Et nos enfants nous appelleront « barbares », par Jean-François Mouhot

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Introduction

Nous proposons à nos lecteurs un article sans concession de Jean-François Mouhot, historien, chargé de recherches à l’Université de Georgetown. Nous quittons un peu les sujets de prédilection de ce blog, sans nous en éloigner trop cependant puisque J.F. Mouhot traite ici des problèmes énergétiques et comportementaux qui s’y rattachent.

Cet article a déjà été publié sur le site Le Monde.fr 

Cet article est publié avec l’autorisation de l’auteur qui se fera un plaisir de répondre aux réflexions des lecteurs de ce blog!


JF

Et nos enfants nous appelleront « barbares »

Si les dangers du nucléaire sont largement débattus sur la place publique depuis Fukushima, ils occultent aujourd’hui l’énorme problème moral posé par le don fait à nos enfants d’un monde où la température pourrait augmenter de six degrés et rendre la vie humaine très difficile. Un problème qui présente des similarités troublantes avec celui posé par l’esclavage des siècles passés.

En 2005, enseignant à l’Université de Lille, j’avais été surpris des difficultés de mes étudiants à imaginer que des êtres humains, généralement intelligents et sensibles, aient pu un jour réduire d’autres hommes et femmes en esclavage. Pour eux, l’esclavage représentait l’incarnation même du Mal, à tel point que les propriétaires d’esclaves ne pouvaient qu’être des barbares, si différents d’eux qu’ils en perdaient leur humanité.

J’ai lu peu de temps après l’essai de J.M. Jancovici et A. Grandjean Le Plein s’il vous plaît. Cet ouvrage montrait comment, aujourd’hui, des machines de toutes sortes – presque toutes mues par des énergies fossiles – accomplissent le travail que réalisaient auparavant esclaves ou serviteurs. Ces ‘esclaves énergétiques’ font à présent notre lessive, cuisinent à notre place, nous transportent à l’autre bout du monde, nous divertissent, et font pour nous la majeure partie des travaux pénibles nécessaires à notre survie ou à notre confort.

En lisant ce livre, je fus frappé par les intrigantes similitudes entre l’esclavage et notre mode de vie contemporain si dépendant des énergies fossiles. Tout d’abord, esclaves et machines rempliss(ai)ent en gros les mêmes fonctions dans la société (effectuant le travail pénible, salissant ou dangereux dont personne ne veut). Par ailleurs, ceux qui bénéfici(ai)ent du travail des esclaves ou du « travail » des machines ne sont pas les mêmes que ceux qui en support(ai)ent les conséquences. De la même manière que les esclaves besognaient pour le confort de leurs maîtres, ceux qui brûlent massivement du pétrole et du charbon aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux qui paient l’addition, c’est-à-dire à la fois les pauvres (principalement affectés par l’exploitation pétrolière, et par les sécheresses ou les inondations accentuées par le changement climatique) et les générations futures. Enfin, l’esclavage a été remis en cause assez rapidement à partir du moment où le mal qu’il causait est devenu plus visible, tout comme notre consommation effrénée d’énergie commence à être timidement dénoncée en raison des problèmes divers – et extrêmement graves – causés par notre boulimie énergétique.

Nous nous représentons mentalement les propriétaires d’esclaves comme des brutes cruelles, sadiques, inhumaines. Mais ce faisant, nous oublions un peu trop facilement la banalité de la condition servile dans les siècles passés. A la fin du XVIIIe siècle, plus des trois quarts de l’humanité vivait dans une condition ou une autre d’asservissement, soit esclaves, soit serfs. L’esclavage semblait tout à la fois normal et indispensable, tout comme le « droit » de posséder une voiture, d’avoir le chauffage central ou de prendre l’avion à notre guise, nous paraissent aujourd’hui parfaitement acceptables. George Washington, Thomas Jefferson, et même Toussaint Louverture, lui-même un affranchi, ont possédé des esclaves. L’histoire de l’esclavage et de son abolition montre combien la frontière est floue entre ce qui est considéré bien ou mal à un moment donné, et la rapidité avec laquelle cette frontière peut évoluer.

Il y a bien évidemment des différences importantes entre l’utilisation d’esclaves et l’utilisation de machines fonctionnant au pétrole ou au charbon. L’esclavage est un crime contre l’humanité. Le problème avec les énergies fossiles résulte des dommages collatéraux dus aux émissions. Si brûler à grande échelle du pétrole ou du charbon ne contribuait pas fortement au réchauffement de la planète cela ne serait pas mauvais en soi. Si, pour garantir l’approvisionnement énergétique à bon marché certaines compagnies pétrolières et les Etats qui les soutiennent ne fomentaient pas des coups d’Etat et des guerres, prendre sa voiture pour aller acheter sa baguette de pain ne poserait pas de problème éthique. Il est désormais indéniable que notre addiction aux énergies fossiles contribue déjà à beaucoup de souffrances dans le monde (150 000 morts par an sont désormais attribuables au réchauffement climatique selon l’OMS).

La souffrance engendrée par notre dépendance aux énergies fossiles est bien sûr éloignée (géographiquement et chronologiquement), et involontaire. La nature du mal dans ce cas semble à première vue fondamentalement différente de celle de l’esclavage. Les conséquences imprévues de la combustion massive des énergies fossiles sont seulement pleinement comprises depuis peu de temps. Mais à présent que nous sommes conscients des effets néfastes de la combustion des carburants fossiles, et que nous continuons, globalement, à accroître nos émissions, pour combien de temps encore pouvons-nous prétendre que les conséquences sont « involontaires » ? Au XVIIIe siècle les consommateurs du sucre produit dans les Antilles, ou encore les planteurs qui résidaient en métropole et laissaient l’exploitation de leurs propriétés à des gérants profitaient également de l’esclavage sans être en contact direct avec ceux qui faisaient fructifier leurs terres. Il ne paraît pas aberrant de dire que ces personnes commettaient une transgression morale comparable à celle commise par ceux qui jouissent aujourd’hui des bienfaits des énergies fossiles, tout en sachant que d’autres pâtissent et pâtiront encore davantage demain de notre mode de vie.

En quoi cette comparaison est-elle pertinente ? Etablir une analogie simple entre notre mode de vie actuel et l’esclavage permet d’aborder la question climatique sous un angle d’approche différent, et encourage l’action (car personne n’imagine confortablement l’idée de ressembler à un esclavagiste). Par ailleurs, l’analogie permet d’expliquer le climato-scepticisme. Nos économies contemporaines sont devenues extrêmement dépendantes vis-à-vis des énergies fossiles, tout comme les sociétés esclavagistes étaient dépendantes de leurs esclaves – en fait, bien davantage même que ces dernières ne l’ont jamais été. Cette constatation a récemment amené un chercheur à écrire : « que les membres du Congrès américain [aujourd’hui] cherchent à justifier l’utilisation des énergies fossiles malgré les risques pour les générations futures, de la même manière que les représentants sudistes [avant la guerre de Sécession] s’efforçaient de justifier l’esclavage en dépit d’idéaux égalitaires n’est probablement guère surprenant ».

Enfin, les problèmes rencontrés par les militants anti-esclavagistes pour parvenir à faire interdire l’esclavage sont souvent similaires aux difficultés rencontrées de nos jours par ceux qui œuvrent pour la réduction des émissions de gaz à effets de serre. Les approches destinées à décarboner l’économie et la société peuvent donc s’inspirer directement des méthodes utilisées jadis par les abolitionnistes.

Si nous ne repensons pas rapidement notre manière de vivre, nos enfants paieront lourdement les conséquences de notre comportement irréfléchi. Qui plus est, les générations futures se demanderont dans quelques années comment notre civilisation a pu vivre dans un tel aveuglement moral. La prochaine génération verra-t-elle que les sociétés industrielles avaient des circonstances atténuantes ? Que nous étions devenus « accros » au pétrole, et étions nous-mêmes victimes de dépendance et des excès qu’elle engendre, à travers l’obésité, la pollution, la solitude, les dommages infligés au tissu social de nos communautés…? Si l’on en juge par la manière dont mes étudiants condamnaient sans appel les propriétaires d’esclaves des siècles passés, la réponse est probablement « Non ». Il est bien plus plausible qu’ils nous maudissent pour les dégâts irréparables que nous aurons causés à la planète. Sans aucun doute, diront-ils, c’était là un peuple de barbares.


Dernier ouvrage : « Des Esclaves énergétiques : Réflexions sur le changement climatique » (Champ Vallon, 2011, 17€).

11 Commentaires

  1. Auteur
    Benoit Hébert lun 14 Oct 2013 Répondre

    Bonjour Jean-François,

    Merci de partager tes réflexions sur le blog « création et évolution ». Pour beaucoup, tu vas passer pour un écologiste radical!

    Je pense qu’en théorie, beaucoup seront d’accord avec toi, parce que nous ne pouvons que reconnaître que notre mode de vie occidental nous fait consommer une énergie non renouvelable considérable et déraisonnable. Nous exploitons les sources d’énergie de pays défavorisés, c’est certain.

    La question que je me pose plutôt concerne les conséquences pratiques de cette prise de conscience. Nous nous sentons tous plus ou moins « piégés » par nos modes de vie. La nécessité d’avoir une ou plusieurs voitures pour aller travailler. Le fait que les familles s’éloignent souvent des centres urbains pour s’installer à cause du prix de l’immobilier. A titre individuel, il paraît très difficile d’être pleinement cohérent avec ce dont nous avons conscience dans ce domaine!

    • Jean-Francois Mouhot lun 28 Oct 2013 Répondre

      Salut Benoit,
      « Les conséquences pratiques de la prise de conscience » des graves problèmes moraux causés par l’utilisation des énergies fossiles, c’est à chacun d’en décider en son âme et conscience.

      Pour moi, le problème du changement climatique est un utile rappel que nous contribuons tous, je dis bien tous, (moi compris) aux problèmes de la planète. Même si nous n’avons pas de mauvaises intentions, en prenant notre voiture pour aller acheter notre baguette de pain ou pour aller en vacances, nous contribuons à détraquer la planète ; nous voulons faire quelque chose de bien, mais nous faisons quelque chose de mal… ça ne vous rappelle rien ? Dans le langage biblique, ça s’appelle « rater la cible » (c’est la signification étymologique de « pécher » !). N’est-ce pas une autre manière de réaliser que – même quand on se considère comme quelqu’un de bien, de juste, respectueux de la loi, fidèle à mes engagements, bon chrétien, etc… – on est quand même toujours pécheur ?

      D’une certaine manière, le changement climatique c’est comme la foi : on a le choix d’y croire ou de ne pas y croire. Si on décide de ne pas y croire, on a une vie en apparence plus facile : on peut continuer à « s’éclater », à « profiter de la vie », en tâchant de ne pas penser à l’avertissement des scientifiques que notre mode de vie risque de créer l’enfer sur terre.
      Si on décide d’y croire et d’agir en conséquence, on a une vie en apparence plus difficile : en décidant d’être plus « sobres » énergétiquement, de consommer moins, on décide de se priver de pas mal de « plaisirs ». Sauf que quand on fait l’effort de marcher plus au lieu de prendre sa voiture, d’éteindre sa télé plutôt que d’acheter le dernier écran plat et à la place de prendre le temps de parler avec ses voisins ou de lire une histoire à ses enfants, on se rend compte que non seulement on est en meilleure santé mais en plus on redécouvre à quel point nos technologies modernes nous coupent de nos familles, de nos amis… Tu as tout à fait raison de dire que nous sommes en grande partie prisonnier d’un système qui fait qu’il est très difficile de s’affranchir de l’esclavage énergétique (tout comme il était souvent difficile aux vrais propriétaires du passé de libérer leurs d’esclaves d’ailleurs) ; mais on a quand même toujours une marge de manœuvre : si on est obligé d’utiliser une voiture, on peut choisir une voiture plus modeste, consommant moins, par exemple. Il y a souvent des solutions en cherchant un peu, même si bien sûr c’est plus facile quand on a plus d’argent et moins de contraintes…. (voilà une autre raison de ne pas juger les autres…. Certains écologistes ressemblent à s’y méprendre à des Pharisiens … ça m’arrive malheureusement trop souvent aussi à moi !).
      On peut aussi tirer de ma comparaison quelques leçons politiques, qui sont évoquées dans un autre article du Monde auquel je me permets de renvoyer les lecteurs, ainsi bien sûr qu’aux explications plus détaillées dans mon livre « Des Esclaves énergétiques » (Champ Vallon, 2011)

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/26/quelques-enseignements-de-l-histoire-a-mediter-avant-cancun_1445087_3232.html

  2. Olivier Peel mar 15 Oct 2013 Répondre

    Je ne peux prétendre avoir les titres de l’auteur, toutefois je trouve cet article relativement décevant.
    Premièrement, je trouve que le lien fait entre esclavage du passé et les gens du sud (le nouveau conflit Nord/Sud) n’est pas pertinent. Dans le second cas, on ne peut parler d’esclavage mais une volonté de dépendance (voulue ou non). Loin de moi de considérer toutes les multinationales comme des entreprises philanthropiques, mais on constate une évolution positive du niveau de vie des pays pauvres. Une partie de la pauvreté semblerait reculer. Bizarrement, nos pays « riches » semblent de plus en plus touchés par la pauvreté.
    Deuxièmement, les pronostics d’une élévation des températures relève plus de la probabilité que de certitudes. Le dernier rapport du GIEC parle d’une élévation de 4,8° plutôt que de 6° d’ici 2100. De plus, le GIEC ne répond pas à ses détracteurs quand ceux-ci démontrent que le réchauffement n’a plus eu lieu depuis 15 ans. Comment expliquer cette stabilité depuis 15 ans?
    Comment expliquer les nombreuses variations de températures tout au long de notre histoire? Il y a eu d’autres réchauffement climatique dans le passé sans que l’intervention de l’homme puisse être mit en cause. Les ouvrages magistraux des historiens comme Emmanuel Le Roy Ladurie ainsi que ceux d’Emmanuel Garnier expliquent ces changements tout au long du Moyen-âge jusqu’à aujourd’hui.

    Troisièmement, comparer les militants (souvent extrémiste) de la baisse des émissions de gaz à effet de serre à ceux et celles qui ont milité pour l’abolition de l’esclavage, ne semble pas à propos. Nous sommes dépendant des énergies fossiles et cela fait partie de l’évolution de nos sociétés. Que voulez-vous proposer en échange? Un retour à l’âge de pierre? Quand on utilisait l’huile pour s’éclairer, on tuait de nombreuses baleines, mais fort heureusement on inventa l’électricité. Je n’ai rien contre le progrès ni contre les éoliennes et les panneaux photovoltaïques. Toutefois, pour prendre l’exemple de la Belgique, rien n’est prévu pour l’instant pour recycler ces fameux panneaux.

    Je ne crois pas que le problème soit scientifique mais politique. Si de nombreux pays vivent dans la pauvreté ce n’est pas uniquement à cause de l’exploitation des biens mais avant tout à cause des politiques menées dans ces pays souvent dictatoriaux.

    • Jean-Francois Mouhot lun 28 Oct 2013 Répondre

      Bonsoir Olivier,
      Merci pour vos commentaires.
      Concernant votre premier point, mon propos est un peu différent : le problème est que les émissions des pays riches causent des ravages, indirectement, dans les pays du Sud, d’une part, et que d’autre part les pays riches profitent souvent de la faiblesse des pays pauvres pour s’accaparer leurs richesses, en particulier en pétrole.
      Concernant la stabilité des températures depuis 15 ans, je vous renvoie à des explications d’un scientifique, professeur au Collège de France, qui explique tout cela beaucoup mieux que moi :
      http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/09/edouard-bard-explique-le-plateau-des-temp%C3%A9ratures.html
      Comme je l’explique dans le précédent commentaire, croire au changement climatique (pour des non scientifiques comme vous et moi) relève de la foi. La question au fond consiste à se demander : pourquoi croyez-vous plutôt une minorité de sceptiques plutôt qu’une majorité de scientifiques ? Quels sont les arguments objectifs ? Si on annonce à quelqu’un qu’il a 95% de mourir d’un cancer du poumon s’il n’arrête pas de fumer, vaut-il mieux que cette personne continue à fumer en se disant que « ça relève plus de la probabilité que de certitudes » ?
      Que le climat ait varié dans le passé, personne ne le nie, bien que l’homme ait peut-être aussi joué un rôle dans le refroidissement du petit âge glaciaire ou PAC (un scientifique a récemment émis l’hypothèse que c’est la repousse des forêts en Amérique consécutive à la forte mortalité des populations amérindiennes qui a fait diminuer la concentration de CO2 atmosphérique qui serait à l’origine du PAC). Mais ce n’est pas parce que le climat varie naturellement que l’homme ne peut pas également y contribuer, de manière démesurée dernièrement.
      Ce n’est pas le propos de mon livre de proposer des solutions au problème climatique. Le but était « seulement » d’établir un parallèle entre esclavagisme du passé et utilisation des énergies fossiles aujourd’hui, pour inviter à un sursaut des consciences. Je suis d’accord ceci dit avec vous sur le fait que le problème n’est pas scientifique, mais politique.

  3. Auteur
    Benoit Hébert mar 15 Oct 2013 Répondre

    Bonsoir Olivier,

    ça fait plaisir d’avoir de tes nouvelles! JF Mouhot répondra à partir de demain ou après demain.

    C’est sûr, les solutions sont politiques, mais ne sommes nous pas collectivement responsables du maintien en place de certains dictateurs qui servent nos intérêts?

    bonne soirée!

  4. Olivier Peel mar 15 Oct 2013 Répondre

    Bonsoir Benoît,

    Pour répondre à ta question, je dirais que nous sommes coupables si nous ne dénonçons pas l’ignominie. Mais cela suffit-il pour que le pouvoir soit inquiété? Sûrement pas! Servent-ils nos intérêts? Voilà une question et une interpellation qui mérite un débat. Trop vaste et trop éloigné pour qu’il soit abordé dans le cadre de ce site consacré avant tout au rapport science/foi. Toutefois, ma certitude est que je ne pense pas que le monde écologique soit la réponse à « l’esclavagisme » du monde moderne.

  5. Auteur
    Benoit Hébert jeu 17 Oct 2013 Répondre

    Jean François répondra avec un peu de délai…il est très occupé!

    • En effet… Je ne peux malheureusement pas promettre de parvenir à suivre le rythme des questions et réponses sur ce site. Je renvoie les lecteurs intéressés à mon site et à mon livre, pour plus d’informations.

      • Auteur
        Benoit Hébert mar 29 Oct 2013 Répondre

        Un grand merci Jean François pour ta participation amicale sur ce blog. Je suis sûr que les lecteurs intéressés ne manqueront pas d’approfondir ces questions sur ton site et ton livre!

  6. Olivier Peel mar 29 Oct 2013 Répondre

    Merci à Jean-François Mouhot pour sa réponse. Merci également pour le lien à ce scientifique Edouard Bard.

    Je suis d’accord avec vous pour dire que le Nord profite des faiblesses du Sud. En effet, à moins d’être aveugle et sourd, on peut constater que les les philanthropes ne sont pas légions surtout lorsque l’on parle d’argent et de pouvoir. Toutefois, je dois reconnaître également qu’il y a des chefs d’entreprises qui essaient de faire pour un mieux en respectant à la fois la nature et les êtres humains. Et je crois également que vous serez d’accord avec moi.
    Ce qui me dérange, dans cette relation Nord/Sud, c’est la propagande et la morale bon marché qui est derrière. On incite pas à la solidarité mais on culpabilise les gens! Réaction? les gens « donnent » (on taxe plutôt) afin de soulager la conscience et non parce que l’on se sent concerné.

    Loin de moi de pouvoir trancher entre le climatgate et les climato-sceptiques. Contrairement à ce que vous croyez, les climato-sceptiques ne sont pas peu dans le monde. Le fait qu’ils soient moins nombreux n’est en aucun cas un argument pour démontrer qu’ils se trompent. S’il y a un consensus pour dire qu’il y a un changement climatique, il en est tout autre pour démontrer que seul l’homme est responsable de ce changement! On ne peut nier que la révolution industrielle ait joué dans le réchauffement actuel mais est-ce la seule chose? Et c’est là qu’est toute la difficulté. Selon moi, il manque des preuves et des nombreuses preuves. Le Giec en est conscient! Voici un article qui l’explique:
    http://www.contrepoints.org/2013/10/15/142693-il-faut-donner-le-prix-nobel-de-physique-au-giec?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints2+%28Contrepoints%29

    Ce qui est encore plus dérangeant dans tout ceci, c’est le lobby écologique qui est derrière. Rattrapé par la politique, on intègre le GIEC, on se fait un nom et on obtient des subsides. C’est le cas du co-président du GIEC, Van Ypersele de l’Université de Louvain-la-Neuve en Belgique. Je suis d’accord avec le progrès et les moyens que l’on imagine afin de moins polluer. Mais de là à devoir payer des sommes énormes afin de devenir écologique, non merci. Il faut payer entre 15 000 et 25 000 euros l’installation des panneaux photovoltaïques. Il n’y a plus des aides de la Région (déficit budgétaire). Si jamais il fait mauvais trop longtemps ou encore si jamais il y a un hiver trop long (comme l’hiver passé) c’est le système de chauffage au gaz qui compense le manquement des panneaux. Et vous payez en plus votre compensation du système au gaz. En bref, seul ceux qui ont les moyens peuvent se payer ce système. Ceux-là même que l’on accuse de trop polluer avec leur grosse voiture!

    En ce qui concerne le parallèle, qui est en soi intéressant, entre esclavage du passé et celui d’aujourd’hui, j’ai une petite remarque à faire. N’ayant pas lu votre livre, pardonnez-moi si jamais dans votre ouvrage vous répondez à cet argument.
    Il y a une différence entre l’esclavage du passé et celui d’aujourd’hui. Dans le premier cas, ceux qui étaient esclaves n’avaient pas le choix et étaient contraints par la force. Ils perdaient de nombreux droits et représentaient aux yeux des autres peu de choses. Si j’admets qu’il y a une forme d’esclavage par rapport à nos technologies, c’est de ma propre initiative que j’en deviens esclave. Je peux également m’en libérer comme le font certains d’entre nous. De plus, je ne perds en aucun cas ma liberté d’aller là où je veux (que du contraire) et je reste un individu libre de ses droits et devoirs.

    Merci pour cet article enrichissant.

  7. Isabel Fesser dim 15 Fév 2015 Répondre

    C’est à dire que l’esclavage est actuel. Enfants soldats. Enfants objets sexuels. Travail avec un salaire de misère…….. nous pourrions malheureusement remplir des pages en énumérant les esclavages actuels.

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