Paru dans Nature : « La religion et la science peuvent réellement dialoguer »

Posté par Benoit Hébert
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Nature est l’un des magazines scientifiques les plus sérieux et les plus reconnus au monde. Un article vient de paraître sur son site faisant état d’une initiative britannique visant à promouvoir le dialogue entre science et foi chrétienne parmi les croyants et le milieu de la recherche scientifique.

K. Pritchard qui travaille pour le conseil de l’évéchée de Londres nous raconte l’impact attendu d’une initiative visant à créer des ponts entre les diverses dénominations chrétiennes britanniques et le milieu scientifique.

Par exemple, dans une église de Cambridge, une exposition de l’Université intitulée « Des dinosaures à l’ADN » va se tenir, conduisant à des échanges entre personnel ecclésiastique et chercheurs, entre laboratoires et réunions d’église, pour créer des liens et favoriser les échanges et la réflexion entre science et théologie.

Les responsables d’église sont largement favorables à la démarche scientifique, ils en parlent en terme de compatibilité et de complémentarité avec la foi chrétienne. Ils souffrent aussi de cette image de conflit entre science et foi, très présente dans la culture populaire.

Il y a une soif authentique dans l’église de s’intéresser aux questions que la recherche contemporaine pose à la croyance religieuse. Notre projet exprime la conviction que la science et la théologie- dans l’église; la cathédrale, et au niveau local de la communauté- peuvent s’éclairer l’une l’autre pour le bénéfice de tous.

A quand une telle initiative en France, relayée par la presse scientifique ? ;-)

 

 

 

Crédit illustration : siraanamwong / 123RF Banque d’images

4 Commentaires

  1. franck mar 27 Sep 2016 Répondre

    Ce jour, voici qu’un article au titre contraire vient d’être publié sur un site Blog du Journal le monde..
    http://huet.blog.lemonde.fr/2016/09/27/sciences-et-religions-nont-rien-a-se-dire/#comment-454
    Cet article se veut le résumer d’un livre « l’impossible dialogue : science et religion » de Yves Gingras. Ce blog est a lire et à commenter.
    On est donc loin d’une initiative parallèle en France..

  2. marc mar 27 Sep 2016 Répondre

    Bonjour Franck,
    Merci pour ce lien, on a bien là le stéréotype même de l’approche journalistique et intellectuelle à la française ! (même s’il cite une source québécoise…)

    Pas étonnant avec une telle analyse qu’on fasse assez souvent l’amalgame entre laïcité et athéisme !..

    L’approche anglo-saxonne est assez différente en effet !

    Nous avions été assez surpris lors de notre passage à Oxford de voir comment les universités actuelles avaient réussi à conserver des liens assez étroits avec la culture anglicane sans pour autant verser dans le mélange des genres.

    Si si le dialogue constructif entre science et religion c’est possible et ça existe, n’en déplaise à certains esprits échaudés par de tristes expériences du passé.
    l’indépendance des domaines n’est pas la seule manière – et certainement pas la plus enrichissante – de traiter les rapports entre la science et la foi comme le soulignait Barbour dans son excellent ouvrage http://www.scienceetfoi.com/quatre-facons-de-concevoir-les-rapports-entre-science-et-foi/

  3. Antoine mar 27 Sep 2016 Répondre

    Bonjour à tous,
    Je viens de lire l’article du monde. Il me semble qu’il parle plutôt de l’impossibilité d’un dialogue foi/science, sur le terrain de la science. C’est-à-dire le constat de l’absurdité du concordisme. En bon bouffeur de cures, Huet en déduit qu’on a plus besoin de Dieu de toute façon.
    L’article de Nature ne parte pas, je crois, des sujets de conversation des réunions science/foi qu’il rapporte. Mais je doute fort qu’elles traitent de concordisme.

  4. Manu mer 28 Sep 2016 Répondre

    « Si tout progrès scientifique semble faire reculer d’autant la religion, au moins ponctuellement (ce qu’on explique par les lois de la nature, plus besoin de l’expliquer par Dieu), c’est sans pouvoir globalement la réfuter ni, encore moins, en tenir lieu (car qu’est-ce qui explique les lois de la nature ?). »
    (André Comte-Sponville, in Philippe Capelle, André Comte-Sponville, Dieu existe-t-il encore ?, Cerf, 2005, p. 48)

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