Il avait « déclaré la guerre » à la théorie de l’évolution

Posté par Benoit Hébert
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Le théologien et biologiste canadien Denis Lamoureux vient de publier son dernier livre grand public aux éditions Zondervan : « Evolution, l’Ecriture et la nature disent OUI » (« Evolution, Scripture and Nature say YES ».)

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Cet ouvrage n’est pas vraiment original dans son contenu par rapport aux deux livres précédents de Denis Lamoureux, mais il est nouveau dans sa forme et particulièrement captivant. Denis Lamoureux raconte en effet son histoire personnelle, en même temps qu’il développe les idées maîtresses de sa réflexion, concepts et principes dont vous pouvez profiter en suivant le cours en ligne que nous traduisons et mettons gracieusement à votre disposition sur notre site.

Denis Lamoureux a été élevé au Canada dans un foyer chrétien, mais une fois à l’université, comme beaucoup de jeunes croyants, (59% d’après une enquête récente du Barna group), il a perdu la foi au contact d’une philosophie athée s’appuyant sur une interprétation rationaliste de l’évolution.

Denis a été éduqué dans un faux choix : choisir ou la foi en Jésus et le message de la Bible ou bien les découvertes de la science et l’origine évolutive des espèces et de l’homme.

Quand il prend conscience de la puissance intellectuelle des preuves en faveur de l’évolution, il devient athée et vit sa vie centré sur lui-même, à la recherche du plaisir…

Devenu dentiste dans l’armée canadienne, il part en tant que soldat de la paix sur l’île de Chypre. Sa vie est vide de sens et au plus profond de lui-même, il ressent la nécessité d’un retour à Dieu et à la foi de son enfance. Il redécouvre l’amour et le pardon divins en lisant l’évangile de Jean.

A partir de ce moment, il renonce à une carrière lucrative dans la médecine pour se consacrer aux questions essentielles qui le taraudent et qui ont ruiné sa foi : les origines de l’humanité.

Abreuvé de lectures « créationnistes » rejetant l’évolution et même le grand âge de la terre, il devient un « activiste », déclarant la guerre à la théorie de l’évolution.

Il décide d’entreprendre une thèse en biologie de l’évolution et en théologie, pour porter le coup de grâce, mais les choses ne tournent pas comme il l’a prévu.

Il entre contact avec des professeurs de théologie qu’il respecte profondément et  dont l’amour pour Jésus est évident, mais qui ne partagent pas ses convictions et ses interprétations de la Bible…

Il est percuté par une parole du professeur Loren Wilkinson qui lui dit :

« Denis, si tu abandonnais ta croyance dans la création en six jours, est-ce que tu perdrais ta foi en Jésus aussi ? »

Petit à petit, il prend conscience de la complexité théologique et scientifique de la situation. Il redécouvre les preuves de l’évolution et elles deviennent évidentes pour lui. Il développe des clés théologiques qui lui permettront finalement de réconcilier ses deux passions : la connaissance scientifique et la foi vivante en Jésus et en l’inspiration de la Bible…

Denis Lamoureux

La parution de cet ouvrage est saluée et dédicacée par de nombreux théologiens évangéliques : John Walton du Wheaton College, Bruce Waltke (Regent College), Scot McKnight…mais aussi par tous les acteurs majeurs du dialogue Science/foi protestante évangélique du monde anglo saxon : Randy Isaac (ASA), Deborah Haarsma (Biologos…), et même par votre serviteur ( ;-) ! )

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7 Commentaires

  1. Yogi mer 16 Nov 2016 Répondre

    « il est devenu athée et vit sa vie centré sur lui-même, à la recherche du plaisir » : on peine à voir le moindre rapport entre athéisme et recherche égocentrique du plaisir, mais bon …

    • Auteur
      Benoit Hébert mer 16 Nov 2016 Répondre

      Denis Lamoureux n’établit pas un lien systématique, il raconte son expérience.
      « Voici encore un extrait significatif de mon carnet personnel: »l’amour n’est qu’une réponse de protection de tous les animaux, exprimée simplement à un niveau supérieur ces les humains. » Dans ma perspective, l’amour était simplement une illusion…un instinct sélectionné par l’évolution pour que les organismes puissent continuer à se reproduire et survivre. Avec cette conception de l’amour, il n’est pas difficile d’imaginer comment je traitais les femmes. Je n’en suis pas fier. Pour moi, une vision athée du monde m’a conduit à un style de vie immoral. »

      Je n’ai pas de mal à comprendre le lien entre les deux, qu’est-ce que le bien ou le mal si Dieu n’existe pas ? Sur quelle base fonder une quelconque morale ?

      • Yogi sam 19 Nov 2016 Répondre

        > « Qu’est-ce que le bien ou le mal si Dieu n’existe pas ? Sur quelle base fonder une quelconque morale ? »
        Voilà de bien étranges questions. Croyez-vous que les Grecs anciens, pour ne citer qu’eux, n’avaient pas de notion du bien et du mal ? Et pourtant ils ne les fondaient pas sur l’un quelconque de leurs dieux.

        Pour ma part, l’idée que Dieu serait la source de la morale me paraît particulièrement nocive et malsaine.

        Ainsi selon vous, torturer et tuer des innocents n’a rien de répréhensible en soi. C’est simplement Dieu qui a arbitrairement décidé que c’était « mal », tout comme il aurait pu décider que c’était « bien », ou décider qu’il était « mal » de porter des chaussettes dépareillées, de manger des fruits de mer ou de coucher avec une personne du même sexe (ces deux derniers exemples n’étant pas pris au hasard).
        Autrement dit, ce n’est que la peur du châtiment infligé par le pur arbitraire d’un tyran autocrate qui vous pousse à ne pas torturer et tuer des innocents. Je ne vous félicite pas.

        Mon point de vue est qu’il existe à la fois des raisons objectives et tangibles (paix sociale, sécurité, coopération, …) et des raisons intrinsèques à la nature humaine (empathie, équité, …) de distinguer le bien du mal. Et accessoirement ces critères permettent de faire le tri entre le meurtre des innocents ou la couleur de vos chaussettes, le contenu de votre assiette et la personne dans votre lit, distinction dont les religions s’avèrent parfaitement incapables.

        Il reste bien sûr le cas des psychopathes, qui peuvent être aveugles à la raison et privés de toute empathie. Je doute cependant qu’ils soient plus sensibles à l’argument divin.

        Pour finir, le cas de Lamoureux me paraît vide de toute signification. Il souhaitait conforter à ses yeux son propre préjugé et se démontrer à lui-même qu’il n’y avait pas de morale hors de Dieu. Moi aussi je peux me mettre à frapper tout le monde si on m’éloigne de ma maman. Est-ce que ça prouve que ma maman est la source de la morale universelle ?

        • Auteur
          Benoit Hébert sam 19 Nov 2016 Répondre

          bonsoir Yogi,

          Bien sûr que je crois que les grecs anciens et même que tous les hommes ont une notion intuitive et innée du bien et du mal, de la justice ou de l’injustice, qu’ils l’attribuent à Dieu ou même qu’ils ne reconnaissent pas qu’il est à l’origine de ce sentiment.
          Voici ce qu’écrit Paul aux Romains : »Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, le mettent d’eux mêmes en pratique, c’est comme s’il portaient la loi de Dieu (communiquée à Moïse) au dedans d’eux, bien
          qu’ils ne la connaissent pas.Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur coeur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et les défendent. »

          Ce qui me paraît évident, c’est que d’enlever la référence à un Dieu transcendant qui donne des commandements à l’humanité pour son bonheur, non pas arbitrairement, mais conformément à sa nature parfaite, c’est rendre ces valeurs relatives, puisqu’en définitive, elles ne reposent sur rien qu’une convention sociale dont on peut et dont on discute effectivement le fondement.

          Alors, évidemment, non, je pense pas que tuer des innocents soit une bonne chose, mais, sans la foi en un Dieu d’amour, je vois mal comment on peut au fond le condamner, puisque nous sommes tous issu d’un processus qui repose sur la prédation, et la survie du plus apte, non ?

          Nous avons déjà eu cette conversation à l’occasion de mon article : est-il légitime de tuer toutes les blondes ?

          • Yogi sam 19 Nov 2016 Répondre

            Bonsoir Benoit
            > « un Dieu transcendant qui donne des commandements à l’humanité pour son bonheur, non pas arbitrairement, mais conformément à sa nature parfaite »
            Cette phrase me paraît poser problème. Si le choix de Dieu n’est pas arbitraire, c’est qu’alors les principes moraux qu’il promeut sont intrinsèquement bons. Le bien et le mal ne sont donc pas issus de Dieu mais simplement promus par lui, et mélangés avec des considérations sur la nourriture et la sexualité pour faire bonne mesure.
            Soit le bien et le mal sont définis par Dieu, et donc livrés à son arbitraire, soit ils sont indépendants et « découverts » par lui, et lui sont en quelque sorte supérieurs.

            > « sans la foi en un Dieu d’amour, je vois mal comment on peut au fond le condamner »
            Sur la base de raisons objectives et tangibles, par exemple le maintien de la paix sociale et de la sécurité de tous, la protection et l’épanouissement de vous même et vos proches, pour permettre la coopération entre individus, etc… Le tout fondé sur des raisons intrinsèques à la nature humaine, car l’homme ne devant sa survie qu’au groupe, l’évolution a construit en ancré en nous la nécessité de l’empathie et de l’équité.

            > « puisque nous sommes tous issu d’un processus qui repose sur la prédation »
            En effet. C’est pourquoi nos principes moraux ne s’étendent pas aux poulets ni aux moutons.
            L’amour de Dieu est très ciblé.

            > « et la survie du plus apte, non ? »
            Absolument. Survit celui qui est le plus apte à vivre en groupe, c’est à dire celui qui développe des qualités d’empathie et d’équité, qui sont la base de la définition du bien et du mal (et on voudra bien se référer à Axelrod avant de me soutenir que ce ne serait pas une bonne stratégie de survie).

        • Auteur
          Benoit Hébert sam 19 Nov 2016 Répondre

          bonsoir Yogi,

          Bien sûr que je crois que les grecs anciens et même que tous les hommes ont une notion intuitive et innée du bien et du mal, de la justice ou de l’injustice, qu’ils l’attribuent à Dieu ou même qu’ils ne reconnaissent pas qu’il est à l’origine de ce sentiment.
          Voici ce qu’écrit Paul aux Romains : »Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, le mettent d’eux mêmes en pratique, c’est comme s’il portaient la loi de Dieu (communiquée à Moïse) au dedans d’eux, bien
          qu’ils ne la connaissent pas.Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur coeur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et les défendent. »

          Ce qui me paraît évident, c’est que d’enlever la référence à un Dieu transcendant qui donne des commandements à l’humanité pour son bonheur, non pas arbitrairement, mais conformément à sa nature parfaite, c’est rendre ces valeurs relatives, puisqu’en définitive, elles ne reposent sur rien qu’une convention sociale dont on peut et dont on discute effectivement le fondement.

          Alors, évidemment, non, je ne pense pas que de tuer des innocents soit une bonne chose, mais, sans la foi en un Dieu d’amour, je vois mal comment on peut au fond le condamner, puisque nous sommes tous issus d’un processus qui repose alors sur la prédation, et la survie du plus apte, non ?

          Nous avons déjà eu cette conversation à l’occasion de mon article : est-il légitime de tuer toutes les blondes ?

    • Antoine jeu 17 Nov 2016 Répondre

      Je trouve en effet qu’un athée n’a pas forcément à vivre « centré sur lui-même, à la recherche du plaisir ». Ceci dit, c’est Lamoureux qui le dit de lui-même.

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