Cours en ligne : Science & Religion – Considérer les fondements métaphysiques de la science

ampoules ciel
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Crédit illustration : pixabay

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Merci à Antoine Bret pour la traduction des nouveaux épisodes.

 

Ces deux derniers modules du chapitre « MODÈLES SUR LA RELATION ENTRE SCIENCE & RELIGION » traités par le théologien catholique John F. Haught abordent le modèle « confirmation ».

 

Ce modèle montre comment on peut percevoir les questions métaphysiques sur lesquelles repose la science ce qui permet d’établir un lien entre science et religion.

 

Les 4 croyances que la science ne peut démontrer à la base de sa méthodologie sont  :

  • La rationalité de la nature
  • Le réalisme
  • L’interconnectivité rationnelle de la nature
  • La compétence intellectuelle de l’humanité

 

En admettant ces données comme des croyances indémontrables, il n’y a pas de problème pour le croyant qui voit dans ces questions une marque d’un univers conçu par un créateur désireux obtenir des créatures conscientes de leur environnement, d’elles-mêmes et de leur créateur même au travers un processus évolutif que la science découvre.

En revanche, dans une vision Athée, le cerveau n’est QUE le produit de l’évolution, ses fonctions sont réduites à

Fighting ‘combattre’ ;  Fleeing ‘fuir’ ; Feeding ‘se nourrir’ ; « Fertilizing »  ‘S’accoupler’

Ces croyances n’ont alors alors aucun sens dans ce contexte.

Selon Haught, Le modèle « confirmation » APPORTE une racine métaphysique (religieuse) à la science, et dans le cadre d’un dialogue, elle a « tout à gagner en s’enracinant dans la vision fondamentale de la réalité, s’inscrivant alors dans un tout intelligible, fondé sur l’Être suprêmement digne de confiance, […] Dieu »

(voir le module 14 pour un rappel du cerveau 4F – Diapo 10)

 

N’oubliez pas de télécharger les notes de cours associés à ce module :  Notes 67 à 89

 

Cliquez sur les liens suivants pour accéder aux diaporamas du cours :

R_Cours_Denis_Lamoureux

 

Module 75 | 5 mn | Le modèle de confirmation – définition

Module 76 | 5 mn |  Les fondements métaphysiques de la science ; Conclusions

 

 

 

 

Sommaire du Cours en ligne

Cours en ligne de Denis Lamoureux

Denis Lamoureux

7 Commentaires

  1. Avatar
    Temaro sam 16 Mai 2020 Répondre

     » Les 4 CROYANCES que la science ne peut démontrer à la base de sa méthodologie sont  :

    1. La rationalité de la nature
    2. Le réalisme
    3. L’interconnectivité rationnelle de la nature
    4. La compétence intellectuelle de l’humanité  »

     Il est tout à fait abusif de présenter la métaphysique à la base de la démarche scientifique comme un ensemble de CROYANCES, à l’image des croyances religieuses !

    Les 4 points évoqués plus haut sont avant tout des POSTULATS dont les fondements reposent sur des CONSTATS, des PHÉNOMÈNES sans lesquels notre expérience sensible n’aurait aucun sens.
    Le fondement métaphysique de la science ne repose donc pas sur des présupposés philosophiques mais avant tout sur des observables.

     » Dans une vision Athée, le cerveau n’est QUE le produit de l’évolution, ses fonctions sont réduites à:
    – Fighting ‘combattre’ ;  
    – Fleeing ‘fuir’ ; 
    – Feeding ‘se nourrir’ ;
    – Fertilizing  ‘S’accoupler’  »

    Quelle caricature et quelle ignorance des mécanismes évolutifs d’imaginer que l’athéisme conduirait à réduire le cerveau humain aux fonctions d’un vers de Terre !
    Ce passage est affligeant de bêtise.

    A propos de réalisme… Qui n’est pas l’apanage des athées !

    Philosophie: les différentes versions du réalisme.
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Réalisme_(philosophie)

  2. Avatar
    Marc Fiquet sam 16 Mai 2020 Répondre

    oui Temaro, tu as tout à fait raison, ces postulas (qui sont des hypothèses, ou des principes indémontrables), Haugh, les relie à la métaphysique, car se sont des questions métaphysiques, il utilise donc le cocabulaire de foi ou de croyance dans son exposé philosophique sur les relations entre science et religion.

    Dans son modèle « confirmation » il entend relier ces questions à des réponses métaphysiques plutôt que de les laisser sans réponse.

    Je ne sais pas si tu as visionné les diaporamas car ces 4 postulats ou actes de foi dans le langage de Haugth s’adresse autant aux athées qu’aux croyants, elles s’adressent à tous les pratiquants ou observateurs de la science.. Haught ne dit pas que le réalisme est l’apanage des athées.

    Sans ces postulats, ou si l’on ne croit pas en ces choses (consciemment ou non), il n’est pas possible d’appliquer la méthode scientifique moderne, que l’on soit athée, agnostique ou croyant.

    • Avatar
      Temaro sam 16 Mai 2020 Répondre

       » Sans ces postulats, ou si l’on ne croit pas en ces choses (consciemment ou non), il n’est pas possible d’appliquer la méthode scientifique moderne, que l’on soit athée, agnostique ou croyant. »

      Il ne s’agit pas de CROIRE ou NE PAS CROIRE les postulats de la science comme on adhère à un dogme mais de les ADMETTRE comme point départ (données de base) de l’investigation scientifique.

      Un POSTULAT n’est pas un DOGME (en tous cas il ne doit jamais être considéré comme tel) et à titre, il est toujours susceptible d’être remis en question.

      Simplement:
      On constate qu’il existe une réalité extérieure à notre esprit => Ok

      On constate que cette réalité semble suivre des régularités => Ok

      On constate que nous parvenons à appréhender cette réalité qui se manifeste par des phénomènes que nous arrivons à comprendre dans une certaine mesure => Ok

      La science ne fait que prendre acte de ces observables, rien de plus, et la foi (dans le sens religieuse) n’a rien à voir là-dedans.

  3. Avatar
    Marc Fiquet sam 16 Mai 2020 Répondre

    on est bien d’accord

    que fait-on de ces constats, c’est toute la question de Haught. Si on dit que l’on peut se fier à la répétabilité des expériences c’est bien qu’on y croit, qu’on fait confiance à la méthode inductive. D’où cela vient-il que l’univers soit régulier ?

    à titre d’information toutes les croyances n’ont pas de dogmes, le protestantisme n’en connait pas par exemple..

    il n’empêche que Haught attire l’attention sur le fait que ces postulats agissent comme des actes de foi.
    Il montre d’ailleurs avec la citation de Ruse que certains scientifiques mêmes athées sont prêts à reconnaître le caractère fiduciaire de la science.
    c’est pour ça que Haught propose des modèles et que celui de la confirmation envisage de montrer que ces postulats pointent vers une réalité métaphysique et l’intérêt d’un dialogue science et foi.

  4. Avatar
    Temaro dim 17 Mai 2020 Répondre

    Je suis peut-être allé un peu vite en besogne en réagissant à ce nouvel article. Aussi, nous pourrons toujours y revenir plus tard…

    Dans l’immédiat, je propose que nous nous interessions d’un peu plus près aux conséquences de l’expérience de pensée que j’ai proposée dans  » Survol du cours en ligne de D. Lamoureux « .

    Il me semble qu’un paradoxe soit en attente d’une résolution.

  5. Avatar
    Marc Fiquet dim 17 Mai 2020 Répondre

    Comme le dit Lamoureux, Haugth propose 4 modèles sur les relations entre science et foi qu’il est possible à chacun d’apprécier.

    Celui qui veut s’en tenir au premier modèle (le conflit) est tout à fait libre de le faire, Il faut juste savoir que dans ce cas, chacun reste sur ses positions et qu’aucun dialogue n’est possible. On parle de dogmatisme scientifique aussi bien que de dogmatisme religieux.

    • Avatar
      Temaro jeu 21 Mai 2020 Répondre

       » que fait-on de ces constats, […] c’est toute la question de Haught.
      D’où cela vient-il que l’univers soit régulier ?  »

      Ces questions dépassent largement nos connaissances (scientifiques ou autres) actuelles, et le postulat selon lequel nous serions en mesure de comprendre les fondements de la réalité pourrait bien être faux !

      Pour autant, faire de la théologie la discipline qui serait en mesure d’apporter des réponses VRAIES aux questions ultimes me semble tout à fait hasardeux.

      C’est pour cette raison que les deux modèles sur les relations science/foi qui ont ma préférence sont ceux de la séparation et du conflit  » à distance  »

       » Séparation  » (NOMA de Gould) car la théologie fait référence à des entités et principes qui sortent définitivement du domaine de ce que nous pouvons savoir. (je n’ai pas dit de la science seule)

      Conflit  » à distance  » parce-qu’on ne sait pas si les questions qualifiées d’ultimes ont vraiment le sens qu’on leur attribue et impliquent une dimension surnaturelle (existence de Dieu, vie après la mort, sens de la vie) autant de questions qui peut être traitées sans notion de divinité)

      Ainsi posée, la question des relations science/foi n’implique aucun dogmatisme de principe mais simplement des frontières épistémologiques qu’il convient de bien avoir à l’esprit pour un dialogue apaisé.

      Poser des questions est une chose, y apporter des réponses vraies en est une autre.
      C’est à mon sens LÀ que le dialogue prend tout son sens, entre rigueur intellectuelle et le précipice métaphysique dans lequel notre condition humaine nous propulse.

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