Un Noël qui détrône

Posté par Bruno Synnott
Print Friendly, PDF & Email

B_Noel-1Comme vous le savez, Noël vient du latin « natalis » qui signifie « Naissance ». Noël célèbre la naissance – la venue au monde – de Dieu en la personne de Jésus-Christ. À elle seule, la fête de Noël résume la différence entre la foi chrétienne et toutes autres croyances qui existent. Elle affirme qu’avec la naissance de Jésus il y a plus de 2000 ans, c’est Dieu qui s’est fait homme. Et cela afin que l’homme puisse le connaître personnellement « et » collectivement, pour former un peuple renouvelé à son image.

Cette naissance fut dès le départ « très » controversée, car Jésus-Christ fut crucifié par les autorités politiques de son temps. Cette apparente faiblesse du Christ ne doit pas nous égarer. S’il était venu en lion, révélant « hors de tout doute » qu’il est Dieu, ne serions-nous pas plutôt « forcés » de croire et d’obéir en Lui ? Cette humilité démontre un grand respect envers la liberté humaine. Dieu ne veut pas régner en tyran. S’il réclame le trône de notre cœur, c’est parce qu’il voit que sans lui nous périssons dans nos péchés.
Voilà une naissance qui, depuis les échos de la voix de Marie parcourant les rues de Jérusalem, jusqu’aux inlassables appels des évangélistes de par le monde, fait naître la même question : que ferons-nous de Jésus ? Depuis sa mort et sa Résurrection, la Bonne Nouvelle est proclamée. Chaque être humain est convié à expérimenter Noël, la naissance de Jésus dans « notre » cœur, dans nos pensées, dans notre vie. Quoi ?! Recevoir Dieu comme un bébé, quoi de moins menaçant ? Un geste ultime d’humilité afin d’ôter un maximum de barrières entre nous et lui. Car un jour, lors de son retour, c’est sous un autre jour que ce bébé se présentera. Sous la forme d’un Roi devenu Souverain sur toute chose et devant lequel tout genou devra fléchir (Ph 2.5-11). Lequel des deux Jésus voulez-vous recevoir ?

 B_Noel-2Pourquoi la foi chrétienne s’est-elle imposée sur la philosophie grecque et le judaïsme ?

 

Un philosophe que j’aime beaucoup, Luc Ferry, a écrit ceci :

les chrétiens ont inventé des réponses à nos interrogations sur la finitude qui sont sans équivalent chez les grecs, des réponses, si j’ose dire, si performantes, si tentantes qu’elles se sont imposées à une bonne partie de l’humanité » [1].

Vous l’aurez deviné : Luc Ferry est athée, ce qui ne l’empêche pas d’être très intéressant dans ses analyses philosophique[2]. Regardons dans cet article pourquoi le christianisme s’est imposé sur la philosophie grecque et même la religion juive.

 

J’avoue avoir été amusé par cette idée que les chrétiens auraient « inventé » le christianisme. C’aurait été tout un exploit – avouez ! – pour l’humble charpentier Jésus de Nazareth et ses disciples – de simples pécheurs à peine instruits – d’avoir à eux seuls supplanté les plus profondes analyses philosophiques des Platon, Aristote, Pythagore, Parménide et j’en passe. Et de réussir – en plus ! – à renouveler la religion vénérable et millénaire du judaïsme, celle qui nous a donné les 10 commandements, les psaumes de David, la sagesse de Salomon…

 

Ferry attribue aux premiers chrétiens le mérite d’avoir supplanté la philosophie en apportant « des réponses à nos interrogations sur la finitude ». Il veut dire que le christianisme aurait su, mieux que les philosophies ou religions, répondre aux sentiments universels d’être mortel, de prendre conscience de ses limites, de la fragilité humaine, en sachant que tôt ou tard la souffrance et la mort sont au rendez-vous.

 

Il est vrai en que la naissance de Jésus puisse soulager les âmes troublées devant la mort. Et tant mieux si, comme les autres religions, elle inspire l’homme à faire le bien et à faire de lui une meilleure personne. Mais ces deux accents ne résument pas tout le message du christianisme. Celui-ci va plus loin : le cœur de l’enseignement de Jésus-Christ – pierre d’angle du christianisme – c’est qu’avec Jésus Dieu est « parmi nous » ! (Mt 1.23) Et « Dieu sauve » (Mt 1.21)

B_Noel-3Le « salut », terme au multiple sens qui signifie « délivrance », « guérison », « rachat », « victoire »… ne vient pas de l’homme, mais de Dieu. Aucune capacité intellectuelle (philosophie grecque), ni aucune appartenance ethnique doublée d’une capacité à observer rigoureusement les commandements divins (religion juive) ne peut procurer le salut. Il est une grâce donnée « individuellement et collectivement » aux hommes qui le demandent. Il s’obtient par la foi, en reconnaissant son besoin devant Dieu, notamment le besoin d’être réconcilié et délivré du péché qui nous emprisonne si facilement.

 

Noël a détrôné toutes philosophies, toutes religions, toutes idoles. Par la seule puissance d’un enfant-Dieu, geste ultime d’amour de Dieu. Oui,

 

Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle (Jean 3.16).

 

 

Pour comprendre la nouveauté du christianisme par rapport à la philosophie grecque, il faut savoir que dans la pensée grecque, les philosophes croyaient dans le caractère « divin » du monde. Ce monde leur apparaissait rationnel, harmonieux et ordonné. Les stoïciens par exemple contemplaient, au-delà du « cosmos » c’est-à-dire l’univers divin, le « logos » – l’intelligence ou rationalité divine qui régnait sur cet univers. Ils s’en approchaient par la contemplation du monde spirituel, et cherchait à harmoniser leur vie avec lui en prenant la place que la nature leur avait assignée. C’était le but de la philosophie de parvenir à « faire un » avec le logos, au moyen de la « raison » – l’âme pensante en eux.

Mais ce logos était impersonnel et le salut une « dépersonnalisation ». Dans l’évangile le plus philosophique, Jean, l’auteur, réalise que la perfection divine – ce « logos » – s’est fait « homme », est devenu l’un d’entre nous ! C’est cette affirmation révolutionnaire de l’apôtre Jean dans son évangile qui bouleverse toutes philosophies et toutes religions:

Au commencement était celui qui est le logos (la parole) de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui–même Dieu.  Au commencement, il était avec Dieu. Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n’a été créé sans lui. » (Jean 1.1-2).

 

Jusqu’ici, rien de trop choquant pour un philosophe. Mais Jean va bien plus loin :

Celui qui est le logos est devenu homme et il a vécu parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, la gloire du Fils unique envoyé par son Père : plénitude de grâce et de vérité !  (Jean 1.14).

 

Ce logos a été touché et entendu !

Celui qui est la vie s’est manifesté : nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous. –  Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus–Christ.  (1 Jean 1.2-3).

 

Quelle philosophie ou religion oserait, si je peux m’exprimer ainsi, faire de Dieu un simple homme ? Quel homme oserait-il se faire Dieu ? C’est pourquoi Jésus-Christ, l’unique Fils de Dieu invite le monde à venir à lui. Pas adhérer à « une seule » religion, mais à Dieu lui-même, parce que lui seul à vaincu la mort et est ressuscité des morts.

Et moi, quand j’aurai été élevé au–dessus de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. Par cette expression, il faisait allusion à la manière dont il allait mourir.  (Jean 12.32-33)

B_Noel-4Jésus a détrôné définitivement toute la sagesse grecque qui tentait d’élever l’âme pensante jusqu’à la raison divine. N’est-ce pas à ces gens « intelligents » et sages selon la raison que Paul écrit les lignes suivantes :

En effet, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui–même le leur ayant fait connaître. 20  Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n’ont donc aucune excuse, 21  car alors qu’ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l’honneur que l’on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d’intelligence s’est trouvée obscurcie. 22  Ils se prétendent intelligents, mais ils sont devenus fous. » (Romains 1.19-22).

Car le logos a été manifesté aux hommes en Jésus. Car celui qui nous dépasse, le Tout-Autre, Dieu lui-même s’incarne et s’offre à tous moyennant la foi.

 

 

Du côté des autorités juives, l’étonnement fut sans doute aussi grand d’entendre l’hymne johannique consacré à l’incarnation du logos. Selon la réflexion sapientiale juive (la sagesse), le logos, c’est-à-dire « la sagesse divine », personnifié poétiquement procédait de Dieu et existait avant la fondation du monde. Elle participait à cette création (Voir Proverbe 22.8). Cette sagesse agissait auprès de Dieu faisant « tous les jours ses délices » (Pr 8.30). Elle a été envoyée sur terre pour y révéler les secrets de la vie divine (Es 55.10).

 

Les juifs furent donc très choqués à leur tour d’entendre que le logos avait été « personnalisé » dans la personne de Jésus. Que la sagesse soit médiatrice entre Dieu et le monde, ok. La sagesse avait inspirée la Loi et nous l’avions reçu de Dieu pour y obéir. Mais que la sagesse devienne une personne vivante, jamais ! Surtout que Jean prend la peine de dire que ce logos était « au commencement » avec Dieu et qu’il était Dieu. Comment le Dieu créateur, qui est à l’origine de tout, pourrait-il devenir un simple homme ? Comment Dieu pourrait-il s’abaisser à ce point, au point même d’être crucifié ? Comment pourrions-nous délaisser l’usage de la Loi et des Traditions pour obéir aux enseignements d’un homme qui se faisait l’égal de Dieu ? (Jean 5.18).

 

Mais voilà que Dieu n’a jamais voulu qu’on observe « une loi »  ni même qu’on observe un Ordre intelligent, mais il a voulu qu’on « le » Lui cherche par la foi. « Celui qui cherche trouve ». Voilà donc la grande révolution du christianisme : Dieu se laisse maintenant connaître en Jésus dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. » (Col 2.3). « En Jésus, la vie, lumière des hommes » (jean 1.4).

Dieu est devenu l’un d’entre nous pour éclairer les hommes et leur apporter la vie.

 

Je le disais plus haut, toutes les religions poussent l’homme vers Dieu. Dans la pensée biblique, c’est toujours Dieu qui descend vers l’homme. Le divin n’est plus à trouver dans un monde « intelligible », « extérieur », accessible via la raison ou la sagesse. Il n’est plus seulement un être personnel qui se préoccupe « d’en haut » du sort des hommes. Il se trouve par la foi dans le monde, immanent à lui par le Saint-Esprit, et aussi dans un être personnel « et » incarné, qui plante sa tente dans ce monde pour détrôner tout mal et toute injustice faite aux hommes et à Dieu lui-même. Laisserez-vous donc le péché (ce qui nous fait manquer la cible) régner ou laisserez-vous Noël le détrôner ? Si c’est ce que vous le voulez, le Saint-Esprit est là prêt de vous, écoutant votre prière.

 

Pour ceux qui se trouveraient en ce moment dans le vestibule de la foi, mais qui n’osent sauter, par crainte… Jésus dit : « n’aie pas peur ». « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi ».

Si quelqu’un me fait confiance, ce n’est pas en moi seulement qu’il croit, mais encore en celui qui m’a envoyé. Qui me voit, voit aussi celui qui m’a envoyé. C’est pour être la lumière que je suis venu dans le monde, afin que tout homme qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend ce que je dis, mais ne le met pas en pratique, ce n’est pas moi qui le jugerai ; car ce n’est pas pour juger le monde que je suis venu, c’est pour le sauver. Celui donc qui me méprise et qui ne tient pas compte de mes paroles a déjà son juge : c’est cette Parole même que j’ai prononcée ; elle le jugera au dernier jour. Car je n’ai pas parlé de ma propre initiative : le Père, qui m’a envoyé, m’a ordonné lui–même ce que je dois dire et enseigner. Or je le sais bien : l’enseignement que m’a confié le Père c’est la vie éternelle. Et mon enseignement consiste à dire fidèlement ce que m’a dit le Père. (Jean 12.44ss)

 

Poursuivons donc cette révolution aujourd’hui en acceptant que Noël règne sur nos vies. Que Noël détrône nos idoles et nos philosophies. Expérimentons personnellement et collectivement cette bonne nouvelle comme certains l’ont accueilli ; ils ont cru en lui.

A tous ceux–là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu. Ce n’est pas par une naissance naturelle qu’ils le sont devenus, ni sous l’impulsion d’un désir, ou encore par la volonté d’un homme; mais c’est de Dieu qu’ils sont nés.  (Jean 1.12-13).

B_Noel-6
 Joyeux Noël !
B_Noel-6b
Bruno (et toute l’équipe science et foi)

11 Commentaires

  1. Yogi lun 23 Déc 2013 Répondre

    « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. »
    Ca paraît quand même bien le moins, vu que lui-même nous a condamné à la perdition par la faute de notre père Adam sans que nous n’ayons rien fait.
    Enfin, tant mieux s’il a changé d’avis. Joyeux Noël à tous !

  2. Benoit Hébert lun 23 Déc 2013 Répondre

    C’est pas bien Yogi de déformer le message chrétien, d’autant plus que tu sais pertinemment que Bruno a écrit de magnifiques articles montrant précisément que nous ne sommes pas coupables devant Dieu à cause d' »Adam », mais de nos propres égarements!

    Joyeux Noël à toi aussi!

    • Yogi lun 23 Déc 2013 Répondre

      C’est un vaste sujet, mais dans lequel je ne vais certes pas entrer maintenant …
      Que la paix soit sur le monde et sur ce blog pendant au moins quelques jours ! ;-)

  3. Xcluzif lun 23 Déc 2013 Répondre

    Bonsoir,

    Jésus ne nous as jamais demandé de célébrer sa naissance. De plus Jésus n’est pas né un 25 décembre, a quoi bon donc fêter Noël ? Je vous laisse fait des recherches sur l’origine de Noël, vous comprendrez que ça n’a absolument RIEN de biblique.

    Sur ce, je ne vous souhaite une bonne soirée :-)

    • Marc lun 23 Déc 2013 Répondre

      C’est vrai que sur le site Science et Foi, une enquête sur la date exacte de la naissance du Christ à partir des preuves historiques pourrait être un bon sujet d’article.. Merci pour la suggestion.

      Je vois à ton pseudo et à ta remarque que tu attaches une grande importance à l’exclusivité de la Bible.

      Juste 3 petites remarques :
      1. Dommage de passer à côté du merveilleux message décrit ici par Bruno au prétexte d’un légalisme exacerbé (ça me rappelle l’histoire du moucheron et du chameau… (cf Mat 23)
      Autre référence dans la même veine : Jésus n’avait jamais demandé à cette audacieuse femme de rompre un vase contenant un parfum d’une valeur d’une année de salaire d’ouvrier pour en oindre ses pieds ! Et pourtant quel geste et quelle réaction des disciples ! (Marc 14)

      2. Profiter de la période de Noël dans notre culture chrétienne (du moins, ce qu’il en reste) est-elle plus un blasphème qu’une occasion à saisir pour parler de ce message à nos contemporains et en profiter nous-mêmes pour faire un point particulier sur ce sujet crucial ?

      3. Restreindre tout notre champ d’action aux seules paroles explicites de Jésus me semble un peu réducteur non ? La Bible est-elle un livre de recettes exhaustif ou tout ce qui n’y figurerait pas explicitement serait proscrit, ou plutôt un état d’esprit et de règles de vie pointant dans une direction à suivre ?

      L’attitude de cœur prévaut toujours sur le respect apparent de la loi, c’est en tout cas ce que nous pouvons retirer sans ambiguïté de l’enseignement de Jésus. Il y a donc une place (et heureusement) pour le chrétien sincère de fêter dignement Noël..

      Ceci-dit si tu fais un autre choix en conscience, libre à toi, c’est au moins une bonne occasion de passer des bons moments en famille, ce que je te souhaite de tout cœur.

  4. Benoit Hébert lun 23 Déc 2013 Répondre

    Merci pour ces bonnes paroles Yogi !

    Oui Xcluzif, c’est tout à fait exact. Les hommes fêtaient le solstice d’hiver et ressentaient le besoin de resserrer les liens familiaux à cette période sombre bien avant qu’on en fasse une fête « chrétienne ». Cependant, comme c’est le seul moment de l’année ou beaucoup s’accordent pour penser à la naissance de Jésus, ce serait dommage pour les chrétiens de manquer l’occasion, non?

  5. Xcluzif mar 24 Déc 2013 Répondre

    Marc,

    Je ne peux adhérer à l’idée de célébrer Noël pour diverses raisons que j’ai commencé à aborder dans mon message précédent et que je vais développer plus longuement ici afin que vous cerniez mieux la « problématique » de fêter Noël pour un chrétien.
    En effet, la Bible n’est pas un livre de recettes exhaustif mais bien un état d’esprit et des règles de vie pointant dans une direction à suivre (et surtout vers un but précis!) mais avec tout de même certaines « limites », certes pas forcément définies de façon claire de prime à bord mais facilement accessible après réflexion et méditation sur le sujet.
    Tout d’abord, nulle part dans la Bible il n’est fait mention de Chrétiens célébrant la naissance du Christ, de plus comme je l’ai déjà dis Jésus n’as pas demandé de célébrer sa naissance (au contraire il a dit à ses disciples concernant sa mort sacrificielle : « et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit : Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » – j’y reviendrai plus loin).
    Au sujet des origines de Noël, wikipédia nous dit : « Au IVe siècle, la date du 25 décembre a été choisie comme date pour la fête de Noël, principalement dans le but de la substituer aux fêtes païennes qui étaient d’usage à l’époque, comme la fête de la renaissance du Soleil Invaincu (Sol Invictus), le solstice d’hiver et les Saturnales romaines (…) Bien avant l’apparition du christianisme, l’époque du solstice d’hiver était déjà une période charnière de l’année, qui regroupait de nombreuses croyances païennes relatives à la fertilité, la maternité, la procréation et l’astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Ces traditions antiques ont de nombreux points de similitude avec la fête chrétienne ».
    Noël tire donc son origine de fêtes paiennes célébrant de fausses croyances et de faux dieux (Sol Invictus – dieu Saturne). On pourrait ajouter à cela le caractère commercial qui est venu se greffer au fil du temps à cette célébration (ça me fait penser au passage où Jésus chasse les marchants du temple – association du commerce au culte sévèrement réprimandé par Jésus – Jean 2:13-16).
    Pour revenir à la mort du Christ : la Bible nous rapporte une date précise : 14 Nisan de l’an 33, par contre aucune date concernant sa naissance. N’est-ce pas là un premier indice nous montrant clairement que l’importance de sa mort prime sur sa naissance ? De toute la vie terrestre de Jésus, quel évènement marque (ou résume) le mieux sa mission ? Sa venue sur terre (alors qu’il n’avait encore rien accompli) ? son ministère ? ou bien sa mort sacrificielle pour le salut de l’humanité ? Car c’était bien là la clé de voute de sa venue : offrir sa vie en sacrifice pour le rachat de l’humanité pécheresse. D’ailleurs Jésus a demandé à ses disciples de commémorer sa mort (1 corinthien 11:24-25).

    Ces quelques réflexions sur Noël et la vie de Jésus m’amène donc personnellement à ne pas célébrer cette fête de fin d’année. Cependant cela ne m’empêche pas de me réunir avec ma famille autour d’un repas car il est vrai que la période est propice pour se retrouver (congés scolaires, jour fériés etc..).

  6. Coco Panache mer 25 Déc 2013 Répondre

    Mais si vous voulez vivre de façon païenne cette période de l’année, en rendant hommage aux congés scolaires et aux jours fériés, etc, grand bien vous fasse ! personne n’aura l’idée de vous en empêcher : toutes les croyances sont dans la nature, même les plus bizarres. Ce qui m’étonne, c’est que vous veniez vous immiscer à Noël dans un blog où des hommes se réjouissent d’un événement majeur qui les concerne : un Sauveur est né (peu importe la date). Donc vous venez nous expliquer que se réjouir de la naissance du Seigneur, c’est pas bien. Qui vous a établi chef et juge pour nous empêcher de fêter le Christ ?

    • Xcluzif mer 25 Déc 2013 Répondre

      Bonjour,

      Je ne sais pas si je dois prendre la première partie de votre message comme « sarcastique ». Dans le doute je vais y répondre sérieusement. Où avez vous lu que je rends hommage aux congés et jours fériés ? Ayant de la famille dans différentes régions de France c’est une période qui nous facilite la tâche pour se retrouver de part le fait qu’il y est des congés scolaires, jours fériés, ponts etc … On se retrouve sans aucun autre but que de passer quelques bons moments ensemble, point barre. Concernant mon explication sur la naissance de Jésus, il s’agit de mon avis personnel qui n’engage que moi, je ne juge ni ne condamne personne et libre à tout un chacun d’y trouver matière à réflexion ou pas, vous pouvez ne pas être d’accord c’est votre droit absolu, comme c’est mon droit absolu de venir sur ce blog pour donner mon avis ;-)

  7. Coco Panache mer 25 Déc 2013 Répondre

    AAaaaaah bon, il ne s’agit que de votre avis. J’avais cru que vous veniez nous enseigner, versets à l’appui, pour mettre un doute à ce qui fait notre joie. Excusez moi ! vous veniez donc juste expliquer votre point de vue. Mais je trouve votre message malvenu : venir faire le rabat-joie n’est pas un réflexe bien digne. Vous vous retrouvez en famille sans aucun autre but que de passer un bon moment ensemble, point barre ? Très bien, les païens et les athées en font autant ; nous, nous nous retrouvons pour passer de bons moments ensemble, et pour nous réjouir de la naissance d’un petit enfant, promesse d’une espérance nouvelle. Quand on aime, on ne cherche pas de justifications pour se réjouir. Mais en trouver pour empêcher les autres de se réjouir me paraît bien suspect.

  8. Auteur
    bruno synnott jeu 26 Déc 2013 Répondre

    Merci coco pour ce commentaire perspicace qui apporte la conclusion à ce qui ne fut qu une tempête dans un verre d’eau. Hier j’ai été dans 3 églises différentes pour le réveillon (anglophone, francophone et créole) et j’ai été grandement béni de voir comment Dieu agit auprès de personnes de toutes langues et de toutes races. Joyeux Noël!

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*