Existe-t-il vraiment des preuves de la jeunesse de la Terre et de l’univers?

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Cher Michel,  suite à ton commentaire à propos de l’article paru sur blogdei et sur actualité chrétienne je publie à nouveau un article sur le sujet. Pour plus d’info et la suite de l’article, je t’invite à consulter la catégorie « âge de la terre » de ce blog et du site science et foi. C’est avec une certaine tristesse que je constate l’acharnement de ces deux sites à mettre en ligne des articles tournant la communauté évangélique en ridicule! Heureusement que cet effet médiatique ne reflète pas l’opinion du plus grand nombre de chrétiens et de pasteurs!

La terre est-elle jeune?

 

C’est ce qu’on pourrait croire en « surfant » sur certains sites créationnistes francophones qui n’hésitent pas à vous fournir rien de moins que « 101 preuves de la jeunesse de la terre et de l’univers ». Pour le non spécialiste, il y a quoi être impressionné ou tout du moins un peu perdu ! A-t-on véritablement raison de croire que la terre s’est formée il y a 4,5 milliards d’années environ, comme l’annonce la totalité de la communauté scientifique ? Ces milliers de chercheurs nous cachent-ils la vérité, ou bien s’appuient-ils sur de simples hypothèses ? Tout de même, s’il existait 101 preuves du contraire, il y aurait de quoi douter ! En réalité, on pourrait prendre ces soit disantes preuves une par une et montrer qu’elles n’en sont pas, mais qui aurait le courage de faire ce travail ! Et bien des scientifiques chrétiens l’ont fait pour vous, sur le web anglophone. Je me suis pour ma part contenté (!) de traduire un article de Matthew S. Tiscareno, docteur en science des planètes (Université de Tucson, Arizona), actuellement chercheur au département d’astronomie de l’Université de Cornel (New York), lui-même chrétien évangélique recensant 23 de ces « preuves ». Cette liste de « preuves » est régulièrement mise à jour par les créationnistes de la jeune terre, et ils renoncent régulièrement par eux-mêmes à certains arguments utilisés autrefois, une fois qu’ils s’aperçoivent qu’ils ont été complètement discrédités et qu’il deviendrait vraiment ridicule de les conserver. Le problème est qu’il faudrait faire cela avec tous, donc on en conserve tout de même quelques uns…

Extraits de « La terre est-elle jeune? »

…Au cours de l’histoire, nombreux sont ceux qui ont nié certains faits naturels parce qu’ils ne correspondaient pas au système de croyances auxquels ils tenaient. Les chrétiens et les athées sont coupables de cette erreur. Il devrait être évident que n’importe quel chrétien qui croit en un Dieu ordonnateur, concepteur de ce monde, initiateur de toute pensée logique et scientifique, ne devrait jamais adopter une telle position. Cet article a pour but de montrer  que c’est ce qu’ont fait, malgré eux, les partisans d’une Terre jeune. Sans même considérer notre interprétation de la Bible, les faits naturels sont aussi des faits conçus par Dieu et il n’est pas juste de les nier ou de les tordre pour soutenir un quelconque système de croyance. Le but de cet article est de confronter les faits naturels à la lumière des affirmations des partisans d’une Terre jeune, dans l’espoir qu’une meilleure compréhension de ces faits permettra de parvenir à une meilleure compréhension de la plus grande source de révélation divine : la Bible.

Erreurs fréquentes

Avant d’examiner un par un les arguments en faveur d’une Terre jeune, il est important d’expliquer certaines erreurs fréquemment commises dans ces arguments. La première est d’affirmer qu’un mystère inexpliqué renforce l’idée du créationnisme « Terre jeune » simplement parce que la science n’est pas capable d’en donner l’interprétation. La seconde erreur est de ne regarder qu’un côté de l’équilibre naturel et d’affirmer qu’une augmentation illimitée du phénomène se produirait, posant ainsi un défi à la science courante.

Le mystère inexpliqué

Même en ces temps de réussite scientifique et technologique, beaucoup de phénomènes naturels n’ont pas d’explication scientifique satisfaisante. S’il n’en était pas ainsi, la science cesserait d’exister. Nous ne comprenons pas complètement comment les charges électriques se séparent dans les nuages pour produire de la lumière lors des orages, ou comment les vallées parcourues par des rivières ont été sculptées sur Mars alors que la planète est maintenant complètement sèche. Pourtant, ces mystères ne viennent à l’appui d’aucun point de vue particulier, ce sont juste des domaines dans lesquels il faut apprendre davantage. Le manque d’explication scientifique connue ne prouve pas qu’il n’existe pas d’explication naturelle. En réalité, les scientifiques trouvent constamment des explications à des phénomènes préalablement inexpliqués, alors que la science continue à œuvrer pour une meilleure compréhension de la création de Dieu. C’est donc une erreur de croire qu’un phénomène est d’origine surnaturelle, simplement parce qu’on n’a pas encore trouvé d’explication naturelle. Pour illustrer cette erreur, prenons l’exemple de la synthèse des molécules organiques. Il y a deux cents ans, on pensait que seules les cellules vivantes, dotées par Dieu d’une « force vitale », pouvaient produire des molécules organiques.  Cette idée était soutenue pas les tentatives infructueuses de synthèse de molécules organiques

Mais cette idée fut finalement abandonnée quand les chimistes réussirent à synthétiser des.molécules organiques. Dans ce cas, on avait avancé une explication surnaturelle parce qu’on n’avait pas connaissance d’une explication naturelle. L’explication surnaturelle fut donc abandonnée lorsqu’on découvrit l’explication naturelle. Notez bien s’il vous plaît que je ne dis pas que toutes les explications surnaturelles sont non scientifiques par définition. Ce serait un postulat philosophique de naturalisme, non une affirmation qui pourrait être prouvée scientifiquement. Je dis seulement qu’une telle affirmation devrait s’appuyer sur une preuve positive ; il ne suffit pas d’invoquer le manque d’explication naturelle. L’existence d’un mystère inexpliqué n’est pas, en soi, la preuve d’une explication surnaturelle.

De nombreux arguments en faveur d’une « création récente » sont en fait basés sur des phénomènes qui n’ont pas d’explication adéquate, et il est important de reconnaître cette erreur.

L’équation à un seul membre

Un grand nombre de « preuves »  avancées par les partisans d’une Terre jeune consiste à mesurer les taux de variations de processus variés sur Terre, en tentant ensuite de les extrapoler des millions d’années en arrière. Il s’agit généralement de montrer que le processus en question conduirait à une absurdité si on l’autorisait à s’étendre sur des échelles de temps permettant l’évolution. L’erreur de ce type d’arguments est de ne pas reconnaître l’importance de l’équilibre. La plupart des processus sur Terre sont dans un état d’équilibre dans lequel un processus (comme l’érosion des continents) est contrebalancé par d’autres (comme le remplacement de nouveau matériel continental par le volcanisme ou le renouvellement tectonique.)

En général, les processus terrestres ne se produisent pas sans être limités, un autre processus s’oppose en effet au premier, conduisant à un état d’équilibre. La méthode pour confronter ce type d’argument en faveur d’une création récente est de mettre en évidence le phénomène qui apporte l’équilibre.  Il suffit parfois de le mentionner car il a tout simplement été négligé.

Dans d’autres cas, le processus d’équilibre n’est pas bien connu ou est même inconnu, ce qui  semble donner du crédit aux arguments avancés. Pourtant, dans de tels cas, nous sommes simplement ramenés au cas des mystères inexpliqués. A moins d’arriver à prouver qu’il n’existe aucun processus d’équilibre (ce qui est impossible dans la plupart des cas), nous devrions adopter l’hypothèse de travail qu’il existe un tel phénomène à découvrir, plutôt que de sauter sur la supposition d’une explication surnaturelle. C’est le cas du  flux de magma du manteau vers la croûte terrestre, de l’érosion des sédiments sur les continents, de la durée de vie des comètes et l’hélium-4 dans l’atmosphère.

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14 Commentaires

  1. Avatar
    Michel jeu 05 Jan 2012 Répondre

    Merci pour cette réponse.

    J’ajoute les 2 articles originaux sur http://surtout-ne-lisez-pas-ce-blog.blogspot.com/2012/01/la-terre-est-elle-jeune.html

  2. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 31 Mar 2014 Répondre

    Benoit,

    Excellent article, vraiment !

    « les scientifiques trouvent constamment des explications à des phénomènes préalablement inexpliqués »
    « Le manque d’explication scientifique connue ne prouve pas qu’il n’existe pas d’explication naturelle »
    « L’existence d’un mystère inexpliqué n’est pas, en soi, la preuve d’une explication surnaturelle. »
    L’explication surnaturelle fut donc abandonnée lorsqu’on découvrit l’explication naturelle »

    Ouahhh… On croirait entendre un athée !!!

    LA QUESTION QUI TUE:
    En quoi les principes méthodologiques que tu évoques devraient s’accommoder d’un ornement métaphysique (créateur) dès lors qu’on s’intéresse à une compréhension globale de l’Univers ?

  3. Avatar Auteur
    Benoit lun 31 Mar 2014 Répondre

    Mais Rodolphe,
    Tu n’as toujours pas saisi qu’une explication scientifique n’est pas une alternative à l’action divine, c’est une description de la façon de faire de Dieu! Donc cela n’a rien d’athée que d’écrire cela. Tu es en plein dans les amalgames et les dichotomies décrites dans le cours de Lamoureux que je suis en train de traduire.

    Pourquoi une explication métaphysique est-elle nécessaire? Pas pour expliquer l’aspect matériel, mais le sens ultime de la réalité. La science n’en n’est pas capable. cf le dernier article citant Hubert Reeves que j’ai mis en ligne il y a qq jours.

    En fait Rodolphe, tu raisonnes exactement comme un créationniste!

  4. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 31 Mar 2014 Répondre

    Benoit,
     » Tu raisonnes exactement comme un créationniste !  »

    J’aime bien cette vanne, elle est rigolote… En tous cas, voilà un sophisme de la plus belle veine !
    Mois aussi, je pourrais céder à une ironie décapante que Patrick Timsit a fait sienne en nous rappelant qu’on ne doit pas dire « Un nain mais une personne de taille ridicule ! »
    Par exemple, je pourrais te répondre: « Mais depuis quand les créationnistes raisonnent ?  »

    Mais je ne cèderai pas à cette facilité.
    Plus sérieusement, s’il est humain d’avoir des interrogations existentielles, il convient de garder 2 choses à l’esprit:
    – distinguer de quel « pourquoi » on parle lorsqu’on aborde ce genre de question: « Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ?  »
    – considérer qu’une hypothétique théorie du Tout impliquerait de fait l’inutilité d’un créateur.

    Je t’invite à lire mon rapide commentaire sur l’article auquel tu fais référence.
    http://www.scienceetfoi.com/hubert-reeves-la-science-ne-peut-pas-repondre-a-la-question-pourquoi-y-a-t-il-quelque-chose-plutot-que-rien/#comment-60075

    Si Hubert Reeves précise effectivement que la science n’est pas habilitée à s’exprimer sur les valeurs,
    il ne fait en revanche référence à aucun principe (seulement des réserves personnelles) en vertu desquels la science ne saurait formuler une explication du Tout.

    • Avatar Auteur
      Benoit Hébert lun 31 Mar 2014 Répondre

      Mais je suis très sérieux Rodolphe, tu as en commun avec les créationnistes l’adhésion à une conception que les anglo-saxons appelle le « Dieu des lacunes » ou « Dieu bouche trou » (God of the gaps). Dans cette conception, une explication scientifique du monde est en concurrence avec le Créateur et celui-ci n’est présent que dans les phénomènes que n’on n’a pas encore expliqués. Avec cette conception, plus la recherche progresse, plus la place laissée à Dieu se réduit comme peau de chagrin.

      Voilà pourquoi, entre autre, ils rejettent les découvertes au nom de la « Bible », et voilà aussi pourquoi tu es étonné de voir un chercheur, chrétien de confession n’adhérant pas à cette conception de Dieu affirmer qu’il se réjouit des progrès de la science.

  5. Avatar
    rodolphe (posta01) lun 31 Mar 2014 Répondre

    Benoit,

    Bigre… En plus de « raisonner comme un créationniste », je partagerais leur conception du « Dieu bouche trou. »
    Mais alors, ça s’aggrave docteur ?

    Non, sans rire, si la Création évolutive consiste simplement à affirmer une compatibilité entre deux registres
    méthodologiquement disjoints, je ne vois franchement pas l’intérêt si ce n’est doter la science d’une certaine forme de politesse et la religion d’une forme d’ouverture…
    (jouer aux boules aussi est compatible avec le fait d’aimer les maths)

    Je doute toutefois que la science ait cette vertu de tolérance à l’égard des réponses métaphysiques et que le dogme chrétien (et pas que) ait celle de l’ouverture d’esprit. Qu’en penses-tu ?

  6. Avatar Auteur
    Benoit Hébert mar 01 Avr 2014 Répondre

    C’est déjà un grand pas Rodolphe que de montrer que le scientisme n’a pas de légitimité scientifique. Quand à la réflexion chrétienne sur la réalité, tu observeras qu’elle occupe une grande place dans nos réflexions!

  7. Avatar
    rodolphe (posta01) mar 01 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    Oui, le scientisme n’a pas de légitimité scientifique, je n’ai jamais prétendu le contraire et ce n’était pas mon propos.

    En revanche, tu ne me réponds pas concernant les fondements discutables de la Création évolutive qui reposent essentiellement sur l’idée de « compatibilité » entre science et foi. Et comme je le disais, « jouer aux boules AUSSI est compatible avec le fait d’aimer les maths ».
    En définitive, QU’APPORTE L’IDEE DE COMPATIBILITE SI ON NE PEUT MONTRER DE CORRELATION ?

  8. Avatar
    rodolphe (posta01) mar 01 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    J’avais bien sûr parcouru ces articles dont je note, après une rapide relecture, le caractère définitif et péremptoire de certaines affirmations, comme par exemple dans:
    http://www.scienceetfoi.com/ressources/chretiens-creation-evolution-theiste/

     » Les explications scientifiques de processus naturels n’éliminent pas Dieu ni ne dénient sa souveraineté sur la création. »
    >> Personnellement, j’aurais formulé ainsi:
     » Les explications scientifiques de processus naturels mettront du temps à éliminer la croyance en un Dieu souverain sur la création. »

     » L’ordre créé porte partout l’empreinte du créateur »
    >> Une empreinte serait, sinon une preuve, au moins un indice. Or, tu soutiens (à juste titre) que Dieu n’est pas démontrable. >> Alors… Empreinte ou pas d’empreinte, that’s the question !

    et dans:
    http://www.scienceetfoi.com/ressources/relation-science-foi-religion-christianisme/

     » La science n’est pas la seule source factuelle, et la foi nous informe au delà du domaine des valeurs ou de la morale. »
    >> Objectivement, la foi est un état mental. A ce titre, lui conférer une capacité à nous « informer » relève au mieux de l’opinion, au pire, de l’illusion

     » On pense parfois que la science et la foi concernent des domaines différents de connaissance complètement disjoints »
    >> Outre le fait que  » Parfois » est un euphémisme, et si effectivement le domaine de questionnement qui interpelle à la fois la science et la religion peut amener certains à penser qu’il n’y a pas une nette séparation entre les deux, la différence de méthode justifie le NOMA de S.J Gould qui précise dans cette citation:
    « Le filet de la religion s’étend à des questions de signification morale et aux valeurs ».
    >> Ou vois-tu que S.J Gould (comme Hubert Reeves d’ailleurs) confère aux religions la légitimité d’aller au-delà des questions de morale et de valeur ?

     » La vision de Gould (NOMA) est injustement restrictive parce que la foi étend ses cordages bien au-delà du domaine des valeurs. En fait, la foi chrétienne contient des affirmations d’ordre métaphysique, comme l’existence d’entités surnaturelles : Dieu, la loi morale, la vie après la mort, etc. »
    >> Au contraire, la vision de Gould est parfaitement justifiée du point de vue méthodologique.

    Au plaisir de te lire.

    Bonne soirée

  9. Avatar Auteur
    Benoit Hébert mer 02 Avr 2014 Répondre

    Bon Rodolphe,

    C’est toujours la même histoire. Je n’arrive pas à savoir ce que tu penses vraiment!

    ton avant dernier commentaire : ce n’est pas ton but « de montrer que le scientisme est fondé scientifiquement »

    dans ton dernier commentaire : « » Les explications scientifiques de processus naturels mettront du temps à éliminer la croyance en un Dieu souverain sur la création. »

    Je ne sais pas comment je peux discuter avec toi.

  10. Avatar
    rodolphe (posta01) mer 02 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    Ce n’est pas si compliqué !

    Comme S.J Gould et Hubert Reeves l’expliquent très bien (2 avis parmi la très grande majorité), je pense effectivement que la science ne pourra jamais dire si telle action est bonne ou mauvaise ou encore si ceci ou cela est beau ou laid.
    => la science ne se prononce pas sur la morale ou les valeurs
    => Sur ce point, je reconnais volontiers la légitimité des religions à s’exprimer sur le sujet même si leurs fondements sont discutables, ce qui m’amène au point 2.

    En effet, les difficultés avec la rigueur intellectuelle commencent ici:
     » » La science n’est pas la seule source factuelle, et la foi nous informe au delà du domaine des valeurs ou de la morale. »
     » La foi chrétienne contient des affirmations d’ordre métaphysique, comme l’existence d’entités surnaturelles : Dieu, la loi morale, la vie après la mort, etc. »

    => En premier lieu, la morale ou encore les valeurs ne sont pas des « faits » mais des « règles » ou encore des « jugements » produits à propos des faits.
    Selon cette définition, la science apparaît donc bien comme la seule source « factuelle ».
    => En second lieu, une affirmation métaphysique n’a aucun statut épistémologique. Elle ne saurait par conséquent nous « informer » objectivement de quoi que ce soit sur des questions concernant Dieu, la loi morale, la vie après la mort, etc.

    Voilà, c’est simple et limpide !
    Donc, pour répondre à ta question:
    « Je ne sais pas comment je peux discuter avec toi.  »

    Je suggère donc que tu ne te contentes pas de constater les limites de la science mais que tu prennes également en compte les limites de la foi.

    Au plaisir.

  11. Avatar
    rodolphe (posta01) ven 04 Avr 2014 Répondre

    Benoit,

    La notion de  » limite de la foi  » ne t’inspire-t-elle donc pas ?

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