibilité de monophylétisme est la naissance d’un couple de jumeaux identiques mais de sexes différents (monozygotisme hétérocaryote) : un œuf fécondé, doté du chromosome Y, se clive en deux embryons dont l’un se développe normalement en un individu de sexe masculin ; l’autre, ayant perdu son chromosome Y lors de la séparation, devient féminin. L’individu qui en résulte est très exactement un fragment du mâle dont il est issu. »
    « Quoiqu’il en soit, les fameux 99 % de « patrimoine génétique commun » à l’Homme et au Chimpanzé ne doivent pas occulter le fait que les différences physiques et comportementales de ces deux espèces dépendent aussi des très longues séquences « muettes » présentes dans leurs chromosomes et qui ne sont pas prises en compte dans le comptage qui aboutit à ces 99 %. »

  3. Avatar Auteur
    Benoit Hébert ven 15 Avr 2016 Répondre

    Cher Michel,
    je ne suis pas sûr de bien de vous comprendre.
    Une chose est sure, dans son livre ‘did Adam existed » (2013), Poythress s’oppose scientifiquement au fait que l’homme et le chimpanzée partage un ancêtre commun, et que l’humanité soit reliée biologiquement aux autres formes de vie. Ceci est bien entendu motivé par ses options théologiques mais restons sur un terrain purement scientifique.
    Dennis Venema a expliqué pourquoi la communauté des généticiens rejette les arguments de Poythress qui nie les origines évolutives de l’homme.

    http://biologos.org/blogs/dennis-venema-letters-to-the-duchess/poythress-chimpanzees-and-dna-identity-2

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    Chrétien dim 02 Oct 2016 Répondre

    Un biologiste moléculaire qui travaille sur l‘identification des contrôles génétiques des maladies a été interviewé par George Caylor de The Ledger, à Lynchburg, en Virginie. Son article, intitulé « The biologist », est paru le 17 février 2000. Voici un extrait de l’interview, présentée comme une conversation entre « G » (l’intervieweur) et « J » (le biologiste moléculaire). Il a commencé par discuter de la complexité du code humain :

    https://ontherightside.wordpress.com/articles/the-biologist/

    J : « Je suis un peu comme un éditeur qui essaie de trouver une faute d’orthographe dans un document plus épais que quatre jeux complets de l’Encyclopedia Britannica. »

    G : « Croyez-vous que l’information a évolué ? »

    J : « George, je ne connais personne dans ma profession qui croit qu’elle a évolué. Elle a été conçue par un « génie au-delà du génie », et une telle information n’aurait pas pu être écrite d’une autre manière. Ce ne sont pas le papier et l’encre qui ont écrit le livre ! Étant donné nos connaissances, il est ridicule de penser autrement. »

    G : « Avez-vous déjà dit cela dans une conférence publique ou dans des écrits publics ? »

    J : « Non. Je dis seulement qu’elle a évolué. Être un biologiste moléculaire exige de soutenir en permanence deux absurdités. Premièrement, il serait insensé de croire en l’évolution quand on a la vérité sous les yeux. Deuxièmement, il serait insensé de dire qu’on ne croit pas à l’évolution. Tout travail gouvernemental, toutes les subventions de recherche, les publications, les conférences universitaires – tout s’arrêterait. Je me retrouverais sans emploi ou marginalisé et je ne pourrais pas gagner décemment ma vie. »

    G : « Cela m’ennuie beaucoup de le dire, mais cela semble intellectuellement malhonnête. »

    J : « Le travail que j’effectue en recherche génétique est honorable. Nous allons trouver les remèdes à la plupart des pires maladies de l’humanité. Mais, en attendant, nous devons vivre avec « l’éléphant au milieu du salon ». »

    G : « Quel éléphant ? »

    J : « Le dessein de la création. C’est comme un éléphant au milieu du salon. Il se déplace, occupe énormément d’espace, barrit bruyamment, nous rentre dedans, renverse tout, consomme une tonne de foin, et sent comme un éléphant. Et pourtant, nous devons jurer qu’il n’est pas là ! »

    Le membre de la National Academy of Sciences Philip Skell a écrit que le battage sur l’importance du néo-darwinisme en science va bien au-delà de la réalité :

    « J’ai récemment demandé à plus de 70 chercheurs éminents s’ils auraient fait leur travail différemment si ils avaient pensé que la théorie de Darwin était erronée. Les réponses furent toutes les mêmes: Non … l’évolution darwinienne -quelles que soient ses autres vertus- ne fournit pas une heuristique féconde en biologie expérimentale. … L’affirmation selon laquelle elle est la pierre angulaire de la biologie expérimentale moderne, sera accueillie avec un tranquille scepticisme de la part d’un nombre croissant de scientifiques dans des domaines où les théories servent effectivement de pierres angulaires pour des percées tangibles. (Philip Skell, « Why Do We Invoke Darwin? Evolutionary theory contributes little to experimental biology, » The Scientist (29 août, 2005).)

    Dans un autre essai, le Dr Skell a ajouté qu’il avait

    « interrogé des biologistes travaillant dans des domaines où l’on aurait pu penser que le paradigme darwinien pourrait guider la recherche, tels que l’émergence de la résistance aux antibiotiques et les pesticides. Ici, comme ailleurs, j’appris que la théorie n’avait fourni aucune indication perceptible dans le choix des modèles expérimentaux, mais avait été introduite, après les découvertes révolutionnaires, comme un récit brillant intéressant. (Philip Skell, Politics and the Life Sciences, Vol. 27(2):47-49 (9 octobre, 2008)).

    Le biologiste évolutionniste Jerry Coyne également admis dans Nature (http://www.nature.com/nature/journal/v442/n7106/full/442983a.html) que « pour dire la vérité, l’évolution n’a pas donné de nombreux bénéfices pratiques ou commerciaux. Oui, les bactéries deviennent résistantes aux médicaments, et oui, nous devons prendre des contre-mesures, mais au-delà de cela il n’y a pas grand chose à dire ».

    Lors de son témoignage devant la Commission de l’éducation de l’État du Texas en mars dernier, le Dr Ray Bohlin a déclaré ce qui suit, quand on l’a interrogé sur l’utilité de l’évolution pour la recherche biologique. Il a répondu:

    « Je serais prêt à dire que près de 90, 95% de toute la biologie moléculaire et cellulaire, qui est ce sur quoi porte mon doctorat, ne nécessite en aucune manière l’évolution. »

    De même, Don Ewert, qui possède un doctorat en microbiologie et a été chercheur en biologie depuis plus de 30 ans (dont 20 à l’Institut Wistar), a été invité à « parler de la notion que très peu en biologie est testable sauf à la lumière de l’évolution. » Ewert répondit:

    « Si vous regardez les manuels scientifiques et posez la question, « si la théorie de l’évolution n’était pas dans ce manuel, quelle partie n’aurait pas de sens ? » Et je dirais que très peu, voire aucune, n’aurait aucun sens. En fait, je pense que toute personne qui a appris ce qui y figure sans tenir compte de Darwin dans les manuels scolaires pourrait continuer à être des scientifiques, des vétérinaires et des médecins performants. … Je dirais qu’il y a très peu de choses que vous ne pouvez pleinement comprendre en dehors de la théorie de l’évolution. »

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      Antoine lun 03 Oct 2016 Répondre

      Bonjour,

      Quoiqu’il en dise, ce chercheur est très isolé. On peut toujours trouver un expert en désaccord avec les autres. Ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas de consensus.
      Cet article en parlait récemment http://www.scienceetfoi.com/cest-einstein-qui-la-dit-largument-dautorite/

      Amitiés

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        Chrétien lun 03 Oct 2016 Répondre

        Bonjour,

        Je n’ai pas cité qu’un seul expert, et ce biologiste moléculaire semble dire que tous ses collègues pensent comme lui. Quant au consensus, je ne crois pas que la science soit une affaire de consensus, les découvertes vraiment révolutionnaires sont souvent pour ne pas dire toujours contre l’avis de la majorité…

        Bien à vous.

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          Antoine lun 03 Oct 2016 Répondre

          C’est le dernier point de l’article. Il y a en général un précurseur, et s’il a raison, si l’expérience ou l’observation lui donnent raison, la majorité s’y rallie. Mais la majorité, c’est très rarement tout le monde. Ca c’est passé plein de fois.

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          marc lun 03 Oct 2016 Répondre

          Bonjour Chrétien, l’article d’Antoine est justement là pour tordre le cou à ce genre d’idées reçues.

          Es-tu du milieu scientifique ? Sais-tu réellement comment sont validées les découvertes mêmes révolutionnaires ? Car une fois validées, elles finissent par faire consensus, l’héliocentrisme, la relativité, le Big Bang ou l’ascendance commune des espèces en sont les meilleures exemples..

          Même le grand Einstein du lutter de toutes ses forces contre ses propres intuitions et convictions pour accepter l’indéterminisme de la physique quantique (le fameux « Dieu ne joue pas aux dés ») puis il se rangea aux côtés de Bohr et des autres pour contribuer au développement de cette nouvelle physique révolutionnaire qui finit par faire… consensus !

          Si le consensus n’est pas la base de la science, sur quoi alors s’appuie-t-elle ? L’avis personnel de Chrétien ? ou le mien ?

          Bien à toi

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    Chrétien lun 03 Oct 2016 Répondre

    Bonsoir, je n’en suis pas si sûr justement, et l’héliocentrisme n’est en rien validé apparemment, j’ai plusieurs citations de grands scientifiques comme Einstein et Hawking qui le reconnaissent. Et quand je lis ce genre d’histoire récente :

    http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/evolution/20160304.OBS5830/hand-of-god-la-revue-plos-one-publie-un-article-mentionnant-un-createur.html

    Je me demande si on peut vraiment faire pleinement confiance aux revues à comité de lecture…

    Bien à toi également.

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    Chrétien lun 03 Oct 2016 Répondre

    Dans la revue Scientific American, « Thinking Globally, Acting Universally », octobre 1995, voici ce que dit George Ellis:

    « Les gens doivent être conscients du fait qu’il existe une gamme de modèles qui pourraient expliquer les observations. Par exemple, je peux vous construire un Univers à symétrie sphérique avec la Terre en son centre, et vous ne pouvez le réfuter en vous fondant sur des observations. Vous ne pouvez l’exclure que pour des raisons philosophiques. A mon avis, il n’y a absolument rien de mal à cela. Ce que je veux exposer au grand jour c’est le fait que nous utilisons des critères philosophiques dans le choix de nos modèles. Une grande partie de la cosmologie tente de cacher cela. »

    George F. R. Ellis Scientific American, octobre 1995, Vol. 273, No.4, p. 55

    “J’en suis arrive à croire que le mouvement de la Terre ne peut être détecté par aucune expérience d’optique.”

    Albert Einstein, Physicien

    “… à la question de savoir si oui ou non le mouvement de la Terre dans l’espace peut être rendu perceptible dans des expériences terrestres. Nous avons déjà remarqué… que toutes les tentatives de cette nature ont mené à un résultat négatif. Avant que la théorie de la Relativité ne fût mise en avant, il était difficile de se réconcilier avec ce résultat négatif”

    Albert Einstein

    “En bref, tout se passe comme si la Terre était au repos…”

    Henrick Lorentz, Physicien

    “Il n’y avait qu’une seule alternative ; la vraie vitesse de la Terre dans l’espace pourrait s’avérer avoir été nulle.”

    Arthur Eddington, Physicien

    “L’échec de toutes les tentatives à mesurer sur Terre tout effet du mouvement de la Terre…”

    Wolfgang Pauli, Physicien

    “Nous n’avons et ne pouvons avoir aucun moyen de découvrir si oui ou non nous sommes transportés dans un mouvement uniforme de translation.”

    Henri Poincaré, Physicien

    “Une grande partie des recherches ont été effectuées pour déterminer l’influence du mouvement de la Terre. Les résultats ont toujours été négatifs.”

    Henri Poincaré, Physicien

    “Cette conclusion contredit directement l’explication… qui présuppose que la Terre bouge.”

    Albert Michelson, Physicien

    “Les données [de Michelson-Morley] étaient presque incroyables… Il n’y avait qu’une seule autre conclusion possible à tirer — que la Terre était au repos.”

    Bernard Jaffe, Physicien

    “Ainsi, même maintenant, trois siècles et demi après Galilée… Il est toujours remarquablement difficile de dire catégoriquement si la Terre bouge…”

    Julian B. Barbour, Physicien

    « Il n’y a pas d’observation planétaire grâce à laquelle nous sur Terre pouvons prouver que la Terre se déplace en orbite autour du Soleil. »

    I. Bernard Cohen, Physicien

    « Ainsi, l’échec [de Michelson-Morley] à observer des vitesses de la lumière différentes à des moments différents de l’année suggère que la Terre doit être ‘au repos’… C’était donc le cadre ‘privilégié’ pour mesurer un mouvement absolu dans l’espace. Pourtant, nous savons depuis Galilée que la Terre n’est pas le centre de l’univers. Pourquoi devrait-elle être au repos dans l’espace ? »

    Adolph Baker, Physicien

    « … L’explication la plus simple était que la Terre était fixe dans l’éther et que tout le reste dans l’univers bougeait en regard de la Terre et de l’éther… Une telle idée ne fut pas considérée comme sérieuse, puisque cela signifierait effectivement que notre Terre occupait la position omnipotente dans l’univers, avec tous les autres corps célestes rendant hommage en bougeant autour d’elle. »

    James Coleman, Physicien

    « L’expérience de Michelson-Morley confronta les scientifiques avec une alternative embarrassante. D’un côté, ils pouvaient mettre à la casse la théorie de l’éther qui avait expliqué tant de choses sur l’électricité, le magnétisme, et la lumière. Ou s’ils insistaient pour conserver l’éther, ils devaient abandonner l’encore plus vénérable théorie Copernicienne que la Terre est en mouvement. Pour beaucoup de physiciens, il sembla presque plus facile de croire que la Terre était immobile plutôt que les ondes – ondes de lumière, ondes électromagnétiques – pouvaient exister sans un support pour les soutenir. C’était un sérieux dilemme et un qui divisa la pensée scientifique pendant un quart de siècle. Beaucoup de nouvelles hypothèses furent avancées et rejetées. L’expérience fut essayée à nouveau par Morley et par les autres, avec la même conclusion ; la vitesse apparente de la Terre à travers l’éther était de zéro. »

    Lincoln Barnett, Historien, Préface d’Albert Einstein

    “Alors lequel est le bon, le système Ptolémaïque ou Copernicien ? Bien qu’il ne soit pas inhabituel pour les gens de dire que Copernic a prouvé que Ptolémée avait tort, ce n’est pas vrai… On peut utiliser les deux façons de voir comme modèle de l’univers, puisque nos observations des cieux peuvent être expliquées en supposant que l’un ou l’autre de la Terre ou du Soleil est au repos.”

    Stephen Hawking, Physicien

    “Comprenons bien qu’au début, cela ne fait aucune différence, dans le but de décrire le mouvement planétaire, de prendre la Terre ou le Soleil comme centre du système solaire. Puisque le problème est celui du mouvement relatif uniquement, il y a d’infiniment nombreuses descriptions exactement équivalentes faisant référence à des centres différents – en principe, n’importe quel point fait l’affaire, la Lune, Jupiter… Donc les passions déchaînées sur le monde par le livre de Copernic, De revolutionibus orbium caelestium libri VI, étaient logiquement sans importance…”

    Fred Hoyle, Astronome

    “… Nous pouvons prendre soit la Terre, soit le Soleil, ou aussi bien tout autre point, comme centre du système solaire. C’est en tout cas ainsi pour le problème purement cinématique de décrire les mouvements planétaires. Il est aussi possible de prendre n’importe quel point au centre, même en dynamique, bien que la reconnaissance de cette liberté de choix a dû attendre le siècle présent.”

    Fred Hoyle, Astronome

    “… Ainsi, nous reviendrions au point de vue de Ptolémée d’une ‘Terre sans mouvement’. Cela signifierait que nous utiliserions un système de référence fixé rigidement à la Terre, dans lequel toutes les étoiles effectuent un mouvement de rotation avec la même vitesse angulaire autour de l’axe de la Terre… On doit montrer que la métrique transformée peut être considérée comme produite selon les équations de champ d’Einstein, par les masses lointaines en rotation. Cela a été fait par Thirring. Il a calculé un champ dû à une sphère creuse à parois épaisses en rotation, et prouvé qu’à l’intérieur la cavité, on observait un comportement comme s’il y avait des forces centrifuge et également inertielles, habituellement attribuées à l’espace / au vide absolu. Ainsi, du point de vue d’Einstein, Ptolémée et Copernic ont autant raison l’un que l’autre. Quel point de vue choisir est une question d’opportunité.”

    Max Born, Physicien

    “L’ancien débat de savoir si la Terre est en rotation ou si les cieux tournent autour d’elle (comme Aristote l’enseignait) n’est plus considéré que comme un débat autour du plus simple des choix, celui du cadre de référence. Évidemment, le choix le plus pratique est celui de l’univers (ndlr : cette phrase de me semble avoir aucun sens)… Rien, mise à part la gêne, ne nous empêche de choisir la Terre comme cadre de référence fixe… Si l’on choisit de faire de la Terre notre cadre de référence fixe, nous ne faisons même pas violence au discours de tous les jours. Nous disons que le soleil se lève le matin, se couche le soir ; la Grande Ourse tourne autour de l’Étoile de Nord. Quel point de vue est “correct” ? Les cieux tournent-ils ou la Terre est-elle en rotation ? La question est sans importance.”

    Martin Gardner, Physicien

    “Le système centré sur la Terre… est en réalité absolument identique au système de Copernic et toutes les combinaisons des places de planètes sont les mêmes pour les deux systèmes.”

    J. L. E. Dryer, Astronome

    “… Il est très important de reconnaître que la théorie Copernicienne offre un calcul très exact du mouvement apparent des planètes… Même s’il doit être concédé que, du point de vue moderne, des résultats pratiquement identiques pourraient être obtenus grâce à une sorte de système Ptolémaïque révisé… Cela n’a pas de sens, de ce fait, de parler d’une différence dans la vérité entre Copernic et Ptolémée : les deux conceptions sont des descriptions tout autant acceptables. Ce qui a été considéré comme la plus grande découverte de la sagesse occidentale, par opposition à celle de l’Antiquité, est remis en question sur sa valeur de vérité.”

    Hans Reichenbach, Physicien

    “… Je dis dans mes classes que si Galilée s’était confronté à l’Église à l’époque d’Einstein, il aurait perdu le débat pour de meilleures raisons. Vous pouvez utiliser mon nom si vous le souhaitez.”

    Carl E. Wulfman, Mathématicien

    “Que la Terre tourney une fois par jour d’ouest en est, comme Copernic l’enseignait, ou que les cieux tournent une fois par jour d’est en ouest, comme ses prédécesseurs le croyaient, le phénomène observable sera exactement le même. Cela montre un défaut dans la dynamique newtonienne, puisqu’une science empirique doit ne pas contenir de supposition métaphysique, qui ne peut jamais être prouvée ou réfutée par l’observation.”

    Dennis Sciama, Physicien

    “Avant Copernic, les gens pensaient que la Terre était immobile et que les cieux tournaient autour d’elle une fois par jour. Copernic enseigna qu’‘en réalité’, la Terre tourne une fois par jour, et la rotation quotidienne du soleil et des étoiles est seulement ‘apparente.’ Galilée et Newton appuyaient cette vue, et beaucoup de choses furent pensées pour la prouver – par exemple, l’aplatissement de la Terre aux pôles, et le fait que les corps sont plus lourd là-bas qu’à l’équateur. Mais dans la théorie moderne, la question entre Copernic et ses prédécesseurs n’est qu’une question de commodité ; tout mouvement est relatif, et il n’y a pas de différence entre les deux affirmations : ‘la Terre tourne une fois par jour’ et ‘les cieux tournent autour de la Terre une fois par jour’. Les deux signifient exactement la même chose, de même que cela signifie la même chose si je dis qu’une certaine longueur est de 2 mètres ou de 200 centimètres. L’astronomie est plus facile si on considère le soleil comme fixe que si on prend la Terre, tout comme les comptes sont plus faciles avec une monnaie décimale. Mais dire plus en faveur de Copernic, revient à supposer un mouvement absolu, ce qui est une fiction. Tout mouvement est relatif, et il s’agit d’une simple convention de considérer un corps en particulier comme étant au repos. Toutes les conventions ainsi établies ont une légitimité égale, bien que toutes ne soient pas pratiques de manière égale.”

    Bertrand Russell, Philosophe

    “Il n’y a pas d’observation planétaire grâce à laquelle nous sur Terre pouvons prouver que la Terre se déplace en orbite autour du Soleil. Ainsi toutes les découvertes de Galilée avec le télescope peuvent être accommodées au système inventé par Tycho Brahe, juste avant que Galilée ne commence ses observations des cieux. Dans ce système tychonique, les planètes… se déplacent en orbite autour du soleil, pendant que le soleil se déplace en orbite autour de la Terre en un an. De plus, la rotation quotidienne des cieux est communiquée au soleil et aux planètes, afin que la Terre elle-même ne soit pas en rotation, ni ne tourne sur une orbite.”

    I Bernard Cohen, Physicien

    “Descartes est, toutefois, doublement intéressant pour nous dans la discussion sur la Relativité, puisqu’une fois, lorsque l’Inquisition devenait inquiète de ses recherches scientifiques, il leur donna une réponse qui les satisfit, ou peut-être gagna-t’il du temps, qui fut long, pendant qu’ils essayaient de comprendre leur signification. Il déclara que le soleil tournait autour de la Terre, et que lorsqu’il a dit que la Terre tournait autour du soleil, c’était seulement une autre manière d’exprimer la même chose. J’ai rencontré cette énonciation pour la première fois grâce à Henri Poincaré, et j’ai alors pensé que c’était une façon pleine d’esprit et épigrammatique de contraindre de penser à la question ; mais à la réflexion, j’ai vu que c’était l’affirmation d’un fait réel. Les mouvements de deux corps sont relatifs l’un à l’autre, et lequel nous prenons comme point d’observation n’est qu’une question de choix.”

    Arthur Lynch, Physicien

    “Tycho Brahe proposa un schéma dualistique, avec le Soleil tournant autour de la Terre, mais avec toutes les autres planètes tournant autour du Soleil, et en faisant cette proposition, il pensa qu’il offrait quelque chose de radicalement différent de Copernic. En rejetant le schéma de Tycho Brahe, Kepler pensait évidemment la même chose. Pourtant, en principe, il n’y a aucune différence.”

    Fred Hoyle

    “Nous savons maintenant que la différence entre les théories héliocentrique et géocentrique n’est qu’une question de mouvements, et qu’une telle différence n’a aucune de importance physique, [les vues Ptolemaïque et Copernicienne], une fois augmentées de termes impliquant le carré ou des puissances supérieures des excentricités des orbites planétaires, sont physiquement équivalentes l’une par rapport à l’autre.”

    Fred Hoyle

    “Qu’est-il arrivé lorsque l’expérience fut conduite en 1887 ? Il n’y eut jamais, jamais, dans quelque orientation que ce soit au cours de l’année, aucune déviation dans le dessin de l’interférence ; aucune ; aucune déviation ; aucune déviation en frange ; rien. Quelle est l’implication de cela ? Voici une expérience réalisée pour mesurer la vitesse du mouvement de la Terre à travers l’éther. C’était une expérience qui était dix fois plus sensible qu’elle n’en avait besoin. Elle aurait pu détecter des vitesses aussi basses que 3,2 mètres par seconde au lieu des 32 mètres par seconde connus, que la Terre a dans son mouvement orbital autour du soleil. (ndlr : sens et tournure bizarres) Elle n’en a pas détecté. Quelle est la conclusion de l’expérience de Michelson-Morley ? L’implication est que la Terre ne bouge pas…”

    Richard Wolfson, Physicien

    “Michelson et Morley trouvèrent des déviations dans les franges d’interférence, mais elles étaient bien plus petites que la taille de l’effet attendu de la part du mouvement orbital connu de la Terre.”

    John D. Norton, Physicien

    “Ce résultat nul était l’un des plus grands puzzles de la physique à la fin du dix-neuvième siècle. L’une des possibilités était que… v vaudrait zéro et aucune déviation en frange ne serait attendue. Mais cela implique que la Terre est en quelque sorte un objet privilégié ; seulement par rapport à la Terre la vitesse de la lumière vaudrait c comme prédit par les équations de Maxwell. Cela équivaut à supposer que la Terre est le corps central de l’univers.”

    Douglas C Giancoli, Physicien

    “Si [la Terre] elle ne bouge pas par rapport à l’éther, alors la Terre, seule dans le cosmos, est au repos par rapport à l’éther. Maintenant, cela peut être une possibilité absurde mais peut-être que c’est vrai. Je pense que vous pouvez voir que cela ne sera pas très satisfaisant philosophiquement, et ce n’est pas satisfaisant physiquement non plus, mais cela viole le Principe de Copernic que la Terre n’est pas spéciale. C’est particulièrement absurde à la lumière de ce que nous savons de la cosmologie moderne à savoir qu’il y a des endroits dans l’univers, des galaxies distantes en particulier, qui s’éloignent de nous à des vitesses très proches de celle de la lumière. Il est absurde d’imaginer que tout dans l’univers se rapporte à la Terre quand il y a un si large éventail de vitesses par rapport à la terre à travers l’univers, mais il suffit d’éliminer cela sur ce terrain philosophique.”

    Richard Wolfson, Physicien

    “Donc si la Terre est au repos par rapport à l’éther, alors elle seule est au repos. Cela nous rend plutôt spéciaux… Souhaitez-vous réellement retourner à des idées paroissiales, pré-Coperniciennes ? Pensez-vous vraiment que vous et votre planète êtes si spéciaux que, dans toute la riche immensité de l’Univers, vous seul pouvez prétendre être ‘au repos.’”

    Richard Wolfson, Physicien

    “… Toutes ces preuves que l’univers est semblable quelle que soit la direction dans laquelle nous regardons semblerait suggérer qu’il y a quelque chose de spécial à propos de notre place dans l’univers. En particulier, il semblerait que si l’on observe toutes les autres galaxies s’éloigner de nous, alors nous devons être au centre de l’univers…”

    Il y a, cependant, une explication alternative : l’univers pourrait sembler le même dans toutes les directions, vu d’une autre galaxie, aussi. Ceci, comme nous l’avons vu, était la seconde supposition de Friedmann. Nous n’avons aucune preuve scientifique pour, ou contre, cette supposition. Nous la croyons seulement pour des raisons de modestie : cela serait tout à fait remarquable si l’univers semblait le même dans toutes les directions autour de nous, mais pas autour d’autres points dans l’univers.”

    Stephen Hawking, Physicien

    “C’est à la fois amusant et instructif de spéculer sur ce qui aurait pu se passer si une telle expérience avait pu être réalisée au seizième ou dix-septième siècle, quand les hommes débattaient les mérites rivaux des systèmes Copernicien et Ptolémaïques. Le résultat aurait sûrement été interprété comme une preuve concluante de l’immobilité de la Terre, et donc comme une justification triomphante du système Ptolémaïque et une irréfutable invalidation de l’hypothèse Copernicienne. La morale de cette fantaisie historique est qu’il est souvent dangereux de croire dans la vérification ou l’invalidation absolue d’une hypothèse scientifique. Tous les jugements de ce type ont nécessairement lieu dans un contexte historique qui peut être modifié drastiquement par la perspective changeante de la connaissance humaine.”

    G. J. Whitrow, Physicien

    Quant à la supposée « neutralité » de la science, si la science est une entreprise strictement laïque sans aucune nécessité d’une vision religieuse, alors pourquoi la plupart des domaines de la science ont-ils été développés par des chrétiens croyant en la Bible? Par exemple, Isaac Newton, Gregor Mendel, Louis Pasteur, Johann Kepler, Galilée, Robert Boyle, Blaise Pascal, Michael Faraday, James Joule, Joseph Lister, et James Clerk Maxwell. Ces « grands » de la science ne faisaient-ils pas de la science? Francis Bacon a développé la méthode scientifique, et c’était un créationniste jeune-terre et un fervent chrétien.

    En outre, la science vient d’une vision chrétienne du monde. Seul le Dieu décrit dans la Bible peut expliquer un univers logique et ordonné. Dieu soutient l’Univers d’une manière particulière, de sorte que nous pouvons l’étudier par des expériences d’observation et reproductibles (voir Genèse 8:22). Parce que Dieu maintient l’Univers d’une manière cohérente, nous avons une raison valable de croire que nous pouvons étudier le monde dans lequel nous vivons et décrire les lois que Dieu utilise pour maintenir l’Univers (Colossiens 1:17).

    Bien que de nombreux non-chrétiens fassent de la science, en inventant de nouvelles technologies ou améliorant la science médicale, ils le font d’une manière qui est incompatible avec leur vision professée du monde. Sur quelle base devrions-nous nous attendre à un univers qui est venu de rien et sans aucune raison d’agir d’une manière prévisible et cohérente? Lorsque des non-chrétiens font de la véritable science par l’expérimentation observable et reproductible, ils assument en fait une vision biblique du monde, même s’ils ne le réalisent pas.

    Donc, le débat n’est pas « la science contre la religion. » C’est en réalité « la religion contre la religion. » Malheureusement, la science est prise en tenaille.

    La bataille est entre la religion de l’humanisme « laïque » (avec ses variantes comme l’agnosticisme, l’athéisme, etc.), qui est généralement appelée « laïcité » ou humanisme pour faire court, et le christianisme. Elles s’appuient toutes deux sur des documents religieux (par exemple, les Manifestes Humaniste I, II, et III pour les humanistes, et la Bible pour les chrétiens); les deux sont reconnues comme des religions par la Cour suprême des États-Unis; et les deux reçoivent le même statut d’exonération d’impôt en vertu de l’article 501(c)(3). Les deux ont des vues différentes des origines.

    L’humanisme a l’évolution astronomique (big bang), l’évolution géologique (des millions d’années d’évolution lente et progressive), l’évolution chimique (la vie est venue de la non-vie) et l’évolution biologique (la vie unicellulaire originelle a évolué dans toutes les formes de vie que nous avons aujourd’hui au cours de milliards d’années) dans sa vision des origines. En d’autres termes, l’évolution (dans son ensemble) est un sous-ensemble du dogme de la religion de l’humanisme, de la même manière que la création biblique (dans son ensemble, avec la création en six jours, la chute, Ie déluge mondial, et la Tour de Babel) est un sous-ensemble du dogme du christianisme. C’est une bataille entre deux religions différentes.

    Le christianisme a été banni des salles de classe, ceux qui l’ont fait pensaient qu’on avait ainsi banni la religion; mais à la place, ils ont juste remplacé le christianisme par la religion athée de l’humanisme. Ce fut une attaque conçue par les humanistes. Considérez cette citation dans le magazine The Humanist qui décrit le plan vers lequel ils tendaient au début des années 1980 :

    « Je suis convaincu que la bataille pour l’avenir de l’humanité doit être engagée et gagnée dans la salle de classe de l’école publique par les enseignants qui perçoivent correctement leur rôle de prosélytes d’une nouvelle foi : une religion de l’humanité qui reconnaît et respecte l’étincelle de ce que les théologiens appellent la divinité en chaque être humain. Ces enseignants doivent incarner le même dévouement que les prédicateurs fondamentalistes les plus passionnés, car ils seront ministres d’un autre genre, utilisant une classe au lieu d’une chaire afin de transmettre des valeurs humanistes dans quelque discipline qu’ils enseignent, qu’importe le niveau d’éducation – du préscolaire à l’université d’État. La classe doit devenir et sera un théâtre de conflits entre l’ancien et le nouveau – le cadavre en état de décomposition du christianisme, avec tous ses maux et misères adjacentes, et la nouvelle foi de l’humanisme. »

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    Antoine mar 04 Oct 2016 Répondre

    Merci pour cet impressionnant partage. Je crains de ne pas pouvoir répondre à tous. Juste pour commencer par George Ellis, vous verrez sur cette page (en anglais) qu’il a dénoncé une utilisation abusive de ses propos dans un documentaire défendant le géocentrisme : http://www.livescience.com/44839-scientists-misquoted-in-geocentrism-film.html.
    Il y confirme explicitement ce qu’il pense du géocentrisme : « There is no reason whatever to support such a view. »
    Barbour, que vous citez aussi, declare dans la page que je viens de vous passer: « There’s an awful lot of people on your side of the Atlantic that don’t believe in evolution, » Barbour said. « I think it geocentrism] might be the same kind of phenomenon. » Barbour said.

    Vous avez ensuite bcp de citations qui se réfèrent en fait à l’expérience de Michelson qui n’a PAS montré que la terre ne bougeait pas, mais qui a montré que SI l’éther existait, et SI la lumière était une onde qui se déplace dedans, alors la terre ne bouge pas par rapport à l’éther. La suite de l’histoire a fini par rejeter l’existence même de l’Ether.

    Pour finir, vous avez pas mal de citations relatives à la liberté dans le choix d’un référentiel. Vous pouvez tout à fait décider de tout décrire dans le référentiel terrestre, ou même vénusien, ou bien martien. Tout à fait. Mais vous aboutirez à des mouvements qui, certes, ont une description mathématique, mais ne sont pas réalisables physiquement.

    Avec plus d’une centaine de sondes spatiales qui se promènent dans le système solaire, on sait bien comment il fonctionne. Et Pluton, que la sonde New Horizon vient de survoler, ne tourne pas plus vite que la vitesse de la lumière. J’explique tout cela, et plus, dans l’article sur le géocentrisme.

    Bonne nuit -:)

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    Chrétien mar 04 Oct 2016 Répondre

    Merci également pour votre réponse. Qu’Ellis ait précisé qu’il ne soutenait pas le géocentrisme -ou soit revenu sur ses propos pourtant tout à fait clairs je trouve- n’est guère surprenant, il est actuellement dangereux professionnellement pour un scientifique de soutenir publiquement de telles positions (pareil pour l’évolution, voir par exemple : http://www.richardsternberg.com/biography.php), du reste j’ai relevé dans l’article Live Science une expression clé « Scientific conspiracy views » :

    http://www.mondialisation.ca/theorie-de-conspiration-une-arme-mediatique/5320516

    Rien de tel pour décrédibiliser toute critique légitime…

    Question : Pour déterminer qu’un objet bouge, ne faudrait-il pas un point de référence d’une immobilité absolue ?

    Bonne nuit à vous aussi :-)

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      Antoine mar 04 Oct 2016 Répondre

      Je viens de lire l’article original de Ellis dans « Scientific American ». Sa phrase sur le géocentrisme est clairement rhétorique, et a été sortie de son contexte. Ceci dit, on peut toujours décider qu’il est géocentriste, mais qu’il a mis les choses au clair par crainte de ses collègues. On est ainsi en pleine conspiration, par définition indémontable.
      Je vous conseille néanmoins la lecture de l’article sur le géocentrisme que je vous ai mis en lien auparavant. Je ne pense pas l’avoir écrit par peur de mes collègues -:)
      Amitiés,
      Antoine

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        Chrétien mar 04 Oct 2016 Répondre

        Je n’ai pas dit non plus qu’il était géocentriste, j’ai juste exprimé des doutes qui me semblent légitimes ;-)

        Je vais lire votre article.

        Amicalement,
        Chrétien

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    Manu mar 04 Oct 2016 Répondre

    Bonjour Chrétien,
    Vous dites que « Francis Bacon a développé la méthode scientifique, et c’était un créationniste jeune-terre et un fervent chrétien. » Peut-être. Et alors ? Ne pensez-vous pas que la science a progressé depuis quatre siècles ?

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      Chrétien mar 04 Oct 2016 Répondre

      Bonjour Manu,

      Bien-sûr que si, mais elle n’a pu vraiment progresser comme vous dites que parce que ceux qui la font adhèrent consciemment ou inconsciemment à une vision du monde chrétienne, par exemple il faut bien croire que l’Univers existe et est ordonné pour l’investiguer. Les présupposés qui ont permis une approche scientifique pour étudier l’Univers créé à savoir qu’il est réel, cohérent, compréhensible et possible à étudier, sont venus de la Bible. Même des historiens de la science non-chrétiens tels que Loren Eiseley l’ont reconnu. En conséquence, presque toutes les branches de la science ont été soit fondées, co-fondées, ou considérablement avancées par des scientifiques qui croyaient dans le récit de la Bible de la création et du déluge. Et il y a beaucoup de scientifiques aujourd’hui qui croient la Bible. De plus, la méthode expérimentale a été inventée par des chrétiens, l’anthropologue et auteur scientifique évolutionniste Loren Eiseley (mais il n’est pas le seul) dans « Darwin’s Century: Evolution and the Men who Discovered It » l’a aussi reconnu :

      « La philosophie de la science expérimentale … a commencé ses découvertes et fit usage de ses méthodes dans la foi, pas la connaissance, qu’elle avait affaire à un Univers rationnel contrôlé par un créateur qui n’agissait pas par caprice, ni n’interférerait avec les forces qu’Il avait mis en mouvement… C’est sûrement l’un des curieux paradoxes de l’histoire que la science, qui a professionnellement peu à voir avec la foi, doit ses origines à un acte de foi que l’Univers peut être rationnellement interprété, et que la science d’aujourd’hui est soutenue par cette hypothèse. »

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    Chrétien mar 04 Oct 2016 Répondre

    P.S.: Pour ce qui est de la « conspiration », celle dont a été victime le biologiste évolutionniste Sternberg n’a rien d’un fantasme par principe indémontable, tous les faits sont consultables sur son site officiel :

    http://www.richardsternberg.com/smithsonian.php

    Il suffit donc d’essayer de les réfuter, si toutefois c’est possible.

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    Antoine mar 04 Oct 2016 Répondre

    Rassurez-vous, je ne vais pas essayer. Je n’ai absolument pas le temps ni, surtout, les connaissances suffisantes pour savoir si l’article de Stephen Meyer qui a valu des problèmes à Richard Sternberg, était complètement erroné, intéressant, inintéressant, etc.

    Si toutefois je me lançais dans l’aventure, je lirais certes cette page, mais je serais bien naïf de m’en contenter. Si l’on devait ne se fier qu’au témoignage des « victimes » pour juger des choses, on passerait systématiquement à côté (Pr 18.17).

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    Chrétien mar 04 Oct 2016 Répondre

    Mais justement, il n’y a pas que les témoignages des victimes, mais aussi les enquêtes gouvernementales, c’est tout l’intérêt ;-)

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