Comment la méditation de la Bible m’a conduit à accepter l’évolution. (3)

Posté par ROGER LEFEBVRE

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Pourquoi j’ai écrit « Adam, l’homme nu »…

Comment la méditation de la Bible m’a conduit à accepter l’évolution. (3)

 

La Bible compte 66 livres (39 en hébreu et araméen, 27 en grec), de style très différents : poésies, proverbes, récits historiques, textes symboliques, paraboliques, allégoriques, etc. Les règles de l’exégèse et de l’herméneutique nous interdisent de faire abstraction du style littéraire d’un texte, sous peine de verser dans de regrettables contresens. Aucun humain ne peut témoigner de ce qui l’a précédé ; or, sans témoignage, pas de récit historique possible ! Concernant la création, on ne peut donc parler que d’une « révélation » : ce qui, en grec, est précisément le nom du dernier livre de notre Bible : l’Apocalypse.

Dans la Bible, l’Apocalypse contient une lettre adressée à l’église de Laodicée. Dieu y dénonce une « nudité » qui fait la « honte » de ses membres et sur laquelle ils devraient « ouvrir les yeux », afin de se « couvrir ». Autant d’expressions qui font référence à l’histoire d’Adam et Ève, conduisant l’auteur à soulever un problème relativement négligé : Pourrions-nous, aujourd’hui, nous trouver aussi « nus » que nos premiers parents ? Notre rapport à la nudité est-il porteur de symboles spirituels ? […]

Pour en revenir au récit de la Genèse, il semble évident, qu’à moins d’être complètement demeurés, les humains avaient dû remarquer leur nudité avant de se détourner de Dieu. De plus, autre incongruité interdisant une lecture littérale : si le fruit défendu possédait la vertu d’ouvrir les yeux sur la nudité, la femme aurait dû avoir honte de la sienne, avant même de proposer à l’homme d’en manger à son tour. Or, c’est seulement après en avoir mangé tous les deux, que leurs yeux s’ouvrent et qu’ils trouvent leur nudité indécente ! Ce qui nous renvoie, une fois de plus, au caractère éminemment symbolique d’un récit qui concerne l’ensemble de l’humanité. […]

On connaît des gens qui voient le mal partout et surtout où il n’est pas. Pour ma part, le Seigneur m’a accordé une maman qui, au contraire, ne le voyait nulle part, ou du moins, ne parvenait pas l’anticiper chez les autres. Dotée d’une nature aimante et généreuse, elle n’arrivait pas à imaginer, et donc à admettre, que certaines personnes puissent être vraiment tordues, ignobles, cruelles, méchantes, vicieuses. N’étant pas complètement naïve, elle finissait bien par ouvrir les yeux, mais c’était toujours à son corps défendant. Dans une certaine mesure, j’ai souvent pensé que ma mère illustrait quelque peu ce qu’aurait pu être le genre humain sans sa désobéissance coupable.

 

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ROGER LEFEBVRE
De formation Ingénieur agronome, et après ses études à la faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, Roger devient pasteur de l’église protestante évangélique d’Ath, en Belgique, où il travaille aussi comme professeur de religion protestante dans divers lycées jusqu'à sa retraite en 2009. De 1998 à 2013, il assure la présidence de l’Alliance Évangélique Francophone de Belgique (AEFB).

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