Cours en ligne : matérialisme scientifique et littéralisme biblique revendiquent le conflit science et religion

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Ces trois courts diaporamas explorent le modèle « Conflits » de Ian Barbour, concernant les rapports possibles entre la science et la foi.

 

Le premier diaporama est une présentation de la sociobiologie ou psychologie évolutive au travers d’Edward O. Wilson  considéré comme l’un des pères de cette disciple et enseignant à Harvard (Dieu n’existe que dans le cerveau). La position de Wilson est caractéristique du matérialisme scientifique et ne propose que deux alternatives qui doivent pouvoir être testées scientifiquement :

  • Soit l’humanité est guidée par une loi morale située en dehors d’elle-même (Dieu)
  • Soit l’humanité a élaboré ses principes moraux au travers de son histoire évolutive

Mais cette dichotomie n’est-elle pas en soit un peu réductrice ? nous explorerons une troisième voie

 

Les deux diaporamas suivants traitent également du modèle du « conflit » selon Barbour,  c-a-d d’une vision qui  estime que la science moderne est en opposition avec le discours de la foi. Il s’agit du littéralisme biblique, il est illustré ici par Henry Morris, fondateur du célèbre « Institut pour la recherche sur la Création » au Texas. Selon lui, il est impératif de maintenir une lecture littérale de la Genèse pour maintenir la réalité de la résurrection de Jésus. Vu sous cet angle, les découvertes de la science moderne comme la théorie de l’évolution sont des théories inspirées par le diable lui-même…

une caractéristique du modèle « conflit » : 2 camps sont donc fortement opposés (croyants conservateurs et athées convaincus) pourtant, une même convictions les unissent : Science moderne et foi ne font pas bon ménage…

 

N’oubliez pas de télécharger les notes de cours associés à ce module :  Notes 67 à 89

 

Cliquez sur les liens suivants pour accéder aux diaporamas du cours :

R_Cours_Denis_Lamoureux

Module 79 | 5  mn | le matérialisme scientifique ; Edward O. Wilson : sociobiologie / psychologie évolutive

Module 80 | 5 mn | Le littéralisme biblique : Henry Morris et l’Institut pour la recherche sur la Création

Module 81 | 4 mn | Le littéralisme biblique ; Le modèle « conflit » Conclusion

 

 

 

 

Sommaire du Cours en ligne

Cours en ligne de Denis Lamoureux

 

 

 

Crédit illustration : Republica de Pixabay

Denis Lamoureux

7 Commentaires

  1. Avatar
    Temaro mar 22 Sep 2020 Répondre

    Bonsoir,

    Je conçois que cette troisième voie représentée par la création évolutive puisse être séduisante pour les croyants soucieux d’échapper à la dichotomie matérialisme philosophique / lecture littérale de la Bible.

    Mais aucun principe ne stipule qu’un modèle doit être séduisant et/ou conforme à nos attentes.
    Tout ce qu’on attend d’un modèle, c’est qu’il soit plausible ou possiblement vrai, ce qui m’amène à poser, selon moi, les bonnes questions:
    je veux parler des arguments classiques contre l’existence de Dieu.

    1. Problème logique que pose le concept d’origine absolue ou de création  » ex nihilo  »

    2. Pourquoi un être parfait a-t-il permis des imperfections non nécessaires dans sa création ? (fausses couches, erreurs de recopie du génome, structures biologiques qui relèvent du bricolage comme par exemple l’oeil des vertébrés qui est monté à l’envers ?)

    3. Pour quelle raison un être parfait se suffisant à lui-même aurait-il éprouvé le besoin de créer, à fortiori en sachant qu’il engendrerait de la souffrance et de l’injustice chez ses contingentes créatures dont son chef-d’oeuvre, l’homme, fait partie ?

    Ces arguments ne sont qu’un échantillon, et je constate que la théologie (chrétienne en l’occurrence) est bien en peine de les réfuter.

    Je n’affirme pas là que Dieu n’existe pas mais que son existence semble très peu probable au regard des faits et de la logique.

  2. Avatar
    Temaro ven 25 Sep 2020 Répondre

    Une remarque à propos du titre de cet article.

     » Cours en ligne : matérialisme scientifique et littéralisme biblique revendiquent le conflit science et religion  »

    Le matérialisme scientifique est avant tout une méthode (la méthode scientifique) dont les fondements excluent toute forme de spiritualisme.
    La question de la revendication d’un quelconque conflit avec la religion est ici hors sujet.
    Cependant, cette contrainte méthodologique entraîne une conséquence naturelle: le matérialisme philosophique; ce qui a fait dire à Richard Dawkins:
     » La science et le rationalisme sont une autoroute vers l’athéisme.  »

    Et c’est parfaitement logique.
    Pourquoi changer la règle du jeu en passant de la science à la philosophie ?

    Toutefois, si le conflit dont on parle émerge naturellement de l’opposition entre matérialisme philosophique et spiritualisme, rien n’empêche de lever ce conflit. Il suffit de changer de philosophie et le tour est joué !

    C’est d’ailleurs ce que propose la création évolutive, mais ce choix est rationnellement injustifiable et donc arbitraire.

    Pour faire court:
    est-il vraiment judicieux de sacrifier ce conflit sur l’autel de l’arbitraire ?

  3. Avatar
    Marc Fiquet sam 26 Sep 2020 Répondre

    Cher Temaro tu t’emmêles majestueusement les pinceaux !

    « Le matérialisme scientifique est avant tout une méthode » c’est à peu près la seule chose sur laquelle on pourra être d’accord. Mais dans les faits tu enchaines sur Dawkins qui instrumentalise la science pour en faire un instrument en faveur de l’athéisme (il est du reste peu reconnu par les cercles philosophes) le matérialisme philosophique n’est absolument pas une conséquence logique du premier.

    Pour en revenir à ton premier commentaire, il me semble que tu as du mal avec les paradoxes, comme la théodicée. Les paradoxes sont pourtant fondamentaux et courants dans tous les domaines de la connaissance humaine, la physique en est un bon exemple (RG, quantas, etc..). Je ne reviendrai pas sur tes arguments , c’est au moins le même 50è même post à ce sujet sur ce blog… Pour moi une des meilleures « preuve » de l’existence de Dieu c’est ta persévérance à parler d’un Dieu sensé ne pas exister sur un site chrétien.. quel perte de temps !… ;-)

    Plus sérieusement, quel est le propos de Lamoureux dans ce cours reprenant les arguments de Ian Barbour ?

    C’est que le matérialisme scientifique non pas comme méthodologie mais comme école de pensée rejoint le littéralisme biblique sur un point, c’est qu’il considère que si Dieu Existe alors il ne peut agir que par des miracles. On a en fait affaire à 2 dogmatismes. d’une part le dogmatisme biblique ou les littéralistes nous expliquent par la Bible comment il faudrait comprendre le monde, ils rejettent toutes explications scientifiques qui contredisent leur interprétation singulière de l’Ecriture.
    D’autre part un dogmatisme scientifique (et si ça existe !) qui nous dit que rien en dehors de la matière et de l’énergie n’existe. je ne peux donner aucune explication du monde en dehors du monde lui-même.

    C’est pourquoi Lamoureux (Barbour) propose une 3e voie, la création évolutive (mais on pourrait l’appeler autrement) conçoit la possibilité, l’ouverture d’esprit, à ce que par exemple Dieu (s’il existe) puisse utiliser les lois naturelles que la science observe pour créer le monde.

    • Avatar
      Temaro sam 26 Sep 2020 Répondre

      Salut Marc,

       » le matérialisme philosophique n’est absolument pas une conséquence LOGIQUE du matérialisme scientifique »

      Alors comme ça je m’emmêle majestueusement les pinceaux !

      La situation est pourtant limpide: les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est naturel que la méthode scientifique appliquée à la philosophie produise un paradigme où Dieu est absent.
      C’est pourtant simple à comprendre !

      Après, chacun est libre de changer la règle du jeu en cours de route en ajoutant arbitrairement ses propres  » ingrédients  » surnaturels pour des paradigmes plus en accord avec ses propres convictions.
      Ou est le problème ?

      A propos de mon premier commentaire.

       » Je ne reviendrai pas sur tes arguments  »

      C’est bien dommage. Je note au passage que personne d’autre ici ne s’est encore risqué à les réfuter.

       » Il me semble que tu as du mal avec les paradoxes, comme la théodicée  »

      Le paradoxe n’est qu’apparent.
      Retire Dieu et il n’y a plus de paradoxe !

    • Avatar
      Temaro sam 26 Sep 2020 Répondre

      Je souhaitais réagir à ça également:

       » Dawkins instrumentalise la science pour en faire un instrument en faveur de l’athéisme  »

      Exact !
      Tout dépend maintenant de ce qu’il faut comprendre par  » instrumentalisation.
      Or, l’étymologie du mot est sans ambiguïté:  » utiliser comme un instrument  »

      https://www.lalanguefrancaise.com/dictionnaire/definition/instrumentaliser

      Je pose donc cette question:
      pourquoi pointer des présupposés philosophiques chez l’auteur quand c’est la simple transposition d’un principe majeur de la méthode scientifique à la philosophie qui contraint naturellement le choix ?

      Imagine la situation suivante.
      On doit construire une cabane et le cahier des charges précise qu’on ne dispose que de clous et d’un marteau.
      Quand on veut enfoncer un clou, on instrumentalise aussi son marteau.
      Où est le problème ?

      Si maintenant le résultat ne te plait pas, tu peux toujours aller acheter de la colle mais tu n’auras pas respecté le cahier des charges.

      CQFD

      • Avatar
        Marc Fiquet dim 27 Sep 2020 Répondre

        ah bon, parce que tu connais le cahier des charges de l’univers toi ? scientisme quand tu nous tiens..
        CQDF
        #dialoguedesourds

        • Avatar
          Temaro dim 27 Sep 2020 Répondre

          Salut Marc,

          Tu auras compris que mon analogie n’est pas à prendre au premier degré.
          Elle a simplement pour but de montrer en quoi le matérialisme philosophique est le prolongement le plus PARCIMONIEUX du matérialisme scientifique.
          (cette approche est-elle vraie ou pas est un autre problème)

          En conséquence, je comprends mal ton blocage sur ce point précis qui, a mon sens, ne justifie ni polémique ni une référence à un scientisme réducteur , ce n’est pas le sujet.

          Pour finir, tu évoques un  » dialogue de sourd  » là où je ne vois qu’une simple controverse.

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