Pourquoi « Dieu » n’est-il jamais une explication scientifique ?

Posté par Antoine BRET
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Certains croyants aimeraient que Dieu fasse partie intégrante du vocabulaire scientifique. Abiogenèse, origine du Big Bang, formation des étoiles ou des planètes… autant d’énigmes, avérées ou non, qu’ils alignent en se demandant quand les scientifiques s’avoueront enfin vaincus et se rendront à l’évidence : c’est Dieu !

Pourtant, jamais je n’ai rencontré un croyant qui, ayant perdu ses clefs, s’exclamait « c’est Dieu qui les a prises ! » … au lieu de les chercher.

Pourquoi ? Les raisons sont sans doute multiples. Mais il y en une sur laquelle je voudrais m’attarder : l’expérience montre que quand on a perdu ses clefs, ce n’est jamais parce que Dieu les a prises. Elles sont quelque part, et on finit en général par les trouver.

 

Il se trouve que l’histoire des sciences nous a habitué à quelque chose de très similaire. On ne compte plus le nombre de fois où l’on se croyait dans une impasse, avant de finalement en sortir. En voici un très faible échantillon :

  • Il y a près de 2 siècles, les artisans des équations de la mécanique des fluides perdirent leur latin quand ils se rendirent compte qu’elles prévoyaient des solutions discontinues. La confusion s’installa, jusqu’à ce que l’on découvre… les ondes de choc.
  • Un peu plus tard, vers la fin du XIX siècle, c’est le rayonnement des corps que l’on ne comprenait vraiment pas. Selon la théorie en vigueur, ils devaient émettre une énergie infinie (la « catastrophe ultraviolette »). Puis vient la mécanique quantique, et l’on comprit.
  • Toujours selon la physique en vigueur à cette époque, les atomes ne pouvaient pas exister. L’électron en orbite autour du noyau aurait dû rapidement s’écraser dessus. La mécanique quantique, encore elle, donna la solution.
  • Autour de la même époque, les lois de Galilée et les équations de Maxwell qui régissent les phénomènes électromagnétiques, lumière incluse, n’étaient pas amies (elles ne le sont toujours pas). Galilée prétendait que la vitesse de la lumière varie avec celle de son observateur. Les équations de Maxwell disent le contraire. Et puis vint la relativité d’Einstein, qui montra que c’est Galilée qu’il fallait modifier.
  • L’orbite de Mercure aussi, posait un problème. Son ellipse tourne très lentement alors que selon Newton, elle ne devrait pas. Tous les efforts pour réconcilier les observations avec les lois de Newton avaient échoué. Puis vint la relativité générale, et l’on comprit.
  • Dès le début du XX siècle, on se rendit compte qu’à très basse température, certaines substances conduisent le courant sans aucune résistance. La chose resta inexpliquée des décennies durant[1], jusque dans les années 50 où l’on comprit qu’il s’agissait d’un subtil effet quantique.
  • Il y a 100 ans, tout le monde se demandait d’où pouvaient bien provenir des particules extrêmement énergétiques en provenance de l’espace. Les fameux « rayons cosmiques », dont certains sont 100,000 fois plus énergétiques que ce qui se fait au CERN. Depuis les années 1970, on identifie peu à peu des mécanismes accélérateurs de particules dans l’univers[2], et le mystère n’est plus impénétrable.
  • Comme il a déjà été décrit sur ce site, c’est vers la fin des années 1930 que l’on a commencé à percer le mystère de l’énergie du soleil : les réactions de fusion nucléaire. Mais quand on compara la quantité de neutrinos que les réactions attendues auraient dû émettre, avec la quantité détectée, il en manquait 1 sur 3. Les astrophysiciens disaient « vous devez voir 3 neutrinos ». Et les expérimentateurs répondaient « désolés, on n’en voit qu’un seul ». Et puis on comprit. Les neutrinos oscillent entre 3 saveurs, et les détecteurs n’étaient sensibles qu’à une seule.

 

Je pourrais continuer très longtemps ainsi. La liste est longue, très longue, de phénomènes inexpliqués qui le devinrent, ou de prédictions théoriques bizarres, qui s’avérèrent réalités.

Etes-vous certain que jamais Dieu n’enlèvera vos clefs à l’avenir ? Non. Mais vous continuerez à les chercher, et à les trouver.

Est-on certains que toutes les frontières actuelles du savoir seront tôt ou tard dépassées ? Non. Mais l’on continuera à chercher, pour la même raison que vous continuerez à chercher vos clefs.

 

Terminons par une petite parabole qui montre que tout cela ne remet en rien l’existence de Dieu en cause.

Disciple de Jésus : « Maitre, tu nous dis que c’est Dieu qui nourrit les oiseux. Par quel miracle cela arrive-t-il donc ? »

Jésus : « Ils mangent des vers de terre. »

 

 


[1] Le physicien Français Eugène Bloch finit même par énoncer, comme un théorème, « Toute théorie de la supraconductivité est à priori fausse ».

[2] Chocs sans collisions, reconnexion magnétique…

Antoine BRET

18 Commentaires

  1. temaro sam 21 Juil 2018 Répondre

    La parabole choisie par l’auteur en guise de conclusion me semble bien mal choisie.
    Disciple de Jésus : « Maitre, tu nous dis que c’est Dieu qui nourrit les oiseux. Par quel miracle cela arrive-t-il donc ? »
    Jésus : « Ils mangent des vers de terre. »

    Comment en effet la prédation pourrait être le moyen choisi par un dieu tout-puissant, infiniment bon, juste et omniscient ?

  2. temaro sam 21 Juil 2018 Répondre

    Disons que la prédation n’est « peut-être » pas (sûrement pas) le moyen le plus judicieux pour éviter la souffrance… ET la prédation n’est qu’un exemple. (catastrophes naturelles, les épidémies, les morts en bas âge, etc…)
    Autant d’évènements qui interpellent lorsqu’on évoque un créateur infiniment bon et juste.

    Par ailleurs, pour quelle raison vouloir systématiquement justifier par l’existence d’un dieu ce qui relève d’un processus biologique ? Quelle connaissance supplémentaire cela apporte-t-il ?
    Le « sens de la vie » de l’oiseau et du vers de terre (pour reprendre l’analogie de l’article) serait-il différent du fait d’un dessein intelligent ?

    Quelques suggestions aux questions que vous posez:
     » Qui sommes nous pour décider qui serait Dieu ?  »
    => N’est-ce pas les auteurs « inspirés » de la Bible (pour qui la Terre était néanmoins plate) qui ont transmis cet héritage « connaissance » théologique sur un créateur tout-puissant, omniscient, infiniment bon et juste ?
     » Est-ce mal de chasser ?  »
    Question bien humaine s’il en est, mais là, nous évoquons Dieu.
    Ne confondons pas les rôles. La question se pose ici à un tout autre niveau, et je m’étonne qu’après 3.5 milliards d’années d’évolution sur Terre, la vie n’ait pas emprunté des chemins plus « inspirés ».

    Pourriez-vous préciser votre pensée avec cette phrase ?
    « Que faire de la notion d’êtres ou d’une création libre créés par un être même tout-puissant, amour, bon et omniscient ? « 

    • Marc Fiquet lun 23 Juil 2018 Répondre

      En effet ce message m’avait échappé…

      Ce qu’on appelle la théodicée ou le problème du mal continue de faire couler beaucoup d’encre.

      Il faut cependant faire la distinction entre mal moral et mal naturel.

      pour répondre à ta dernière question, je voulais dire « êtres libres » et « création libre », ça répond à ton interrogation juste au dessus, c’est en rapport avec les liens fournis sur la présence du mal dans la nature.

      Quand on réfléchit à monde créé par un Dieu tout-puissant, omniscient, infiniment bon et juste, il ne faut pas oublié qu’il a également créés des êtres libres,, nous sommes libre en effet, non pas des robots, donc libres de quoi ? de faire le mal ou le bien, sinon la liberté n’existerait pas (je fais court, il y a de très bons écrits là dessus).
      De même le XXe siècle a découvert que les lois de la nature avec les quantas et la théorie du cahot, les mutations génétiques, la sélection naturelle, etc.. étaient loin d’être déterministes, les lois de la nature, même pour le théiste sont douées d’un degré de liberté extraordinaire permettant de créer des choses étranges voire terrifaintes..
      Tout ce petit monde qui se mange et se dévore permet au cycle de la vie de s’équilibrer et de vivre sur une planète dans un espace fini et clos.. SI la mort n’existait, pas il ne pourrait pas y avoir de reproduction.. c’est mathématique..

      SI Dieu était bon, il n’y aurait pas de souffrance, c’est certainement un peu simpliste en fait..

      voici d’autres liens sur ce sujet..
      http://www.scienceetfoi.com/ressources/dieu-amour-compatibilite-mal-souffrance/

      accroche-toi mais ça vaut le coup :
      http://www.scienceetfoi.com/series/le-mal/

  3. temaro lun 23 Juil 2018 Répondre

    Bonjour,
    Je ne sais pas si mon dernier commentaire a été lu ou même s’il a éveillé un quelconque intérêt.
    Merci par avance pour retour à ce sujet.

    J’ai par ailleurs parcouru les deux liens que vous donnez dans votre réponse et dont les conclusions me semblent davantage poursuivre un but apologétique ou disons, une « marche forcée » entre création et évolution qu’autre chose.
    Quelques exemples d’interprétations plutôt discutables:
    1. Le régime alimentaire dans Genèse:
    « « Et Dieu dit : Voici, je vous ai donné toute herbe portant semence qui est sur la face de toute la terre, et tous les arbres qui ont un fruit d’arbre portant semence ; cela vous servira de nourriture.
    Et à tout animal de la terre et à tout oiseau des cieux et à tout ce qui se meut sur la terre ayant en soi une âme vivante, j’ai donné toute herbe pour nourriture. Et cela fut. »
    > L’esprit du texte me semble pourtant particulièrement clair et peu sujet à interprétation, à moins d’admettre un « flou juridique » dans Genèse sur ce point pourtant essentiel puisqu’on s’intéresse ici à la première fonction vitale de l’organisme.

    2. Cette phrase:
     » Allons un peu plus loin pour méditer théologiquement le sens de ce texte.
    L’une des idées-clé qui traverse de toute la Bible est celle d’une aspiration à une harmonie profonde entre la nature et l’homme, son chef. »
    > L’espèce humaine n’est apparue qu’il y a 4 quelques millions d’années, une poignée de secondes si on considère l’évolution de la vie sur Terre depuis 3.5 milliards d’années.
    Force est de constater que la biodiversité s’est plutôt bien débrouillée sans « chef » pendant tout ce temps…
    D’ailleurs, cette notion de « chef » planté au sommet de l’arbre de la vie ne correspond pas du tout à ce que nous enseigne la biologie évolutive de nos jours (l’évolution est buissonnante et la théorie n’explique pas l’émergence de l’espèce humaine par un dessein ou un projet divin)

    Je m’arrête ici, il y a déjà, me semble-t-il, du grain à moudre

    • Marc Fiquet lun 23 Juil 2018 Répondre

      Bonjour Temaro,

      ce qu’il nous parait devoir éviter avec un texte ancien comme la Bible c’est de projeter nos connaissances scientifiques modernes sur le texte et de penser que l’auteur avait ces mêmes connaissances pour rédiger son récit. Nous devons au contraire nous replonger dans les connaissances culturelles de l’époque pour tenter de comprendre le contexte et éviter toute tentative de concordisme qui ne peut conduire qu’à des interprétations conflictuelles. ou erronées.

      Les auteurs bibliques n’avaient aucune idée de l’évolution, il n’en avait pas besoin pour transmettre l’idée théologique que l’homme tient une place à part dans la Création en tant que créature à l’image de Dieu et que dans les faits l’homme domine bien sur la nature (le risque écologique est bien là nous nous le rappeler…)

      Ce cours en ligne du théologien Denis Lamoureux est un outil précieux pour distinguer l’exègèse de l’eiségèse dans notre interprétation des textes bibliques, voir ici la signification de ces mots savants et comment cela peut nous aider dans notre lecture de la Bible :
      http://www.scienceetfoi.com/wp-content/_ajouts/DL18-categ/index.html

      d’autres cours sont disponibles ici , notamment le précédant et le suivant dans la série :
      http://www.scienceetfoi.com/diaporamas-et-cours-en-ligne-de-denis-lamoureux/

  4. temaro mar 24 Juil 2018 Répondre

    Bonjour,

    Je comprends qu’à travers ce site, l’apologétique puisse être votre objectif principal
    J’en veux pour preuve la somme considérable de liens qui pointent sur des articles écrits soit par des théologiens, soit par des scientifiques qui ne cachent pas leur théisme.
    Mais bon… Chacun croit ce qu’il veut !
    Toutefois, il existe des sujets sur lesquels la science est en mesure de répondre sans qu’il soit nécessaire d’invoquer un être suprême, par exemple (et comme je l’évoquais dans mon message précédent) le fait que la théorie synthétique de l’évolution n’explique pas l’émergence de l’espèce humaine par un dessein ou un projet divin.
    Comment conciliez-vous cet apport de la science avec vos convictions sans faire de concession à la rationalité ?

    • Antoine Bret mar 24 Juil 2018 Répondre

      Je pense pour ma part que le « Dieu bouche trou » est un cul de sac, et qu’il n’est de surcroit même pas Biblique. Jesus a tout à fait dit que Dieu nourrit les oiseaux. Et il savait bien évidemment comment cela se produisait.
      Cet article devait vous permettre de mieux comprendre ce point de vue
      https://www.scienceetfoi.com/explication-science-dieu-bouche-trou/

    • Marc Fiquet mar 24 Juil 2018 Répondre

      Bonsoir Temaro,

      Ca ne t’aura pas échappé… notre site s’intitule Science & Foi ;-) avec le sous-titre Site chrétien de réflexion.

      La plupart des membres de notre association sont des scientifiques chrétiens ou des théologiens ou en lien avec l’enseignement biblique.
      Nos objectifs sont clairement orientés vers le dialogue et visibles ici (tu pourras même faire connaissance avec l’équipe :-D
      http://www.scienceetfoi.com/presentation-science-et-foi/

      Oui chacun est libre et nous ne cherchons pas à imposer notre point de vue, nous aimons partager notre expérience et celle de nombreux scientifiques chrétiens, la science est la même pour tous, mais notre vision du monde peut être différente, les conclusions que nous tirons des faits biologiques ou cosmologiques entrent en dialogue avec la philosophie, l’éthique ou la religion pour nourrir une réflexion sur la place de l’homme dans le monde et dans l’histoire du cosmos mais aussi sur l’existence Dieu.

      Pour répondre à ta dernière question, nous pensons que la science a toute sa place pour investiguer dans le monde physique régit par les lois naturelle. Mais que l’homme se pose aussi d’autres questions d’ordre existentiel, liées au sens ou à l’être et que la métaphysique, le domaine de la foi, la philosophique doivent entrer en dialogue avec le domaine de la science pour nous donner un accès complet à la connaissance accessible au savoir humain.
      En complément du lien donné par Antoine, voici un article (écrit par lui-même) qui montre notre positionnement par rapport à la démarche scientifique : http://www.scienceetfoi.com/pourquoi-la-recherche-devrait-rester-laique/

      • temaro mer 25 Juil 2018 Répondre

        Je conviens que dans le cadre de la création évolutive, la conception d’un  » dieu bouche trou  » représente une impasse.
        Mais la question qui vient alors est celle-ci:
        Puisqu’une explication se caractérise par le fait d’être à la fois nécessaire, suffisante et aussi prédictive, quelle donnée supplémentaire peut bien apporter une  » super  » explication d’ordre métaphysique qui réfère à un être suprême inaccessible par définition ?
        De la réponse objective à cette question dépend la juste compréhension que nous avons de notre place dans l’univers… Me semble-t-il.

  5. Antoine Bret mer 25 Juil 2018 Répondre

    « Quelle donnée supplémentaire peut bien apporter une « super » explication d’ordre métaphysique qui réfère à un être suprême inaccessible par définition ? ».
    Je dirais : « aucune ». Ou alors subtil. En tant que physicien et croyant, je m’identifie assez à ces paroles de George Lemaitre :
    « En un certain sens, le chercheur fait abstraction de sa foi dans sa recherche, non pas parce que sa foi pourrait l’encombrer, mais parce qu’elle n’a directement rien à faire avec son activité scientifique. Ainsi, un chrétien ne se comporte pas différemment d’un croyant lorsqu’il s’agit de marcher, de courir ou de nager. »
    Quelle données supplémentaires m’apportent la lecture de « Guerre et Paix » ou de « San Antonio » dans ma recherche ? Aucunes, je crois. Mais ce n’est pas pour cela que les lis –

  6. temaro mer 25 Juil 2018 Répondre

    Bonjour,

    Que je sache, le genre littéraire de  » Guerre et paix » ou « San Antonio » n’est pas tout à fait celui de la métaphysique…
    Car le sujet qui nous occupe est bien celui de la métaphysique qui ne propose que des réponses invérifiables aux apories que produit notre cerveau émotionnel (vie après la mort, création ex nihilo…)

    Mais peut-être quelque chose m’a-t-il échappé ?

    Pour finir, pouvez-vous clarifier votre position sur la théorie de l’evolution que vous dîtes accepter, et qui pourtant n’explique pas l’émergence de la complexité par un dessein ou un projet divin ?

    • Antoine Bret mer 25 Juil 2018 Répondre

      J’accepte tout à fait la théorie de l’évolution, et je ne m’attends pas à ce qu’elle « démontre Dieu » en démontrant du surnaturel. Je crois qu’on retombe ici sur un Dieu bouche trou, qui n’est pas celui que je vois chez Jésus et qui fait dire beaucoup de bêtises, tant aux athées qu’aux croyants (voir http://www.scienceetfoi.com/la-curieuse-instrumentalisation-du-big-bang/).
      C’est pour cela que j’aime bien cette histoire d’oiseaux –

      • temaro mer 25 Juil 2018 Répondre

        Nous sommes bien d’accord sur ce point.
        Dieu ne faisant pas partie des équations, aucune théorie scientifique n’a pour objet une démonstration d’ordre surnaturel, raison pour laquelle je ne vois pas sur quoi se fonde cette notion de « Dieu bouche-trou » des athées…
        Il s’avère juste que le surnaturel n’apporte rien à l’affaire.
        Les oiseaux en ont-ils conscience ? C’est une autre question.

  7. temaro mer 25 Juil 2018 Répondre

    Juste un complément à mon commentaire sur le « Dieu bouche-trou » des athées.
    Extrait du lien
    http://www.scienceetfoi.com/la-curieuse-instrumentalisation-du-big-bang/).
     » ll y a tout d’abord l’athée militant. […] Il est en effet convaincu que Dieu se réfugie dans les zones d’ombre de la science »
    > Curieuse conception de l’athéisme…
    Definition athéisme (Wikipedia)
     » Au début du xxie siècle, l’athéisme est défini, notamment, comme l’absence ou le refus de toute croyance en quelque divinité que ce soit… »

    • Antoine Bret jeu 26 Juil 2018 Répondre

      Oh, je ne prétends pas fournir une définition de l’athéisme. C’est juste une observation tirée d’années de discussions avec les 2 camps -:)

  8. temaro jeu 26 Juil 2018 Répondre

    Au-delà de la vision faussée que vous donnez de l’athéisme (les athées ne voient Dieu ni dans les trous de notre connaissance ni autour !) force est de constater qu’il n’existe aucun argument convaincant pour le théisme si ce n’est des arguments d’ignorance (fine tuning, origine et nature des lois physiques, nature de l’esprit, etc…) ou encore des questionnements métaphysiques dont rien nous prouve qu’ils soient valides.
    Voilà ce qui justifie une philosophie naturaliste comme l’athéisme et qui la distingue de l’agnosticisme.

  9. Jean-Louis PERRIER ven 27 Juil 2018 Répondre

    Très bon article !
    « l’expérience montre que quand on a perdu ses clefs, ce n’est jamais parce que Dieu les a prises. Elles sont quelque part, et on finit en général par les trouver.»
    C’est l’esprit, logique, rationnel, qui calcule ainsi, c’est à dire 1+1=2, menant à la séparation, la division puis invariablement à la guerre, et il participe à nous faire croire que nous avons une responsabilité, nourrissant notre ego.
    Le cœur, lui, fonctionne dans le sens opposé en « calculant » 1+1=1 ramenant les individualités à l’unité, évitant les guerres et éteignant l’ego.
    Selon le « calcul » du cœur (ça doit rester entre guillemets car il ne s’agit certainement pas d’un calcul : le cœur sait instantanément, c’est seulement l’esprit qui a besoin de calculer, et, étant chargé de nous « protéger » de certains élans excessifs du cœur, masque la voix du cœur) c’est assurément Dieu qui a fait que je ne retrouve pas mes clés, et qui, donc, les a « prises », le cœur fonctionnant à l’envers des calculs de l’esprit.
    PS : Plantiga ne comprends toujours pas que le bien et le mal sont relatifs à un point de vue. Il tourne encore autour du pot… Satan ne s’oppose pas à Dieu – il en est un fervent adorateur, jaloux certes, mais par adoration de Son ordre ! – il représente la gravité qui nous tire tous vers le bas, nous indiquant ainsi la bonne direction à suivre. C’est donc par miséricorde pour nous que Dieu l’a créé ! Tant que nous sommes sensibles à la gravité – les attractions du monde créé – Satan a donc prise sur nous, et, dès lors que nous nous détachons de l’esprit (qui nous ramène sans cesse au monde par le calcul en nous faisant sortir de l’instant), alors Satan n’a plus prise sur nous et il devient possible de marcher sur l’eau… Du point de vue le plus élevé, celui de Dieu, tout est forcément bon. Lorsque Dieu nous dit que telle ou telle chose est mauvaise, c’est selon notre point de vue, car ce qui est « mauvais » nous empêche, précisément de nous élever.
    Le monde créé, à commencer par le temps, est une illusion. Le Royaume, seule réalité, existe hors du temps (i.e. : dans l’instant) lorsque le mental est éteint.

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