Adam et Eve ont-ils vraiment existé? par Paul Marston

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Le site http://www.scibel.com/scibel/index.html est une initiative britannique. Ce site a été créé par des scientifiques et des théologiens de confession évangélique, et il est soutenu par plusieurs organisations évangéliques telles que l’armée du salut, l’église méthodiste, les baptistes, l’american scientific affiliation (ASA), l’alliance évangélique…

Ce site s’adresse en priorité aux étudiants cherchant des réponses à propos des rapports entre l’enseignement de la Bible et les découvertes de la science. On y trouve des articles de grande qualité qui combattent bon nombre d’idées reçues comme:

« Vous ne pouvez pas être un chrétien véritable et accepter l’évolution »

ou bien

« La science finira par tout expliquer »

Sur ce site, vous trouverez aussi des articles passionnants sur des sujets brûlants:

« Peut-on interpréter toute la Bible de manière littérale? »

« Un scientifique peut-il aujourd’hui accepter que Jésus soit ressuscité des morts? »

On y trouve aussi un article passionant sur Adam et Eve écrit par le docteur Paul Marston.

Cet article a été traduit par Christophe Crussière pour le blog création et évolution.

Adam, Eve et le serpent ont-ils vraiment existé ?

Culture Populaire et but de la Bible

Malheureusement, beaucoup de gens tirent l’idée qu’ils ont d’Adam et Eve de la culture populaire plutôt que de ce que dit vraiment la Bible. De plus, il nous faut noter que pour les chrétiens : « Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit adapté et préparé à toute œuvre bonne ». (2 Timothée 3:16). L’Écriture ne sert pas à enseigner la cosmologie, la géologie ou l’anthropologie. Ni Jésus ni ses apôtres ne l’utilisent ainsi. Il y a deux récits de la création dans la Genèse, l’un au chapitre 1 et l’autre aux chapitres 2 et 3 ; les deux font référence à “ādām” mais l’ordre des événements est différent dans les deux. Jésus croyait simplement que les deux étaient inspirés et donnés par Dieu, et il utilisa des citations des deux passages dans Matthieu 19 où il enseigna que Dieu voulait que le mariage soit l’union loyale et pour la vie entre deux personnes de sexes différents. Il ne les utilisa pas pour enseigner la cosmologie ou l’anthropologie. Mais regardons d’un peu plus près aux autres références de Jésus à ces passages.

Tout le monde connaît l’histoire d’Eve tentée par le « serpent » dans le jardin d’Eden. Après cela, Dieu dit au « serpent » : « je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui viseras le talon » (Genèse 3:15). Mais Jésus ne vit pas en cela littéralement des serpents. Ce sont ses ennemis humains qu’il appelait «une race de vipères » (Mathieu 12:34 ; 23:33, etc.) et dont il disait qu’ils avaient pour père le « diable », qui fut « depuis le commencement » le « père de tous les mensonges » (Jean 8:44). Le serpent dans Genèse 3 est le symbole d’un être spirituel, le diable ou Satan, et non pas un serpent biologique. Cette identification est expressément confirmée dans Apocalypse 12:9 et 20:2. D’aucuns pourraient suggérer que le serpent de la Genèse était peut-être à la fois littéralement un serpent et le symbole de Satan. Mais le récit fait référence seulement à un serpent, et pas à deux, et il serait étrange d’attribuer à un serpent biologique toutes les caractéristiques (l’intelligence, le langage relationnel, et la responsabilité morale) qui sont propres à des hommes faits à l’image de Dieu. Outre le serpent, le livre de l’Apocalypse parle aussi de l’ « arbre de vie » (Apocalypse 22:2,14,19) – le juxtaposant aux symboles du fleuve de la vie (Apocalypse 22:1-2, comparer à Jean 4:10-14) et de la cité céleste qui symbolise l’église. Le Nouveau Testament montre donc que l’essentiel de Genèse 2 et 3 est écrit dans un langage symbolique.

Mais qu’en est-il d’ « Adam et Eve » ? Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que le mot Hébreu “ādām” utilisé dans Genèse 1 à 3 n’est pas un nom : il signifie « l’humanité » ou « l’homme ».

Il signifie « humanité » quand Genèse 1:27 dit que Dieu créa ādām – homme et femme. Cela est répété en Genèse 5:2 où il est ajouté que Dieu nomma ādām la création de l’homme et de la femme – c’est à vrai dire le seul endroit où Dieu « nomme » quelque chose ādām. Ce n’est tout simplement pas un nom de personne ici.

Le mot ādām peut aussi signifier “l’homme”, tout particulièrement s’il est précédé de l’article défini (le) ou d’une préposition. On trouve l’un ou l’autre de ces deux cas tout au long de Genèse 2 et 3, ce qui explique que la plupart des traductions modernes le traduisent simplement par « l’homme ». Quant à « Eve », le mot apparaît seulement en [Genèse] 3:20 où l’ādām appelle sa femme  “Eve” que les Juifs traduisirent dans la version grecque que Paul utilisa comme « la vie », parce qu’il est question d’une fonction et pas d’un nouveau nom de personne.

Le premier passage où on pourrait voir « Adam » ou « Eve » comme des noms d’individus est Genèse 4:1 : « Adam connut Eve, sa femme ; elle devint enceinte ».

Genèse 3 décrit Dieu en train de créer l’ ādām”, puis les différents animaux pour tester potentiellement leur compagnie. Ne trouvant pas (littéralement) un « allié qui lui correspondait », la Genèse dit que de l’ ādām Dieu prit le sēlā‘ =côte/côté pour créer la îššâ (femme, femelle), laissant l’’îš (l’homme, mâle). C’est pourquoi (comme Jésus le confirma dans Matthieu 19), l’union homme-femme dans le mariage était voulue par Dieu pour former l’unité de base de l’humanité – reflétant l’image du Dieu Trois-en-Un, qui a le type de relation le plus profond qui soit en lui-même. Des penseurs Juifs du premier siècle tels Philo [1], et certains des premiers conducteurs chrétiens tels Chrysostome [2], tout en partageant la vue la plus haute de l’inspiration divine des passages de la Genèse, ne prirent pas l’histoire de la côte/du côté au sens propre. Plutôt, ils la prirent comme voulant véhiculer l’égalité et la compagnie de l’homme et de la femme dans le mariage.

Adam et Eve dans le Nouveau Testament

Jésus et le Nouveau Testament nous montrent que le serpent et l’arbre sont symboliques, mais qu’en est-il de l’homme ādām et de la femme îššâ ? Jésus croyait clairement que les deux récits de la création de la Genèse étaient d’inspiration divine, mais il croyait qu’ils devaient nous enseigner les intentions de Dieu pour l’humanité, et non la cosmologie, la biologie et l’anthropologie. Ensuite, dans Matthieu 19, Jésus fait référence à Genèse 1:26-27 pour l’élément homme-femme du mariage, et à Genèse 2:24 pour montrer que quitter ses parents et fusionner pour devenir « un » est un point central dans les intentions de Dieu en vue d’un mariage permanent, monogame et hétérosexuel. Cela enseigne les intentions de Dieu et pas la science.

L’unique référence directe à « Adam » dans les évangiles (puisque le nom hébreu est translittéré dans le grec du Nouveau Testament) se trouve dans Luc 3:38 où Luc fait remonter de manière énigmatique la généalogie de Jésus jusqu’à « Enosch, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu ». Cela (tout comme Jude 14) est en relation directe avec la liste de descendants de Genèse 5.

Les autres références viennent seulement dans les écrits associés à Paul. Paul utilise quelquefois « Adam » comme un nom, mais il joue aussi sur le sens de « l’humanité » de ādām. Donc, dans 1 Corinthiens 15:21-22, « car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. » Ici, « Adam », comme « Christ » est un nom collectif, et dans 15:15, Paul dit du Christ qu’il est le « dernier Adam ». Paul non plus n’est pas tant préoccupé de la chronologie littérale. Ainsi dans Romains 5:12, nous trouvons que c’est par un homme que le péché est entré dans le monde, mais dans 1 Timothée 2:14, ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de  transgression. Alors, est-ce l’homme ou bien la femme qui pécha en premier ? Paul se contente de supposer l’un ou l’autre afin de faire ressortir des points théologiques différents du récit – indiquant fortement par là-même qu’il y voit de la théologie plutôt qu’un récit historique littéral.

Dans Romains 5, Paul note qu’après le premier péché, le péché s’est étendu à tous les hommes (il veut dire tous les êtres humains) parce que tous ont péché. Le chapitre 2 du livre de Baruch, livre Juif de la fin du premier siècle, contient la phrase « chacun de nous est devenu son propre Adam » – une idée similaire au péché qui s’étend à tous puisque tous ont péché. Plus loin, dans Romains 7:9, Paul dit « Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché a pris vie, et moi je mourus ». Paul parle bien-sûr de la mort spirituelle, et cela lui arriva, dit-il, au moment où il se rendit compte pour la première fois de l’obligation morale d’une loi divine, et qu’il la transgressa. Il enregistre dans sa propre vie le principe selon lequel « la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous ont péché ». Cela se réfère aussi à Romains 3:21 : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ».

Adam et Eve?

Où cela nous conduit-il en ce qui concerne “Adam” et “Eve” ? Nous avons vu que dans les deux passages de la Genèse sur la création et dans les commentaires qu’en fait le Nouveau Testament, le langage est hautement symbolique et le point essentiel est la leçon théologique. Fut-ce par un homme ou par une femme que le péché entra dans le monde en premier lieu ? Le fait que les éléments utilisés par Paul lui-même diffèrent devraient nous rendre prudents quant à prendre le récit de manière trop littérale. Cependant, il n’y avait pas de péché avant que l’homme existe – les animaux (y compris les serpents biologiques) n’ont pas de responsabilité morale. Il est donc logique qu’il y ait eu un premier péché – une première occasion où on a enfreint une loi morale bien comprise. Donc, dans ce sens, il doit y avoir eu un « Adam et Eve » – une source de l’humanité et de la vie, où cela se produisit en premier.

La science

Aucune de ces conclusions n’a à voir avec la science moderne. Elles viennent d’une étude attentive de la Bible elle-même – plutôt qu’elles ne s’appuient sur la culture populaire. Toutefois, nous pouvons nous demander comment tout cela s’imbrique avec la science moderne.

A la fin des années 1980, des études sur les mitochondries humaines (l’ADNmt est une structure circulaire composée de plus de 16000 nucléotides) conduisirent à une conclusion surprenante :

La transformation des formes anatomiques archaïques aux formes modernes chez les Homo Sapiens eut lieu d’abord en Afrique, il y a environ 100 000 à 140 000 ans, et tous les hommes d’aujourd’hui sont des descendants de cette population africaine.[3]

Au début des années 1990, Leakey pouvait écrire :

On peut faire remonter l’ADN mitochondrial de chaque être humain à une femme unique qui vécut en Afrique il y a plus de 100 000 ans.[4]

On peut trouver l’origine de l’homme en utilisant l’analyse des chromosomes Y, et cela conduit à une échelle de temps similaire. On croit que l’homme moderne (homo sapiens sapiens) s’est développé dans une petite population qui se reproduisait il y a 100 000 à 150 000 ans – ce qui est très récent en termes géologiques. Le Times (du 8 mai 2007) affirmait : « les recherches les plus récentes de généticiens de l’université de Cambridge renforcent la théorie selon laquelle tous les êtres humains modernes … descendent d’un petit groupe d’africains qui partirent de chez eux il y a 55 000 à 60 000 ans ». L’espèce homo sapiens prit naissance « il y a environ 120 000 ans » et « il n’existe aucune preuve de croisement avec l’homo erectus ». Nous savions déjà qu’il n’y avait pas de lien génétique entre eux et l’homme de Neandertal par exemple, et que leur origine précise était controversée. Il y a une « Eve mitochondriale » et un « Adam chromosomique » totalement humains de qui descendent tous les êtres humains d’aujourd’hui – bien que cette origine ne soit pas exclusive et qu’on ne suppose pas non plus que ces deux personnes étaient mariées et vivaient dans un jardin. On peut supposer que le processus de mutation génétique qui s’appliqua au sein d’une très petite population à travers laquelle la conscience morale se fit jour, fut soit soudain soit graduel, car nous savons peu aujourd’hui sur les mécanismes génétiques. Certains Chrétiens croient que ces premiers hommes apparurent de manière soudaine et miraculeuse, tandis que d’autres croient que la création (bara) de l’humanité put intervenir à travers des processus naturels tout comme Dieu forme les montagnes et crée (bara) les vents par des processus naturels (Amos 4:13). La « Nature » n’est pas un agent alternatif à Dieu. Le récit biblique de la tentation avec le fruit est une image symbolique de la première fois où un être humain (homme ou femme ?) ressentit l’obligation morale d’une « loi » divine, la transgressa, et « mourut » (ce même jour !). Nous ne pouvons pas bien maintenant imaginer où cela arriva exactement dans cette histoire ni comment cela se propagea du premier être humain aux autres de la communauté. Tout ce que nous savons, c’est que si le « péché » est une réalité présente plus qu’une illusion, alors il doit y avoir eu un premier péché, et il a dû se propager aux autres.

[1] Philo The Second Book of the Treatise on The Allegories of the Sacred Laws vii.20; On the Creation 13-14. [Le deuxième Livre du Traité des Allégories sur les Lois Sacrées / A propos de la Création]

[2] Homily 15

[3] Wilson Science (1987) vol 237 (2nd October) p.1292 and Wilson et al (1987).

[4] Leakey (1992) p. 220.

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16 Commentaires

  1. Avatar Auteur
    Benoit HEBERT sam 26 Nov 2011 Répondre

    Paul Marston fait allusion à l' »Eve mitochondriale » dans cet article. Beaucoup de croyants pensent à tort que l’on a ainsi la preuve que l’humanité descend d’une seule femme et d’un seul couple.

    C’est faux.

    C’est ce que Denis Venema explique dans cette article récent en anglais sur le blog de la fondation biologos

    http://biologos.org/blog/understanding-evolution-mitochondrial-eve-y-chromosome-adam

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    Marc Fiquet sam 26 Nov 2011 Répondre

    Cher benoit,

    Ce site, à l’image de cet article, est très intéressant pour aider le chrétien à évoluer vers l’équilibre Science-Foi et je te remercie pour ton courage à aborder ces sujets et l’initiative de ces échanges.

    Je souscris totalement à l’approche « L’Écriture ne sert pas à enseigner la cosmologie, la géologie ou l’anthropologie ».

    Pourrais-tu apporter une précision sur cette partie de l’article :
     » Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que le mot Hébreu “ādām” utilisé dans Genèse 1 à 3 n’est pas un nom : il signifie « l’humanité » ou « l’homme ». »

    Puis plus loin :
    « L’unique référence directe à « Adam » dans les évangiles (puisque le nom hébreu est translittéré dans le grec du Nouveau Testament) se trouve dans Luc 3:38 où Luc fait remonter de manière énigmatique la généalogie de Jésus jusqu’à « Enosch, fils de Seth, fils d’Adam, fils de Dieu ». Cela (tout comme Jude 14) est en relation directe avec la liste de descendants de Genèse 5. »

    Cette exception dans le raisonnement est un peu vite eclipsé par la suite du disciours, comment peut-on associer ce passage en cohérence avec le reste de « la démonstration » ?

    Merci pour ta réponse.

    Fraternellement,

    Marc

  3. Avatar Auteur
    Benoit HEBERT sam 26 Nov 2011 Répondre

    Cher Marc,

    je n’ai pas encore eu le temps de mettre en ligne des articles détaillés concernant les généalogies de Genèse 5…mais cela devient urgent tant je reçois de questions concernant l’âge des patriarches…Denis Lamoureux traite cette question de façon magistrale dans Evolutionary Creation.

    En ce qui concerne les généalogies des évangiles et leur mention d’Adam, j’ai mis en ligne cet article

    http://www.scienceetfoi.org/2011/03/17/adam-et-les-genealogies-de-jesus-christ-de-luc-et-de-matthieu/

    Dis moi s’il répond à ta question!

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    Marc sam 26 Nov 2011 Répondre

    Merci Benoit pour ta réponse si rapide.

    Ton article en référence est très enrichissant, ça demande cependant un bel effort d’abstraction !!
    Pour ma part, j’ai souvent mis en parallèle ces généalogies avec l’expression de « Jésus Fils de David » qui insiste également sur la filiation spirituelle du Messie même si plusieurs générations les séparent (on n’aurait donc pas forcément une généalogie complète mais avec des trous entre générations pour n’insister que sur certains patriarches).

    Ce que j’appréhende avec difficulté dans les exposés, c’est comment Luc percevait-il Adam ?
    Je ne perçois pas de différence entre Adam et David dans le Nouveau Testament.

  5. Avatar Auteur
    Benoit HEBERT lun 28 Nov 2011 Répondre

    Oui, ce n’est pas une approche évidente a priori, mais très cohérente et respectueuse du contexte si on y réfléchit bien.

    Comment Luc voyait-il Adam? Peut-être comme Paul, juif du premier siècle lui aussi.

    Un article de Denis Lamoureux interpellant!

    http://www.scienceetfoi.org/2011/03/14/adam-etait-il-un-personnage-historique-33/

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    Christian mer 30 Nov 2011 Répondre

    Jésus était le second Adam dans la Bible (Romains 5:12-15). Comment expliquer que Dieu aurait pu faire une évolution lente pendant des millions d’années pour créé l’humanité, dans la souffrance et dans la mort? (Romains 8:18-23) Ou serait donc la bonté de Dieu ? Et comment Jésus-Christ pourrait il sauvé l’humanité si la mort existait déjà, Jésus serait mort en vain? Comment Dieu pourrait-il être tout puissant mais avoir besoin de millions d’années pour créé l’humanité alors que les humains conçoivent des technologies rapidement? La mentalité mélangé la Bible avec la théorie de l’évolution n’a de sens que pour ceux qui ont une réflexion insensée.

    Vous vous êtes prostitué aux mensonges insensés des évolutionnistes parce que vous n’avez pas tenter de comprendre la logique biblique mais tentés d’associé des mensonges d’avec la vérité. Comme je le montre dans mon blog, l’homme à dégénéré d’êtres plus parfaits du passés et les animaux eux aussi d’ancêtre de même famille mais plus parfait. http://www.mondieumensonge.over-blog.com .

    Il est possible que les noirs ont les erreurs génétiques plus prononcés que les autres humains, cela ne prouve pas que l’on proviendrait obligatoirement de ceux-ci à l’origine. Mangé le fruit ne n’était pas un péché à la base mais une erreur et c’est en mangeant qu’il eut réalisé qu’il avait désobéi qu’il connaissait selon la logique de (Genèse 3:6-7). Ce n’est pas le péché originel mais l’erreur originel.

    Je prouve que les variances génétiques humains et primates sont relié aux mutations dégénératives http://mondieumensonge.over-blog.com/article-la-veritable-origine-de-l-homme-88651951.html .
    Toute la nature à été déstabilisés par les effets du déluge. Les conséquences qui s’en sont suivis ont étés en détérioration mais Dieu dans sa bonté adapte les espèces et les informations diaboliques des religieux évolutionnistes vous ont inspirés les stupidités mentionnés. «Matthieu 19 :4 Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme 5 et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair? 6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.» «Marc 12 :24 Jésus leur répondit: N’êtes-vous pas dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu?» «Romains 8 :22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.»

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      Marc mer 30 Nov 2011 Répondre

      Cher Christian,
      Il n’est pas nécessaire de se braquer de la sorte, il est tout à fait possible d’échanger sereinement sur ces sujets.

      Je comprends ton zèle, mais est-il vraiment inspiré et surtout s’exprime-t-il de la meilleure manière ?

      N’est-il pas écrit que la sagesse de Dieu est une folie pour l’homme ? Se lancer dans une réflexion sur la Puissance de Dieu et réagir d’une manière épidermique dès qu’il s’agit de souffrance ou de mort dénote une approche purement « charnelle » de notre part.
      La Théodicé a déjà fait couler tellement d’encre, et ce n’est malheureusement pas fini..

      Paul parle de scandale de la croix ! Comment sonder la sagesse de Dieu qui avait prévu l’agneau immolé AVANT la création du monde ? S’il est « si puissant » (selon nos critères), ne pouvait-il pas détruire Satan, empêcher que le mal arrive ? etc, etc.. Avouons simplement que son plan nous dépasse !

      Pourquoi y avait-il un arbre de la vie dans le Jardin si Adam fut déjà éternel ??

      Si cette création était vouée à l’éternité, comment le Dieu de la fécondité (croissez et multipliez) avait-il prévu d’arrêter la démographie avant que la terre n’étouffe ? (ce modèle n’est pas compatible avec un espace fini).

      Il y a beaucoup de questions, et ce n’est pas en réagissant selon notre vision anthropomorphique de Dieu et nos définitions personnelles de la mort, de la souffrance et de l’amour (basées sur nos sentiments, notre éducation, nos expériences, notre culture, etc..) que nous trouverons la voie…

      Nous devons faire preuve d’humilité face à ces textes et peut-être réviser notre façon de les approcher afin de parvenir à une unité globale des écritures et également (oui j’ose le dire) une unité avec les découvertes scientifiques éprouvées.

      J’estime pour ma part que le travail de Benoit ici y contribue plus que bien.

      Bien Fraternellement

      Marc.

  7. Avatar Auteur
    Benoit HEBERT mer 30 Nov 2011 Répondre

    Christian,

    si vous voulez continuer à poster des commentaires sur ce blog, il vous faudra employer un autre ton.

    Débattez avec de vrais arguments plutôt qu’avec des invectives agressives, sachant qu’un nombre important de chrétiens ne partagent pas vos idées. Faites preuve de respect et douceur envers vos frères et soeurs dans la foi!!

    Pourquoi Dieu a-t-il choisi de créer par un processus évolutif? Je l’ignore! Mais ce n’est ni à vous ni à moi de décider à sa place, ni surtout de porter un jugement sur sa libre volonté!

    Le but de la venue de Jésus Christ est de nous libérer de notre péché, et n’a aucun rapport avec la mort des dinosaures!!

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    Sylvain Studer lun 24 Fév 2014 Répondre

    Article très intéressant. Mais de quelle manière doit-on alors interpréter le verset suivant :

    « Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression » (1 Tim. 2 : 11-14) ?

    Paul, ici, attribue le premier péché comme ayant été commis par la femme. Par ailleurs, l’argument selon lequel la femme ne peut enseigner à cause du péché d’Eve me semble être d’une extrême faiblesse. Que doit-on en penser aujourd’hui ?

  9. Avatar Auteur
    Benoit Hébert lun 24 Fév 2014 Répondre

    Bonjour Sylvain,

    Tu as un don pour les questions épineuses ;-)

    C’est toute la difficulté dans des passages difficiles de séparer le message spirituel universel, celui qui s’adresse à tous les chrétiens, de toutes les époques, de toutes les cultures…et ce qui est lié aux connaissances limitées et au contexte historique des auteurs inspirés comme l’était Paul.

    Une chose me paraît claire: ce n’est pas parce que Paul, homme de son temps, interprétait le récit de la Genèse de façon littérale et historique que nous sommes aujourd’hui obligé de faire comme lui. Une étude attentive de la Bible nous montre que Dieu a respecté dans le processus d’inspiration le niveau de connaissance historique et scientifique de ses auteurs.

    On peut prendre cet ordre de Paul comme faisant autorité en tant que tel dans le contexte dans lequel il a été écrit, tout comme beaucoup ne prennent pas aujourd’hui au pied de la lettre le fait que la femme doive être voilée…

    On peut peut-être y lire quelque chose de plus profond nous indiquant que Dieu a voulu entre l’homme et la femme des rôles différents, mais on sait aussi comment les hommes ont abusé de ce type d' »arguments », d’où les réactions féministes…

    Je suis d’accord avec toi dans la faiblesse de l’argumentation dans une application pour nous aujourd’hui.

    Je ne suis pas un spécialiste de la question « homme-femme » dans l’église. Le livre d’Alfred Kuen sur cette question apporte des éléments de réponse intéressants. J’ai aussi trouvé des choses très pertinentes dans le livre de Kenton Sparks « God’s word in human words »…

    Je vais partir qq jours. Ne t’étonne pas si je ne te réponds pas rapidement…

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    Sylvain Studer lun 24 Fév 2014 Répondre

    Génial, vous me donnez l’occasion de vous titiller un peu : L’article met en relief l’idée selon laquelle Paul ne semblait pas se préoccuper de donner au récit de « Bèrèshit » une quelconque valeur scientifique, et votre dernier commentaire indique que Paul comprenait Genèse 1,2 et 3 littéralement !!!

    Mais fort heureusement, étant donné que j’abonde dans votre sens et que je réfléchis en même temps que je vous pose des questions, j’ai peut-être trouvé une clé quant à la manière dont Paul comprenait et lisait le récit de la création : spirituellement, symboliquement et littéralement. Il croyait que le monde avait été crée tel que c’est écrit, mais il avait parallèlement la capacité de discerner les riches enseignements spirituels qui en découlent, même si son interprétation littérale du récit l’a conduit parfois à enseigner certaines choses qui n’ont plus forcément de valeurs pour nous. Mais cela ne va pas à l’encontre des Ecritures car Daniel 12:4 dit : « Plusieurs alors le liront, ET LA CONNAISSANCE AUGMENTERA. »

    Maintenant, lorsque Paul dit : « JE (et j’insiste sur le « je ») ne permets pas à la femme d’enseigner », il exprime clairement sa conviction mais n’indique pas qu’elle vient de Dieu. Elle vient de lui seul. L’évangélisme moderne prend le contre-pied vis-à-vis du plus célèbre des apôtres, et des femmes, poussées par la puissance du Saint-Esprit, ont aujourd’hui accès aux différents ministères.

    D’autres versets sont en apparentes contradiction avec les Ecritures dans son ensemble et sont donc à considérer rigoureusement dans leur contexte. Je pense notamment à :

    1 Corinthiens 11:14 : La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux (…) ?

    De toute évidence, Jésus-Christ lui même avait les cheveux longs. Les Ecritures ne le disent pas mais l’Histoire et l’art prennent ici le relais. Mais mieux encore, ce verset pose à première vue problème lorsqu’on le compare à Nombres 6:5, où l’homme qui faisait vœu de naziréat, devait laisser croître librement ses cheveux pendant tout le temps qu’il a voué à l’Eternel. Mieux encore (!), lorsque Jésus-Christ dit : « je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai de nouveau avec vous dans le royaume de mon Père », ne fait-il pas référence au fait qu’il devient lui-même naziréen tout le temps de « l’année » de grâce qu’il a publiée pour le monde ? Car nous n’ignorons pas que le naziréen devait s’abstenir de toute boisson enivrante, qu’il ne devait pas manger de qui provenait de la vigne, « depuis les pépins jusqu’à la peau du raisin » ? On peut donc penser que Christ laisse ses cheveux pousser depuis bientôt 2000 ans, lui qui est consacré au service de l’Eternel nuit et jour en intercédant pour nous. Et que dire de Samson ?

    Le verset de 1 Corinthiens 11:14 doit à mon sens être compris à la lumière du passage suivant :
    1 Corinthiens 6:9-10 :
    Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, NI LES EFFEMINES, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.

    Paul a, je crois, interdit aux hommes de porter de longs cheveux à cause de certains d’entre eux qui étaient attirés par des personnes du même sexe. Il a pris des mesures radicales pour stopper l’hémorragie, et je crois que les passages relatifs au port du voile vont dans ce sens : des hommes avaient des longs cheveux et portaient le voile parce que ça traduisait leur sexualité déséquilibrée et il fallait absolument faire cesser les scandales que ça occasionnait.

    Ok, en vous attendant, je vais travailler ce fruit de l’Esprit qu’on appelle communément la patience !

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    Sylvain Studer mar 25 Fév 2014 Répondre

    Ah oui… Avant qu’on me tombe dessus, je précise que quand je dis  » Christ laisse pousser ses cheveux depuis 2000 ans », je ne prétends pas que ça soit la stricte vérité. Mais qu’il ait les cheveux longs à l’heure où nous parlons me semble évident et dans les lieux célestes, il ne change pas d’apparence. Par conséquent, ses cheveux ne poussent pas. Ce n’était qu’une image pour développer l’idée selon laquelle il a fait vœu de naziréat

  12. bruno synnott
    bruno synnott mar 25 Fév 2014 Répondre

    Salut les gars,

    Si je peux me permettre d’autres éléments de réflexions que ceux mentionné déjà…
    Il faut bien comprendre que les épîtres sont des écrits de circonstances qui expliquent et appliquent l’enseignement de Jésus-Christ aux croyants en différents lieux. Tout en étant pleinement inspirés par le S-E, ils ne sont pas en soi des traités de théologies intemporels. Ce sont des enseignements incarnés dans des contextes qui répondent à des préoccupations que nous avons parfois de la misère à saisir. Par exemple, dans cette lettre personnelle envoyé à Timothée.

    Deuxièmement, toutes écritures du NT doivent être compris dans une perspective christocentrique. C’est Christ le principe unificateur de l’AT et du NT. Jésus, à ma connaissance, n’a pas tenue un type de discours que l’on retrouve en 1 Tim 4.11. Jésus permet à Marie d’écouter son enseignement avec les disciples. Il envoie des femmes annoncer sa résurrection (Jean 20.17). On voit aussi dans le NT que des femmes prophétisent (1 Co 5.11). Elles ont une part importante dans le ministère de Jésus et dans la croissance de l’église primitive (Rm 16.1; Ph 4.1).

    Alors pourquoi cette « sortie » de Paul contre les femmes dans l’église, s’appuyant en plus sur le récit de la « chute » pour appuyer théologiquement son point ?

    Le contexte semble donner des indices. Au verset 9, les femmes sont exhortées à se vêtir humblement et non pas avec des « habits somptueux ». En 4.7, certaines semblent propager des contes profanes. En 5.6, 11-15 certaines vivent dans les plaisirs et se sont détournées « pour suivre Satan ». Il semble que l’influence des religions païennes, notamment le temple de Diane à Éphèse, avait perverti de plusieurs femmes converties au christianisme. Il semble qu’elles importent dans l’église des pratiques très dommageables auxquelles Paul doit mettre fin radicalement.

    Pour cela, il met en place des mesures « de guerre » dans l’église. Il invoque le récit de Genèse 3 et l’épisode de la séduction d’Ève pour justifier ces « mesures temporaires » dans « cette église-là ». Ce n’est ni des mesures normatives pour toutes l’église, ni une démonstration de l’historicité d’Adam et Ève. Paul voit une sorte d’équivalence entre les vérités théologiques et existentielles de Ge 3 et la situation historique de l’église d’Éphèse. Il informe Timothée qu’il faut revenir « à la base », au « jeu de base », c’est-à-dire à l’ordre créationnel. Que la femme joue son rôle de femme, prenne soin des enfants, écoute leur mari avant de se mettre à occuper des ministères de leadership dans l’église et de tout chambouler.

    Parfois, en effet, il faut revenir à la base…
    Mais attention de faire de ces mesures temporaires – d’une lettre de circonstance – un traité de théologie intemporelle, une vérité bonne pour tous…

  13. bruno synnott
    bruno synnott mar 25 Fév 2014 Répondre

    Marc, pour répondre à ta question…
    pour Paul et Luc, Adam ne signifie pas seulement humain au humanité, Adam signifie surtout le « père de l’humanité » au complet. car c’est à toute l’humanité que Dieu fait la promesse en Genèse 3 15. De même tous les hommes ont besoin de rédemption parce que tous descendent d’un premier père. ce n’est pas une affirmation scientifique mais une affirmation théologique. Dire qu’il y a un seul père, c’est dire aussi que tous les hommes sont frères!

    • Avatar
      Nguimbi muanda mer 18 Nov 2020 Répondre

      Bonjour Mr Benoit quelques incohérences!

      De quelle identité (type) culturele/raciale etait tous ces hommes qui ont vécus avant l l’apparition du premier humain Kamite(Africain) puisqu’il fait son apparition +;- 3000 ans après la création d Adam Ge 9. 20-27( le récit de Noé). Alors que de l’autre côté on nous dit: L Afrique est le berceau de l l’humanité?
      Merci pour votre réponse

      Fraternellement

  14. Avatar
    Pascal Touzet dim 29 Nov 2020 Répondre

    Bonsoir,
    Homo sapiens et d’ailleurs les formes archaïques aussi viennent d’Afrique. Je ne pense pas qu’il faille prendre l’origine des Africains à partir du Cham de la Bible à la lettre. C’était une manière de la part des anciens du proche orient d’expliquer la diversité des populations humaines. Ce qui est beau c’est là encore l’affirmation que tous font partie de la même famille qu’est l’humanité.
    Pascal

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