Conférence avec Antoine Bret : Une réponse chrétienne au changement climatique

Posté par Marc Fiquet
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Pour contribuer à la réflexion sur le changement climatique dans le cadre de la COP21, l’organisation chrétienne pour la conservation de la nature A Rocha présente, en partenariat avec le Mouvement de Lausanne pour la sauvegarde de la création, une conférence la journée du

 

samedi 5 décembre 

à l’église Saint-Michael,
5 rue d’Aguesseau, 75008 Paris
(Métro Concorde et Madeleine, lignes 1, 8, 12, 14 ou Miromesnil, lignes 9 et 13).

 

 

La conférence se déroulera en deux parties.

  • Introduction à 9h15.
    Plusieurs universitaires et théologiens parleront des différents aspects d’une réponse chrétienne aux problématiques liées au changement climatique ; différents ateliers, animés par des spécialistes, seront également proposés.
  • En soirée :
    intervention plénière de Katharine Hayhoe, Directrice du Centre pour la Science du Climat, Texas Tech University et Efraim Tendero, Secrétaire Général de l’Alliance Évangélique Mondiale.
    peu connue en France, Katharine est référencée comme faisant partie du top 100 des personnes les plus influentes selon le magasine TIME : http://time.com/70881/katharine-hayhoe-2014-time-100/

Pour nos fidèles lecteurs, nous ne présentons plus Antoine Bret, physicien chercheur et également enseignant en climatologie, auteur régulier dans nos colonnes et membre de l’association Science & Foi. C’est à lui que reviendra  l’honneur d’ouvrir les hostilités dès 9h30 !..

 

 

Voir l’affiche programme

Site officiel

 

 

 

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Après un cursus universitaire et professionnel dans les technologies de l’information, Marc poursuit désormais des études en théologie avec un premier objectif de valider un master II de recherche. Il est le webmaster du site scienceetfoi.com et Directeur de Projet Exécutif au sein de l'association.

13 Commentaires

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    Peel Olivier jeu 03 Déc 2015 Répondre

    Il serait bien aussi, pour un peu plus de débat sur la question du climat, donner la parole à ceux qui ne partagent pas l’avis de la responsabilité presque exclusive de l’homme dans le réchauffement climatique. Pour ma part, en tant que prof d’histoire et de géographie, donc non scientifique, je ne crois plus à ce schéma catastrophiste qui repose plus sur de l’idéologie que sur la science. Je me permets donc de partager une vidéo qui présente une autre vision et version de ce que nous entendons habituellement dans les médias.
    https://www.youtube.com/watch?v=wJDsqxyTuHM&feature=share

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      Antoine jeu 03 Déc 2015 Répondre

      L’idéal serait d’assister à la conférence -:)

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    Peel Olivier jeu 03 Déc 2015 Répondre

    Merci pour la réponse. J’avais déjà lu vos deux articles. Avec tout le respect que je vous dois, votre démonstration est intéressante mais cela reste de la rhétorique. Cette démonstration est intéressante car elle pourrait s’adresser aux deux protagonistes. Pour vous, les climato-sceptiques. Pour moi, pour les climato-alarmistes.
    Je crois évidemment, tout comme pour les climato-réalistes (les sceptiques) qu’il y a un changement climatique, mais nous ne sommes pas d’accord sur les responsabilités qui sont en cause.

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      Antoine ven 04 Déc 2015 Répondre

      Dans le deuxième article, au paragraphe «L’oubli des ordres de grandeur », j’explique par exemple pourquoi on sait que le soleil n’est pas la source du réchauffement actuel, même s’il fut l’origine de réchauffements passés. Ça peut tout à fait se démontrer par « A+B », en écrivant une petite équation de rien du tout (elle se trouve dans la discussion que j’ai eue avec « Coco Panache »).

      On peut tout à fait démontrer que si ce n’est pas le soleil, la seule chose qui reste pour influencer le climat est l’atmosphère. Joseph Fourier l’avait déjà dit il y a plus de 200 ans. Et quand on regarde la composition de l’atmosphère, les gaz qui réchauffent le plus sont la vapeur d’eau, le CO2 et le CH4. Hors, la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère est presque constante : vous pouvez y mettre toute la vapeur que vous voulez, elle ne reste pas là-haut. Il pleut.

      Restent le CO2 et le CH4. Leur augmentation est mesurée depuis 200 ans (et plus), et ici encore, on peut tout à fait évaluer l’augmentation de température que l’on peut attendre des observations. Et on trouve tout à fait le degré de réchauffement observé.

      Reste à déterminer l’origine de tout ce CO2 et ce CH4, et là, il suffit de nouveau de calculer combien nous avons émis, et on reproduit assez précisément l’évolution observée. On peut même faire des tests supplémentaires (concentration atmosphérique en O2, carbone 13, carbone 14), qui, tous, s’avèrent positifs.

      Pour finir, comme je le souligne dans le premier article, tous les gens qui participent au progrès des connaissances dans ce domaine sont désormais d’accord sur l’origine anthropique du réchauffement. Les références sont dans le texte. A titre personnel, je participe dans 2 semaines à cette conférence http://fallmeeting.agu.org/2015/ (pas en tant que climatologue, ce n’est pas mon sujet de recherche). C’est l’un des principaux meetings annuels de la communauté des climatologues. Vous pouvez passer le programme en revue comme je l’ai fait : pas un seul speech qui se demande si vraiment le climat change, ou pas un seul speech qui se demande d’où vient le changement. La frontière de la connaissance n’est plus à ce niveau-là depuis une quinzaine d’années.

      Amitiés

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    Peel Olivier ven 04 Déc 2015 Répondre

    Merci pour votre réponse. Toutefois, n’étant pas physicien ni géophysicien je ne pourrais vous apporter une quelconque réponse à la question du soleil ou encore en ce qui concerne le CO2.
    Pour ce qui concerne ces deux thèmes que vous abordez, des personnes comme François Gervais, Benoît Rittaud, Klaus Hager ou encore Samuel Furfari ne partagent pas votre avis. Le dernier étant protestant évangélique comme vous et moi. Le dernier rapport de la Nasa sur l’Antarctique ne semble pas non plus abondé dans le sens des catastrophistes. http://www.france24.com/fr/20151104-nasa-antarctique-glace-fonte-climat-cop21-altimetrie-rechauffement-climatique

    Sur le plan historique, qui est plus mon domaine, je ne vois rien d’alarmant dans les phénomènes qui se déroulent sous nos yeux en ce moment (soit une augmentation de 0,8° depuis la Révolution industrielle). Je pense qu’il y a effectivement un rôle des polluants depuis la Révolution Industrielle. Je ne nie pas l’influence que peut avoir les industries dans la pollution actuelle. Toutefois, avant cela, il faudrait m’expliquer les changements climatiques très importants du passé et notamment ceux de la période des cathédrales (vers le XI et XIIe siècle) ainsi que celle de la fin du Moyen-âge et de la renaissance. On a connu dans le passé une hausse et une chute des températures parfois plus importante que la moyenne des 2°. Et pourtant, pas d’industries. Comment expliquer une hausse des températures régulières entre 1910 et 1940 alors que les Gaz à effet de serre n’avaient pas encore atteint le niveau que nous connaissons depuis 1970? Et que dire de la stagnation actuelle des températures depuis 15 ans? Il me semble que vous n’êtes pas d’accord avec cela mais même le rapport du Giec l’atteste. Toutefois, nous devrions être d’accord sur le fait que le Giec est plus un pôle intergouvernemental qu’une organisation de scientifiques. http://ipcc.ch/

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    Antoine dim 06 Déc 2015 Répondre

    Cher Daniel,

    Ça fait beaucoup de choses, mais je vais essayer d’expliquer point par point:

    Samuel Furfari ne fait en rien partie des gens qui font progresser la science dans ce domaine. Cela n’a rien de péjoratif. Je n’en fais pas non plus partie. Ses arguments, comme l’arrêt du réchauffement depuis 1998 (http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/indicators/11keyindicators.html), ne passeraient jamais la barrière de l’examen d’un spécialiste. Et les spécialistes, eux, sont tous d’accord.
    Vous avez donc 10 médecins qui vous disent la même chose, et un non-médecin qui vous dit le contraire. Choisissez.

    L’étude que vous citez sur l’Antarctique rappelle cette histoire de neutrinos qui allaient plus vite que la lumière. Des mesures qui surprennent, mais qui sont publiées, même après examen par des spécialistes, car elles sont apparemment bien faites (pourquoi dit-on encore que les résultats surprenants sont censurées par la conspiration des scientifiques ??).
    Pourquoi donc la même NASA affiche-t-elle encore sur son site une Antarctique qui diminue (http://climate.nasa.gov/vital-signs/land-ice/) ? Le graphe que vous voyez sur cette page est fait à partir d’un satellite (GRACE) qui pèse, littéralement, l’Antarctique en mesurant très finement le champ de gravité au-dessus d’elle. L’article que vous mentionnez (appelons-le II) mesure les variations de hauteur de la banquise (Altimétrie), et en déduit la masse de l’Antarctique.
    GRACE trouve -134 Gigatonnes par an. L’article II trouve +82 Gigatonnes par an. Les variations de hauteur sont mesurées avec environ 2 cm de précisions. Hors, il est facile de calculer qu’une épaisseur de glace de 1 centimètre sur l’Antarctique pèse 130 Gigatonnes.
    On a donc d’un cote une mesure très fiable (GRACE) qui ne nécessite aucune hypothèse, et de l’autre, une mesure qui exige une précision supérieure à ce qu’elle peut offrir, plus pas mal d’hypothèses sur la densité de la glace, les mouvements de la plaque Antarctique pendant les mesures, etc… Bref, on s’attend dans cette affaire à apprendre beaucoup plus de choses sur l’altimétrie que sur la masse de l’Antarctique.

    Les hausses importantes et globales du passé sont dues à des cycles astronomiques (Milankovitch) et/ou à des évènements géologiques (volcanisme prolongé, tectonique des plaques…). Le point important ici est que ces évènements sont bien trop lents. On a actuellement affaire à un changement important en 1 ou 2 siècles. Le cycle astronomique le plus court est de 20 000 ans. A cette échelle de temps, 1 siècle, ce n’est rien du tout. Exactement comme 1 minute face à 3h20.
    Concernant l’optimum médiéval, les études montrent que même si elles étaient élevées, les températures dans l’hémisphère nord étaient moindres qu’aujourd’hui. Les mêmes études montrent que le phénomène n’a pas été global. Un détail : cette histoire de Groenland vert à cette époque est un autre « zombi hoax » qui refuse de mourir : Les glaciologues prélèvent des carottes de glaces sur plus de 250 000 ans là-bas, et l’origine du mot « green » était un coup marketing de Erik Le Rouge « Eirik went to live in the land which he had discovered, and which he called Greenland, « Because, » said he, « men will desire much the more to go there if the land has a good name ». Voir le chapitre en question de sa saga ici : http://sagadb.org/eiriks_saga_rauda.en

    Au sujet de la hausse entre 1910 et 40, les GES étaient déjà émis. Ils le sont régulièrement depuis 1800.

    Pour finir, les auteurs des rapports du GIEC sont des scientifiques à qui l’ONU demande de pondre un rapport sur l’état de la connaissance à un instant donné. Ce sont des profs de fac, ou des chercheurs style CNRS, qui passent le plus clair de leur temps à enseigner et/ou à faire des recherches sur le sujet. Il y a en 2 dans ma fac. Ils ne sont en rien payés par l’ONU, mais par leurs institutions respectives.

  5. Avatar Auteur
    marc dim 06 Déc 2015 Répondre

    Bonjour Daniel-Olivier :-D

    Tu excuseras Antoine, il a tapé son message depuis l’aéroport avec son portable sur les genoux…

    Je m’étonne que devant tes interrogations tu ne prennes pas un peu de temps pour faire le tour de la question. Contrairement à l’évolution, le débat technique est ici assez sommaire et ne nécessite que quelques lectures ciblées sans besoin de compétences pointues.

    C’est vrai que le battage médiatique, ajouté au soupçon qu’on peut avoir du monde politique, du profit économique de certains, sans parler du monde « sous la domination du malin » poussent beaucoup d’évangéliques à pencher du côté des sceptiques, mais une analyse sur la seule base des bons chiffres ne laissera pas l’ombre d’un doute sur les conséquences de l’activité humaine sur le climat.

    J’ai eu moi aussi en son tps ma période de doutes avec des graphiques qui montraient des taux de CO2 qui grimpaient sur mars ou d’autre planètes comme sur Terre pour démontrer que le CO2 grimpait dans tt le système solaire et donc pas sous l’influence de l’homme, mais ça c’était avant qu’Antoine ne m’oriente vers les bonnes infos. Il y a vraiment un consensus scientifique sur le réchauffement climatique, d’ailleurs si tous les gouvernements parviennent à se mettre autour de la table, ce n’est pas pour rien surtout avec les sacrifices que ça demande aux lobbys du carbones !..

    Nous espérons bientôt pouvoir publier quelques références convaincantes à ce sujet, on va faire bosser Antoine, qui revient à peine de sa conférence ;-)

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    Peel Olivier lun 07 Déc 2015 Répondre

    Bonsoir Marc et Antoine.

    Merci pour vos réponses à vous deux. Je prends note de vos réponses et en tiens compte. Toutefois étant en période d’examens avec mes élèves je ne peux répondre tout de suite aux arguments. Mais je compte bien le faire le plus rapidement possible.

    Marc, même si on ne peut comparer les deux sciences, je ne pense pas que quelques ouvrages ou un rapide tour du sujet puisse clore le débat.

    Antoine, je ne vais te répondre pour l’instant au premier de tes arguments. Tu laisses sous-entendre qu’il y a des scientifiques (les réchauffistes) et non-scientifiques (les non-médecins) les climato-sceptiques. Aujourd’hui, il y a près de 31 000 scientifiques qui ont signé l’Oregon Petition, pétition qui regroupe des scientifiques qui ne partage pas l’avis des scientifiques réchauffistes. En voici le lien http://www.oism.org/pproject/. Plus de 30 000 scientifiques, dont plusieurs Prix Nobel, est loin d’être négligeable. On retrouve une fourchette d’entre eux sur ce site http://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

    Amicalement et en Lui,

    Olivier

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    Antoine mer 09 Déc 2015 Répondre

    Je comprends tout à fait la confusion que tout cela produit. Quelques pistes:

    1/ Il existe heureusement plein de choses que chacun peut comprendre.
    Il est par exemple facile à partir des liens que je vous ai passés, de vérifier que tous les indicateurs du réchauffement ne sont PAS stables depuis 1998 (voir par exemple http://climate.nasa.gov/vital-signs).
    Quand un Claude Allègre raconte que le réchauffement c’est de la blague, car « depuis trois hivers on patauge dans la glace», chacun peut saisir que quand bien même on pataugerait effectivement dans la glace, la moyenne d’une classe (température globale) peut tout à fait augmenter même si un élève (température en France) a des notes de plus en plus mauvaises.

    Cela, déjà, met la puce à l’oreille. Comment un type médaille d’or du CNRS peut-il dire une énormité pareil ? Notons qu’il ne l’a pas juste dit en s’énervant sur un plateau de TV. Il l’a écrit. Comment, aussi, tant de gens (dont notre ami Samuele) peuvent-ils dirent que rien ne se réchauffe depuis 1998 ? Pour moi, un mystère. Quoi qu’il en soit, chacun peut vérifier que c’est faux.

    2/ Bien sûr, il existe des cas dans lesquels mes connaissances ne me permettent pas de trancher.
    Ce n’est du reste pas du tout limité aux questions climatiques : biologie, évolution, un très grand nombre de secteurs de la physique (même si je suis physicien), histoire, traduction de la Bible… et bien évidemment, j’en passe.

    Dans ces cas-là, nous avons tous l’habitude, consciente ou non, d’écouter le consensus des spécialistes. Si, fort de mon doctorat en physique, je viens contredire la traduction de Genèse de Louis Segond, vous allez rire, et avec raison. L’idée est donc que l’avis d’un scientifique n’a de poids que s’il s’exprime sur son domaine de compétence. Cela n’a rien d’une règle arbitraire. C’est en fait tout à fait logique.

    Le test des tests, pour les idées d’un scientifique, est de savoir s’il parvient à les publier dans les revues à comité de lecture (« peer-review »). Pourquoi ? Parce que c’est le seul endroit où les textes sont systématiquement relus AVANT publication par des experts du même tonneau. Furfari ou Allègre peuvent raconter ce qu’ils veulent sur le web ou à la TV, mais ils savent bien (je l’espère pour eux) que jamais leurs idées ne passeraient avec succès l’examen d’un spécialiste. Pour info, Furfari n’a rien publié avec comité de lecture depuis 1992. Et tout ce qu’il a publié avant était en rapport avec les combustibles fossiles (charbon, en particulier). Il y a des bases de données qui vous disent tout cela -:)

    On dira bien sûr que ces revues censurent la dissidence. Les exemples de la relativité, de la mécanique quantique, du big bang, des neutrinos soi-disant superluminiques ou même de l’article dont vous parlez sur l’Antarctique, me semblent contredire complètement cette idée. J’en ai dit plus sur ces journaux ici : http://www.scienceetfoi.com/peut-on-se-fier-aux-publications-scientifiques-1/

    3/ Au sujet de la pétition Oregon
    Est-elle donc le fait de spécialistes du climat ? Loin de là. Certains ont pris la peine de la disséquer, et le résultat est sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Oregon_Petition

    Au sujet des signataires, j’ai juste pris la lettre « s ». Plusieurs noms intéressants :

    Willie Soon – chercheur au centre d’Astro de Harvard (là où j’ai déjà passé 10 mois) était financé par l’industrie du pétrole sans qu’il l’ait mentionné dans ses articles. Plus de détails ici. Wikiberal ne mentionne absolument pas ces histoires.

    Frederick Seitz – Son nom n’apparait PAS dans non plus wikiberal, alors qu’il est Prix Nobel, et l’instigateur même de la pétition Oregon (voir sur la homepage http://www.oism.org/pproject/, « Letter from Frederick Seitz »). Pourquoi se priver de s’afficher avec le boss, surtout quand il est Nobel (même s’il est mort en 2008) ? Je suppose que c’est parce qu’il sent un peu le gaz : Seitz a successivement participé aux campagnes niant les effets du tabac sur la santé, puis le rôle des CFC sur la couche d’Ozone, et maintenant, le réchauffement. Il est dans tous les bons coups. Son article Wikipedia raconte tout cela. Pour encore plus de détails, on peut lire le livre de Naomi Oreskes, « Les marchands de doute ».

    Deux mots finalement au sujet de l’article soi-disant « peer-reviewed » qui figure ici : http://www.petitionproject.org/review_article.php

    a/ Il a été publié dans « Journal of American Physicians and Surgeons » (Journal des médecins et chirurgiens américains). Quel rapport avec le climat ?? De surcroit, je n’ai trouvé ce journal dans aucune base de données recensant les journaux à comité de lecture.
    b/ La figure 1 veut vous montrer que le réchauffement présent, global, est moindre que celui de l’optimum médiéval à partir de mesures globales ? Non ! A partir de mesures sur la mer des Sargasses. On remplace la moyenne de la classe par les notes d’un seul élève.
    c/ La figure 3 vous montre une irradiation solaire* globalement à la hausse entre 1970 et 2000, depuis 1370 jusqu’à 1373 W/m2. C’est faux. Voici les mesures de la NASA : http://sohowww.nascom.nasa.gov/bestofsoho/Helioseismology/large/vir011_prev.jpg . Ça se contente d’osciller, sans tendance à la hausse, entre 1365 et 1367 W/m2.

    Rien que ces 3 points expliquent pourquoi cette « article » ne serait jamais sorti dans un journal sérieux, avec des relecteurs qui font bien leur boulot. Je vais arrêter là – 

    Amitiés,

    PS : Je pars en voyage demain vendredi. Je ne serai pas très réactif dans les 10 jours à venir.

    * C’est l’énergie que reçoit en 1 seconde une surface de 1m2 face au soleil, au niveau de l’orbite de la terre

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    Peel Olivier mer 09 Déc 2015 Répondre

    Me revoilà.

    Non, je ne crois pas en une conspiration et encore moins en un complot. Toutefois, je connais assez bien le milieu politique et économique pour m’être déjà rendu compte des pressions que l’on fait pour obtenir exactement ce que l’on veut. Et désolé de vous contredire, tous les rédacteurs du rapport du GIEC sont loin d’être tous des scientifiques. Le dernier rapport (faisant près de 3000 pages) est divisé en trois parties. La première regroupe l’analyse de scientifiques des sciences exactes. La deuxième partie mélange les sciences exactes avec les sciences humaines et des fonctionnaires (largement présent au conseil d’administration). La troisième, faisant 1000 pages, regroupe essentiellement des avis politiques et économiques. J’ai constaté que la deuxième partie du rapport, mélangeant des avis des scientifiques et des sciences humaines, repose essentiellement sur des jugements de valeur. La troisième partie, n’en parlons même pas, nous sommes dans le cadre des normes à suivre. Alors non, le GIEC n’est pas une organisation purement scientifique. En voici un lien très explicite: https://www.ipcc.ch/organization/organization_structure.shtml

    La question des glaces et des banquises. En effet, les mesures des satellites et notamment celui de Grace démontre une fonte de la banquise de l’Antarctique. Mais bon, nous le savons depuis 1850-1860, qui correspond à la fin du petit âge glacier (de 1285 à 1850). Ceci n’explique pas pourquoi il fond. De plus, les groupes de chercheurs ne tombent pas toujours d’accord sur l’interprétation des données du satellite. Le Geophysical Journal International étant un grand témoin de ces débats. J’invite plus à la prudence qu’à des conclusions hâtives. D’un autre côté, le désert du Sahel recule depuis plusieurs années et la végétation est en train de gagner du terrain. Comme quoi, plus de CO2 n’est pas toujours négatif. Mais je ne suis pas favorable à la pollution pour la cause.

    La question historique. Nous aurons du mal à nous mettre d’accord. La question du Groenland nous sommes d’accord. Une histoire bien rigolote. Néanmoins, les travaux des historiens comme Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore des travaux du chercheur en histoire du climat comme Emmanuel Garnier ne vont pas dans le sens que les tenants du réchauffement climatique aimeraient.

    Sans vouloir être désagréable, je ne crois pas du tout à l’état alarmiste du réchauffement climatique. Je crois qu’il y a des scientifiques sincères et je crois également que vous, Antoine, êtes de ces scientifiques. Mais je pense également qu’il y a des intérêts économiques énormes (plusieurs centaines de milliards de dollars qui sont en jeux) et donc nos gouvernants n’ont aucun intérêt à perdre la face et les investissements qui pourraient être fait alors que l’on a déjà signé des accords avec de nombreuses entreprises.

    Amicalement,

    Olivier

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    Antoine mer 09 Déc 2015 Répondre

    Olivier,

    Je ne parle que du premier rapport du GIEC. Je ne connais pas les autres. Et oui, la science qui est dans les rapports du groupe I vient des scientifiques. Parcourez-le, vous verrez que tout ce qui y est dit prend sa source dans des journaux à comité de lecture. Littéralement des milliers de références.

    Bien sûr qu’il existe une bureaucratie pour faire marcher tout ça. Vous ne voudriez pas qu’en plus de donner leurs cours, de faire leurs recherches et de rédiger les rapports, les gens s’occupent de toute l’intendance?

    Quand à Leroy Ladurie, il a déclaré le 2 février 2015 dans une interview à l’Express : « Il y aura toujours des climatosceptiques, mais, personnellement, je fais confiance au Giec » (http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/emmanuel-le-roy-ladurie-oui-le-climat-peut-bousculer-nos-destins_1645624.html). Vous le ranger un peu vite dans le rang des sceptiques.
    Il a également cosigné dans la revue Nature, en 2004, un article qui montrait à partir des dates des vendanges en Bourgogne que dans cette région au moins, on est plus chaud que dans les 700 dernières années.
    L’article est ici : http://www.nature.com/nature/journal/v432/n7015/full/432289a.html
    Ses courbes, que j’utilise dans mon cours, sont ici : http://www.uclm.es/area/amf/Antoine/Energias/vendimias_temp.pdf

    Je remarque une chose Olivier: au fur et à mesure que je réponds à vos objections, soit vous en trouvez d’autres, soit vous semblez oublier les réponses, soit vous les écartez d’un revers de main bien trop rapide. Exemple avec l’Antarctique: d’accord, ça fond, « mais on ne sait pas pourquoi ». Quand la glace fond, c’est qu’il fait plus chaud. Point barre. Essayez avec votre frigo.
    Je vous ai par ailleurs expliqué pourquoi cette surchauffe ne peut être due qu’au CO2, et pas au soleil, par exemple. Mais tout à coup, vous vous déclarez non-scientifique, incapable de juger. Un peu facile.
    Je vous explique ce que vaut la pétition Oregon, pas de réponse. Juste d’autres arguments. Idem pour l’arrêt du réchauffement en 1998 que prêche Furfari.
    Vous persistez à parler d’alarmisme, alors que je ne parle que de 2 choses : il y a un réchauffement, et son origine est dans les émissions de CO2.

    J’ai jusqu’ici littéralement passé des heures à répondre à vos questions. Si les réponses ne vous intéressent pas, dites le moi. Merci.

  10. Avatar
    Peel Olivier mer 09 Déc 2015 Répondre

    Nos réponses se sont croisées. C’est pourquoi je n’ai pu lire votre réponse précédente. Et je sens de la nervosité dans vos réponses. Quand vous prétendez: « Mais tout à coup, vous vous déclarer non-scientifique, incapable de juger. Un peu facile. » Évidemment, je ne suis pas scientifique et même pas de formation. Je suis diplômé en sciences religieuses et en sciences humaines (histoire). Je ne vais donc pas échanger sur des bases scientifiques avec vous alors que je ne suis pas scientifique. Voudriez vous le faire avec moi en matière de pensée juive ou islamique? C’est mon domaine. Je respecte votre discipline et votre métier et je n’essaye pas de me faire passer pour ce que je ne suis pas.

    Je tente de répondre à vos arguments sur base de ce que je sais. Point barre. Maintenant, je tiens compte de vos remarques. J’ai besoin d’un peu de recul pour digérer et peser le pour et le contre.
    Concernant Frederick Seitz, je ne savais pas ce qui le concernait. En effet, ce monsieur sent le souffre.

    Emmanuel Le Roy Ladurie est effectivement proche du milieu du GIEC. Je le savais. Mais par honnêteté dans son travail, il y a des arguments qui vont à l’encontre des idées sur le réchauffement actuel. Il faut lire ses trois tomes traitant du sujet.
    Je ne suis pas convaincu par tous vos arguments car d’autres scientifiques (et je ne pense pas à Furfari ou encore à Allègre dont je n’ai lu qu’un livre) mais une quantité d’autres (francophones et anglo-saxons) ont pu remettre en question le crédit scientifique du GIEC et de sa bureaucratie politique.

    Je pense donc que nous en resterons là. Je vous respecte et je respecte vos idées mais il y a encore trop d’éléments sur le dossier qui ne sont pas clair. La question du CO2 n’est pas très convaincant et la question du soleil ne l’est pas non plus (car c’est votre avis contre celui d’autres).
    Pour le bien de ce site, je ne me permettrai plus d’intervenir dans le cadre de ce sujet.

    Bonne route à vous;

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